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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Proche-Moyen Orient</title>
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		<title>Vignettes de franchise d&#8217;Egypte</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/04/28/vignettes-de-franchise-degypte/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 09:31:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Proche-Moyen Orient]]></category>

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		<description><![CDATA[A mi-chemin entre la collection de vignettes non postales et la philatélie, le statut des émissions rondes égyptiennes a suscité de vifs débats. Durant de nombreuses années, ce type de vignettes, dénuées de toute valeur faciale, figurait le plus souvent au dos des enveloppes, ce qui a fait croire à beaucoup de philatélistes qu&#8217;il s&#8217;agissait<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/28/vignettes-de-franchise-degypte/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>A mi-chemin entre la collection de vignettes non postales et la philatélie, le statut des émissions rondes égyptiennes a suscité de vifs débats. Durant de nombreuses années, ce type de vignettes, dénuées de toute valeur faciale, figurait le plus souvent au dos des enveloppes, ce qui a fait croire à beaucoup de philatélistes qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de timbres de fermeture.</h4>
<p>Cette idée fut renforcée au début des années 20, car la mode était à l&rsquo;utilisation de ces vignettes pour cacheter les lettres et personnaliser les envois. Durant la première guerre mondiale, l&rsquo;Empire ottoman utilisait des vignettes de forme ronde pour recacheter les plis qui étaient passés par la censure. Ces vignettes sont de couleur rouge ou verte :</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0114.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7653" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0114-300x239.jpg" alt="01" width="300" height="239" /></a>- Lettre expédiée de Constantinople pour Genève revêtue d&rsquo;une vignette rouge de la censure (<strong>1</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0211.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7654" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0211-300x245.jpg" alt="02" width="300" height="245" /></a>- Lettre de 1922 envoyée de Constantinople pour Paris, avec au verso une vignette de fermeture de l&rsquo;administration de la dette publique ottomane (<strong>2</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/039.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7655" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/039-300x236.jpg" alt="03" width="300" height="236" /></a>- Lettre de 1928 partie de Palestine pour Clermont-Ferrand, avec au verso une vignette de fermeture de l&rsquo;agence de Tiberias de l&rsquo;Anglo-Palestine Compagnie (<strong>3</strong>).</p>
<p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;au lendemain de la deuxième guerre mondiale que quelques philatélistes ont poussé un peu plus loin leurs investigations et ont permis de revoir le statut de ces timbres. Albert Harris et, surtout, Ernest Kehr ont été de véritables pionniers dans ce domaine. A partir de leurs travaux, ils ont établi que ces timbres avaient été émis par le gouvernement égyptien à l&rsquo;intention de tous les bureaux de poste et pour servir d&rsquo;affranchissement à toute correspondance officielle se produisant entre deux bureaux ou services. Ces vignettes constituaient en fait de véritables timbres de service.</p>
<p>Outre l&rsquo;aspect philatélique, les vignettes constituent de véritables documents historiques, car elles nous renseignent sur l&rsquo;influence dont disposait un pays sur l&rsquo;organisation postale, voire politique. Au regard des libellés, nous trouverons successivement la trace de l&rsquo;influence italienne puis française, disparaissant à son tour devant les aspirations nationales égyptiennes.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/049.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7656" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/049-300x166.jpg" alt="04" width="300" height="166" /></a>En 1864, Muzzi, directeur de la « Posta Europea », proposait au vice-roi d&rsquo;Egypte, Ismaïl Pacha, une réforme postale s&rsquo;inspirant de ce qui se passait en Europe, à savoir une réduction et une uniformisation des tarifs postaux. Ce projet avait été soigneusement étudié et s&rsquo;inspirait de ce qui se faisait à la même époque en Italie. On peut ainsi voir les vignettes rouge ou bleu utilisées par l&rsquo;administration postale italienne pour le courrier administratif, avec au centre les armes de la maison de Savoie (<strong>4</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/059.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7657" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/059.jpg" alt="05" width="153" height="187" /></a>On connaît quatre vignettes rondes avec des valeurs faciales différentes (10 paras, 20 paras, 30 paras et 1 piastre) au nom du bureau de Mansura. Voici le 30 paras. Boulad d&rsquo;Hurnières, grand spécialiste de l&rsquo;Egypte, précisait en 1974 que seules deux séries étaient connues et un collectionneur italien possédait un bloc de 20 pièces de ce 30 paras (<strong>5</strong>).</p>
<p>En 1864, la « Posta Europea » fit préparer des vignettes de franchise. Les seize bureaux de cette entreprise en furent dotés, mais à la suite du rachat par l&rsquo;administration égyptienne, ces vignettes ne sont pas connues sur plis ni même oblitérées.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/067.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7658" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/067.jpg" alt="06" width="157" height="168" /></a>Cette première émission de 1864 est référencée comme le type I, d&rsquo;après la classification Kehr (<strong>6</strong>). Le diamètre est de 39 mm ; impression en noir sur papier de couleur ; inscription dans un double cercle : «<em>Amministrazione&#8230;&#8230; in Egitto</em>» ; au centre, sur trois lignes : «<em>Uffizio dû.. [nom du bureau]</em>». A noter, pour l&rsquo;anecdote, que le mot <em>Uffizzio</em> en italien est mal orthographié car il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul z.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/079.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7659" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/079.jpg" alt="07" width="146" height="161" /></a>En 1865, une deuxième émission fut émise sous l&rsquo;égide, cette fois-ci, du gouvernement égyptien. C&rsquo;est le type II (<strong>7</strong>). Le diamètre est plus petit, 34 mm ; impression toujours en noir sur papier de couleur ; inscription entre deux traits : «<em>Poste vice reali egiziane</em>», suivie du nom de la ville ; le changement le plus important réside dans l&rsquo;inscription arabe au centre du timbre, qui, traduite mot à mot, signifie : «<em>Poste du gouvernement égyptien</em>».</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/089.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7660" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/089.jpg" alt="08" width="167" height="168" /></a>1867 est aussi l&rsquo;année de la troisième émission de nos vignettes de franchise référencée comme type III (<strong>8</strong>) ; le diamètre est de 37 mm ; impression toujours en couleur sur papier blanc ; inscription circulaire : «<em>Poste vice reali egiziane</em>», suivie du nom de la ville, entre un triple cercle formant bordure et un simple cercle intérieur. L&rsquo;inscription au centre du timbre est inchangée. Il existe deux types à cette émission :</p>
<p>&#8211; type (A) : barre à la base du « P », lettre arabe heurtée;</p>
<p>&#8211; type (B) : lettre arabe beaucoup plus courbée.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/09-10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7661" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/09-10-300x147.jpg" alt="09-10" width="300" height="147" /></a>Voici la vignette du bureau d&rsquo;Abuhommus aux types A et B. (<strong>9 et 10</strong>)</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/11-13.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7662" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/11-13-295x300.jpg" alt="11-13" width="295" height="300" /></a>C&rsquo;est lors de cette troisième émission qu&rsquo;apparaissent, la même année, les vignettes pour les bureaux égyptiens à l&rsquo;étranger. Le premier et le plus célèbre des bureaux à en être doté fut celui de Djedda, en Arabie saoudite. Il fut suivi par celui de Constantinople, cinq jours plus tard, et par celui de Smyrne, le 14 novembre 1867 (<strong>11 à 13</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/144.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7663" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/144.jpg" alt="14" width="172" height="163" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/154.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7664" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/154.jpg" alt="15" width="201" height="157" /></a>Enfin, toujours la même année, deux vignettes pour les services de la direction générale sont créées. Même type, mais avec, au centre, remplaçant l&rsquo;inscription arabe «<em>DIREZIONE GENERALE ALESSANDRIA</em>», c&rsquo;est le type III (a) (<strong>14</strong>) ; puis la même, sans «<em>ALESSANDRIA</em>» ; c&rsquo;est le type III (b) (<strong>15</strong>).</p>
<p>En janvier 1868, une quatrième émission voit le jour. Elle est référencée sous le type IV ; le diamètre est de 39 mm ; impression en noir sur papier de couleur ; inscription circulaire dans un cadre entouré extérieurement de quatre cercles concentriques et intérieurement d&rsquo;un double cercle. Les lettres sont vides sur fond quadrillé. En bas, nom du bureau en couleur ; sur fond uni, l&rsquo;inscription au centre du timbre est inchangée, ce qui, traduit mot à mot, signifie :</p>
<p>«<em>Poste du gouvernement égyptien</em>». Il existe deux types à cette émission ; les caractéristiques de ce type sont : le «0» de Poste est rectangulaire et les mots «VICE» et «REALI» sont séparés par un espace de 2 mm.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/16-17.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7665" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/16-17-300x181.jpg" alt="16-17" width="300" height="181" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/18-24.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7666" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/18-24-140x300.jpg" alt="18-24" width="140" height="300" /></a>Le type IV (a) est similaire au type IV. Il se différencie par un «0» de «Poste» ovale ; les caractères sont épais ; le «G» de «<em>EGIZIANE</em>» est pointu comme un C ; voici les vignettes du bureau de Magaga au type IV et IV (a) (<strong>16 et 17</strong>). C&rsquo;est avec ce type qu&rsquo;apparaît la totalité des bureaux égyptiens à l&rsquo;étranger (<strong>18 à 24</strong>).</p>
<p>Ces bureaux étaient ouverts dans les principales villes portuaires de la Méditerranée, qui étaient desservies par les navires de la compagnie maritime égyptienne Azzizie Misri Steamship. Parmi les moins courants, ceux de la mer Egée. Dans la partie européenne, Metelino, Volo, Cavalla : ces trois bureaux ont été ouverts le 14 juillet 1870. Dans la partie asiatique, Beyrouth, Jaffa : ces deux bureaux ont aussi été ouverts le 14 juillet 1870. Ces bureaux à l&rsquo;étranger ne concernaient pas uniquement le pourtour méditerranéen, puisque d&rsquo;autres bureaux ont fonctionné au Soudan et en mer Rouge. Pour les bureaux soudanais, Suakin, ouvert en novembre 1867, et ceux de la mer Rouge : Massaoua, qui se trouve actuellement en Erythrée, ouvert aussi en novembre 1867.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/252.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7667" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/252.jpg" alt="25" width="166" height="174" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/261.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7668" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/261.jpg" alt="26" width="189" height="180" /></a>Entre-temps, la direction générale à Alexandrie se dotait de vignettes. C&rsquo;est le type IV (b) ; inscription circulaire : «<em>DIREZIONE GENERALE</em>», avec au centre une étoile et un croissant avec l&rsquo;indication ALESSANDRIA (<strong>25</strong>) ; puis le type IV (c); inscription circulaire : «<em>DIREZIONE GENERALE DELLE R. POSTE EGIZJANE</em>», comportant au centre une étoile et un croissant avec en arabe, au-dessus : «<em>Direction générale</em>» et en dessous «<em>Egypte/officiel</em>» (<strong>26</strong>).</p>
<p>Entre 1867 et 1871, un certain nombre d&rsquo;événements politiques auront de nombreuses conséquences sur un plan postal. En 1867, le vice-roi d&rsquo;Egypte, Ismaïl, est élevé au rang de khédive par le pouvoir ottoman. Cela se traduit par un changement de dénomination sur les vignettes de franchise.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/27.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7669" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/27.jpg" alt="27" width="159" height="181" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/28-29.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7670" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/28-29-300x154.jpg" alt="28-29" width="300" height="154" /></a>Entre 1868 et 1869, quelques bureaux de la Compagnie universelle du canal de Suez, repris par la poste égyptienne, ont été dotés de vignettes de franchise. L&rsquo;un des moins courants est le bureau du kilomètre 83, situé au sud d&rsquo;Ismaïlia. Cette vignette, oblitérée, est particulièrement rare (<strong>27</strong>). Ce bureau postal fut ouvert le 16 août 1868 et cessa de fonctionner le 15 novembre 1869, avec la fermeture du chantier. Nous arrivons à l&rsquo;émission de janvier 1871. C&rsquo;est le type V. La dénomination : «<em>Poste Vice Reali Egiziane</em>» a laissé place à la «<em>Poste Khedive Egiziane</em>» ; le diamètre est le même que pour les vignettes au type IV ; l&rsquo;inscription au centre est légèrement différente et peut se traduire littéralement par : «<em>POSTE du KEDHIVE d&rsquo;EGYPTE</em>»; plus de quatre types seront émis entre 1871 et 1879. Tout d&rsquo;abord le type V (<strong>28</strong>). Il se caractérise par une impression pâteuse des lettres arabes. Les mots : «<em>Poste Khedive Egiziane</em>» sont espacés de 2,5 mm. L&rsquo;année suivante, une nouvelle émission voit le jour; c&rsquo;est le type V (a) (<strong>29</strong>). Cette émission se caractérise par des lettres beaucoup plus larges ; la lettre «S» de «Poste» est beaucoup plus élancée.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/30-33.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7671" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/30-33-295x300.jpg" alt="30-33" width="295" height="300" /></a>En 1872, le type V de ces vignettes est retouché deux nouvelles fois. Il s&rsquo;agit du type V (b) (<strong>30</strong>), qui se caractérise par un «S» de «Poste» grossier. Certains bureaux ont des vignettes de couleur vermillon écarlate sur blanc. C&rsquo;est le cas pour le bureau d&rsquo;Abuhommus (<strong>31</strong>). Puis du type V (c) (<strong>32</strong>). Il se caractérise par un «S» de «Poste» très fin et la lettre arabe forme une lettre «E» parfaite. En 1878, le type est une dernière fois retouché ; il s&rsquo;agit du type V (d) (<strong>33</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/342.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7672" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/342.jpg" alt="34" width="168" height="179" /></a>La direction générale à Alexandrie procède aussi sur ses vignettes au changement de dénomination. C&rsquo;est le type V (e) dans la classification Kehr (<strong>34</strong>).</p>
<p>Inscription circulaire : «<em>DIREZIONE GENERALE DELLE POSTE KHEDEUIE EGIZIANE</em>», avec au centre étoile et croissant avec l&rsquo;indication «<em>ALESSANDRIA</em>» ; l&rsquo;inscription circulaire en arabe est une traduction.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/352.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7673" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/352.jpg" alt="35" width="284" height="290" /></a>La direction générale des postes fait procéder à de nouvelles émissions de vignettes. C&rsquo;est le type VI (<strong>35</strong>). Celles-ci sont plus petites ; leur diamètre étant de 31 mm ; cette émission n&rsquo;est pas imprimée comme les autres, mais gravée en relief ; il existe deux tirages de cette émission.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/361.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7674" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/361.jpg" alt="36" width="295" height="281" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/37.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7675" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/37.jpg" alt="37" width="262" height="151" /></a>Dans le premier tirage, le caractère arabe sous le «E» de «khédive» ressemble à une lettre «E» ; dans le deuxième tirage, elle ressemble à la lettre «0» (<strong>36</strong>) ; toujours la même année, la hiérarchie se dote elle aussi de ses propres vignettes : c&rsquo;est le type VI (a) (<strong>37</strong>). L&rsquo;aspect est similaire au type VI ; seuls le diamètre, 28 mm, et la légende diffèrent ; inscription circulaire : «<em>Poste Khedeuie Egiziane Gabinetto del Direttore Générale</em>» ; il existe là aussi deux tirages de cette émission. Dans le premier tirage, les mots qui forment la légende du bas sont beaucoup moins espacés que dans le deuxième tirage.</p>
<p>La politique de modernisation et de grandeur menée par lsmaïl Pacha a ruiné les finances de l&rsquo;Etat égyptien. En 1875, Ismaïl Pacha dut vendre à la Grande-Bretagne ses quelque 176 000 actions du canal de Suez. L&rsquo;année suivante, une commission de la dette publique est imposée par les puissances européennes pour surveiller les recettes fiscales et veiller au remboursement des emprunts faits à l&rsquo;étranger. Deux contrôleurs (un Anglais et un Français) sont chargés d&rsquo;équilibrer les revenus et les dépenses de l&rsquo;Egypte. Ces changements politiques se répercutent immédiatement sur un plan postal. Giacomo Muzzi est contraint de démissionner, pour céder sa place à un Français, Alfred Caillard, qui occupera le poste durant trois ans. Mais, devant cette mise sous tutelle, Ismaïl Pacha abdiquera en faveur de son fils, le 25 juin 1879.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/38-39.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7676" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/38-39-300x151.jpg" alt="38-39" width="300" height="151" /></a>Concernant nos vignettes de franchise, un nouveau dessin mentionnant les bouleversements politiques voit le jour : c&rsquo;est le type VII de 1879 (<strong>38</strong>) ; le diamètre est de 35 mm ; l&rsquo;impression est rouge vermillonné, sur fond blanc ; inscription circulaire dans un cadre entouré extérieurement de quatre cercles concentriques et intérieurement d&rsquo;un double cercle. En haut : «Postes Égyptiennes», lettres vides sur fond quadrillé. En bas : nom du bureau avec lettres pleines. Au centre : l&rsquo;inscription arabe est identique au type V, à savoir : «<em>POSTE du KEDHIVE d&rsquo;EGYPTE</em>»; on peut distinguer deux types de cette émission ; le type (A) : le «O» de «Poste» a le centre large (<strong>39</strong>) ; le type (B) : le «O» de «Poste» a le centre étroit ; il existe de ce type un second tirage plus empâté.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/40.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7677" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/40.jpg" alt="40" width="180" height="167" /></a>La même année, treize bureaux sont dotés d&rsquo;un nouveau type de vignette identique au type VII. Le nom de la ville est bilingue; c&rsquo;est le type VII (a) (<strong>40</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/41.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7678" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/41.jpg" alt="41" width="159" height="157" /></a>En 1880, de nouvelles vignettes apparaissent, similaires au type VII. La dernière ligne de l&rsquo;inscription arabe est remplacée par le nom de la ville. L&rsquo;impression est en rouge sur fond blanc. C&rsquo;est le type VIII (<strong>41</strong>) ; cette émission présente deux types; les caractères latins mesurent 3,5 mm de hauteur.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/42.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7679" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/42.jpg" alt="42" width="148" height="152" /></a>En 1882, ce type a été retouché. Les lettres ne mesurent plus que 3 mm et les lettres arabes qui forment le nom de la ville ont été redessinées; c&rsquo;est le type VIII (a) (<strong>42</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/43.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7680" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/43.jpg" alt="43" width="156" height="162" /></a>En 1884, une nouvelle émission voit le jour c&rsquo;est le type IX (<strong>43</strong>) ; le diamètre est de 39 mm ; dans le demi-cercle supérieur : «Postes Egyptiennes» en lettres blanches et son équivalent en arabe dans la partie inférieure. Mêmes dispositions pour le nom de la ville.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/44.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7681" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/44.jpg" alt="44" width="183" height="184" /></a>Avec la création de nouveaux bureaux, l&rsquo;administration décide de rationaliser ses vignettes; c&rsquo;est le type X (<strong>44</strong>) ; de diamètre légèrement supérieur, 40 mm, le centre est blanc afin d&rsquo;apposer le timbre à date. Voici une sélection de vignettes.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/45.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7682" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/45.jpg" alt="45" width="159" height="170" /></a>Une émission quasiment analogue voit le jour en 1890. C&rsquo;est le type XI ; identique au type X, il diffère dans sa partie supérieure par des lettres beaucoup plus empâtées. Les légendes française et arabe sont séparées par des rosettes à cinq points (<strong>45</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 535 &#8211; Décembre 1998</span></p>

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		<title>Al-Azhar, institution millénaire</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 15:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Proche-Moyen Orient]]></category>

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		<description><![CDATA[A travers la célèbre université du Caire, la philatélie égyptienne honore plusieurs de ses illustres représentants. Certains d&#8217;entre eux ont été marqués par la culture française. Le 4 mai 1957, une série de trois timbres égyptiens célèbre les mille ans de l&#8217;université Al-Azhar (1). On peut y lire en légende : « Al-Azhar millénaire »,<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/26/al-azhar-institution-millenaire/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>A travers la célèbre université du Caire, la philatélie égyptienne honore plusieurs de ses illustres représentants. Certains d&rsquo;entre eux ont été marqués par la culture française.</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0112.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7624" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0112-300x174.jpg" alt="01" width="300" height="174" /></a>Le 4 mai 1957, une série de trois timbres égyptiens célèbre les mille ans de l&rsquo;université Al-Azhar (<strong>1</strong>). On peut y lire en légende : « Al-Azhar millénaire », à une période où les langues utilisées dans ce pays sont l&rsquo;arabe et l&rsquo;anglais. Une autre émission, en date du 28 juin 1982 sous la forme d&rsquo;un bloc-feuillets (<strong>2</strong>), revient sur le millénaire de cette institution, et principalement sa mosquée. Malgré cette imprécision philatélique, sur l&rsquo;ancienneté exacte de cet édifice religieux, c&rsquo;est bien sous le règne des Fatimides que s&rsquo;ouvre en 970 son chantier qui devait s&rsquo;achever en 972. Jusqu&rsquo;au milieu du XIIe siècle, l&rsquo;enseignement religieux est d&rsquo;inspiration chiite. Vers 1171, avec l&rsquo;arrivée de Saladin, l&rsquo;école sunnite s&rsquo;impose jusqu&rsquo;à nos jours. Au XIVe siècle, Al­Azhar est agrandie par les Mamelouks puis par les Ottomans. Les cours de théologie, arabe, droit islamique et philosophie religieuse sont dispensés sous la forme de halaqa, cercle où le maître est entouré de ses élèves ass.is par terre. Venu de différents pays, chaque groupe de cercles représente un cycle d&rsquo;études. L&rsquo;étudiant qui aura la Ijaza, la licence, et donc la reconnaissance de tous ses maîtres, devient maître à son tour. Dans les années 1890, l&rsquo;université subit de profondes réformes. En 1961, elle s&rsquo;ouvre aux études de médecine, de pharmacologie, de commerce, d&rsquo;architecture, d&rsquo;agronomie, de sciences, de langues et de littératures étrangères.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0210.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7625" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0210-300x289.jpg" alt="02" width="300" height="289" /></a>Cette mosquée universitaire, proche du souk oriental Khan el Khalili, où l&rsquo;on enseigne aussi la théologie, l&rsquo;arabe, le droit et la philosophie religieuse, reste un des sites touristiques les plus visités d&rsquo;Egypte. Quelques azharites égyptiens ont continué leurs études en France, tels Al Tahtawi, Mohamed Abdou au XIXe siècle et Taha Hussein au XXe siècle. Une tradition qui se maintient encore de nos jours.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/038.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7626" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/038.jpg" alt="03" width="181" height="268" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/048.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7627" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/048.jpg" alt="04" width="190" height="268" /></a>Le 15 juillet 1973, la poste égyptienne émet un timbre pour le centenaire de la mort de Rifaa el Tahtawi (1801-1873) (<strong>3</strong>). Né l&rsquo;année du départ des Français d&rsquo;Egypte, Rifaa el Tahtawi, originaire de Tahta en Haute-Egypte, appartient à une famille de notables ruinés par la suppression des fermes fiscales. A la mort de son père, il part étudier à la mosquée El-Azhar du Caire, où il rencontre le maître Hassan el Attar, un des rares cheikhs ouvert à la modernité. Ce dernier avait côtoyé plusieurs savants de Bonaparte à qui il apprenait l&rsquo;arabe. Hassan el Attar est contemporain de Abdal-al-Rahman al Jabarti, un autre Egyptien illustre. Un timbre émis le 23 juillet 1973, à l&rsquo;effigie de Jabarti (<strong>4</strong>) montre l&rsquo;importance de ce chroniqueur­ historien dont l&rsquo;ouvrage, Journal du Caire durant l&rsquo;expédition française 1798-1801, constitue un témoignage unique sur cette période.</p>
<p>A la fin de ses études, le jeune Tahtawi enseigne lui-même à l &lsquo;université El-Azhar. Puis, nommé prédicateur dans une unité de la nouvelle armée égyptienne, Rifaa El Tahtawi est désigné pour faire partie de la mission scolaire en France. Lors de son retour en Egypte, Rifaa présente aux Egyptiens la vie sociale et politique française dans son livre La purification de l&rsquo;or dans la description de Paris. Cet ouvrage raconte la fascination de son auteur pour la constitution, la démocratie, la culture et la civilisation, françaises, en comparaison à celle de l&rsquo;Egypte. Un pays, selon Tahtawi, où le wali Mohamed Ali est un despote qui gouverne son pays sans constitution.</p>
<p>Tahtawi devient l&rsquo;un des savants arabes de la nahdha, renaissance, mouvement du XIXe siècle en Egypte et au Liban. Cette période voit la création d&rsquo;écoles modernes, l&rsquo;édition des œuvres en arabe et le début de la traduction des auteurs étrangers en arabe, tels Molière par Mohamed Galal ; Corneille par Naguibe Hadad ; ou encore Homère par Sulayman Al Bustani. Tahtawi traduit des ouvrages, du français en arabe, sur l&rsquo;architecture et le code civil, faisant en partie de celui-ci, jusqu&rsquo;à nos jours, une des références du droit égyptien.</p>
<p>Peu avant la nahdha, les Egyptiens découvrent le théâtre lors des campagnes de Bonaparte où des pièces étaient représentées en français. Lorsque Jacob Sannu fonde un théâtre au Caire dans la seconde moitié du XIXe siècle, il est surnommé le « Molière de l&rsquo;Egypte ». Tahtawi avec le concours de savants arabes ouvre la civilisation arabe, en déclin depuis six siècles, sur le monde occidental et tout particulièrement sur la France. Il s&rsquo;appuie sur la presse pour réveiller les Egyptiens. Premier rédacteur en chef des <em>Evénements égyptiens</em>, un journal officiel qui voit le jour en 1828, il fonde<em> La Revue des écoles</em> qui présente à la fois la littérature arabe et la culture européenne et des études scientifiques. Mais les premiers journaux égyptiens sont<em> La Décade égyptienne</em> et le <em>Courrier de l&rsquo;Egypte</em>, édités en français dès l&rsquo;arrivée de Bonaparte en Egypte.</p>
<p>Tahtawi fonde l&rsquo;Ecole supérieure des langues, à l&rsquo;instar de l&rsquo;Ecole nationale des langues et civilisations orientales à Paris. Il préside l&rsquo;organisation de la traduction et invite ses étudiants à traduire les œuvres littéraires et scientifiques en arabe. Il attire l&rsquo;attention des Egyptiens et des Arabes sur l&rsquo;importance de l&rsquo;ouverture sur l&rsquo;Europe et appelle le gouvernement à construire des écoles modernes. Ses disciples, Mohamed Abdou et Taha Hussein, tous deux de formation azharite, poursuivent leurs études en France et sont à l&rsquo;origine des principales réformes d&rsquo;Al-Azhar.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/057.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7628" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/057.jpg" alt="05" width="189" height="277" /></a>C&rsquo;est le 10 décembre 1973, année de sa disparition, que Taha Hussein a son effigie sur un timbre (<strong>5</strong>). Présenté comme le « doyen des lettres arabes », Tahan Hussein (1889-1973) est né en Haute-Egypte. A trois ans, il perd la vue à la suite de soins inappropriés dus aux coutumes et à la pauvreté. Malgré cet handicap, à neuf ans il apprend le Coran puis des poèmes, des contes et des textes arabes par cœur. A treize ans, à la mosquée Al-Azhar, il fait la rencontre décisive de maîtres tels que Mohamed Abdou ou Cheihk Mahdi Nasif. En 1908, âgé de dix-neuf ans, il est étudiant à l&rsquo;université du Caire. Influencé par l&rsquo;orientaliste Nalino, il soutient sa thèse de doctorat ès lettres en 1914. Aussitôt, il part pour la France où il s&rsquo;inscrit à l&rsquo;université de Montpellier puis, l&rsquo;année suivante, à la Sorbonne. Il apprend le français, le latin et le grec et présente sa thèse de doctorat en philosophie sociale après avoir étudié les littératures grecque, latine et française. Il épouse une Française, Suzanne, qui lui est un soutien à la fois moral et culturel. Par elle, il découvre les œuvres françaises. En reconnaissance, Taha lui rend hommage dans <em>Le Livre des jours</em>, ouvrage dans lequel il écrit qu&rsquo;elle a transformé sa vie : «<em> Elle a changé en joie la misère de mon âme, fait de mon infortune un bonheur et de son désespoir une espérance.</em> » <em>Le livre des jours</em> est traduit en plusieurs langues, enseigné en Egypte et dans plusieurs pays arabes. Revenu en Egypte, il enseigne la littérature arabe à l&rsquo;université du Caire. Il considère que la littérature grecque est à l&rsquo;origine de la civilisation occidentale. Pour Taha Hussein, la civilisation occidentale a vécu quatre étapes : la poésie d&rsquo;Homère, la philosophie de Platon et d&rsquo;Aristote, la politique d&rsquo;Alexandre et enfin les deux religions : le christianisme et l&rsquo;islam.</p>
<p>Convaincu qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de frontière entre les civilisations, Taha publie dans les journaux égyptiens la traduction des pièces de théâtre françaises comme <em>Andromaque</em> de Racine ou <em>Zadig</em> de Voltaire. Il aborde l&rsquo;étude de la littérature arabe avec la méthode rationnelle cartésienne et met en valeur la tradition culturelle arabe. Selon lui, la poésie arabe ancienne doit être étudiée selon les méthodes de recherches littéraires modernes. Ses nouvelles, romans, articles et conférences dénoncent l&rsquo;injustice sociale, certaines coutumes archaïques, la corruption politique. Il réclame la vérité, la démocratie et n&rsquo;hésite pas à attaquer le gouvernement du dictateur Ismaël Sidhi (1931-1934).</p>
<p>Pour échapper à la censure, il utilise dans les années 1940 le symbole afin de pouvoir communiquer avec ses lecteurs, surtout les intellectuels, alors peu nombreux. Taha a avoué sa méthode dans l&rsquo;introduction de son livre <em>Les Damnés de la terre</em>, réédité après 1952. Il écrit : « La censure lisait sans rien comprendre car l&rsquo;écrivain a trouvé une langue comprise par ses lecteurs. » Laïc, il a recours au Coran afin de dénoncer l&rsquo;injustice sociale, la misère, la passivité des Egyptiens et l&rsquo;ignorance. L&rsquo;écrivain réclame le droit à l&rsquo;enseignement pour former le citoyen égyptien et réussit à éveiller la conscience, à motiver les intellectuels, les politiques pour mener une campagne en faveur de la fondation d&rsquo;écoles modernes par le gouvernement et obtient la participation financière de riches Egyptiens.</p>
<p>Fondateur de l&rsquo;université d&rsquo;Alexandrie lorsqu&rsquo;il devient ministre de l&rsquo;enseignement et de l&rsquo;instruction (1950), il obtient la gratuité pour l&rsquo;enseignement primaire. Son projet de réforme de l&rsquo;enseignement en Egypte a été publié dans <em>L&rsquo;Avenir de la culture en Egypte</em>, un livre édité en 1939. Cet ouvrage fait suite à des conférences nationales et internationales dans les années 1930 sur la réforme de l&rsquo;enseignement et le système scolaire.</p>
<p>Le message de l&rsquo;écrivain a attiré l&rsquo;attention d&rsquo;André Gide, qui considère dans l&rsquo;introduction de la traduction française de l&rsquo;œuvre de Taha Husein comme « <em>patiente victoire de la lumière spirituelle sur les ténèbres</em> » et que cet homme aveugle « <em>est pour l&rsquo;Egypte son guide clairvoyant </em>».</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/066.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7629" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/066.jpg" alt="06" width="188" height="271" /></a>Un autre azharite célèbre, Mohamed Abdou (1849-1905), est sur un timbre le 11 juillet 1965 (<strong>6</strong>). Fasciné par la littérature française et surtout le roman, après un séjour à Paris, Mohamed Abdou devient iman de l&rsquo;université Al-Azhar et conduit la première réforme de l&rsquo;enseignement dans les années 1890. Vers la fin du XIXe siècle, la littérature, les mathématiques, l&rsquo;histoire trouvent leur place avec l&rsquo;enseignement traditionnel comme la théologie, le droit, l&rsquo;arabe et la philosophie.</p>
<p>Ce réformateur, marqué par son séjour à Paris où il était condamné à l&rsquo;exil par les Anglais, fonde en 1884 le journal <em>Al Urwa Al Wusqa</em> pour défendre l&rsquo;Egypte contre les occupants britanniques. Professeur admiré par Taha Hussein, grand mufti et grand imam d&rsquo;Al-Azhar, il a écrit plusieurs articles et livres politiques, littéraires et religieux.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/078.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7630" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/078-300x175.jpg" alt="07" width="300" height="175" /></a>La philatélie égyptienne rend gloire à de rares personnalités étrangères. Mais, parmi elles, une prend une place toute particulière : Jean-François Champollion (1790-1832). C&rsquo;est en 1972, à l&rsquo;occasion du 150e anniversaire de la découverte de la pierre de Rosette que la poste égyptienne émet une série sur le célèbre scientifique (<strong>7</strong>).</p>
<p>Passionné par les langues anciennes, Jean-François Champollion apprend le latin, le grec. Il fait ses études à l&rsquo;Ecole nationale des langues et civilisations orientales et devient professeur d&rsquo;histoire à l&rsquo;université de Grenoble. Les récits de la campagne de Bonaparte attirent son attention. Il publie en 1814 son premier ouvrage, <em>L&rsquo;Egypte des pharaons</em>. Il apprend le copte qui, avec le grec, lui sera d&rsquo;une aide précieuse pour déchiffrer les hiéroglyphes. Il poursuit les travaux de l&rsquo;anglais Thomas Young (1773-1829), qui a compris que les cartouches de la pierre de Rosette entourent des noms propres du pharaon mais sans pouvoir déchiffrer ces inscriptions. Cette pierre, découverte au nord de I&rsquo;Egypte en 1799 et qui se trouve actuellement à l&rsquo;entrée du British Museum à Londres, présente un texte en trois langues : hiéroglyphe, démotique et grec. La remarque de Young concernant le cartouche aide Champollion à commencer à lire en 1822 quelques noms sur l&rsquo;obélisque de Philae. Ainsi, il parvient à trouver des correspondances entre les lettres grecques et les hiéroglyphes et à en dresser une liste.</p>
<p>Sa découverte est présentée l&rsquo;année même à l&rsquo;Académie des inscriptions. Le texte en trois langues de la pierre de Rosette fait avancer rapidement les recherches de Champollion dans plusieurs domaines : lexicologie, grammaire et phonétique. Sa démonstration repose sur l&rsquo;analyse du nom de Ramsès, dont les hiéroglyphes comprennent des lettres et des signes. Il arrive à des correspondances entre signes égyptiens et lettres grecques. Créé en 1793, le musée du Louvre connaît dès 1826 un département égyptien dont Champollion est à la fois le fondateur et le conservateur. En 1828, il réalise une mission scientifique en Egypte d&rsquo;un an et demi. Devenu membre de l&rsquo;Académie des inscriptions en 1830, il est professeur au Collège de France en 1831. Il meurt le 4 mars 1832 -à l&rsquo;âge de quarante-deux ans &#8211; laissant inachevés les résultats de sa mission, ainsi qu&rsquo;un dictionnaire. Son frère, Champollion-Figeac, poursuit son œuvre dans la connaissance de la civilisation égyptienne.</p>
<p style="text-align: left;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/Legende1.jpg"><img class="size-medium wp-image-7631 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/Legende1-300x181.jpg" alt="Legende" width="300" height="181" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #800000;"><em>Sans être passé par la célèbre université cairote,<br />
l&rsquo;écrivain Naguib Mafouz, Prix Nobel de littérature en 1988,<br />
est parmi les personnalités égyptiennes timbrifiées<br />
l&rsquo;une des plus francophiles.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 533 &#8211; Octobre 1998</span></p>

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		<title>Genèse de la poste moderne au pays des pharaons</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 13:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Proche-Moyen Orient]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a tout juste deux siècles, Napoléon Bonaparte lance la campagne d&#8217;Egypte. Un événement qui marque le début d&#8217;une coopération franco-égyptienne fort riche et dont l&#8217;histoire postale porte l&#8217;empreinte. Le 1er juillet 1798, le général Bonaparte débarque à Alexandrie, à la tête d&#8217;une expédition militaire et scientifique. Un an après son arrivée, forçant le<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/26/genese-de-la-poste-moderne-au-pays-des-pharaons/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Il y a tout juste deux siècles, Napoléon Bonaparte lance la campagne d&rsquo;Egypte. Un événement qui marque le début d&rsquo;une coopération franco-égyptienne fort riche et dont l&rsquo;histoire postale porte l&rsquo;empreinte.</h4>
<p>Le 1er juillet 1798, le général Bonaparte débarque à Alexandrie, à la tête d&rsquo;une expédition militaire et scientifique. Un an après son arrivée, forçant le blocus britannique auquel sont soumises les côtes égyptiennes, il rentre en France. Le général Kléber le remplace jusqu&rsquo;en juin 1800, où il est assassiné par un fanatique musulman. Le général Menou (1750-1810) lui succède. Officier sans grande envergure, ce dernier quittera à son tour l&rsquo;Egypte le 2 septembre 1801.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Campagne d&rsquo;Egypte</strong></span></p>
<p>Pendant trois ans &#8211; plus exactement pendant trente-huit mois &#8211; l&rsquo;Egypte, et tout particulièrement le delta du Nil, la région la plus riche du pays, est occupée par les troupes françaises qui mènent une campagne plus ou moins glorieuse. La première, conduite par Bonaparte, s&rsquo;efforce de remonter vers la Palestine ; Bonaparte est arrêté à Jaffa. Plus tard, Kléber, qui va en Haute-Egypte, en revient rapidement.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0111.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7593" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0111-300x200.jpg" alt="01" width="300" height="200" /></a>Lors de son bref séjour, Bonaparte crée, pour la première fois dans ce pays, un service postal complet et moderne. Un mois après son arrivée en Egypte, le 2 août 1798, Bonaparte met en place l&rsquo;organisation d&rsquo;un service postal. Il l&rsquo;instaure le 15 thermidor an VI par un décret signé et daté du Caire. Ce fameux décret du 15 thermidor prévois la nomination d&rsquo;un directeur de la poste, M. Sucy ; organise les bureaux de poste dotés de cachets linéaires, à Alexandrie (<strong>1</strong>), Le Caire, Beni-Souef, Damiette, Rosette et Syout (Assiout). Quelques autres villes de moindre importance bénéficient de marques manuscrites.</p>
<p>Bonaparte utilise le réseau fluvial constitué par le Nil et ses différentes branches navigables pour transporter le courrier par les felouques, entre Alexandrie et Le Caire, Rosette et Le Caire ou encore Damiette et Le Caire. Là où les felouques ne peuvent se rendre, les dromadaires les remplacent. Le tarif prévoir ainsi une taxe de 10 sols pour une lettre allant d&rsquo;Alexandrie au Caire.</p>
<p>Cette poste n&rsquo;est pas réservée aux militaires, qui néanmoins bénéficient de la franchise postale lorsqu&rsquo;ils ont rang de général en chef, chef d&rsquo;état-major, généraux de division, payeur-général, amiraux, etc.</p>
<p>Bonaparte envisage d&rsquo;en faire profiter tous les habitants du pays. Pour ce faire, les tarifs sont traduits en arabe. Malheureusement, nous n&rsquo;avons aucune trace des plis qui auraient pu en découler. Au début, les courriers, au nombre de deux par décade, sont portés à cinq. Ils partent du Caire chaque fois à midi pile, comme le souligne le règlement. Les bureaux les plus importants, Alexandrie, Le Caire, Damiette et Rosette, sur le delta, sont ouverts dès le début. Les deux autres ne le sont que lorsque le général Desaix (1768-1800) fait sa campagne en Haute-Egypte et atteint Beni-Souef et Syout, respectivement les 22 novembre 1799 et 23 février 1800.</p>
<p>Les bâtiments de la marine assurent les communications avec la France. Le blocus anglais très efficace explique que très peu de courrier parvienne jusqu&rsquo;en France. D&rsquo;autant qu&rsquo;ordre est donné aux capitaines des navires qui transportent du courrier pour la France de le balancer par­dessus bord dès qu&rsquo;ils sont arraisonnés par la flotte britannique. Ces lettres sont très rares.</p>
<p>Grâce à Bonaparte, l&rsquo;Egypte a bénéficié d&rsquo;un service postal précoce, peut-être unique dans tout le Moyen-Orient.</p>
<p>Puis, durant tout le XIXe siècle, l&rsquo;Egypte connaîtra deux services postaux privés, la «Posta europea » et la «Poste privée du canal de Suez». En 1865, la « Posta europea » se transforme en poste égyptienne. Par ailleurs, il n&rsquo;y aura pas moins de six postes étrangères qui fonctionneront en Egypte : française, grecque, autrichienne, britannique, russe et italienne.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>La «Posta europea»</strong></span></p>
<p>Après le départ des troupes françaises, en 1801, le service postal s&rsquo;arrête pour plusieurs années. En 1805, à l&rsquo;avènement de Mohamed Ali, subsiste un petit service postal gouvernemental. Il fonctionne uniquement pour les serviteurs de l&rsquo;Etat. Une tentative avec les agents achemineurs &#8211; forwarding agents &#8211; pour correspondre avec l&rsquo;extérieur et même à l&rsquo;intérieur du pays se solde par des échecs.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/02a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7594" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/02a-300x255.jpg" alt="02a" width="300" height="255" /></a>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1820 qu&rsquo;un Italien originaire de Livourne, Carlo Meratti, a l&rsquo;idée d&rsquo;organiser une poste privée : la «Posta europea». Il ouvre au Caire et Alexandrie deux bureaux, organise des tournées régulières et instaure une taxe précise d&rsquo;affranchissement pour satisfaire aux besoins des commerçants dont l&rsquo;activité est centrée sur le coton. Lorsque Carlo Meratti meurt, en 1843, son neveu, Tino Chini, imprimeur de son état, devient le responsable de l&rsquo;entreprise. Mais son adjoint Giacomo Muzzi, Italien de la région de Bologne, beaucoup plus entreprenant, va véritablement donner une stature nationale à cette poste. A partir de 1854, Giacomo Muzzi utilise le réseau du chemin de fer pour développer l&rsquo;essor du trafic postal. Précurseur également sur le plan philatélique, Giacomo Muzzi est à l&rsquo;origine, en 1858, de la lettre recommandée avec droit fixe de 2 piastres. Cependant, son projet, en 1863, d&rsquo;un pré-affranchissement avec taxe unique au moyen de timbre-poste, n&rsquo;aboutit pas (<strong>2a</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/02b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7595" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/02b-300x206.jpg" alt="02b" width="300" height="206" /></a>La poste «europea» utilise des timbres à date pour marquer le départ de la ville, avec des tarifs différents selon les distances. Tous les timbres ·à date utilisés sont en italien et souvent de forme ovale (<strong>2b</strong>). Un document exceptionnel, que l&rsquo;on trouve au Musée du Caire, indique le tarif complet en date du 1er janvier 1860 avec taxe à percevoir en fonction du poids et de la distance.</p>
<p>Le dynamique G. Muzzi obtient, avec la signature du vice-roi, le 5 mars 1862, l&rsquo;instauration officielle du monopole postal pour une durée de dix ans. Ce monopole stipule que, en contrepartie du transport gratuit des sacs postaux, la «Posta europea» s&rsquo;engage à transporter en franchise les documents gouvernementaux.</p>
<p>A la mort de Tino Chini, en 1864, Giacomo Muzzi propose au vice-roi de transformer la poste privée en une poste d&rsquo;Etat. Le vice-roi lsmaïl Pacha, un homme moderne, comprend l&rsquo;importance de cette création et donne son aval. Mais, n&rsquo;ayant pas assez d&rsquo;argent, le vice-roi se tourne vers un banquier français d&rsquo;Alexandrie, Dervieu, pour emprunter la somme de 950 000 francs or. Enfin, le 29 octobre 1864, l&rsquo;acte de vente est signé. Il s&rsquo;agit ni plus ni moins de la nationalisation de la «Posta europea». Ce rachat aboutit, le 2 janvier 1865, à la création de la Poste nationale égyptienne.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Poste du canal de Suez</strong></span></p>
<p>Après la «Posta europea», la Poste du canal de Suez est la deuxième poste privée d&rsquo;Egypte. Une entreprise originale liée évidemment à la construction du canal. De 1860 à 1865, la Compagnie du canal de Suez utilise le réseau de la «Posta europea» pour la gestion de son trafic postal. Puis, en 1868, la Compagnie décide d&rsquo;organiser son propre service postal privé entre Suez et Port-Saïd. Une création qui correspond tout à la fois à un besoin de faire des économies et de gagner de l&rsquo;argent en transportant elle même le courrier des agents du canal. Ce trafic postal représente un revenu annuel de 23 400 francs or.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/037.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7596" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/037-300x289.jpg" alt="03" width="300" height="289" /></a>La compagnie fait même imprimer des timbres à Paris (<strong>3</strong>) : 1 000 timbres de 1 centime noirs, 30 000 timbres de 5 centimes verts, 100 000 timbres de 20 centimes bleus et 10 000 timbres de 40 centimes rouges par la maison Chézaud Ainé et Tavernier.</p>
<p>Le timbre, de forme ovale, porte, en haut, la mention «Canal maritime», en bas, «de Suez», et dans le cartouche, la valeur faciale. Quant au dessin, il montre un navire à voile et à vapeur de l&rsquo;époque. La plaque lithographique complète de cette émission est aujourd&rsquo;hui visible au Musée de La Poste de Paris. La première date connue d&rsquo;utilisation de ces timbres remonte au 14 juillet 1868. Cependant, le timbre à date pour annuler l&rsquo;affranchissement n&rsquo;arrive qu&rsquo;au mois d&rsquo;août 1868. Ce décalage explique que les premières annulations sont à la plume ou au «gros chiffre». Le timbre à date comporte, dans sa partie supérieure, l&rsquo;inscription «Canal de Suez» et, dans sa partie partie inférieure, le nom du bureau.</p>
<p>En concurrence directe avec la poste gouvernementale mise en place en 1865, la Poste du canal de Suez n&rsquo;a fonctionné véritablement que l&rsquo;espace d&rsquo;un mois. C&rsquo;est en effet le 15 août 1868 que la Poste du canal de Suez est supprimée. Cette courte durée de vie fait qu&rsquo;il n&rsquo;existe qu&rsquo;une vingtaine de lettres ayant véritablement circulé avec ces timbres du canal de Suez. Elles comptent parmi les grandes raretés philatéliques mondiales. Comme souvent dans ce cas, de nombreuses lettres falsifiées de cette poste ont vu le jour. Falsifications bien connues et répertoriées par les spécialistes de cette région.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Poste égyptienne</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/047.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7597" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/047-300x197.jpg" alt="04" width="300" height="197" /></a>A la création de la poste égyptienne, le 2 janvier 1865, il n&rsquo;existe pas de timbre­poste égyptien. Seule manifestation philatélique de cette année 1865, l&rsquo;apparition, le 15 avril, du premier timbre à date (<strong>4</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/125.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7606" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/125-300x200.jpg" alt="12" width="300" height="200" /></a>La mise en place et l&rsquo;évolution du timbre à date, révèle les trois principales influences étrangères que subit l&rsquo;Egypte dans cette seconde moitié du XIXe siècle. Une histoire qui s&rsquo;ouvre avec l&rsquo;Italie, se poursuit en 1878 par la France et s&rsquo;achève au début des années 1880, par l&rsquo;Angleterre (<strong>12</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Les timbres-poste</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/056.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7598" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/056-300x185.jpg" alt="05" width="300" height="185" /></a>Le 1er janvier 1866 voit l&rsquo;émission de la première série de timbres d&rsquo;Egypte , imprimés à Gênes en Italie (<strong>5</strong>). Le dessin non figuratif &#8211; l&rsquo;Egypte fait encore partie de l&rsquo;Empire ottoman &#8211; comprend la surcharge : au centre Egypte, à droite timbre, en haut Poste, à gauche Egyptienne et en bas la valeur. Ce premier timbre égyptien est en tout point proche de la première émission de Turquie (ci-dessous).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/Legende.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7620" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/Legende-300x167.jpg" alt="Legende" width="300" height="167" /></a><span style="color: #800000;"><em>Timbre sur timbre de la première émission d&rsquo;Egypte de 1866,<br />
sur une série mise en circulation en 1991.</em></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/06a06b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7599" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/06a06b-240x300.jpg" alt="06a06b" width="240" height="300" /></a>La série est composée de sept valeurs : 5 paras, 10 paras, 20 paras, 1 piastre, 2 piastres, 5 piastres et 10 piastres. Le tarif intérieur &#8211; sachant qu&rsquo;il y a 40 paras dans 1 piastre &#8211; est alors, de ville à ville, de 1 piastre pour 10 grammes et la recommandation de 2 piastres (<strong>6a et 6b</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/06c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7600" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/06c-300x167.jpg" alt="06c" width="300" height="167" /></a>Cette première émission est supprimée le 1er septembre 1867. Peu avant son remplacement par la deuxième série, le 1er août 1867, le timbre de 1 piastre &#8211; le plus utilisé dans les grandes agglomérations &#8211; venant à manquer, l&rsquo;administration autorise de couper en deux les timbres de 2 piastres pour affranchir la correspondance (<strong>6c</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/077.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7601" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/077-300x80.jpg" alt="07" width="300" height="80" /></a></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/08a08c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7602" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/08a08c-300x188.jpg" alt="08a08c" width="300" height="188" /></a>La deuxième émission, du 1er août 1867, est quant à elle imprimée à Alexandrie par M. Penasson. Le timbre représente pour la première fois le sphinx et la grande pyramide, avec, à droite, l&rsquo;obélisque de Louqsor et, à gauche, la colonne de Pompée d&rsquo;Alexandrie (<strong>7</strong>). La série comprend : 5 paras, 10 paras, 20 paras, 1 piastre, 2 piastres et 5 piastres (<strong>8a, 8b</strong>). Le 5 paras, valeur de cette série utilisée pour les imprimés, venant à manquer en décembre 1871, l&rsquo;autorisation sera également donnée de couper le timbre de 10 paras pour affranchir les imprimés  d&rsquo;Alexandrie et du Caire. Cette série s&rsquo;arrête le 1er février 1872 (<strong>8c</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/09a09b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7603" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/09a09b-300x109.jpg" alt="09a09b" width="300" height="109" /></a>La troisième série, du 1er janvier 1872, est réalisée dans l&rsquo;imprimerie gouvernementale égyptienne à Boulac dans la banlieue du Caire. Cette série, de qualité moyenne, possède le même graphisme que la précédente. En bas du timbre, l&rsquo;inscription est en italien. Originalité de cette série, le 20 paras et le 1 piastre sont lithographiés. Cette émission, qui va durer jusqu&rsquo;en mai 1879, possède beaucoup de variétés : tête-bêche, cadre renversé et plusieurs timbres surchargés (<strong>9a, 9b</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/10a10b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7604" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/10a10b-220x300.jpg" alt="10a10b" width="220" height="300" /></a>Le 1er avril 1879, quatrième série &#8211; 5 paras, 10 paras, 20 paras, 1 piastre, 2 piastres, 5 piastres &#8211; imprimée par Delarue, à Londres, mais avec inscription en français « POSTES ÉGYPTIENNES ». En 1884, surcharge de 20 paras sur le 5 piastres. 1er janvier 1888, la monnaie égyptienne change 10 Milliennes pour une piastre (<strong>10a et 10b</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/117.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7605" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/117-300x225.jpg" alt="11" width="300" height="225" /></a>Comme toute nation philatélique, l&rsquo;Egypte possède des timbres-taxe (1884) ainsi que des entiers postaux (<strong>11</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Organisation postale</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/13a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7607" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/13a-300x184.jpg" alt="13a" width="300" height="184" /></a>En 1865, la poste égyptienne, reprenant l&rsquo;organisation de la Posta europea &#8211; jusques et y compris son personnel -, compte seize bureaux sur son territoire national et trois bureaux à l&rsquo;étranger : Constantinople (<strong>13a</strong>), Smyrne et Djeddah.</p>
<p>Ce dernier bureau, port de la mer Rouge, figure au palmarès des grandes raretés philatéliques. Ainsi, il y a quelques années à Paris, une lettre de Djeddah a été vendue 120 000 francs.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/13b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7608" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/13b-300x191.jpg" alt="13b" width="300" height="191" /></a>Mais, très rapidement, la poste égyptienne va ouvrir de nombreux bureaux à travers la Méditerranée, de Rhodes à Salonique, en passant par Smyrne et Tripoli. En mer Rouge, elle ouvre un bureau à Massaoua, port d&rsquo;Erythrée (<strong>13b</strong>). Pendant près de dix ans, jusqu&rsquo;à la signature par l&rsquo;Egypte, le 1er juillet 1875, de l&rsquo;Union générale des postes (UGP), future Union postale universelle (UPU), la correspondance de l&rsquo;Egypte vers l&rsquo;étranger mais aussi de l&rsquo;étranger vers l&rsquo;Egypte nécessite un double affranchissement, appelé égale ment affranchissement mixte. Ainsi, pour une lettre postée au Caire pour la France, il fallait affranchir selon le tarif en vigueur en Egypte jusqu&rsquo;à Alexandrie. Puis confier la lettre à la poste française, qui taxait selon les tarifs français. Ce principe s&rsquo;appliquant pour chaque pays européen.</p>
<p>Les grandes nations, en majorité européennes, vont mettre en place des bureaux postaux nationaux. Le plus important de ces bureaux étrangers est, de loin, celui de la France.</p>
<p>Le tarif pour l&rsquo;étranger à partir du 1er juillet 1875 est de 1,20 piastre. Au 1er avril 1878, il passe à 1 piastre. Une des originalités de l&rsquo;organisation postale égyptienne est la présence de boîtes postales dans les hôtels, avec oblitérations particulières. Certaines de ces oblitérations sont très recherchées, comme celle de l&rsquo;hôtel Mena House, au pied des pyramides.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Poste française</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14a14b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7609" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14a14b-240x300.jpg" alt="14a14b" width="240" height="300" /></a>La France a quatre bureaux dans ce pays: Alexandrie, Le Caire, Port-Saïd et Suez. Le choix de la présence d&rsquo;un bureau à Alexandrie s&rsquo;impose tout naturellement à la France comme à tous les autres pays tant ce port est véritablement la tête de pont entre l&rsquo;Egypte, les mondes arabe et asiatique, et l&rsquo;Europe. Pendant quatre-­vingt-quinze ans, du 1er mai 1837 au 31 mars 1931 -record absolu de la pré­ sence d&rsquo;un bureau de poste étranger en Egypte -, la France va faire fonctionner à Alexandrie un bureau de poste. De 1837 à mars 1857, les plis sont oblitérés par des timbres à date. Puis, à partir de 1857, le bureau reçoit les timbres-poste de France. Les timbres sont alors oblitérés par le petit chiffre 3704 puis, à compter de 1862, le petit chiffre est remplacé par le gros chiffre 5080 (<strong>14a et 14b</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7610" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14c-300x164.jpg" alt="14c" width="300" height="164" /></a>Le bureau de Port-Saïd, fermé en même temps que celui d&rsquo;Alexandrie en 1931, avait été ouvert en juin 1867. Ce bureau est connu par Je gros chiffre 5129. Quant à celui de Suez, ouvert en 1862, il est fermé en novembre 1888. Son gros chiffre est le 5105. Enfin, le bureau du Caire aura une courte période d&rsquo;activité, tout juste dix ans, de novembre 1865 à mars 1875. Son gros chiffre est 5119 (<strong>14c</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14d.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7611" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14d-300x209.jpg" alt="14d" width="300" height="209" /></a>Nous trouvons dans ces bureaux l&rsquo;ensemble des timbres de France de l&rsquo;Empire (non dentelés, dentelés, laurés <strong>14d</strong>) aux types «Bordeaux» et« Cérès». A l&rsquo;extrême fin de notre étude, le type « Sage» sera, en 1898, surchargé « Alexandrie ».</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14e.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7612" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14e-300x190.jpg" alt="14e" width="300" height="190" /></a>Etrangement, au XIXe siècle il n&rsquo;existe pas de convention postale entre la France et l&rsquo;Egypte. Aussi, avant 1876, les plis pour la France sont sous affranchissement mixte : égyptien à l&rsquo;intérieur du pays et français en direction de la France. Parmi les plis recherchés, cette lettre d&rsquo;Alexandrie venue de Beyrouth, affranchie par des timbres anglais avec la marque G06, transportée par bateau jusqu&rsquo;à Alexandrie et de là réexpédiée par le bureau français avec gros chiffre 5080 (<strong>14e</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14f.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7613" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14f-300x191.jpg" alt="14f" width="300" height="191" /></a>D&rsquo;autres plis rares sont ceux postés au dernier moment sur les bateaux français et annulés par un timbre à date particulier (<strong>14f</strong>). Vers 1876 la poste de France en Egypte crée des cartes postales.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Bureau italien</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/15a15d.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7614" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/15a15d-129x300.jpg" alt="15a15d" width="129" height="300" /></a>Le bureau italien d&rsquo;Alexandrie est de loin le plus important après celui de la France. Ouvert le 1er mars 1863, il fermera vingt ans après, le 31 janvier 1884. Les timbres utilisés sont les timbres sardes puis, à la fin 1863, les timbres du royaume d&rsquo;Italie (<strong>15a</strong>). A partir de 1874, ces timbres d&rsquo;Italie sont surchargés «Estero», c&rsquo;est-à-dire étranger. Quant aux oblitérations, il s&rsquo;agit au début d&rsquo;un timbre à date puis, vers 1866, d&rsquo;un gros chiffre 234 (<strong>15b et 15c</strong>). Les raretés de ce bureau sont les plis &#8211; huit connus à ce jour &#8211; postés de Beyrouth pour l&rsquo;Europe, mais qui sont passés par Alexandrie. A l&rsquo;époque, les liaisons maritimes entre Beyrouth et l&rsquo;Europe sont irrégulières (<strong>15d</strong>). Il était préférable de passer alors par Alexandrie, un port actif et bien organisé.</p>
<p>A la différence de la France, l&rsquo;Italie a signé une convention postale avec l&rsquo;Egypte, le 1er janvier 1873. Ainsi, de 1865 à 1873, nous trouvons des affranchissements mixtes. A partir de 1873, l&rsquo;affranchissement est exclusivement égyptien pour l&rsquo;Italie.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Poste autrichienne</strong></span></p>
<p>L&rsquo;Autriche est le premier pays à avoir signé, dès le 1er octobre 1868, une convention postale avec l&rsquo;Egypte. Les affranchissements mixtes existent uniquement pendant cinq ans. Troisième poste par son importance en Egypte, l&rsquo;Autriche a deux bureaux, l&rsquo;un à Alexandrie ouvert en 1845 et fermé en 1889 ; l&rsquo;autre à Port-Saïd ouvert juste cinq ans, de 1869 à 1874.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/16a16d.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7615" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/16a16d-124x300.jpg" alt="16a16d" width="124" height="300" /></a>Avant 1863, année de l&rsquo;arrivée des premiers timbres autrichiens, il existe de nombreux timbres à date avec «Alexandria» sur une ligne ou dans un cercle «Alexandria» avec le mois sans le millésime, suivant en cela une tradition postale autrichienne. Les timbres arrivent en septembre 1863. De 1867 à 1883, ils sont à l&rsquo;effigie de François-Joseph. Puis les timbres seront aux armes de l&rsquo;Autriche. Ce bureau utilise à partir de 1873 des cartes postales. La curiosité des premières oblitérations autrichiennes en Égypte est que ces dernières sont écrites en italien (<strong>16a à 16d</strong>).</p>
<p>Ces trois nations &#8211; France, Italie et Autriche &#8211; doivent leur présence postale active en Egypte à l&rsquo;existence de lignes maritimes régulières et nombreuses. Quant aux autres Etats &#8211; Grèce, Russie et même Grande-Bretagne -, ils sont nettement moins présents.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Poste britannique</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/17b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7617" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/17b-300x170.jpg" alt="17b" width="300" height="170" /></a>la Grande-Bretagne est singulièrement discrète. Au début, le service postal britannique est souvent rattaché au vice-consul. Hormis le bureau de Suez (1831-1873), celui du Caire (1859-1879) est une annexe du bureau d&rsquo;Alexandrie (1839-1878) (<strong>17b</strong>). La Grande-Bretagne, troisième pays a avoir signé une convention postale avec l&rsquo;Egypte, le 1er juillet 1873, utilise ses propres timbres à compter de 1859. Soit vingt ans après la première émission du Penny Black.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/17a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7616" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/17a-300x164.jpg" alt="17a" width="300" height="164" /></a>Curieusement, les plis mixtes entre 1866 et 1873 sont très rares pour des raisons obscures (<strong>17a</strong>). En revanche, à partir de 1873, le courrier prend son essor avec un tarif établi vers Malte et Gibraltar à 2,20 piastres, vers la Grande-Bretagne à 3,10 piastres, les Etats-Unis à 4,5 piastres. Les oblitérations connues sont le B01 pour Alexandrie et B02 pour Suez. Les plis du bureau de Suez sont les plus rares.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Bureau grec</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/18a18b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7618" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/18a18b-300x105.jpg" alt="18a18b" width="300" height="105" /></a>Comme la France, la Grèce n&rsquo;a pas signé de convention postale avec l&rsquo;Egypte. Une proximité géographique doublée d&rsquo;une présence humaine importante sur le sol égyptien signale cette philatélie. Le bureau d&rsquo;Alexandrie, ouvert en 1854 et tenu un temps par le consul, est fermé pour cause de guerre de Crimée et rouvert en 1856. Il fonctionne alors jusqu&rsquo;en 1881 et, pendant vingt ans, comme un vrai bureau. A cause de l&rsquo;absence d&rsquo;obligation de mettre des timbres à l&rsquo;expédition mais uniquement à l&rsquo;arrivée, les plis grecs d&rsquo;Egypte sont très rares (<strong>18a et 18b</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Poste russe</strong></span></p>
<p>Dernière grande puissance, la Russie compte deux bureaux en Egypte : l&rsquo;un à Alexandrie, ouvert en 1857, l&rsquo;autre à Port-­Saïd, ouvert en 1867, et tous les deux fermés en 1875. L&rsquo;existence de ces bureaux est liée à la présence de trois grand s compagnies maritimes : la Compagnie russe de navigation à vapeur et de commerce (ROPIT), la Flotte volontaire et la RVAP qui relient l&rsquo;Egypte à Odessa. Les plis peuvent être aussi bien affranchis par des timbres russes que par ceux émis par les compagnies.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/19a19b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7619" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/19a19b-264x300.jpg" alt="19a19b" width="264" height="300" /></a>Le chiffre du bureau d&rsquo;Alexandrie, 785, oblitère des plis très rares et recherchés des philatélistes (<strong>19a et 19b</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 533 &#8211; octobre 1998</span></p>

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