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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Outre-mer</title>
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		<title>Escale sur l’île de Pâques</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2016 09:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[île de Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Pacifique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’île de Pâques, ou Rapa Nui dans la langue Rapa, parler local, est située au grand large du Chili, à près de 4 000 km de la cordillère des Andes. Ce tout petit bout de terre perdu au milieu de l’océan Pacifique attise pourtant les curiosités depuis plusieurs siècles, car elle renferme de nombreux mystères… 1 L’île<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/07/28/escale-sur-lile-de-paques/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L’île de Pâques, ou Rapa Nui dans la langue Rapa, parler local, est située au grand large du Chili, à près de 4 000 km de la cordillère des Andes. Ce tout petit bout de terre perdu au milieu de l’océan Pacifique attise pourtant les curiosités depuis plusieurs siècles, car elle renferme de nombreux mystères…</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/01A.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8809" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/01A.jpg" alt="01A" width="292" height="185" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/01B.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8810" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/01B-300x233.jpg" alt="01B" width="300" height="233" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/01C.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8811" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/01C-300x78.jpg" alt="01C" width="300" height="78" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>1 L’île de Pâques est un petit triangle de terre perdu dans le Pacifique.</em></span></p>
<p> L’île de Pâques est un tout petit terrain de forme triangulaire, d’une superficie de 160 km² environ, dominée par trois volcans éteints <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Son paysage vallonné est vierge de toute végétation luxuriante et constamment balayé par le vent. Avec ses deux petites plages, Rapa Nui n’a rien d’une oasis paradisiaque telle qu’on peut en trouver en Polynésie par exemple. Voilà autant de caractéristiques qui peuvent, <em>a priori,</em> repousser les touristes. Et pourtant, non moins de quarante mille personnes se rendent sur l’île chaque année. C’est d’ailleurs la principale source d’activité de la population locale.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">L’origine d’un peuple</span></strong></p>
<p>Ce qui explique cet attrait pour l’île, cet engouement, c’est certainement la nébuleuse mystérieuse qui gravite autour de ce territoire, essentiellement causée par sa position. Loin de tout, coupée du monde durant plusieurs siècles, l’île de Pâques fait naître beaucoup de suppositions et peu de certitudes, autant sur le mode de vie de ses habitants que sur l’historique de l’île avant sa découverte par le monde occidental.</p>
<p>La découverte de l’île de Pâques par l’Occident est à imputer à un Hollandais, Jokob Roggeveen. Ce navigateur aperçoit l’île pour la première fois en 1722, le dimanche 5 avril pour être précis. C’est le jour de la fête de Pâques, et Roggeveen s’en inspire pour baptiser l’île. Mais, si cette dénomination est la plus connue, le nom officiel de l’île reste Rapa Nui, ce qui signifie « grande Rapa », en comparaison à l’île de Rapa en Polynésie. Ce nom officiel rappelle que l’île a été colonisée pour la première fois, selon toute vraisemblance, par des Polynésiens venus par voie maritime des Marquises ou de Tuamotu. De récentes recherches datent l’arrivée de ces premières populations au douzième siècle, mais rien n’est certain. De même, face à l’absence de ressources animales, on dit que les autochtones se sont longtemps livrés au cannibalisme…Quoi qu’il en soit, il est difficile de rester insensible aux conditions de vie des habitants de Rapa Nui qui ont, au fil des siècles, certainement livré un combat permanent pour survivre avec très peu de ressources.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">De nombreux rebondissements</span></strong></p>
<p>Lorsque Roggeveen arrive sur l’île, alors habitée par 4 000 personnes environ, il l’offre au pouvoir des Hollandais, selon les lois qui gouvernent les découvertes occidentales : le premier arrivé donne à son pays le plein droit sur la terre nouvellement référencée. Mais le pouvoir ne reste pas longtemps dans les mains des Bataves. En 1770, l’île revient à l’Espagne après une attaque lancée par Felipe González de Haedo, sur l’ordre du vice-roi du Pérou. Le navigateur renomme le territoire « Isla San Carlo », en hommage au roi Carlos III.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/02A.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8812" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/02A.jpg" alt="02A" width="286" height="180" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/02D.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8815" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/02D.jpg" alt="02D" width="288" height="178" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/02C.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8814" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/02C.jpg" alt="02C" width="288" height="181" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/02B.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8813" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/02B.jpg" alt="02B" width="288" height="182" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>2 James Cook a fait une très courte incursion sur l’île.</em></span></p>
<p>Les convoitises ne s’arrêtent pas là. En 1774, c’est James Cook, pilier des navigateurs britanniques, qui y fait escale <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>. Les Pacuans tentent de piller ses navires et Cook repart, trois jours seulement après son arrivée, pour éviter les incidents, et résolu de ne jamais y retourner, considérant l’île de Pâques comme une terre sans intérêt, sans ressources majeures, convaincu que personne ne s’y intéressera jamais vraiment. Pourtant, les conquêtes continuent : la France, sous l’impulsion de Louis XVI, mène des expéditions dans le Pacifique afin d’y découvrir de nouveaux territoires. La Pérouse accoste sur l’île en avril 1785. Les Français l’explorent, y sèment des légumes, des arbres, des céréales…, et surtout commencent à cartographier l’île et à s’intéresser à son histoire, à sa culture, afin de la populariser en Europe.</p>
<p>Entre 1859 et 1863, l’île subit l’assaut des marchands d’esclaves. Ils emportent de force plus d’un millier de Pascuans afin de les faire travailler sur les îles Chincha, dans les exploitations de guano. L’île se dépeuple alors fortement, et ce phénomène est accru par les maladies, comme la tuberculose ou la syphilis, importées sur l’île par les Occidentaux. Au dix-neuvième siècle, seules quelques poignées d’habitants résistent à la vie dure sur l’île. La population locale aurait même chuté sous la barre des deux cents personnes vers 1875.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03A.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8816" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03A.jpg" alt="03A" width="268" height="213" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03E.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8820" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03E-300x257.jpg" alt="03E" width="300" height="257" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03D.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8819" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03D.jpg" alt="03D" width="269" height="191" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03C.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8818" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03C.jpg" alt="03C" width="265" height="189" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03B.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8817" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/03B.jpg" alt="03B" width="265" height="210" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>3 Le Chili commémore régulièrement la prise de Rapa Nui.</em></span></p>
<p>C’est finalement le Chili qui s’empare de l’île en 1888. La conquête est menée par Policarpo Toro. De nombreuses émissions chiliennes commémorent cette conquête <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>. Rapa Nui est alors rattachée au Chili, mais sans véritable reconnaissance. Louée jusqu’en 1953 à une compagnie anglaise d’élevage de moutons, puis gérée pendant treize ans par la marine chilienne, l’île n’est vraiment reconnue qu’en 1966. Les autochtones obtiennent alors la nationalité chilienne et le droit de vote. Après cela, tout s’enchaîne rapidement. L’année suivante s’instaure un vol régulier au départ de Santiago vers l’île, la reliant ainsi au continent de façon permanente. Aujourd’hui, deux fois par semaine, la compagnie LAN Chile effectue une liaison entre Santiago du Chili et Papeete en faisant escale sur l’île de Pâques <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>. C’est cette liaison qui permet l’acheminement du courrier de l’île depuis et vers le reste du monde.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8821" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/04.jpg" alt="04" width="263" height="178" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>4 La liaison entre le Chili et Tahiti assure le contact de l’île avec le reste du monde.</em></span></p>
<p>Beaucoup de zones d’ombres subsistent autour de l’île de Pâques, qui n’a pas fini de livrer ses secrets. L’île demeure une source inépuisable de curiosité et invite à une découverte originale et peu connue du cœur du Pacifique.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le mystère des statues</span></strong></p>
<p>La célébrité internationale de l’île de Pâques est essentiellement imputable aux Moaïs, gigantesques statues représentant le visage de guerriers. Ces impressionnants mégalithes, taillés à même le basalte volcanique, oscillent entre quatre et dix mètres de haut et pèsent parfois plusieurs dizaines de tonnes. Un Moaï de plus de vingt-cinq mètres de haut a même été retrouvé, à l’état d’ébauche. Les statues, une fois achevées, sont placées sur une embase de pierre, sorte de piédestal nommé ahû, et surplombées d’un kao, coiffe circulaire surmontée d’un « chignon ». En outre, les yeux sont, lors de la fabrication, constitués d’os et de corail pour matérialiser l’iris.</p>
<p>Le plus grand mystère qui gravite autour de ces statues réside dans leur transport : comment les populations locales, disposant de moyens limités, ont-elles pu déplacer ces statues depuis les carrières de basalte, au flanc des volcans, jusqu’à leur endroit d’implantation, plusieurs kilomètres plus loin ? De récentes recherches effectuées sur l’île ont apporté une explication plausible : l’utilisation de troncs d’arbres comme « rouleaux » de transport et comme moyen d’élévation. Il semblerait en effet qu’à l’époque de l’érection des statues, l’île était fortement boisée. Il ne reste absolument rien aujourd’hui de cette forêt, surexploitée par les premières civilisations locales.</p>
<p>Les Moaïs érigés sur l’île se comptent par centaines. On en recense environ trois cents placées sur ahû à leur emplacement définitif, et on estime à plus de cinq cents les statues restées dans les carrières de basalte, à l’état d’ébauche ou demeurées sur place faute d’avoir pu être transportées jusqu’à leur destination finale, ou enterrées après avoir été renversées. De ce fait, La population actuelle de l’île tournant autour des trois mille âmes, on compte pratiquement un Moaï pour trois habitants !</p>
<p>Le second mystère concernant ces statues a trait à leur fonction d’origine. Il s’agit certainement d’un moyen d’affirmation de puissance des différentes tribus qui peuplaient Rapa Nui. A l’origine, une dizaine de tribus se livre bataille pour la domination de l’île, érigeant les statues les plus grandes et les plus nombreuses possibles. Au fil des siècles, deux ethnies cohabitent finalement : les « longues oreilles » et les « petites oreilles », les premiers dominant les seconds. Vers 1680, suite à une révolte, les petites oreilles déciment les grandes, renversant et détruisant alors beaucoup de Moaïs, avec la volonté d’effacer la trace de leurs ennemis.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05A.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8822" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05A.jpg" alt="05A" width="144" height="206" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05J.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8831" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05J.jpg" alt="05J" width="292" height="188" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05I.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8830" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05I.jpg" alt="05I" width="291" height="185" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05H.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8829" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05H-300x200.jpg" alt="05H" width="300" height="200" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05G.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8828" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05G-256x300.jpg" alt="05G" width="256" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05F.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8827" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05F-300x257.jpg" alt="05F" width="300" height="257" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05E.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8826" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05E-300x198.jpg" alt="05E" width="300" height="198" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05D.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8825" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05D.jpg" alt="05D" width="296" height="193" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05C.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8824" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05C.jpg" alt="05C" width="289" height="221" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05B.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8823" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/05B.jpg" alt="05B" width="147" height="204" /></a><span style="color: #800000;"><em>5 Les mégalithes sont devenus le symbole le plus célèbre de l’île.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8832" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/06-191x300.jpg" alt="06" width="191" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>6 Carte postale représentant les Moaïs.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/07A.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8833" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/07A-300x242.jpg" alt="07A" width="300" height="242" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/07C.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8835" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/07C.jpg" alt="07C" width="246" height="164" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/07B.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8834" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/07B-300x244.jpg" alt="07B" width="300" height="244" /></a><span style="color: #800000;"><em>7 L’Unesco fait entrer Rapa Nui au patrimoine mondial en 1995.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/08.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8836" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/08-300x218.jpg" alt="08" width="300" height="218" /></a><em><span style="color: #800000;">8</span></em></p>
<p>Encore une fois, beaucoup de récits tournent autour des Moaïs. Certains y voient des statues de remerciements aux dieux, d’autres font un parallèle avec les Tikis, statues mégalithiques polynésiennes. Toujours est-il que ces statues attisent la curiosité et sont les premiers témoins d’une civilisation complexe et ingénieuse, ce qui explique les très nombreuses représentations de ces mégalithes que l’on trouve à travers le monde, y compris sur les timbres <span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span> et les cartes postales <span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span>, les Moaïs étant devenus le symbole de l’île. C’est ce qui a conduit l’Unesco à faire entrer l’île de Pâques au patrimoine mondial de l’humanité en 1995, comme en témoigne l’émission philatélique française pour l’Unesco de 1998 <strong><span style="color: #800000;">7</span>. </strong>Ce pli philatélique commémore l’événement<span style="color: #800000;"><strong> 8</strong> </span>: il est expédié sur l’île le premier jour d’émission du timbre de l’Unesco et un cachet marque son arrivée sur Rapa Nui.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La légende de l’homme-oiseau</span></strong></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/09.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8837" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/09.jpg" alt="09" width="149" height="222" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>9 C’est la mystérieuse sterne noire qui est à l’origine<br />
de la légende de l’homme-oiseau.</em></span></p>
<p> De nombreuses coutumes se pratiquent sur l’île. La plus connue est certainement le rite de l’homme-oiseau, ou « Tangata manu », qui apparaît vers le quatorzième siècle et qui perdure jusqu’au dix-neuvième. Lors de la migration des oiseaux, chaque tribu envoie un représentant, un « hopu », nager vers l’îlot de Motu Nui, situé à deux kilomètres au large de l’île principale, afin de rapporter un œuf de la mystérieuse sterne noire, « Manutara » en parler local <span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span>. Pour ce faire, les concurrents doivent se rendre sur l’îlot à la nage, escalader une roche escarpée de 180 mètres de haut pour se procurer un œuf de sterne et le ramener intact sur l’île.</p>
<p>Le premier à rapporter un œuf sur l’île devient l’homme-oiseau. Il offre au chef de sa tribu le statut de second roi. L’homme-oiseau, incarnation terrienne du dieu Maké-Maké, créateur de l’univers, est contraint de rester dans une grotte à l’écart des autres durant un an.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/10B.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8839" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/10B.jpg" alt="10B" width="297" height="182" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/10A.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8838" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/07/10A.jpg" alt="10A" width="295" height="178" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>10 Célèbre représentation de l’homme-oiseau.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On trouve sur l’île de nombreuses représentations de l’homme-oiseau, d’autant plus qu’une croyance locale attribue l’apparition de l’homme à l’union entre un poisson et un oiseau. Cette légende si intrigante a souvent été choisie pour orner des émissions philatéliques en rapport avec l’île de Pâques <span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span>.</p>

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		<title>Les timbres revendiquent</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2016 15:21:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[La région de l’Essequibo est un territoire qui fait actuellement officiellement partie de la Guyane, mais qui est revendiqué par le Venezuela. Ici comme ailleurs dans le monde en pareil cas, les timbres permettent de porter – cartes géographiques à l’appui – le message et de clamer son point de vue. Cette région, d’une superficie<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/06/02/les-timbres-revendiquent/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>La région de l’Essequibo est un territoire qui fait actuellement officiellement partie de la Guyane, mais qui est revendiqué par le Venezuela. Ici comme ailleurs dans le monde en pareil cas, les timbres permettent de porter – cartes géographiques à l’appui – le message et de clamer son point de vue.</h4>
<p>Cette région, d’une superficie de 159 500 km<sup>2</sup>, est délimitée grosso modo par la rivière Cuyuni à l’ouest et la rivière Essequibo à l’est.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/012.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8672" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/012-300x245.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="245" /></a><span style="color: #800000;">1 Carte géographique du Venezuela avec la région contestée en rose</span></p>
<p>La Guyane, qui ne doute pas un instant que cette région fait partie de son territoire, a subdivisé la région en six provinces. Mais au Venezuela, le doute n’est également pas permis : il s’agit simplement de la province vénézuélienne Guayana Esequiba. Cependant, pour ne pas heurter l’opinion internationale, les documents officiels vénézuéliens mentionnent “Zona en Reclamación” <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>.</p>
<p>La Guyane est découverte en 1498, mais les premiers établissements européens sont l’œuvre de Hollandais, qui s’y installent à partir de 1616. La souveraineté hollandaise sur la région est formellement reconnue en 1648, par le traité de Münster.</p>
<p>L’administration de la Guyane incombe à la “Nederlandse West-Indische Compagnie” (Compagnie hollandaise des Indes occidentales), qui appelle le territoire Essequibo, d’après le cours d’eau le plus important de la région. Deux nouvelles colonies voisines sont fondées plus tard : Berbice en 1627 et Demerara en 1741.</p>
<p>Les colons hollandais y développent d’importantes plantations, mais doivent de plus en plus faire appel, pour leur main-d’œuvre, à des esclaves noirs importés d’Afrique.</p>
<p>À partir de 1746, les autorités hollandaises acceptent l’entrée de colons anglais, mais dès 1760, le nombre d’Anglais dépasse celui des Hollandais, et ces Anglais, bien qu’arrivés les derniers, cherchent à imposer leur contrôle sur la région. Les Hollandais parviennent encore à résister, avec l’aide de leurs alliés français, mais la Révolution française, suivie des guerres napoléoniennes, va tout changer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/022.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8673" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/022-300x195.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;">2 Guyane britannique, 1931, 100e anniversaire de la fusion<br />
de Berbice, Essequibo et Demerara en Guyane britannique</span></p>
<p>L’occupation des Pays-Bas par la France à partir de 1795 est pour les Britanniques le prétexte idéal pour occuper en 1796 les colonies hollandaises de la Guyane. Après un très bref retour des Hollandais en 1802, suite à une paix très éphémère entre la France et la Grande-Bretagne – un intermède de moins d’un an – les Anglais prennent définitivement le pouvoir en Guyane, et leur souveraineté sur la région est confirmée en 1814 par la convention de Londres. Les trois colonies hollandaises Essequibo, Berbice et Demerara deviennent des colonies britanniques, qui sont réunies en 1831 sous le nom de Guyane britannique <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>.</p>
<p>Mais les événements se succèdent chez les voisins : au début du XIX<sup>e</sup> siècle, la rébellion éclate au Venezuela, qui est alors une possession espagnole.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/032.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8674" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/032-300x72.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="72" /></a><span style="color: #800000;">3 Francisco de Miranda</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/042.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8675" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/042-300x87.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="87" /></a><span style="color: #800000;">4 Simón Bolívar</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/052.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8676" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/052-300x109.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="109" /></a><span style="color: #800000;">5 La bataille de Carabobo du 24 juin 1821</span></p>
<p>Les meneurs de cette rébellion sont d’abord Francisco de Miranda <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>, plus tard Simón Bolívar <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>. L’indépendance du Venezuela est proclamée le 5 juillet 1811, mais il faut attendre 1821 pour voir la défaite définitive des Espagnols, après la bataille décisive de Carabobo le 24 juin 1821 <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>.</p>
<p>Le grand rêve de Simón Bolívar est de réunir les nations sud-américaines dans une large fédération, avec les États-Unis d’Amérique comme exemple édifiant.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/062.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8677" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/062.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="258" height="260" /></a><span style="color: #800000;">6 Les États-Unis de la “Grande-Colombie”</span></p>
<p>C’est avec cette ambition qu’est d’abord créée la Grande-Colombie <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>, une entité qui regroupe les territoires actuels de la Colombie, du Venezuela et de l’Équateur, mais cet ensemble instable se disloque déjà en 1830, et le Venezuela redevient un pays indépendant à part entière.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le rêve d’une grande fédération</span></strong></p>
<p>Dès ce moment, les problèmes avec la Guyane britannique voisine vont se succéder. De plus en plus de colons britanniques vont s’installer à l’ouest de la rivière Essequibo, au grand déplaisir des nouvelles autorités vénézuéliennes.</p>
<p>Au milieu du XIX<sup>e</sup> siècle, la British Royal Geographical Society commande une exploration détaillée de la région auprès de l’explorateur et naturaliste Robert Hermann Schomburgk. Cette exploration “neutre” a également pour but de fixer définitivement les frontières entre le Venezuela et la Guyane britannique, et Schomburgk dessine ces frontières évidemment à l’avantage de la Grande-Bretagne : l’embouchure de l’Orénoque est indiquée comme la frontière entre les deux pays, ce qui signifie pour la Guyane britannique un énorme agrandissement de son territoire.</p>
<p>Mais le Venezuela continue à considérer la rivière Essequibo comme sa frontière orientale, et cette divergence d’interprétation des frontières va engendrer des conflits incessants entre les deux pays pendant tout le XIX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/072.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8678" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/072-300x207.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="207" /></a><span style="color: #800000;">7 Carte avec la mention “Guayana Venezolana”</span></p>
<p>Le 4 juillet 1896, le Venezuela émet une série de cinq timbres, officiellement pour commémorer le 80<sup>e</sup> anniversaire de la mort de Francisco de Miranda, mais en fait surtout pour bien montrer avec une carte géographique que la frontière orientale du pays était bien la rivière Essequibo <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong>. La région contestée est d’ailleurs indiquée sur cette carte comme «Guayana Venezolana». Ce n’est qu’après une forte pression internationale que ces timbres sont retirés après quatre mois.</p>
<p>Le Venezuela demande en 1895 l’arbitrage des États-Unis, en s’appuyant sur la vieille doctrine Monroe : « <em>America for the Americans </em>». Finalement, après d’infinies chamailleries diplomatiques, un tribunal international d’arbitrage propose un compromis nettement à l’avantage des Britanniques : si le Venezuela recevait bien l’embouchure de l’Orénoque et quelques petites portions du territoire, la majeure partie de la région contestée est attribuée par ce tribunal à la Grande-Bretagne. C’est comme par hasard la portion où sont situées les mines d’or&#8230;</p>
<p>Le Venezuela, pays pauvre et sans influence, ne fait pas le poids face à la riche et puissante Grande-Bretagne, et ne dispose que de déclarations verbales et de notes diplomatiques ronflantes pour faire valoir ses droits.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/081.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8679" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/081.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="203" height="239" /></a><span style="color: #800000;">8 L’entière “Guayana” présentée comme une province vénézuélienne</span></p>
<p>Entre 1930 et 1937, le Venezuela émet des timbres de poste aérienne <strong><span style="color: #800000;">8</span> </strong>avec une carte pour le moins ambiguë : la Guyane entière y est représentée comme une province vénézuélienne, sous le nom espagnol de «Guayana», mais sans la mention «Venezolana»&#8230;</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Du point de vue de la Guyane</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09a.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8680" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09a.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="223" height="190" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8681" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09b.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="183" height="219" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8682" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09c.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="224" height="182" /></a><strong><span style="color: #800000;">9</span></strong></p>
<p>La Guyane avait de son côté, en tant que colonie britannique, aussi déjà émis des timbres représentant une carte du pays <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>, dont toute la région de l’Essequibo faisait évidemment partie. Mais des documents, découverts après la deuxième guerre mondiale, ont démontré sans le moindre doute que la décision du fameux tribunal international n’était rien d’autre qu’une énorme supercherie de la part des Anglais : des pots-de-vin très élevés ont été versés aux membres de ce tribunal, pour les soudoyer et obtenir un vote favorable. Surtout les Russes se sont laissés corrompre. Ces révélations ont relancé bien sûr les revendications du Venezuela sur ce territoire, surtout après 1962.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/102.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8683" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/102-300x130.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="130" /></a><span style="color: #800000;">10 L’indépendance de la Guyane</span></p>
<p>Pendant ce temps, la Guyane britannique a proclamé son indépendance le 26 mai 1966 <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>, mais cela ne change pas grand-chose : le Venezuela n’a plus la Grande-Bretagne, mais la Guyane indépendante en face de lui. De longues négociations entre le Venezuela, la Grande-Bretagne et la Guyane ont alors lieu dans une atmosphère détestable qui n’apportent aucune solution. Tout au plus un traité, signé à Genève le 17 février 1966, où il est stipulé que les deux pays sont d’accord pour rechercher une solution pacifique&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/112.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8684" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/112-300x173.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="173" /></a><span style="color: #800000;">11 Vieilles cartes géographiques pour démontrer les droits vénézuéliens</span></p>
<p>En 1965 et 1966, le Venezuela émet une série de trois timbres-poste, trois timbres de poste aérienne <strong><span style="color: #800000;">11</span> </strong>et deux blocs, pour souligner ses droits sur la région qu’il réclame. Les timbres portent la mention « Reclamación de su Guayana », accompagnée de vieilles cartes géographiques qui tentent à démontrer que les revendications vénézuéliennes sont historiquement et légalement fondées. Sur les blocs s’ajoutent des textes avec des « arguments irréfutables »&#8230;</p>
<p>Ce n’est qu’en 1970 que les deux pays signent un accord, qui «gèle» le contentieux pour 12 ans. Mais déjà en 1981, le Venezuela refuse de prolonger cet accord, qui est en fait plus un simple cessez-le-feu qu’une véritable convention. La tension monte de nouveau, et l’on est à deux doigts de la guerre, quand le Venezuela cède, surtout par peur de la réaction du grand voisin brésilien. Le litige est de nouveau porté devant les Nations-unies, où il est toujours « dormant ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/122.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8685" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/122-300x114.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="114" /></a><strong><span style="color: #800000;">12</span></strong></p>
<p>C’est pour cette raison que le Venezuela se borne actuellement à indiquer “Zona en Reclamación”, sur tous les timbres représentant une carte géographique émis depuis lors. <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/132.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8686" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/132-300x65.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="65" /></a><span style="color: #800000;">13 Surcharge “Essequibo is ours” sur des timbres fiscaux<br />
employés comme timbres-poste</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/141.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8687" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/141-300x99.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="99" /></a><span style="color: #800000;">14 Surcharge “Essequibo is ours”</span></p>
<p>Mais la Guyane ne reste pas inactive non plus : surtout en 1981 et 1982, ils émettent d’innombrables timbres <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong>, soulignant leurs droits sur la région de l’Essequibo : il s’agit de timbres-poste, de timbres-taxe et de carnets, où des surcharges très peu esthétiques apportent le message « <em>Essequibo is ours </em>» <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>.</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>
<p>&nbsp;</p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Les débuts de la colonisation du Canada</title>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2016 13:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[Les quatre premiers siècles de l’histoire du Canada peuvent être résumés en une phrase : une lutte pratiquement ininterrompue entre l’Angleterre et la France. La colonisation au XVIIe siècle suit ce schéma : les explorateurs ont de moins en moins le souci de faire œuvre de géographe ou de cartographe, mais sont de plus en plus préoccupés par<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/31/les-debuts-de-la-colonisation-du-canada/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Les quatre premiers siècles de l’histoire du Canada peuvent être résumés en une phrase : une lutte pratiquement ininterrompue entre l’Angleterre et la France.<br />
La colonisation au XVII<sup>e</sup> siècle suit ce schéma : les explorateurs ont de moins en moins le souci de faire œuvre de géographe ou de cartographe, mais sont de plus en plus préoccupés par le souci d’acquérir de nouveaux territoires au nom de la couronne de France ou d’Angleterre.</h4>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0115.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8538" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0115.jpg" alt="01" width="187" height="232" /></a><span style="color: #800000;">1 400ème anniversaire de la prise de possession<br />
de Terre-Neuve par Sir Humphrey Gilbert</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02a1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8539" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02a1-300x190.jpg" alt="02a" width="300" height="190" /></a><span style="color: #800000;">2 Sir Humphrey Gilbert et ses armoiries</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02g.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8546" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02g.jpg" alt="02g" width="168" height="206" /></a><span style="color: #800000;">2 Reine Elisabeth</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02b2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8541" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02b2.jpg" alt="02b2" width="200" height="161" /></a><span style="color: #800000;">La reine donnant à H. Gilbert ses lettres de navigation</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02e.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8544" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02e.jpg" alt="02e" width="171" height="210" /></a><span style="color: #800000;">2 Armoiries royales</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02f.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8545" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02f.jpg" alt="02f" width="161" height="204" /></a><span style="color: #800000;">2 H. Gilbert à bord du “Squirrel”</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02b1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8540" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02b1.jpg" alt="02b" width="203" height="161" /></a><span style="color: #800000;">2 Départ de Plymouth</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02d.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8543" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02d.jpg" alt="02d" width="204" height="159" /></a><span style="color: #800000;">2 Arrivée à St. John’s</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8542" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02c.jpg" alt="02c" width="209" height="162" /></a><span style="color: #800000;">2 Prise de possession de l’île (5 août 1583)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02h.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8547" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02h.jpg" alt="02h" width="205" height="171" /></a><span style="color: #800000;">2 Carte de Terre-Neuve </span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02i.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8548" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02i.jpg" alt="02i" width="165" height="208" /></a><span style="color: #800000;">2 Statue de H. Gilbert à Truro</span></p>
<p>En ce qui concerne l’Angleterre, les efforts vont initialement se concentrer sur l’île de Terre-Neuve (Newfoundland). Le premier nom est encore un homme du XVI<sup>e</sup> siècle : Humphrey Gilbert (1537-1583) <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Député et homme de cour, Humprey Gilbert s’était illustré en Irlande. En 1583, il est chargé par la reine Elisabeth de prendre possession, au nom de la couronne d’Angleterre, de territoires en Amérique du Nord. A la tête d’une flottille de cinq vaisseaux, il atteint Terre-Neuve, et le 5 août 1583, il déclare très solennellement prendre possession de Terre-Neuve (et de toutes les terres s’étendant 200 lieues de part et d’autre, au nord comme au sud) au nom de la couronne d’Angleterre <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>. Il périt le 9 septembre 1583, lors du voyage de retour.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03a2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8549" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03a2.jpg" alt="03a" width="207" height="156" /></a><span style="color: #800000;">3 “L’Endeavour”, navire de John Guy</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03b2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8550" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03b2.jpg" alt="03b" width="150" height="191" /></a><span style="color: #800000;">3 John Guy</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04a1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8551" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04a1.jpg" alt="04a" width="199" height="164" /></a><span style="color: #800000;">4 Vue de Cupids (1910)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04b1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8552" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04b1.jpg" alt="04b" width="276" height="211" /></a><span style="color: #800000;">4 400e anniversaire de l’établissement anglais de Cupids (2010)</span></p>
<p>La première véritable colonisation de l’île de Terre-Neuve est l’œuvre de John Guy <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>. Maire de Bristol, il reçoit le soutien du roi Jacques I<sup>er</sup> pour fonder une colonie sur l’île. Lors d’un voyage préparatoire en 1608, il choisit Cuper’s Cove (actuellement Cupids)<strong><span style="color: #800000;"> 4</span></strong> comme le meilleur emplacement pour l’établissement d’une colonie.</p>
<p>En 1610, 39 colons s’y installent, sous ses ordres. Il fait encore un voyage en 1612, amenant des nouveaux colons, des vivres et du matériel. C’est le premier effort de colonisation au Canada qui est couronné de succès.</p>
<p>A la même époque, les Français, eux aussi, sont loin d’être inactifs. Les premières tentatives de colonisation de la Nouvelle-France ont lieu au tout début du XVII<sup>e</sup> siècle. Le nom de Nouvelle-France est donné à l’ensemble des possessions françaises en Amérique du Nord. L’appellation est utilisée déjà en 1524 par Giovanni da Verrazzano, qui avait effectué son voyage au nom du roi de France François I<sup>er</sup>.</p>
<p>A son apogée, la Nouvelle-France sera constituée des possessions françaises au Canada, de l’Acadie et de la Louisiane.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les premières velléités de colonisation</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0513.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8553" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0513-300x142.jpg" alt="05" width="300" height="142" /></a><span style="color: #800000;">5 Pierre Dugua de Mons émission commune avec la France 2004</span></p>
<p>La première expédition de colonisation est l’œuvre de Pierre Dugua de Mons <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>, qui cherche à fonder un établissement dans le Sud-Est du Canada, en Acadie. Un jeune géographe et cartographe participe à l’expédition : Samuel de Champlain.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0615.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8554" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0615.jpg" alt="06" width="265" height="263" /></a><span style="color: #800000;">6 Port-Royal</span></p>
<p>Pierre Dugua de Mons s’installe d’abord sur l’île Sainte-Croix, à l’embouchure du fleuve du même nom, qui forme actuellement la frontière entre l’état du Maine aux Etats-Unis et la province du Nouveau-Brunswick au Canada. Après un hiver particulièrement pénible, l’établissement est transféré en 1605 sur la terre ferme, en un lieu appelé Port-Royal <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>, en Nouvelle-Ecosse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8555" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07a-206x300.jpg" alt="07a" width="206" height="300" /></a><span style="color: #800000;">7 Carte maximum de Samuel de Champlain (France 1956)</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8556" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07b.jpg" alt="07b" width="255" height="184" /></a>7 Cartier et Champlain (1908)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8557" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07c.jpg" alt="07c" width="248" height="179" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07d.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8558" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07d.jpg" alt="07d" width="242" height="182" /></a><span style="color: #800000;">7 Maison et monument de Champlain à Québec (1908)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07e.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8559" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07e-300x139.jpg" alt="07e" width="300" height="139" /></a><span style="color: #800000;">7 Maison et monument de Champlain à Québec (1908)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0815.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8560" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0815.jpg" alt="08" width="260" height="266" /></a><span style="color: #800000;">8 Henri Membertou, chef Micmac<br />
qui protégea Port-Royal de 1607 à 1610</span></p>
<p>En 1607, la colonie de Port-Royal est abandonnée, après que les privilèges de commerce de Pierre Dugua de Mons ont été révoqués. Champlain <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong> a pourtant fait en peu de temps de l’établissement un succès, explorant dans la même période les côtes canadiennes et américaines. Port-Royal est laissé aux soins d’Henri Membertou <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>, un indien Micmac qui entretient des rapports cordiaux avec Champlain. Il est le premier autochtone à être baptisé en Amérique du Nord, le 24 juin 1610.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09a1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8561" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09a1.jpg" alt="09a" width="247" height="193" /></a><span style="color: #800000;">9 Vue de Québec vers 1700 (1908)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09b1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8562" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09b1.jpg" alt="09b" width="243" height="186" /></a><span style="color: #800000;">9 Ancienne citadelle de Québec (1930)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09c1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8563" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09c1.jpg" alt="09c" width="243" height="168" /></a><span style="color: #800000;">9 350ème anniversaire de la fondation de Québec (1958)</span></p>
<p>Dès 1608, Champlain repart pour l’Amérique du Nord, remonte le Saint-Laurent, et fonde le 3 juillet 1608 un établissement, qu’il nomme Québec <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>, ce qui signifie en algonquien (le langage indigène local) « l’endroit où la rivière se rétrécit ». Champlain a compris que c’est un excellent endroit pour s’assurer du monopole sur la traite des fourrures de l’arrière-pays.</p>
<p>Pour assurer la sécurité du lieu, Champlain doit s’allier avec les indigènes locaux (Hurons, Algonquins et Montagnais) contre leurs ennemis de toujours, les Iroquois. Cette alliance lui permet de faire œuvre d’explorateur et de géographe, et il rassemble en 1632 toutes ces nouvelles données dans une carte qui demeure l’un des chefs-d’œuvre de la cartographie canadienne.</p>
<p>Champlain veut dès 1616 voir se développer la colonisation du Canada, mais il ne trouve que peu de soutien en France, et en 1627, la population de Québec est encore inférieure à cent personnes !</p>
<p>En 1629, une flotte anglaise dirigée par David Kirke bloque le fleuve Saint-Laurent et s’empare de Québec. Mais dès 1632, par le traité de Saint-Germain-en-Laye, la France récupère ses possessions au Canada, et parmi elles, Québec.</p>
<p>Champlain, qui meurt à Québec le jour de Noël 1635, semble cependant avoir été peu motivé par la recherche désintéressée, il était plutôt homme à évaluer les choses exclusivement en fonction de l’utilité qu’elles pouvaient avoir pour ses propres projets. Plaire aux marchands et aux indigènes constitue pour lui plutôt une stratégie qu’un but. Et son projet, son obsession, c’est la fondation d’une colonie définitive pour la France. Sa volonté de revendiquer, de coloniser et d’évangéliser le Canada va à l’encontre des intérêts de ses alliés indigènes, qui ne tolèrent l’établissement de Québec qu’en échange de la protection qu’il assure à la traite des fourrures.</p>
<p>L’acharnement de Champlain à défendre, pendant 27 ans, l’idée d’une colonie a transformé d’une façon décisive les liens que la France entretenait alors avec les territoires et les populations du Canada.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1015.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8565" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1015.jpg" alt="10" width="265" height="188" /></a><span style="color: #800000;">10 Les pérégrinations d’Etienne Brûlé (1987)</span></p>
<p>Une destinée particulière de cette époque est celle d’Etienne Brûlé <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>. De 1611 jusqu’à sa mort en 1633, il partage la vie des Hurons, apprenant leur langue, s’habillant comme eux et adoptant leur mode de vie et leurs moeurs. Il est indiscutable qu’il a voyagé dans des lieux dont la paternité de la découverte a été plus tard attribuée à d’autres.</p>
<p>Les successeurs de Champlain, qui portent le titre de gouverneur général &#8211; titre que Champlain n’a jamais porté &#8211; n’ont pas son envergure. Il y a une longue période de stagnation, surtout due à l’inertie de la Compagnie des Cent Associés, mise sur pied par Richelieu, et qui devait fournir les fonds destinés au développement de la Nouvelle-France.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un fort élan religieux</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1115.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8566" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1115.jpg" alt="11" width="260" height="184" /></a><span style="color: #800000;">11 Missionnaire et Indiens</span></p>
<p>Mais il y a l’élan religieux : les récollets d’abord, à partir de 1615, ensuite surtout les jésuites, à partir de 1632, mus par la perspective de convertir les populations indigènes <strong><span style="color: #800000;">11</span></strong>, arrivent avec enthousiasme en Nouvelle-France.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1212.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8567" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1212-300x104.jpg" alt="12" width="300" height="104" /></a><span style="color: #800000;">12 La ville actuelle de Montréal (1992)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1314.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8568" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1314.jpg" alt="13" width="180" height="262" /></a><span style="color: #800000;">13 Paul de Chomedey, Sieur de Maisonneuve</span></p>
<p>Cet essor religieux est à la base de la fondation de Montréal, en 1642 <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong>. C’est l’œuvre de Paul de Chomedey, Sieur de Maisonneuve <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong>. Issu d’une famille de gentilshommes champenois, il a commencé très tôt une carrière militaire. Son noble caractère aspirant à aller en pays lointain servir son Dieu et son roi, il répond avec enthousiasme à l’appel de colonisation du Canada.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1414.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8569" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1414.jpg" alt="14" width="272" height="174" /></a><span style="color: #800000;">14 Jeanne Mance</span></p>
<p>Au printemps de 1641, deux navires appareillent de La Rochelle, emportant notamment Maisonneuve, et une femme d’une trempe exceptionnelle, Jeanne Mance <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>, infirmière et économe du groupe, qui sera en 1642 la fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal.</p>
<p>La fondation sur le terrain a lieu en octobre 1641, sur la colline de Mont-Royal. Ce n’est qu’un réduit modeste, protégé par de gros pieux contre les incursions des Iroquois, et sommé d’une croix de bois que Maisonneuve a montée sur ses épaules.</p>
<p>Dans les années 1650, malgré l’idéalisme et le courage des fondateurs de Montréal, la société missionnaire s’effondre, tandis que la colonisation et le commerce deviennent la raison d’être de l’établissement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1515.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8570" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1515.jpg" alt="15" width="250" height="177" /></a><span style="color: #800000;">15 Jacques Marquette timbre américain 1968</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1614.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8571" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1614.jpg" alt="16" width="266" height="193" /></a><span style="color: #800000;">16 Jacques Marquette et Louis Jolliet</span></p>
<p>Cet élan religieux, surtout de la part des jésuites, est à la base de nombreux voyages, où d’intrépides missionnaires s’enfoncent dans des territoires inconnus, pour rencontrer des indigènes à convertir. Le plus célèbre est le jésuite Jacques Marquette <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>, qui, avec Louis Jolliet <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>, part en 1673 vers le sud, traverse le lac Michigan, et suit le cours du Mississippi jusqu’à son confluent avec l’Arkansas.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1711.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8572" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1711.jpg" alt="17" width="178" height="266" /></a><span style="color: #800000;">17 François de Montmorency-Laval, premier évêque de Québec (1973)</span></p>
<p>La preuve de l’avancée religieuse en Nouvelle-France est l’érection du diocèse de Québec en 1674. Le premier évêque, François de Montmorency-Laval <strong><span style="color: #800000;">17</span></strong>, ecclésiastique austère et ferme, remplit toutefois ses fonctions avec beaucoup de sens pratique.</p>
<p>Un nouveau défi vient frapper les colons français au Canada : les guerres iroquoises. La puissante confédération iroquoise, familiarisée avec les armes européennes, commence par anéantir, entre 1645 et 1655, toutes les tribus rivales, comme les Hurons et les Neutres, puis, à partir de 1660, les Iroquois se tournent contre les colons français de la vallée du Saint-Laurent.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/188.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8573" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/188.jpg" alt="18" width="222" height="181" /></a><span style="color: #800000;">18 300ème anniversaire de la bataille de Long Sault.<br />
Adam Dollard des Ormeaux (1960)</span></p>
<p>La bataille la plus célèbre est celle de Long Sault, où Adam Dollard des Ormeaux <strong><span style="color: #800000;">18</span></strong>, à la tête d’une poignée de colons, résiste plusieurs jours aux attaques de l’armée iroquoise, avant de succomber, le 12 mai 1660. Il n’y a pas de survivants. Ce n’est qu’en 1667, après l’envoi d’importants renforts, que la paix est signée entre les colons et les Iroquois.</p>
<p>Louis XIV porte une attention minutieuse aux affaires coloniales. La Nouvelle-France est ainsi annexée en 1663 au domaine royal, et Louis XIV aura la chance de disposer d’éminents ministres de la Marine (responsables à la fois de la marine et des colonies), dont le plus célèbre fut Colbert.</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>L’Afrique du Sud moderne</title>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2016 09:46:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Afrique du Sud de ces soixante dernières années a été marquée par le très contestable régime de l’apartheid institué au milieu du XXe siècle jusqu’à son abolition en 1992. Voici en timbres les principaux protagonistes de cette histoire. 1 Daniël François Malan (1874-1959) Daniel François Malan (1874-1959) 1 insiste dans sa campagne électorale sur la nécessaire<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/31/lafrique-du-sud-moderne/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L’Afrique du Sud de ces soixante dernières années a été marquée par le très contestable régime de l’apartheid institué au milieu du XX<sup>e</sup> siècle jusqu’à son abolition en 1992. Voici en timbres les principaux protagonistes de cette histoire.</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0114.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8513" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0114.jpg" alt="Afrique du Sud" width="151" height="256" /></a><span style="color: #800000;">1 Daniël François Malan (1874-1959)</span></p>
<p>Daniel François Malan (1874-1959) <span style="color: #800000;"><strong>1</strong> </span>insiste dans sa campagne électorale sur la nécessaire solidarité entre les blancs, proclamant “la race blanche en danger” : c’est le véritable père de l’apartheid, c’est-à-dire une complète séparation politique et sociale entre les composantes humaines de la population de l’Afrique du Sud. Dès son entrée en fonction comme premier ministre, en 1948, Malan fait voter des lois instaurant définitivement l’apartheid : il refuse ainsi la logique de l’intégration qui serait fatale, selon lui, à la minorité blanche. Il y eut entre autres une loi interdisant les mariages mixtes, et même une loi interdisant les relations sexuelles entre races différentes, d’autres réglant l’apartheid dans les lieux publics, dans les transports publics, etc. Le tout avec la bénédiction bénévole de l’église hollandaise réformée d’Afrique du Sud.</p>
<p>Très tôt après la création de l’Union Sud-africaine, en 1910, les noirs ont compris qu’ils deviendraient rapidement des citoyens de second ordre, s’ils ne s’organisent pas. C’est la raison de la fondation, en 1912 à Bloemfontein, de l’African National Congress (ANC).</p>
<p>A l’origine, cette organisation noire est d’inspiration chrétienne, libérale et non violente. L’influence de Gandhi, avocat en Afrique du Sud au début du siècle, est incontestable. L’ANC végète jusqu’après la Deuxième Guerre mondiale, et après la victoire des radicaux nationalistes (Malan, Verwoerd, Vorster) et avec l’introduction de l’apartheid, l’ANC comprend que seul un activisme militant pourrait aboutir à des résultats. Le slogan devient “action au lieu de paroles”.</p>
<p>Au début des années 1950, l’ANC se voit infiltré par le parti communiste sud-africain, qui a été interdit par le gouvernement.</p>
<p>La lutte contre l’apartheid débute véritablement en 1952, avec des actions de désobéissance civile et de contravention délibérée aux lois en vigueur, afin de se faire arrêter. Mais jusqu’en 1960, à part de rares exceptions, les manifestations ne débouchent pas sur des affrontements violents. Le premier drame a lieu le 21 mars 1960, à Sharpeville, où la police tire sur les manifestants, provoquant la mort de dizaines de personnes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0214.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8514" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0214-300x142.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="142" /></a><span style="color: #800000;">2 Albert Luthuli (1898-1967)</span></p>
<p>Il en résulte alors une division en deux tendances : l’une se prononçant pour la lutte armée, l’autre réaffirmant ses options non violentes. Une des figures les plus importantes dans la tendance non-violente est Albert Luthuli <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>. Il est élu en 1952 à la présidence de l’ANC, et malgré d’innombrables arrestations, emprisonnements et bannissements, il continue à se montrer partisan d’une solution sans violence. Cela lui vaut d’obtenir le Prix Nobel de la paix en 1960.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03a1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8515" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03a1-300x151.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="151" /></a><span style="color: #800000;">3a Nelson Mandela (1918-2013 )</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03b1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8516" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03b1-300x232.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="232" /></a><span style="color: #800000;">3b Le jeune Nelson Mandela</span></p>
<p>Les partisans d’une action plus dure fondent en décembre 1961 le mouvement “Umkhonto we Swize” (MK), c’est-à-dire le “fer de lance de la nation” persuadés que seule la lutte armée aboutirait à des résultats. Un des grands partisans de ce point de vue est Nelson Mandela <strong><span style="color: #800000;">3a et 3b</span></strong>.</p>
<p>Il y a eu de nombreux actes de terrorisme, suivis d’une sévère répression, ce qui vaut à Nelson Mandela une condamnation à la détention perpétuelle en 1964. Il purge la plus grande partie de son incarcération dans le pénitencier de Robben Island.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0414.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8517" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0414-300x187.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="187" /></a><span style="color: #800000;">4 2003, bloc 95 Walter Sisulu</span></p>
<p>D’autres leaders noirs, partisans de la lutte armée, sont également emprisonnés avec lui, comme Walter Sisulu <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong> et Jacob Zuma.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0512.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8518" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0512-300x185.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="185" /></a><span style="color: #800000;">5 Chris Hani (1942-1993)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0614.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8519" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0614-300x185.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="185" /></a><span style="color: #800000;">6 2003, bloc 94 Oliver Tambo</span></p>
<p>D’autres grands noms de la lutte contre l’apartheid sont entre autres Chris Hani <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>, leader des communistes noirs sud-africains, et Oliver Tambo <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>, le principal représentant de l’ANC à l’étranger.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0715.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8520" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0715-300x184.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="184" /></a><span style="color: #800000;">7 Steve Biko (1946-1977)</span></p>
<p>Autre figure importante de la lutte contre l’apartheid : Steve Biko <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong>. Il commence par prêcher la modération, mais, face à la mauvaise volonté du gouvernement, il se radicalise de plus en plus, puis il meurt en prison en 1977, à l’âge de 31 ans. La cause de sa mort reste incertaine : pour les uns, c’est suite à une grève de la faim. Pour les autres, il a succombé aux mauvais traitements et à la torture pendant son incarcération.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0814.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8521" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0814-300x184.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="184" /></a><span style="color: #800000;">8 Robert Sobukwe (1924-1978)</span></p>
<p>Il y a encore Robert Sobukwe <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>, de tendance maoïste, qui rompt en 1958 avec l’ANC, et fonde le Pan African Congress (PAC). Lui aussi est incarcéré aux côtés de Mandela, de Sisulu et de Zuma à Robben Island.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La fin du régime de l’apartheid</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0914.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8522" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0914-300x195.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;">9 Frederik Willem De Klerk (1936- )</span></p>
<p>Lorsque Frederik Willem De Klerk <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong> accède à la présidence en 1989, l’apartheid est à bout de souffle : il accélère les réformes, fait libérer Nelson Mandela en 1990, et prépare la passation de pouvoir.</p>
<p>De Klerk a l’intelligence de comprendre – et de le faire comprendre à ses partisans – que le transfert du pouvoir aux noirs est inéluctable, tandis que Mandela a celle d’oublier le passé, sans tirer vengeance de sa longue incarcération et des brimades dont il a été la victime durant tout le temps de l’apartheid.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1014.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8523" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1014-300x246.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="246" /></a><span style="color: #800000;">10 Nelson Mandela et Frederik De Klerk prix Nobel de la Paix en 1993</span></p>
<p>Pour la sérénité et le bon sens dont les deux hommes font preuve pour effectuer le bouleversement le plus important de toute l’histoire de l’Afrique du Sud, De Klerk et Mandela reçoivent en 1993 le Prix Nobel de la paix <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11a1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8524" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11a1-300x198.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="198" /></a><span style="color: #800000;">11a 1994, n° 849 L’ancien et le nouvel hymne national</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11b1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8525" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11b1-300x102.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="102" /></a><span style="color: #800000;">11b Enoch Sontonga, compositeur du nouvel hymne national (1873-1905)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1211.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8526" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1211-300x201.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="201" /></a><span style="color: #800000;">12 Le nouveau drapeau</span></p>
<p>Après d’âpres mais sereines négociations, la passation de pouvoir se fait le 27 avril 1994, avec des élections libres, accueillies avec enthousiasme dans le monde entier. Le même jour, l’hymne national <strong><span style="color: #800000;">11a</span></strong> “Die Stem van Suid-Afrika” est remplacé par le nouvel hymne, “Nkosi Sikelel’ iAfrika”, composé déjà en 1897 par Enoch Sontonga <strong><span style="color: #800000;">11b</span></strong>. Le nouveau drapeau aux couleurs arc-en-ciel <strong><span style="color: #800000;">12</span> </strong>est levé.</p>
<p>Aux élections, l’ANC remporte 63% des voix, tandis que le NP arrive, avec les votes des blancs, en second avec 23% des voix. Nelson Mandela est élu président, tandis que Frederik De Klerk reçoit la première vice-présidence.</p>
<p>Le gouvernement issu de la majorité noire se heurte dès le début au fait que, malgré la fin de la discrimination raciale, le niveau de compétence des noirs est souvent extrêmement bas.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1313.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8527" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1313-300x210.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="210" /></a><span style="color: #800000;">13 15e anniversaire de la nouvelle constitution de 1996</span></p>
<p>Mandela exprime une nette volonté de réconciliation nationale. Avec la nouvelle constitution de 1996 <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong>, il ne peut cependant pas empêcher la démission de Frederik De Klerk de la vice-présidence.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1413.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8528" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1413.jpg" alt="Afrique du Sud" width="195" height="295" /></a><span style="color: #800000;">14 Thabo Mbeki (1942- )</span></p>
<p>Aux élections de 1999, l’ANC obtient une victoire éclatante, et Thabo Mbeki <strong><span style="color: #800000;">14</span> </strong>succède à Nelson Mandela, qui a refusé de se représenter vu son grand âge. Pendant son mandat, jusqu’en 2008, l’Afrique du Sud a connu un essor économique remarquable, mais une stagnation au niveau social.</p>
<p>L’insécurité se révèle grande dans les villes, le niveau de criminalité est un des plus élevés du monde, avec de temps en temps quelques émeutes xénophobes, et le SIDA fait un nombre impressionnant de victimes.</p>
<p>Les anciens partis nationalistes blancs sont moribonds, mais la toute–puissance de l’ANC devient un problème : même Frederik De Klerk dénonce au début de 2005 les atteintes aux droits des minorités.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1514.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8529" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1514-300x193.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="193" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/15b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8530" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/15b-300x204.jpg" alt="Afrique du Sud" width="300" height="204" /></a><span style="color: #800000;">15 Jacob Zuma (1942- )</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1613.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8531" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1613.jpg" alt="Afrique du Sud" width="237" height="226" /></a><span style="color: #800000;">16 Kgalema Motlanthe (1949- )</span></p>
<p>Thabo Mbeki est le promoteur de la notion de “renaissance africaine”, consistant pour les Africains à trouver des solutions africaines aux problèmes africains. Il essuie un sévère revers en 2005, lorsqu’il est obligé de limoger son vice-président Jacob Zuma <strong><span style="color: #800000;">15</span> </strong>pour corruption. Le risque de scission au sein de l’ANC est grand, Mbeki représentant l’aile libérale, Zuma l’aile gauche. Désavoué par son propre parti, Mbeki démissionne en septembre 2008, et il est remplacé temporairement à la tête du pays par Kgalema Motlanthe <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>, jusqu’aux élections de 2009.</p>
<p>En mai 2009, l’ANC, maintenant dominé par les partisans de Zuma, obtient une nouvelle victoire, et malgré son passé de corruption, Jacob Zuma est élu le 9 mai 2009 à la présidence de l’Afrique du Sud. Son prédécesseur, Kgalema Motlanthe, devient son vice-président. Zuma connait son moment de gloire en 2010, avec l’organisation de la coupe du monde de football.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1710.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8532" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1710-208x300.jpg" alt="Afrique du Sud" width="208" height="300" /></a><span style="color: #800000;">17 Nelson Mandela, premier président noir<br />
de l’Afrique du Sud (1918-2013)</span></p>
<p>Nelson Mandela <strong><span style="color: #800000;">17</span> </strong>s’est éteint le 5 décembre 2013, pleuré par tout un peuple et célébré dans le monde entier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca.jpg"><img class="size-full wp-image-8533 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca.jpg" alt="Afrique du Sud" width="158" height="260" /></a></p>
<p><em>Une des figures les plus originales de l’Afrique<br />
du Sud noire est l’archevêque anglican </em><strong><em>Desmond Tutu</em></strong><em>.<br />
Il lutte contre l’apartheid, mais faisant toujours passer<br />
son message de paix et de non-violence. C’est pour ce combat<br />
non violent qu’il a reçu en 1984 le Prix Nobel de la paix.<br />
En 1995, il a été nommé par Mandela à la tête de<br />
la “commission de la vérité et de la réconciliation”,<br />
et il demeure toujours la grande voix morale sud-africaine<br />
dénonciatrice des injustices à travers le monde.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>La voie de Confucius</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 10:26:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
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		<description><![CDATA[ Paradoxalement, c’est l’Indochine française, dès 1927, qui a émis les premiers timbres faisant explicitement référence à maître Kong, le « roi sans couronne », plus connu sous le nom de Confucius&#8230; 1 2 Baptisé « Confucius » par les jésuites missionnaires en Chine (XVIIe &#8211; XVIIIe siècles), Kongfuzi – Kong Qiu ou encore Kongzi –, littéralement « Maître Kong » serait né<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/20/la-voie-de-confucius/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4> Paradoxalement, c’est l’Indochine française, dès 1927, qui a émis les premiers timbres faisant explicitement référence à maître Kong, le « roi sans couronne », plus connu sous le nom de Confucius&#8230;</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/015.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8093" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/015-300x220.jpg" alt="01" width="300" height="220" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/025.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8094" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/025.jpg" alt="02" width="191" height="267" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02bis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8095" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02bis.jpg" alt="02bis" width="177" height="217" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>Baptisé « Confucius » par les jésuites missionnaires en Chine (XVII<sup>e</sup> &#8211; XVIII<sup>e</sup> siècles), Kongfuzi – Kong Qiu ou encore Kongzi –, littéralement « Maître Kong » serait né à Qufu au VI<sup>e</sup> siècle dans l’État de Lu, situé dans l’actuelle province du Shandong <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Un « géant » de deux mètres vingt – rapporte Sima Qian (-145 / -85 avant notre ère), au crâne concave et relevé sur les bords, rappelant la forme du tertre sur lequel sa mère aurait prié avant sa naissance : tel est l’impressionnant et insolite portrait qu’en dresse l’historiographe des Han (-206 &#8211; +220), dans sa biographie plus ou moins légendaire. <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/035.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8096" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/035-300x255.jpg" alt="03" width="300" height="255" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p>C’est l’époque des « Printemps et Automnes » (-771 à &#8211; 481/453), marquée par l’effondrement du régime féodal et l’instabilité, à laquelle succédera celle des Royaumes combattants (environ -V<sup>e</sup> siècle/ -221), jusqu’à l’unification de la Chine et l’avènement de l’Empire en -221 par le premier empereur Qin Shihuangdi, célèbre notamment pour son armée de statues en terre cuite. <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong></p>
<p>Diverses principautés luttent pour le pouvoir, pendant que la dynastie royale des Zhou s’essouffle. Cinq d’entre elles occupent le devant de la scène : Qi, Jin, Song, Qin et Chu. Lu, le pays natal de Confucius, n’est que l’un des multiples autres petits pays existant à cette époque.</p>
<p>Mû par la volonté de lutter contre le désordre ambiant, de restaurer la paix et l’harmonie sociale, et inspiré par le modèle des trois premières dynasties chinoises –Xia (II<sup>e</sup> millénaire avant notre ère), Shang (XVIII<sup>e</sup> &#8211; XI<sup>e</sup> siècle), Zhou (env. XI<sup>e</sup> siècle &#8211; -256) – aux règles exemplaires, maître Kong voyage d’un pays à l’autre en quête d’un prince sage qui saurait reconnaître la valeur de ses conseils.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/045.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8097" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/045.jpg" alt="04" width="177" height="269" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p>Se gouverner soi-même avant de gouverner les autres, maintenir le cap dans la « Voie du Bien et du Juste », c’est mettre en pratique la vertu d’humanité, le <em>ren</em>, expression de la pleine noblesse morale dans les relations avec autrui. Le « roi sans couronne », comme le surnommera son biographe Sima Qian, prône cette conduite, dynamique, dans laquelle chacun met en jeu son perfectionnement personnel pour le bien collectif, un programme éthique élargi en programme politique. Ce qui fera dire à Voltaire (1694-1778) – tout empreint de l’imaginaire d’une Chine aux sages empereurs imprégnée de Confucius et de son modèle de gouvernement exemplaire –, dans son <em>Essai sur les mœurs et l’esprit des nations et sur les principaux faits de l’histoire, depuis Charlemagne jusqu’à Louis XIII</em>, « <em>qu’il ne recommande que la vertu et ne prêche aucun mystère.</em> » <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong></p>
<p>Il n’y a pas de définition de la vertu d’humanité chez Confucius mais quelques prescriptions livrées à travers des aphorismes, tel celui d’« <em>aimer les hommes </em>», dans le respect d’autrui comme dans le respect de soi-même. « <em>Est-elle inaccessible ? Il suffit de la désirer, et la voilà ! </em>», affirme comme en se jouant Maître Kong dans ses <em>Entretiens (Lunyu)</em>.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Confucius et la vertu d’humanité ou <em>ren</em></strong></span></p>
<p>Sous ce jeu apparent se cache une réalité profonde, le <em>li</em> – les veines naturelles du jade ou d’une pierre précieuse – la « raison des choses », la « raison d’être », pour reprendre les termes du sinologue Léon Vandermeersch (« <em>Le néoconfucianisme au crible de la philosophie analytique</em> », <em>Archives de Philosophie</em>, 2007), sur laquelle l’homme de Bien doit s’appuyer.</p>
<p>En scrutant la nature des choses, le <em>li</em>, l’homme trouve la voie de sa propre nature cachée, la voie du perfectionnement de soi vers l’ultime humanisation, la « Voie du Bien et du Juste ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8099" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b2-300x141.jpg" alt="05b" width="300" height="141" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8098" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a2-300x137.jpg" alt="05a" width="300" height="137" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p>Cependant, ce perfectionnement ne peut s’envisager seul et ne peut s’accomplir qu’au contact de l’autre. C’est cela la vertu d’humanité, le <em>ren</em>. Elle s’éveille, se cultive (<em>xiu</em>), se réalise sans relâche à travers les relations humaines. Des relations humaines codifiées par les rites qui ordonnent la société chinoise, policent les rapports sociaux, assurent la cohésion et l’harmonie collective, du plus grand, le Fils du Ciel, aux plus humbles, gens du peuple. Personne n’est laissé pour compte car l’enseignement de Maître Kong s’adresse <em>« à tous, sans distinction »</em> (<em>Lunyu</em> [Entretiens de Confucius], chap. <em>Weilinggong</em>, 38) <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong></p>
<p>C’est peu après la mort de Confucius qu’un temple est érigé (478 avant notre ère) en sa mémoire à Qufu, sa ville natale, tandis qu’à partir des Tang (618-907), d’autres temples essaiment à travers toute la Chine.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/065.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8100" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/065.jpg" alt="06" width="177" height="210" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p>Tour à tour détruit puis reconstruit, rénové au fil des siècles sous l’égide financière des empereurs successifs, puis gravement brûlé au cours d’un incendie au XV<sup>e</sup> siècle, le temple est à nouveau reconstruit et sert de modèle architectural à d’autres dédiés à Confucius en Asie du Sud et de l’Est (Corée, Japon, Vietnam, etc.). Pour preuve, l’édition, dès 1927, d’un timbre en Indochine figurant une scène de labour devant la pagode de Confucius <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>. Marcel Monnier, correspondant au journal <em>Le Temps</em> de 1894 à 1897, a pris notamment un cliché de cette pagode, la pagode Tien Mu à Hué, ancienne capitale de l’empire d’Annam (Voir « <em>Tour d’Asie, Cochinchine, Annam, Tonkin </em>», paru en 1899 chez Plon et site Internet http://belleindochine.free.fr/HueDescription1896 Monnier.htm).</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">152 bâtiments répertoriés par l’Unesco</span></strong></p>
<p>Quant à la résidence familiale de Confucius, petite maison à l’origine accolée au temple, elle prospère au cours du temps, s’étendant en un véritable complexe pour lequel l’UNESCO répertorie actuellement pas moins de 152 bâtiments préservés, où travaillaient et demeuraient les descendants mâles de la famille, chargés d’entretenir les biens, le temple et le cimetière.</p>
<p>La dévotion dont Confucius est l’objet apparaît dès que le confucianisme est reconnu comme idéologie d’État, par l’empereur Wudi (-141 /-87) des Han, et se traduit très tôt par des pèlerinages à sa tombe, à laquelle se sont agrégées par la suite celles de ses descendants mâles, soit quelque 100 000 tombes actuellement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/076.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8101" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/076.jpg" alt="07" width="177" height="224" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7 </strong><em>Temple</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/085.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8102" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/085.jpg" alt="08" width="230" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8 <em>Ancienne demeure</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/095.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8103" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/095.jpg" alt="09" width="233" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9 <em>Cimetière</em></strong></span></p>
<p>En 1947 en Chine, l’édition de timbres – figurant le temple, l’ancienne demeure et le cimetière de Confucius – atteste de l’intérêt manifeste d’une part pour le maître, d’autre part pour ce site. <strong><span style="color: #800000;">7, 8 et 9</span></strong></p>
<p>Inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994, les bâtiments sont estampillés « valeur universelle exceptionnelle » depuis 2012.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/105.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8104" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/105-225x300.jpg" alt="10" width="225" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10 <em>Temple de Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/116.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8105" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/116-226x300.jpg" alt="11" width="226" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11 </strong></span><span style="color: #800000;"><strong><em>Maison de Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/124.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8106" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/124-226x300.jpg" alt="12" width="226" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong><em>12 Temple de Confucius</em></strong></span></p>
<p>Trois timbres édités en Chine le 28 septembre 2010<strong><span style="color: #800000;"> 10, 11 et 12</span></strong>, date-anniversaire de la naissance du « sage », témoignent de la reconnaissance internationale de cet ensemble artistique, architectural et historique exceptionnel, tout comme de la vénération qu’inspira le maître chinois, et de l’impact de sa pensée, au sein de l’Empire du milieu, et à travers le monde&#8230;</p>
<p>Le portrait de Confucius semble flotter au-dessus du temple, représenté ici par la porte du Grand Sage, flanquée de deux couples de sentences du maître, tracés en caractères sigillaires.</p>
<p>Les deux autres timbres, la demeure et le cimetière, sont coiffés respectivement de deux tercets et de deux distiques confucéens. On identifie, au-dessus de la maison, un manuscrit des <em>Entretiens</em> (<em>Lunyu</em>), exemplaire qui, selon l’historiographie des Han, aurait été retrouvé dans les murs de la maison, mais dont l’authenticité est en réalité douteuse. Sa découverte, fortuite, est attribuée au prince Gong de Lu, à la fin du règne de l’empereur Wudi de la dynastie des Han occidentaux (-206 / +24). Plusieurs manuscrits – identifiés comme <em>Livre des Documents</em>, <em>Mémoire sur les rites</em>, <em>Entretiens</em> et <em>Livre de la piété filiale</em> – auraient été trouvés dans les murs de la maison, démolis en vue de l’agrandissement de la maison, manuscrits dont l’authenticité a été battue en brèche par des historiens postérieurs.</p>
<p>Enfin, on reconnaît pour le troisième timbre de cette série un portique accédant au cimetière, sur lequel est inscrit <em>wangu changchun</em> <em>« le printemps éternel de 10 000 ans »</em>, surmonté de la tombe de Confucius.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Zhu Xi, le « Thomas d’Aquin » chinois</strong></span></p>
<p>Lorsque la « Voie du Bien et du Juste » de Maître Kong devient orthodoxie d’État sous le règne de l’empereur Wudi (-156 – -87), l’étude des classiques confucéens devient matière aux épreuves des concours impériaux des hauts-fonctionnaires lettrés.</p>
<p>Puis au contact d’autres courants de pensée, taoïsme – les partisans de Laozi dès les débuts, puis le bouddhisme, plus tard, sous les Tang – le confucianisme subit de profondes transformations. Sous l’impulsion de Zhu Xi (1130-1200), se réclamant de la lignée spirituelle de la « tradition de la Voie » – dont les rois civilisateurs de l’Antiquité, et Confucius, Mencius (env. -380 -289) <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong> sont les premiers représentants –, il renaît à la période des Song du Sud (1127-1279), à travers une nouvelle interprétation des enseignements du Maître.</p>
<p>Zhu Xi – surnommé le « Thomas d’Aquin » chinois « <em>en raison du système interprétatif qu’il donna à la tradition canonique</em> » (Darrobers, 2008) chinoise – accomplit un travail de synthèse remarquable.</p>
<p>Il étudie, commente méthodiquement et inlassablement les Classiques confucéens de la période pré-impériale (II<sup>e</sup> siècle avant notre ère) – regroupés dans un nouveau corpus canonique qui s’ajoute aux Cinq Classiques –, Les <em>Quatre Livres</em>, comprenant les<em> Entretiens</em> (<em>Lunyu</em>), le <em>Mencius</em> (<em>Mengzi</em>), la <em>Grande Étude</em> (<em>Daxue</em>), l’<em>Invariable Milieu</em> (<em>Zhongyong</em>) – dont la connaissance figurait au programme des examens impériaux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14et14bis.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8107" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14et14bis-300x300.jpg" alt="14et14bis" width="300" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13 et 13 bis</strong></span></p>
<p>A partir de certains de ces textes, il systématise une pensée éthico-politique qui commence par le perfectionnement de soi. « <em>Lorsqu’on lit, on ne se contente pas de rechercher les principes moraux sur le papier, il faut les chercher en soi-même</em><em> </em><em>: c’est là qu’ils trouvent leur réalité et leur application</em> »<sup>2</sup>. Chef de file de l'&nbsp;&raquo;École de la Voie&nbsp;&raquo;, il dispense son enseignement tandis que ses disciples se chargent de le diffuser largement. Deux timbres ont été imprimés en 2010, à l’occasion du 880<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Zhu Xi (1130-1200), dessinés par Fan Zeng. L’un reproduit son portrait tandis que l’autre représente la diffusion de son enseignement auprès de disciples <strong><span style="color: #800000;">13 et 13 bis</span></strong>.</p>
<p>Sous la dynastie des Yuan (1271-1368), le « néoconfucianisme » devient la version officielle orthodoxe du confucianisme et la demeure jusqu’au début du XX<sup>e</sup> siècle où après la révolution de 1911, le confucianisme, en butte à des attaques violentes, ne se relèvera pas malgré une tentative de reconstruction.</p>
<p>De son vivant, Zhu Xi, tout comme l’a fait Confucius en son temps, s’écarte des honneurs et des richesses et passe sa vie à chercher un souverain réceptif à sa pensée (Darrobers 2008). <em>«</em><em> </em><em>Serein dans la pauvreté, fidèle à la Voie</em><em> </em><em>; d’une intégrité et d’une modestie digne d’éloges</em><em> </em>»<sup>3</sup> telle est la formule en huit caractères que rédige en sa faveur l&rsquo;empereur Xiaozong en 1173.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les instituts Confucius à travers le monde aujourd’hui</span></strong></p>
<p>Créés en 2004 par la République populaire de Chine, les instituts Confucius sont des établissements publics à but non lucratif. Ils délivrent des cours de chinois, des diplômes de langue, participent à la diffusion de la culture chinoise, favorisent les échanges entre la Chine et des autres pays.</p>
<p>Vecteurs culturels pour promouvoir l’influence de la Chine dans le monde, ils sont parfois décriés comme instruments de propagande chinois.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/156.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8108" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/156-300x119.jpg" alt="15" width="300" height="119" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14 <em>Paire de timbre dédiée aux instituts Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/165.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8109" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/165-300x208.jpg" alt="16" width="300" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15 <em>Photo de la cérémonie accompagnant l&rsquo;émission de la paire de timbres<br />
dédiés aux instituts Confucius, le 1er décembre 2012.</em></strong></span></p>
<p>La poste chinoise émet le 1<sup>er</sup> décembre 2012 une paire de timbres dédiés aux instituts Confucius <span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span>. Leur émission est l’occasion d’une cérémonie particulière à Pékin, en présence de Xu Lin, la directrice générale du Bureau national pour l’enseignement du chinois langue étrangère (<em>Hanban</em>) et directrice exécutive du Siège de l’Institut Confucius et de Li Pizheng, vice-président du Groupe postal de Chine <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>.</p>
<p>« Echanger » et « Enseigner » en sont les motifs et la mission de ces instituts, essaimés à travers le monde.</p>
<p>Sur le timbre de gauche, la colombe, emblème de la paix, tenant dans son bec un « bonjour » annonciateur d’une ouverture vers l’échange ; sur celui de droite, le panda, emblème de la Chine, tient un tableau d’école portant l’inscription « institut Confucius », en chinois et en anglais.</p>
<p>Un arc-en-ciel, au graphisme dynamique, s’élançant des ailes de la colombe vers le panda, symbolise le pont et l’échange entre les cultures dont l’institut est le représentant, un échange dispensateur de paix entre les pays.</p>
<p>La France comptait 15 instituts en 2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Muriel Chemouny</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Posta Tanzania</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 08:08:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Tanzanie]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Afrique orientale est peu connue des Français qui n’identifient pas spontanément la Tanzanie comme destination. Si Dar-es-Salam évoque peu, les images commencent à surgir avec Zanzibar : île d’Orient, ruelles telles des souks et plages à perte de vue… Pour les philatélistes, c’est une histoire postale de plus de 100 ans. Ils peuvent aussi découvrir la<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/20/posta-tanzania/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L’Afrique orientale est peu connue des Français qui n’identifient pas spontanément la Tanzanie comme destination. Si Dar-es-Salam évoque peu, les images commencent à surgir avec Zanzibar : île d’Orient, ruelles telles des souks et plages à perte de vue… Pour les philatélistes, c’est une histoire postale de plus de 100 ans. Ils peuvent aussi découvrir la philatélie tanzanienne contemporaine, aux couleurs de ce pays.</h4>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/01a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8020" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/01a-300x234.jpg" alt="01a" width="300" height="234" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/01b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8021" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/01b-156x300.jpg" alt="01b" width="156" height="300" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8022" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02a-300x161.jpg" alt="02a" width="300" height="161" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8023" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02b-300x193.jpg" alt="02b" width="300" height="193" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>Longtemps, la Tanzanie a laissé la primauté au Kenya. Désormais, le pays se réapproprie des atouts touristiques qui, pour être frontalier, n’en sont pas moins pour l’essentiel, tanzaniens : le Kilimandjaro et le célèbre parc national du Serengeti où l’on peut à coup sûr voir les « big nine ». Ces animaux emblématiques se rencontrent aussi dans plusieurs réserves à travers le pays : lion, guépard, léopard, éléphant, rhinocéros, hippopotame, girafe, zèbre et buffle ; ainsi qu’une multitude de gazelles, singes, et oiseaux. La philatélie tanzanienne les honore régulièrement <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Même si le braconnage demeure un danger, les principales espèces sont désormais protégées : le temps n’est plus aux trophées de chasse, mais aux safaris-photos. Evidemment, les touristes sont un peu déformés par les reportages animaliers réalisés au moyen de téléobjectifs démesurés, d’appareils automatiques, d’affûts interminables… il n’en reste pas moins magique en descendant du broussard de découvrir au-dessus de la savane la silhouette de girafes, de voir surgir des gazelles poursuivies par un félin bondissant au-dessus la piste, de croiser un troupeau d’éléphants ou de trouver un babouin dans son campement ! <span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>L’actualité de la région, telle qu’elle est perçue d’Europe, inspire néanmoins une certaine crainte. L’Afrique de l’Est n’est pas épargnée par le terrorisme international : attentats de 1998 contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie ou en septembre 2013, attaque d’un centre commercial à Nairobi. La bande frontalière entre la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo est déconseillée en raison de la présence potentielle de groupes armés.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Mythique Zanzibar</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8024" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03a-300x205.jpg" alt="03a" width="300" height="205" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8025" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03b-300x224.jpg" alt="03b" width="300" height="224" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8026" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04a-300x153.jpg" alt="04a" width="300" height="153" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8027" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04b-300x158.jpg" alt="04b" width="300" height="158" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p>Sur la côte d’Afrique orientale, le commerce est actif depuis l’antiquité ; Ptolémée mentionne une île qui serait Zanzibar. Peu à peu, des populations africaines s’installent. Puis viennent les marchands arabes qui introduisent l’islam. Formée de ces divers apports, la population côtière prend le nom de Swahili, tiré du mot arabe signifiant voile de navire. Des villes prospèrent, dont Zanzibar. Vasco de Gama y fait escale en 1498. Les Portugais dominent la région pendant deux siècles avant d’être chassés par les Omanais qui capturent finalement Zanzibar en 1698 ; sur le site de l’église portugaise, ils construisent un fort. L’île devient la plaque tournante du commerce des esclaves, de l’ivoire et des épices. De son apogée, au XIX<sup>e</sup> siècle, datent ses principaux monuments ; ils sont régulièrement célébrés par les émissions philatéliques tanzaniennes <strong><span style="color: #800000;">3</span> </strong>ainsi que ses boutres <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>.</p>
<p>L’île établit des relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la France et les Etats allemands. Les Britanniques interviennent dans les querelles dynastiques jusqu’à imposer leur protectorat en 1890.</p>
<p>Dar-es-Salam naît de l’initiative d’un sultan de Zanzibar qui décide en 1862 de créer un comptoir commercial sur le continent, là où il n’y avait que quelques pêcheurs ; soumis aux pressions des Occidentaux, il cherche aussi un refuge : son nom serait dérivé de Bandar as-salâm, havre de paix.</p>
<p>Un changement de règne interrompt le projet : le palais n’est jamais achevé et la ville peine à se structurer bien que sa population augmente.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8029" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b1-300x164.jpg" alt="05b" width="300" height="164" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8028" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a1-300x164.jpg" alt="05a" width="300" height="164" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/063.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8030" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/063-300x238.jpg" alt="06" width="300" height="238" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/074.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8031" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/074-206x300.jpg" alt="07" width="206" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p>A partir de 1885, les Allemands prennent le contrôle : sur le front de mer alternent les styles bavarois et néo-oriental : cathédrales luthérienne et catholique <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>, bâtiments administratifs dont la poste qui subsiste quoique très altérée. <strong><span style="color: #800000;">6</span> </strong>Bombardée dès 1914 par la Royal navy, la ville tombe en 1916 tandis que Britanniques et Belges du Congo poursuivent le combat en brousse contre les colonnes allemandes, ce que rappelle le monument aux Askaris. <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong></p>
<p>En 1918, la colonie est partagée en plusieurs mandats : à la Belgique le Ruanda-Urundi, à la Grande-Bretagne le Tanganyika ; Dar es-Salaam est désormais éclipsée par Mombasa au Kenya. Cette complexité marque les premières décennies de la philatélie des espaces tanzaniens : émissions consulaires, allemandes puis britanniques. Mais c’est une autre histoire…</p>
<p>Le Tanganyika accède à l’indépendance en décembre 1961, sous la conduite de Julius Nyerere. Zanzibar devient indépendant en 1963, puis une révolution provoque la fuite du sultan. L’Acte d’Union de Zanzibar et du Tanganyika donne naissance à la République Unie de Tanzanie en avril 1964.</p>
<p>La Tanzanie se lance dans la construction d’un socialisme africain, connaît des relations difficiles avec ses voisins, envahit l’Ouganda, instaure en 1975 un régime à parti unique, se tourne vers la Chine maoïste, sombre dans la pauvreté et la corruption. En 1985, le président se retire. Le pays entre dans une phase de reconstruction économique et de démocratisation.</p>
<p>Encore aujourd’hui, la Tanzanie (45 millions d’habitants) est l’un des pays les plus pauvres de la planète : plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Elle connaît pourtant un véritable éveil économique et urbain. Dar es-Salaam (4,5 millions d’habitants) est un port devant lequel des dizaines de navires sont en attente de chargement. La ville n’est pas une destination touristique, mais elle offre de confortables hôtels, deux musées de qualité, un dynamisme commercial, de sympathiques restaurants où se côtoient expatriés et tanzaniens aisés… Une élémentaire prudence s’impose comme dans tout pays du tiers-monde : éviter de prendre des taxis non-officiels même s’ils sont bon marché et préférer un véhicule connu de l’hôtel avec prix négocié à l’avance ; ne pas se promener seul dans les endroits isolés, en particulier sur les plages ou à pied la nuit… Mon séjour se déroule sans encombre : de petits pourboires facilitent la vie et récompensent les personnes prêtes à aider. Trouver un taxi, des billets de ferry, louer un avion pour se rendre dans un parc… tout est facile moyennant une commission.</p>
<p>Dar es-Salaam, c’est aussi le lieu de rencontrer la philatélie tanzanienne contemporaine.</p>
<p>A première vue, il n’existe pas de marchands de timbres. C’est tout juste si les quelques librairies et les boutiques de souvenirs proposent des pochettes. De 1935 à 1977, les postes du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie forment un ensemble dont les timbres peuvent être utilisés indistinctement ; chacun n’émet qu’un nombre très limité de séries commémoratives.</p>
<p>Après la rupture de cette union, le service est repris par la Tanzania Posts and Telecommunications Corporation de 1978 à 1994, période marquée par une explosion des émissions destinées au marché philatélique mondial et quelques scandales.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Une production philatélique plus raisonnable</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/08a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8032" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/08a-159x300.jpg" alt="08a" width="159" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/08b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8033" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/08b.jpg" alt="08b" width="272" height="262" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8034" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09a-224x300.jpg" alt="09a" width="224" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8035" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09b-300x210.jpg" alt="09b" width="300" height="210" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8036" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09c-229x300.jpg" alt="09c" width="229" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/10b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8038" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/10b-300x198.jpg" alt="10b" width="300" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/10a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8037" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/10a-300x237.jpg" alt="10a" width="300" height="237" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8039" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11a-300x211.jpg" alt="11a" width="300" height="211" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8040" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11b-300x213.jpg" alt="11b" width="300" height="213" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p>  La Tanzania Posts corporation (TPC) ou Posta <strong><span style="color: #800000;">8</span> </strong>est créée en 1994 dans le cadre des efforts de redressement. Il faut donc aller à Posta House, son siège <strong><span style="color: #800000;">9 </span></strong>; passé le poste de police surpris de voir un étranger venir sans rendez-vous dans ce bâtiment administratif, des fresques célèbrent les divers moyens d’acheminement du courrier et le Tanzania Stamp Bureau ouvre sa porte. <strong><span style="color: #800000;">10</span> </strong>L’hôtesse offre un accueil prévenant et présente tout ce dont elle dispose, en particulier la plupart des premiers jours depuis 1993. <strong><span style="color: #800000;">11</span> </strong>Le programme philatélique semble devenir plus raisonnable. En 2012, par exemple, les dix émissions portaient sur la culture matérielle, les papillons d’Afrique, les jeux olympiques de Londres, les oiseaux de Tanzanie, les monuments de Zanzibar, Muhamad Ali, le Zodiac, l’anniversaire du pape Benoît XVI et Abraham Lincoln. La première émission 2013 était l’élection du pape François, sujet somme toute légitime dans un pays aux deux-tiers chrétiens. Le programme 2014 comporte : 12 janvier, commémoration du 50<sup>e</sup> anniversaire de la révolution de Zanzibar : 3 valeurs (600, 700 et 1 000 shillings) dont le tirage indicatif est de 400 000, deux mini-feuillets et un bloc (30 000) ainsi qu’une enveloppe premier jour (1 000) ; 25 mars, animaux marins ; 25 juin, 10<sup>e</sup> anniversaire de la TPC ; 20 septembre : sites du patrimoine tanzanien ; 27 novembre, art contemporain, Tingatinga ; 27 décembre, danses traditionnelles.</p>
<p>La TPC s’efforce d’assurer la présence postale la plus large sur le territoire tanzanien en se concentrant au niveau des 169 districts (wilaya). Dans les centres ruraux, particulièrement là où sont situés des écoles, des centres de recherche ou des coopératives, la TPC agrée 90 agences franchisées offrant à peu près tous les services à l’exclusion de ceux relevant de la Tanzania Postal Bank ; ailleurs, 140 correspondants ruraux, la plupart du temps des commerçants ou des directeurs d’école, offrent les services de base. Pour autant, 80% de la population n’a pas accès au service postal. Qui plus est, l’adressage insuffisant complique la distribution et la Posta peine à rattraper l’insuffisance d’investissements passée. Néanmoins, de 1994 à 2011, la TPC a connu 9 années de petits bénéfices. Le gouvernement tanzanien s’efforce de compenser ces contraintes à travers un fonds pour l’accès universel aux moyens de communications et un plan de généralisation des adresses et du code postal afin de soutenir l’activité économique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8041" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a1-280x300.jpg" alt="12a" width="280" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8042" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b1-300x195.jpg" alt="12b" width="300" height="195" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8043" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12c-300x232.jpg" alt="12c" width="300" height="232" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8044" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13a-300x192.jpg" alt="13a" width="300" height="192" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8045" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13b-171x300.jpg" alt="13b" width="171" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8046" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13c-300x300.jpg" alt="13c" width="300" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p>La poste centrale de Dar es-Salaam située à City Square, Haile Selassie avenue, compte sept annexes : Moi Avenue, Tom Mboya, Tanzaniatta International Conference Centre, Westlands, Parklands, Sarit Centre dans Westlands, Muthaiga Shopping Centre et à la délégation des Nations-unies. La poste centrale dispose d’une longue salle des guichets proposant les divers services. <strong><span style="color: #800000;">12</span> </strong>Un bureau philatélique, qui fait également papeterie <strong><span style="color: #800000;">13</span> </strong>propose les blocs émis depuis 1994 : des sujets destinés au marché international (Elvis Presley, vieilles voitures, avions, famille royale britannique…) mais aussi représentatifs de la vie tanzanienne. Pour consulter les différentes pochettes, cartons et boîtes puis remplir le bordereau et la facture, on me fait gentiment passer derrière le guichet et m’installer dans un salon.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8047" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14a-237x300.jpg" alt="14a" width="237" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8048" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14b-219x300.jpg" alt="14b" width="219" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8049" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14c-300x217.jpg" alt="14c" width="300" height="217" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p>Des timbres en feuille sont aussi proposés : l’occasion par les mentions imprimées dans les marges de déterminer les fournisseurs : l’imprimerie d’Etat autrichienne (OSD), Enschede Holland ou The House of Questa. <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/154.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8050" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/154-300x219.jpg" alt="15" width="300" height="219" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/16a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8051" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/16a-300x200.jpg" alt="16a" width="300" height="200" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/16b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8052" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/16b-300x141.jpg" alt="16b" width="300" height="141" /></a><span style="color: #800000;"><strong>16</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/17a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8053" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/17a-145x300.jpg" alt="17a" width="145" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/17b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8054" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/17b-300x158.jpg" alt="17b" width="300" height="158" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17</strong></span></p>
<p>Le bureau philatélique dispose de sa propre oblitération. <strong><span style="color: #800000;">15</span> </strong>Par contre, les guichets refusent de tamponner tout pli qui n’est pas effectivement posté : le courrier envoyé en France y parvient dans les 8 jours. Expédier un recommandé vers l’étranger suppose de se soumettre à un contrôle : il faut se rendre à un guichet annexe situé dans la cour des messageries. <strong><span style="color: #800000;">16</span> </strong>Là, le pli ouvert doit être soumis, comme les colis, à l’examen de la douane qui après fermeture appose ses cachets sur le rabat ; il y a un peu d’attente car le même agent contrôle les colis à l’arrivée. Ce n’est qu’ensuite que l’envoi peut être fait du comptoir des recommandés internationaux : un reçu imprimé en liasse reprend les coordonnées de l’expéditeur et du destinataire, ainsi que le détail des droits acquittés : le blanc est remis à l’expéditeur, le rose est collé à la glue sur l’enveloppe <strong><span style="color: #800000;">17</span> </strong>et le jaune conservé par le service.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/182.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8055" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/182-300x189.jpg" alt="18" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;"><strong>18</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/192.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8056" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/192-192x300.jpg" alt="19" width="192" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>19</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/202.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8057" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/202-161x300.jpg" alt="20" width="161" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>20</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/212.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8058" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/212-300x290.jpg" alt="21" width="300" height="290" /></a><span style="color: #800000;"><strong>21</strong></span></p>
<p>Les boîtes aux lettres conservent la couleur rouge et parfois l’aspect des modèles britanniques : quelques exemples à l’aéroport de Dar es-Salaam <strong><span style="color: #800000;">18</span> </strong>et de Zanzibar <strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>, dans une supérette <strong><span style="color: #800000;">20</span> </strong>et à la poste centrale <strong><span style="color: #800000;">21</span></strong>. La TPC propose aussi un service de messagerie pour les lettres et les paquets urgents en ville, appelé « City Urgent mail » (CUM), et un service de courrier express vers quinze destinations au départ de Dar es-Salaam et vice-et-versa.</p>
<p>Reçue à un guichet particulier, la lettre à tarif spécial est expédiée par les moyens les plus rapides avec une garantie de distribution par le facteur le lendemain (ou le 1<sup>er</sup> jour ouvrable suivant) ; moyennant une taxe supplémentaire, elle peut être remise par porteur spécial. En dehors des grands axes, la poste est confrontée à l’immensité du pays et à la médiocrité des voies de communication.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8059" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22a-300x151.jpg" alt="22a" width="300" height="151" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8060" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22b-179x300.jpg" alt="22b" width="179" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8061" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22c-300x229.jpg" alt="22c" width="300" height="229" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22d.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8062" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22d-300x165.jpg" alt="22d" width="300" height="165" /></a><span style="color: #800000;"><strong>22</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8063" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23a-300x225.jpg" alt="23a" width="300" height="225" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8064" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23b-300x178.jpg" alt="23b" width="300" height="178" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23c.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8065" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23c-300x225.jpg" alt="23c" width="300" height="225" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23d.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8066" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23d-300x211.jpg" alt="23d" width="300" height="211" /></a><span style="color: #800000;"><strong>23</strong></span></p>
<p>Zanzibar est reliée en 25 minutes par avion ou en 1 heure 30 par ferry rapide. L’île est largement tournée vers le tourisme. Dans Stone Town qui concentre les principaux monuments, chez les marchands de souvenirs, au milieu de productions stéréotypées, se cachent de belles choses : sculptures, maquettes de boutres, peintures… Et au-delà, il y a les ruelles où se pressent échoppes de tailleurs, officines de médecines traditionnelles, bazars en tout genre. <strong><span style="color: #800000;">22</span> </strong>Au détour, on tombe sur le bureau de poste historique de Shangani : une plaque rappelle que jusqu’à l’établissement du protectorat, les consulats français, allemand et britannique entretenaient chacun leur service postal. Ensuite, l’administration coloniale a fait édifier ce bureau en 1907, dans le style des constructions réalisées aux Indes. <strong><span style="color: #800000;">23</span> </strong>On y trouve également un guichet philatélique (un troisième est à Arusha, porte du Kilimandjaro et des grands parcs). Le soir, il est agréable de déambuler sur le front de mer, entre les brochettes du marché et les restaurants de charme installés jusque sur les plages.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/243.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8067" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/243-300x138.jpg" alt="24" width="300" height="138" /></a><span style="color: #800000;"><strong>24</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/252.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8068" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/252-300x241.jpg" alt="25" width="300" height="241" /></a><span style="color: #800000;"><strong>25</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/262.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8069" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/262-300x92.jpg" alt="26" width="300" height="92" /></a><span style="color: #800000;"><strong>26</strong></span></p>
<p>Pourtant, depuis la fin de 2008 les pirates venus des côtes somaliennes ont étendu leur activité à l’Ouest vers les Seychelles et au Sud vers le canal du Mozambique. Le long des côtes, ils menacent les grandes routes maritimes et le cabotage à destination ou en provenance de Dar es-Salaam ou Mombasa. De nombreux bateaux de diverses nationalités y ont fait l’objet d’attaques violentes depuis septembre 2010 : navires de commerce et de pêche ou bateaux de plaisance, dont des voiliers, particulièrement lents et vulnérables. Cette situation a conduit les grandes puissances commerciales et maritimes à réagir. Le centre pour la sécurité maritime (corne de l’Afrique) de l’European Union Naval Force (EUNAVFOR) coordonne la sécurité de la navigation, tandis que des navires de guerre et des avions de patrouille maritimes européens mais aussi chinois, japonais, américains ou indiens pourchassent les pirates : en ce début janvier, se succèdent à Dar-es-Salaam le navire de la marine indienne <em>Jamuna </em><strong><span style="color: #800000;">24</span></strong>, la frégate italienne <em>Carlo Bergamini</em> <strong><span style="color: #800000;">25</span> </strong>et le français <em>Siroco </em><strong><span style="color: #800000;">26</span></strong>, navire amiral de la force européenne « Atalante ». En conséquence, la piraterie connaît une accalmie apparente dans l’Océan Indien ; mais les groupes de pirates utilisent désormais des bateaux plus endurants qui déploient au large de petites vedettes rapides et fortement armées de fusils d’assaut ou de lance-roquettes. L’objectif des pirates est de prendre le contrôle du navire attaqué pour s’approprier sa cargaison et surtout négocier une rançon. D’ailleurs, peu après avoir quitté la Tanzanie, le 18 janvier 2014, suite à l’attaque d’un pétrolier dans le golfe d’Aden, le <em>Siroco</em>, en coopération avec un avion japonais, a capturé un boutre et cinq pirates. A noter que les marines internationales font confiance à la poste tanzanienne pour acheminer leurs dépêches de poste navale, en toute fiabilité.</p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: right;">Gabriel Marini</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Le courrier des volontaires belges pendant la campagne du Mexique   1864-1867</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2016 13:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[L’histoire postale du corps expéditionnaire français qui est allé combattre au Mexique sous le règne de l’empereur Maximilien et de l&#8217;impératrice Charlotte dans les années 1860 a été de manière récurrente étudiée ces dernières décennies par des spécialistes de renom. En ce qui concerne le volet belge de l’aventure, c’est une autre histoire. James van<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/19/le-courrier-des-volontaires-belges-pendant-la-campagne-du-mexique-1864-1867/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L’histoire postale du corps expéditionnaire français qui est allé combattre au Mexique sous le règne de l’empereur Maximilien et de l&rsquo;impératrice Charlotte dans les années 1860 a été de manière récurrente étudiée ces dernières décennies par des spécialistes de renom. En ce qui concerne le volet belge de l’aventure, c’est une autre histoire. James van der Linden et Jean-Claude Porrignon ont récemment publié dans des revues distinctes de très intéressants articles. C’est à notre connaissance les premiers chercheurs à s’être penchés sérieusement sur le sujet en prenant un tant soit peu de perspective tant historique que philatélique. En revanche, une synthèse des documents qui sont parvenus jusqu’à nous, remis dans leur contexte historique pour les différents types de courriers vus jusqu’à présent, n’a pas encore, croyons-nous, été publiée. La rareté des pièces rencontrées explique aisément en grande partie cet état de fait.</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme nous allons le détailler plus avant, seules quelques rares pièces ont pu être répertoriées. A côté de la rareté intrinsèque des documents, un autre écueil et non des moindres est l’égale difficulté à trouver des sources historiques qui puissent être exploitées en prenant soin de les vérifier, en les confrontant par exemple aux témoignages de l’époque et parfois même en lisant simplement le contenu du maigre courrier retrouvé !</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Contexte historique</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/013.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7996" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/013-300x196.jpg" alt="01" width="300" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>1 Maximilien recevant en audience la délégation mexicaine venue lui offrir le trône le 3</em><em> octobre 1863.<br />
(Albert Duchesne, «</em><em> L’Expédition des volontaires belges au Mexique 1864-1867 ».)</em></span></p>
<p>Que diable sont allés faire si loin de leur patrie 1 500 bonshommes partis d’Audenarde (petite ville située non loin de Gand) où une instruction accélérée leur a été prodiguée avec pour la plupart l’espoir un peu naïf de pouvoir faire fortune pour les uns, de revenir couronnés de gloire pour les autres, une fois les quelques dizaines de trublions mexicains neutralisés ? C’est en caricaturant à peine, le tableau qui en avait été fait auprès des autorités belges par la délégation « mexicaine » venue plaider sa cause auprès du roi Léopold I<sup>er </sup><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Les « trublions mexicains », nous dirions aujourd’hui des « insurgés » vont se révéler être en fait une véritable armée structurée connaissant parfaitement le terrain et bénéficiant bien souvent du soutien de la population. L’empereur Napoléon III était de son côté tout heureux de trouver un allié auprès d’une autre cour d’Europe. Les Etats-Unis sont en pleine guerre civile et bien que voyant d’un très mauvais œil une intervention étrangère chez son voisin direct, ne peuvent réagir militairement. Nous verrons qu’aussitôt la guerre de Sécession terminée, le géant américain se réveillera et les conséquences se feront sentir immédiatement pour les parties en présence.</p>
<p><strong> Les origines de l’intervention militaire</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/023.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7997" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/023-300x236.jpg" alt="02" width="300" height="236" /></a><span style="color: #800000;"><em>2 Uniformes de la légion belge au Mexique.</em></span></p>
<p>Bien avant l’entrée en lice des volontaires belges, l’armée française était partie dès janvier 1862 au Mexique sous le prétexte de créances impayées par Mexico et la suspension décidée par le congrès mexicain emmené par Benito Juarez de ne plus rien rembourser. Il faudra par la suite, après plus d’un an de présence française, mettre sur le trône du futur empire un personnage de haut rang issu du gotha européen. Ainsi, il pourrait faire rapatrier les troupes stationnées sur place et reprendre ses billes sans y perdre trop de plumes…</p>
<p>Son choix se porte sur l’archiduc Maximilien qui par son mariage avec la princesse Charlotte, fille de Léopold I<sup>er</sup>, est le candidat idéal à ses yeux. Le couple qui avait espéré une destinée digne de leur rang reçoit comme une bénédiction la proposition offerte sur un plateau d’argent de régner sur le Mexique. Leur inexpérience mais aussi et surtout les encouragements venant de toute part les font mordre à l’hameçon de Napoléon III. Le futur couple impérial doit être entouré d’une garde rapprochée. François-Joseph à Vienne et Léopold I<sup>er</sup> à Bruxelles vont tout mettre en œuvre pour créer, à l’aide de volontaires des deux pays, une garde « impériale ». Il fallait coûte que coûte une troupe capable de protéger le nouveau régime. Il faut attendre mars 1864 pour voir apparaître dans différents journaux l’annonce d’un recrutement de volontaires. Les uniformes ressemblent à s’y méprendre à celui des volontaires de la garde civique belge. <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p><strong>Les volontaires du régiment Impératrice Charlotte</strong></p>
<p>Il est décidé d’établir à Audenarde une commission chargée de l’admission des candidats. Entre le début des engagements d’août 1864 et les mois qui suivirent, les conditions très strictes du début vont peu à peu s’assouplir considérablement au vu du peu d’enthousiasme des candidats et faire place à un contrôle très sommaire. Des 2 000 engagés s’étant inscrits, il n’y aura qu’un peu plus de 1 500 qui s’embarqueront effectivement en plusieurs contingents au port de Saint-Nazaire. Il est frappant de constater que, sur ce nombre, près de 200 volontaires sont étrangers dont un bon nombre profitera de l’aubaine d’être transporté gratuitement jusqu’à Vera-Cruz pour s’évanouir dans la nature aussitôt débarqués…</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/033.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7998" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/033-300x177.jpg" alt="03" width="300" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><em>3 Le «</em><em> Floride ».</em></span></p>
<p>Le premier contingent composé de 600 volontaires partit d’Audenarde le 14 octobre 1864 et s’embarqua sur le <em>Louisiane</em> appartenant à la Compagnie générale transatlantique qui quitta le port le 16 octobre. Un deuxième contingent de 400 hommes (dont quatre cantinières) embarque un mois plus tard, le 15 novembre 1864, sur un autre navire de la Compagnie, <em>Le</em><em> Floride </em>qui arriva à Vera-Cruz le 15 décembre <span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span>. Un troisième composé cette fois de 362 participants embarque à bord du <em>Tampico</em> en décembre 1864 qui arriva en rade de Vera-Cruz le 14 janvier 1865. Un peu moins de 200 hommes composeront le dernier contingent qui embarqua sur le « Louisiane » le 24 janvier 1865 pour arriver à Vera-Cruz le 8 mars 1865.</p>
<p><strong>Le coût de la vie sur place y compris pour l’affranchissement du courrier</strong></p>
<p>De Vera-Cruz, chaque contingent rejoindra plus ou moins rapidement la capitale, Mexico. Les Belges vont vite perdre toutes leurs illusions quant à une vie plus confortable sur place. La plupart des denrées et des biens de consommation sont plus chers qu’en Belgique ! Dans un premier temps, les Belges sont cantonnés à Mexico et sa périphérie et ont pour principale tâche de former la garde impériale. Le premier détachement arrivé à Mexico le 7 janvier 1865 est réparti entre le palais impérial et plusieurs garnisons en périphérie de la capitale dont Rio Frio dont nous reparlerons plus loin. Comme le décrit Albert Duchesne, les tarifs postaux avec l’Europe sont prohibitifs pour les hommes de troupe : <em>« Le tarif d’affranchissement des lettres pour l’Europe était exorbitant. </em></p>
<p><em>Jusqu’au baptême du feu de la Légion, qui entraîna en avril 1865 la décision impériale de réduire à un </em>medio<em> le port des lettres, nos compatriotes n’étaient pas en mesure d’écrire régulièrement à leurs parents. Il faut savoir que promesse avait été faite aux volontaires d’être logés, nourris et habillés et de recevoir 37,5 centimes par jour d’argent de poche. En réalité, devant la mauvaise qualité de la nourriture reçue, ils devaient acheter leur propre pain et ne recevaient que 65 centimes tous les cinq jours !</em><em> </em>»</p>
<p><strong>La légion belge en campagne</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/043.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7999" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/043-300x168.jpg" alt="04" width="300" height="168" /></a><span style="color: #800000;"><em>4 La place de Monterey, les volontaires belges à la sortie de la messe.</em></span></p>
<p>Les Belges reçoivent l’ordre de se rendre dans la province du Michoacan pour pacifier la région aux prises avec les troupes de Benito Juarez, le président destitué suite à l’arrivée des troupes françaises au Mexique. La ville de garnison, centre politique de la région, est Morelia où arrivent les troupes belges le 30 mars 1865. Début avril une partie des troupes partie défendre la petite bourgade de Tacambaro est décimée par les troupes juaristes et les survivants faits prisonniers. Après à peine quelques semaines de campagne, la légion belge perdait un sixième de son effectif initial en comptant les décès, les blessés et les 200 prisonniers. La légion prendra sa revanche en juillet 1865 en infligeant une première défaite aux troupes de Juarez lors d’un combat qui se déroula non loin de la terrible défaite de Tacambaro, à La Loma. La légion belge put faire un nombre suffisant de prisonniers parmi les troupes mexicaines pour ouvrir des pourparlers en vue d’une libération des prisonniers belges. Il faudra attendre décembre 1865 pour qu’un échange de prisonniers ait lieu. Après de nombreuses péripéties, la légion belge est envoyée dans le Nord, dans la ville de Monterey, proche de la frontière avec les Etats-Unis <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/052.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8000" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/052-288x300.jpg" alt="05" width="288" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>5 Plan d’ensemble des opérations belges au Mexique.</em></span></p>
<p>Durant l’année 1866, les troupes belges vont rester cantonnées dans le Nord jusqu’en septembre où la situation sur place devient intenable. Les troupes belges étaient installées à Queretaro. Elles reçurent l’ordre d’aller protéger la ville de Tula. Sur la route, les soldats apprirent la chute de la ville d’Ixmiquilpan plus au Nord. La décision fut prise de reprendre la ville. L&rsquo;offensive tourna au désastre pour les Belges qui durent se retirer avec de nombreuses pertes. Après un nouveau casernement à Tulancingo, situé au Nord-Est de Mexico, les Belges apprennent que l’empereur Maximilien avait signé l’acte de dissolution des légions étrangères sur le sol mexicain et l’ordre d’évacuation. Après une retraite sur Puebla, les Belges rembarquent vers l’Europe dans la deuxième moitié de janvier 1867. <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Histoire postale</span></strong></p>
<p><strong>Le courrier à destination du Mexique</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/062.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8001" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/062-300x121.jpg" alt="06" width="300" height="121" /></a><span style="color: #800000;"><em>6 Lettre expédiée d’Anvers le 12</em><em> novembre 1864 à destination d’un sous-lieutenant qui au moment<br />
de la réception au Mexique était en poste à Rio Frio, proche banlieue de Mexico.<br />
Elle a transité par Ostende le 13</em><em> novembre et par Londres le 14. Le port correct était de 1,50 franc dont seulement<br />
90 centimes sont représentés ici. 20 centimes était dû à l’office belge et 1,30 à l’office anglais pour le transit<br />
de mer jusqu’au port de destination de Vera-Cruz indiqué partiellement à l’encre rouge par la marque<br />
«</em><em> 1/1 » soit un shilling 1 penny. La poste mexicaine a apposé une taxe<br />
de «</em><em> 2 » reales en noir pour le port de Vera-Cruz à Mexico. (Collection Jean-Claude Porignon.)</em></span></p>
<p> Lorsque l’on tente de rassembler du courrier concernant la légion belge au Mexique, il faut tout d’abord s’armer de patience. Les raisons pour lesquelles ce courrier est quasi introuvable sont, pour une bonne part, facilement compréhensibles. Le nombre tout d’abord : alors que la présence française au Mexique est très importante, la légion belge compte tout au plus 1 500 unités desquelles il faut déduire les déserteurs de la première heure qui se sont évaporés dans la nature dès leur arrivée à Vera-Cruz. Ensuite, nous l’avons vu, envoyer une lettre coûte horriblement cher et cela vaut aussi pour le courrier envoyé à destination de la légion. En pratique, seuls les privilégiés ont reçu de temps à autre du courrier, sans parler de la difficulté de faire parvenir une missive dans un pays en constante ébullition où les diligences se faisaient régulièrement attaquer.</p>
<p>Nous ne connaissons pour l’instant qu’un seul document parti de Belgique qui nous soit parvenu et encore privé de la moitié supérieure <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/073.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8002" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/073-300x221.jpg" alt="07" width="300" height="221" /></a><span style="color: #800000;"><em>7 Rio Frio peu après la fin de l’Empire</em></span></p>
<p>Bien que le nom du destinataire soit absent, il est fort vraisemblable qu’il s’agisse du sous-lieutenant Alfred-Désiré Stoeps qui avait reçu l’ordre, dès l’arrivée du premier contingent à Mexico, de relever le poste français de Rio Frio. <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong></p>
<p>Nous avons connaissance d’une lettre conservée aux archives de l’armée à Bruxelles envoyée de Bruxelles au lieutenant Loiseau mais dont l’affranchissement a été découpé de manière tout à fait déplorable…</p>
<p><strong>Le courrier expédié par des membres de la légion belge</strong></p>
<p>Le courrier par achemineur privé</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/083.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8003" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/083-300x200.jpg" alt="08" width="300" height="200" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Lettre expédiée de Mexico le 9</em><em> juillet 1865 vers Fosses en Belgique avec mention manuscrite<br />
«</em><em> </em><em>par l’intermédiaire de Mr Edmond Vanden Wyngaert / négociant rue capuchinao </em><em>N°</em><em> 1 Mexico</em><em> ».<br />
Transportée par bateau de commerce pour Anvers, la lettre a été affranchie à l’aide d’un 20 centimes<br />
</em><em>Médaillon</em><em> et on y a apposé au verso le cachet encadré «</em><em> E.VANDENWYNGAERT/ANVERS.<br />
Le timbre est oblitéré par le cachet «</em><em> 12 » du bureau d’Anvers le 10</em><em> août 1865. A l’arrivée à Fosses,<br />
la lettre est taxée (griffe AFFR. INSUFF. 133) pour une lettre d’un poids de «</em><em> 11 gr »<br />
et taxée «</em><em> 3 » décimes (20 centimes et 10 centimes de pénalité) au bureau de Fosses. Collection E. Van Tendeloo</em></span></p>
<p>Il ne s’agit pas à proprement parlé ici d’une lettre d’un membre de la légion mais d’un Belge installé au Mexique depuis de nombreuses années et qui est soupçonné d’entraîner à la désertion des membres de la légion belge. Dans la lettre qui suit, Wodon de Sorinne, c’est son nom, tente de se disculper de ces allégations auprès d’un proche resté en Belgique. Après avoir passé un temps en prison, il sera finalement libéré. Après ces années tumultueuses, il restera au Mexique et se révélera comme architecte pour de nombreux édifices publics à travers le pays. Par peur bien compréhensible que sa lettre soit interceptée par les autorités officielles, il préfère confier son courrier à un ami qui prend un bateau à destination de l’Europe et qui une fois en Belgique a affranchi la lettre au tarif du port intérieur belge <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>.</p>
<p>L’expéditeur fait allusion à la difficulté d’envoyer du courrier en mentionnant « <em>Je suppose que tu n’as pas reçu ma lettre, elle se sera perdue comme tant d’autres qui se sont égarées, comme tant d’autres lettres enlevées par les guérillas qui sillonnent partout les chemins… »</em></p>
<p>Le courrier de la légion avec affranchissement mexicain</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/093.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8004" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/093-237x300.jpg" alt="09" width="237" height="300" /></a><em><span style="color: #800000;">9</span></em></p>
<p>Nous avons vu que le port des lettres était prohibitif et qu’à partir d’avril 1865, les membres de la légion belge sont autorisés à affranchir leur courrier avec un timbre à un medio real. Quelques lettres sont ainsi répertoriées. Il existe un document qui provient de la documentation de Robert Abensur qui est du plus haut intérêt à ce sujet. Elle émane de l’officier payeur du contingent français qui s’adresse au directeur général des Postes en France au sujet du traitement du courrier de la légion belge qui vient d’arriver à Mexico. Il y est fait mention « <em>des courriers anglais et français</em> » qui devront prendre en charge la correspondance des Belges sur place. La lettre est datée du 14 décembre 1864 et porte un cachet de la poste « CORRESPONDANCES ÉTRANGÈRES » du 13 janvier 1865. <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/103.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8005" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/103-300x300.jpg" alt="10" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>10 Lettre expédiée de Morelia, affranchie à l’aide d’un 2 reales annulé par la griffe sur deux lignes<br />
«</em><em> FRANCO EN/PATZCUARO</em><em> », district postal de Morelia, vers Bruxelles. Indication manuscrite<br />
«</em><em> Par voie d’Angleterre</em><em> » et taxation «</em><em> 1/2</em><em> » (un shilling 2 pence) pour le transit par mer<br />
par la Royal Mail Steam Company. Dans le cas présent, après le 8</em><em> août 1865 (date de la convention<br />
entre la Grande-Bretagne et la Belgique par laquelle la bonification entre les deux pays est passée de 3sh2p à 1sh1p).<br />
La lettre a été probablement transportée de Vera-Cruz le 17</em><em> août 1865 par le «</em><em> Solent</em><em> »<br />
avec arrivée à Saint-Thomas et réembarquée à bord du «</em><em> Seine</em><em> »jusqu&rsquo;à Southampton le 13</em><em> septembre et arrivée<br />
le 14</em><em> octobre 1865. Le port indiqué sur la lettre est 1sh2p pour la Grande-Bretagne<br />
et 15 décimes pour la Belgique. La poste belge a donc payé 14 décimes à la Grande-Bretagne<br />
et gardé un décime pour le port intérieur. Dans la convention, le port dû à la Grande-Bretagne<br />
est de 1sh1p soit 13 décimes à payer par le destinataire (circ. 696 annexe</em><em> V, tableau L). </em></span></p>
<p>Un premier courrier a été envoyé depuis Morelia par le secrétaire du colonel Van der Smissen, commandant la légion belge. Léon Mans, originaire de Saint-Trond, était étudiant à l’Université libre de Bruxelles lorsqu’il s’engagea le tout premier sur la liste des volontaires en août 1864. Ses études et le fait d’être le tout premier inscrit ont certainement joué en sa faveur pour être désigné secrétaire du Commandant du régiment comme indiqué au verso de sa lettre adressée à sa mère. La lettre ne comporte aucune date ou cachet à date. Nous savons que les troupes belges arrivent en mars 1865 à Morelia. De plus, le tarif interne au Mexique est encore de 2 reales, soit le tarif en vigueur avant la diminution d’avril 1865. On peut donc en déduire que cette lettre a été envoyée dans cette courte période avant le changement de tarif <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>.</p>
<p>A la lecture de l’ouvrage de L. Corbett dont est issue cette illustration, il nous apparaît que la région de Michoacan où ont été envoyés les Belges est tout sauf une sinécure. L’histoire postale du bureau de Morelia en est le témoignage passant d’un camp à l’autre avec les conséquences que l’on devine dans le transport du courrier et l’approvisionnement en timbres.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/114.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8006" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/114-207x300.jpg" alt="11" width="207" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>11 Le colonel Albert van der Smissen.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8007" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a-300x199.jpg" alt="12a" width="300" height="199" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8008" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b-300x172.jpg" alt="12b" width="300" height="172" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>12 Lettre affranchie à un medio Real correspondant au tarif intérieur (équivalent à 30 centimes)<br />
expédiée vers Bruxelles. L’enveloppe porte au verso la devise «</em><em> Vestigia nulla retrorsum</em><em> »<br />
</em><em>(jamais un pas en arrière)</em><em> avec les initiales «</em><em> AS</em><em> », le papier à lettre du colonel Albert van der Smissen</em><em> !<br />
Elle a été transportée par la poste civile jusqu’à Vera-Cruz où elle embarque à bord du «</em><em> Eider</em><em> »<br />
de la Royal Mail Steam Packet Company, à destination de Saint-Thomas. «</em><em> L’Atrato</em><em> » prend le relais le 29</em><em> mai<br />
pour arriver à Southampton le 28</em><em> juin. Elle parvient à Londres le même jour<br />
(cachet de passage «</em><em> LONDON JU-28 1865</em><em> » au verso). Taxation «</em><em> 1/1 » soit 1 shilling 1 penny)<br />
apposée à Londres pour le transit par mer et port dû de 13 décimes par le destinataire.<br />
La convention a été signée le 20</em><em> mai 1865 à Londres mais n’est d’application qu’à la date du 1<sup>er</sup></em><em> août 1865<br />
en Belgique (circ. 696, annexe</em><em> V, tableau L). Le timbre n’a pas été oblitéré, mais les surcharges présentes<br />
permettent de déterminer qu’il s’agit à nouveau du bureau postal de Morelia avec l’indication<br />
de l’envoi «</em><em> 220 1864 » qui a été expédié à ce bureau le 23</em><em> novembre 1864 (1</em><em> 000 exemplaires du medio real).</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/133.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8009" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/133-300x189.jpg" alt="13" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;"><em>13 Lettre expédiée de Mexico envoyée de Morelia par Ernest Mallié, natif de Lille,<br />
engagé en octobre</em><em> 1864 à la légion belge. Affranchie d’un medio real, elle est expédiée<br />
de Mexico le 14</em><em> décembre 1865 à destination de Lille. Elle a transité par un navire français, cachet octogonal<br />
«</em><em> VERA-CRUZ/16 DEC. 65/PAQ. FR. B N°</em><em> 5</em><em> » et arriva à Lille le 14</em><em> janvier 1866.<br />
Un port de 8 décimes a été frappé en noir, le port dû à cette époque pour une lettre<br />
du Mexique vers la France. Ernest Mallié était l’adjoint de l’officier payeur du régiment belge.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/143.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8010" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/143-300x168.jpg" alt="14" width="300" height="168" /></a> <span style="color: #800000;"><em>14 Lettre affranchie à un medio real expédiée de Mexico le 13</em><em> mai 1866<br />
vers Orsainfaing près de Marbehan. Elle embarque à Vera-Cruz sur le paquebot<br />
«</em><em> France</em><em> » de la Compagnie générale transatlantique, ligne B</em><em> : Vera-Cruz-Saint-Nazaire.<br />
Marque du cachet consulaire «</em><em> Mexique/1/13 MAI 66</em><em> » (Salles, 1361) pour arriver le 7</em><em> juin à Saint-Nazaire.<br />
Marque de transit «</em><em> F/26</em><em> » apposée à Paris par erreur</em><em> : ce cachet devait être apposé sur le courrier<br />
venant de Suisse vers la Belgique en transit par la France. Cette marque se rencontre aussi sur du courrier<br />
en transit par la France venant d’autres pays. Dans ce cas-ci, l’erreur est probablement due au fait<br />
qu’il n’y avait pas de convention entre la France et le Mexique. Taxation «</em><em> 12 » en noir biffée<br />
et modifiée en «</em><em> 10 » à l’encre. Le bureau de Paris a frappé le «</em><em> 12 » en pensant que la lettre<br />
était distribuée en France. La taxation a été rectifiée en Belgique, 2 x 5 décimes (double port de 5 décimes,<br />
port d’une lettre simple depuis la France depuis le 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866). Transit par Namur le 7</em><em> juin 1866 et arrivée le 8</em><em> juin à destination.</em></span></p>
<p>De la même archive provient la lettre suivante, cette fois affranchie au tarif préférentiel d’un medio real toujours transportée par bateau anglais comme en résulte le port de mer dû à la poste anglaise avec cette fois un calcul du port conforme à la convention entrée en vigueur en Belgique au mois d’août 1865 <strong><span style="color: #800000;">11, 12, 13 et 14</span></strong>.</p>
<p>Ceci est un bel exemple des adaptations des règles faites par un bureau de départ au moment d’une nouvelle convention postale. Cela montre aussi la confusion du personnel du bureau frontière d’Ostende qui transforme le port anglais en 13 décimes à l’encre rouge comme prescrit pour des lettres vers la Grande-Bretagne. Le bureau de Bruxelles oublie d’y ajouter 2 décimes, et donc le destinataire ne doit payer finalement que 13 décimes au lieu des 15 prévus.</p>
<p>Le courrier vers la Belgique affranchi avec timbre français</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/153.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8011" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/153-151x300.jpg" alt="15" width="151" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>15 Sous-officier de la légion belge</em></span></p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/163.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8012" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/163-300x176.jpg" alt="16" width="300" height="176" /></a><span style="color: #800000;"><em>16 Lettre à destination de Aalter, affranchie à l’aide d’un 20 centimes, tarif propre<br />
aux soldats français, oblitéré par le cachet a «</em><em> CEM A</em><em> » (Blot type 11)<br />
et porte le cachet de départ «</em><em> CORPS EXP. Mexique / 26 FEVR / 66 Beau A</em><em> ».<br />
Les lettres ainsi transportées étaient pourvues du cachet «</em><em> CORPS EXP. Mexique</em><em> » à l’arrivée à Paris<br />
pour la voie française. Au vu du cachet de transit du 31 mars, cette lettre toute comme la suivante n’a pu être transportée<br />
par le «</em><em> Louisiana</em><em> » de cette ligne ni par le «</em><em> Conway</em><em> » de la ligne anglaise arrivé bien plus tard en Europe.<br />
Elle a dû être transportée par un navire de la marine française pour arriver au bureau frontière<br />
«</em><em> France MIDI II</em><em> » le 31 mars 1866. Griffe «</em><em> AFFRANCHISSEMENT/15/ INSUFFISANT</em><em> »<br />
apposée à Paris (service de l’Etranger) et taxation «</em><em> 3 » décimes suite au nouveau tarif<br />
de 50 centimes du 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866 avec la Belgique, déduction faite des 20 centimes<br />
déjà payés au départ. Cachet d’arrivée à Aeltre le 1<sup>er</sup></em><em> avril 1866. </em></span></p>
<p> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/172.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8013" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/172-300x177.jpg" alt="17" width="300" height="177" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>17 Toutes les lettres devaient passer entre les mains d’un officier français pour bénéficier du tarif préférentiel de 20 centimes.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8014" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a-300x179.jpg" alt="18a" width="300" height="179" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8015" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b-300x177.jpg" alt="18b" width="300" height="177" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>18 Lettre envoyée par un membre du régiment belge avec mention au verso «</em><em> …du Rég. Etrang…Le Capitaine</em><em> »<br />
qui a vraisemblablement autorisé l’expédition de cette lettre avec un affranchissement<br />
de 20 centimes. Il est oblitéré «</em><em> CEM A</em><em> » (Blot type 11) et porte le cachet de départ<br />
«</em><em> CORPS EXP. Mexique / 26 FEVR / 66 Beau A</em><em> ». Le cachet de transit «</em><em> France PAR MOUSCRON</em><em> »<br />
du 31</em><em> mars porte à croire que la lettre a été transportée par un bateau de la flotte française, le bateau anglais reliant<br />
Mexico à Southampton n’y arriva que le 11</em><em> avril. La lettre étant à destination de la Belgique,<br />
le bureau de Paris apposa la griffe «</em><em> AFFRANCHISSEMENT/15/ INSUFFISANT 15</em><em> » (service de l’étranger)<br />
et taxa la lettre «</em><em> 3 » décimes. Depuis le 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866, le port d’une lettre était de 50 centimes<br />
duquel les 20 centimes ont été déduits formant ainsi une taxe de 3 décimes.<br />
Marque de transit à Roulers le 1<sup>er</sup></em></span><em><span style="color: #800000;"> avril 1866 et arrivée à Moorslede le même jour. </span> </em></p>
<p>Après l’installation du corps expéditionnaire français, il était nécessaire d’ouvrir une ligne maritime pour permettre un ravitaillement régulier en hommes et en matériel. En avril 1862, la Compagnie générale transatlantique ouvre cette ligne directe mensuelle de Saint-Nazaire vers Vera-Cruz. Nous connaissons deux lettres qui ont été affranchies au tarif préférentiel de 20 centimes (circulaire 258 BM 78) dévolu aux soldats, à destination de la Belgique, envoyée par un membre de la légion belge 15. Dans ce cas-ci, il n’a pas été possible de préciser avec certitude le nom de l’expéditeur, deux voire trois volontaires étant originaires de la région. Il s’agit du seul exemple à ce jour de l’emploi du tarif français de 20 centimes <strong><span style="color: #800000;">16,17 et 18</span></strong>.</p>
<p>Deux frères originaires de Aalter étaient membres de la légion et l’un deux pourrait être l’expéditeur de cette missive.</p>
<p>Nous serions heureux de pouvoir publier toute pièce provenant d’un membre de la légion belge. Malgré le nombre plus que restreint de pièces répertoriées, nous sommes persuadés qu’il reste encore beaucoup à découvrir dans ce domaine.</p>
<p>Le retour des troupes étrangères en Europe va précipiter la chute de Maximilien. Fait prisonnier à Queretaro, les Mexicains ne vont pas lui pardonner certains comportements odieux des troupes étrangères. Il sera fusillé âgé à peine de 34 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Vincent Schouberechts</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Remerciements à Messieurs Yves-Maxime Danan, Robert Abensur, James van der Linden, Patrick Maselis et E. Van Tendeloo sans qui cet article n’aurait pu être élaboré. L’ouvrage d’Albert Duchesne est un incontournable sur le sujet qui, bien au-delà des faits historiques, nous fait vivre les coulisses de la politique étrangère tant belge que française pendant cette période de l’Empire mexicain.</strong></p>

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		<title>Les entiers postaux du Brésil</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2016 09:44:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
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		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;administration postale de ce pays d&#8217;Amérique du Sud fut l&#8217;une des premières à mettre en service des entiers postaux, sur enveloppes, dès 1867. Tout l&#8217;art de cette collection réside dans la recherche d&#8217;entiers ayant circulé&#8230; Le Brésil, qui, dès 1843, c&#8217;est-à­ dire trois ans après la Grande-­Bretagne, avait émis ses premiers timbres, fut également un<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/29/les-entiers-postaux-du-bresil/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L&rsquo;administration postale de ce pays d&rsquo;Amérique du Sud fut l&rsquo;une des premières à mettre en service des entiers postaux, sur enveloppes, dès 1867. Tout l&rsquo;art de cette collection réside dans la recherche d&rsquo;entiers ayant circulé&#8230;</h4>
<p>Le Brésil, qui, dès 1843, c&rsquo;est-à­ dire trois ans après la Grande-­Bretagne, avait émis ses premiers timbres, fut également un des tout premiers pays au monde à faire imprimer des entiers postaux et à les mettre à la disposition des usagers.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0122.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7795" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0122-300x171.jpg" alt="01" width="300" height="171" /></a>C&rsquo;est le 3 juillet 1867 que le premier entier postal est émis sous forme d &lsquo;enveloppe, avec profil de D. Pedro imprimé en vert, noir et rouge, selon la valeur de l&rsquo;affranchissement (<strong>1</strong>), d&rsquo;une valeur de 200 reis, avec cachet de départ de Porto Alegre et cachet d&rsquo;arrivée bleu de Paris Etranger.</p>
<p>Ces enveloppes ont été utilisées &#8211; avec quelques différences de papier et de format &#8211; jusqu&rsquo;à la proclamation de la République en novembre 1889.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0217.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7796" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0217-229x300.jpg" alt="02" width="229" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0313.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7797" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0313-221x300.jpg" alt="03" width="221" height="300" /></a>En 1880 apparaissent les cartes postales aux armes de l&rsquo;Empire, en rouge, bleu et orange, sous forme de billets simples ou doubles, de 20, 50 et 80 reis (<strong>2 et 3</strong>). Le port minimum de la carte postale est de 20 reis, alors que celui de l&rsquo;enveloppe est de 100 reis.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0413.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7798" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0413-300x222.jpg" alt="04" width="300" height="222" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0514.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7799" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0514-300x211.jpg" alt="05" width="300" height="211" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0612.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7800" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0612-300x187.jpg" alt="06" width="300" height="187" /></a>Par la suite, on abandonne les armes de l&rsquo;Empire pour reprendre le profil de Dom Pedro tel que sur les timbres d&rsquo;usage courant de même date : «petite tête», «grande tête» et «barbe blanche» (<strong>4, 5 et 6</strong>).</p>
<p>Les usagers n&rsquo;ayant pas toujours à leur disposition une feuille de papier et une enveloppe, la poste brésilienne fit imprimer des cartes-lettres qui se présentent pliées, perforées et gommées. Cachetées, elles assurent le secret de la correspondance.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0715.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7801" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0715-300x212.jpg" alt="07" width="300" height="212" /></a>Le premier type, appelé carte-lettre «précurseur», comportait dans l&rsquo;angle gauche les armes de l&rsquo;Empire, mais n&rsquo;avait pas le timbre imprimé. C&rsquo;était le postier lui-même qui apposait le timbre d&rsquo;usage courant (50, 100 ou 200 reis). Il est extrêmement difficile de trouver une de ces cartes-lettres ayant circulé (<strong>7</strong>).</p>
<p>Peu de temps après, la poste brésilienne fit imprimer des cartes-lettres à l&rsquo;effigie de Dom Pedro de différentes valeurs et couleurs. La carte-lettre de 200 reis étant destinée à l&rsquo;étranger, cet entier comportait le terme brésilien «<em>Carta bilhete</em>» et, en dessous, le terme français «carte-lettre», la langue de Molière étant celle de l&rsquo;Union postale universelle.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0812.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7802" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0812-300x205.jpg" alt="08" width="300" height="205" /></a>Le 1er février 1889, le port intérieur de la carte-lettre baisse de 100 à 80 reis et, par la même occasion, on supprime la carte-lettre de 50 reis pour le courrier urbain (<strong>8 et 8 bis</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/1010.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7803" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0912-216x300.jpg" alt="09" width="216" height="300" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-7804" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/1010-217x300.jpg" alt="10" width="217" height="300" /></a>Les cartes-lettres de 80 reis et 200 reis ne furent démonétisées que le 30 octobre 1894, la République ayant déjà quelque quatre ans d&rsquo;existence, cachet (<strong>9</strong>) et cachet paquebot français n°2, ligne J (<strong>10</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/1110.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7805" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/1110-300x238.jpg" alt="11" width="300" height="238" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/127.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7806" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/127.jpg" alt="12" width="274" height="277" /></a>Pour l&rsquo;envoi des journaux, il existe trois modèles de bandes plus ou moins larges correspondant chacune à une taxe différente : 20, 40, 60 reis. En février 1889, l&rsquo;American Bank Note Company de New York fit une confusion entre les langues espagnole et portugaise et, au lieu de «Vinte», «Quarenta» et «Sessenta », imprima «Veinte» , «Cuarenta » et «Sesenta » (<strong>11 et 12</strong>). Il fallut quelques mois pour rétablir la situation</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 546 &#8211; Décembre 1999</span></p>
<p>&nbsp;</p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Aux origines de la philatélie du Pérou</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 14:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire postale de ce pays d&#8217;Amérique latine reste peu connue des collectionneurs français. Cet abrégé ouvre une série de plusieurs articles et pourrait bien susciter des vocations. Bien que l&#8217;utilisation du timbre­poste eût été approuvée par un décret de 1851, il fallut attendre le 10 mars 1858 pour que la première émission voie le jour.<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/28/aux-origines-de-la-philatelie-du-perou/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L&rsquo;histoire postale de ce pays d&rsquo;Amérique latine reste peu connue des collectionneurs français. Cet abrégé ouvre une série de plusieurs articles et pourrait bien susciter des vocations.</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0118.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7730" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0118-300x124.jpg" alt="01" width="300" height="124" /></a>Bien que l&rsquo;utilisation du timbre­poste eût été approuvée par un décret de 1851, il fallut attendre le 10 mars 1858 pour que la première émission voie le jour. Elle avait été précédée d&rsquo;un essai de courte durée par l&rsquo;emploi, à titre expérimental, de timbres imprimés en 1847 par la PSNC (Pacifie Stearn Navigation Company), une compagnie anglaise de navigation qui assurait depuis 1840 la liaison régulière entre Valparaiso et Panama, avec escales dans les ports péruviens d&rsquo;Iquique, Arica, lslay, Callao, Pisco et Paita. La faible quantité de vignettes utilisées (quatre-vingt-huit suivant certains auteurs) et leur brève durée d&rsquo;utilisation ­ trois mois à peine, du 1er décembre 1857 au 1er mars 1858 &#8211; en font de grandes raretés (<strong>1</strong>).</p>
<p>Pour les premières émissions et jusqu&rsquo;en 1879, les timbres furent imprimés d&rsquo;abord localement par Prugue, à Lima, puis par l&rsquo;American Bank Notes Company (ABNC). Leur gravure représente trois motifs emblématiques du Pérou :</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0214.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7731" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0214-300x300.jpg" alt="02" width="300" height="300" /></a>- les armoiries du Pérou, dans un blason, le lama, l&rsquo;arbre à quina et une corne d&rsquo;abondance (<strong>2</strong>) ;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0311.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7732" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0311-277x300.jpg" alt="03" width="277" height="300" /></a>- le lama, familièrement appelé «llamita», animal fétiche et emblématique du Pérou (<strong>3</strong>) ;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0411.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7733" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0411-270x300.jpg" alt="04" width="270" height="300" /></a>- le soleil, emblème de l&rsquo;Empire inca (<strong>4</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Premier commémoratif au monde</strong></span></p>
<p>Seule exception pour cette période, le 5 c rouge Locomotive de 1871, célébrant le 20e anniversaire de l&rsquo;ouverture de la ligne de chemin de fer de Lima à Callao, serait le premier timbre commémoratif au monde.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0512.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7734" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0512-172x300.jpg" alt="05" width="172" height="300" /></a>A partir de 1895, apparaissent l&rsquo;allégorie de la République et les effigies des grandes figures du Pérou : le conquistador Pizarro, l&rsquo;Inca Manco Capac, le maréchal de la Mar, le président Pierola (<strong>5</strong>).</p>
<p>Les premiers timbres, imprimés localement, sont non dentelés. Les dentelés n&rsquo;apparurent qu&rsquo;en 1866, avec la série des lamas imprimés par l&rsquo;ABNC. A partir de 1874 &#8211; et notamment imprimée par l&rsquo;ABNC -, les timbres sont dentelés 12. L&rsquo;impression locale fut réalisée de deux façons différentes :</p>
<p>&#8211; En planches, par blocs-report lithographiés, suivant le procédé employé alors.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0610.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7735" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0610-300x46.jpg" alt="06" width="300" height="46" /></a>- En bandes, à l&rsquo;aide d&rsquo;une machine à pédale importée de France, dite machine Lecoq, sur des bandes de papier gommé collées bout à bout, ce qui nous vaut des impressions sur raccord . Ce type d&rsquo;impression (<strong>6</strong>) a été utilisé pour le 1 dinero rouge, le 1 dinero vert, le 1peseta brun, le 1 peseta jaune, le 5 c rouge Locomotive et le 2 c gris-bleu Lama de 1873.</p>
<p>Les valeurs d&rsquo;affranchissement furent d&rsquo;abord exprimées en monnaies dérivant de l&rsquo;ancien système colonial espagnol basé sur le peso et l&rsquo;once espagnole de 29 grammes : 1 peso = 4 pesetas = 8 réales = 8 dineros.</p>
<p>En 1858, le Pérou adopta le système décimal, basé sur le sol, nouvelle monnaie nationale, et le gramme : 1 sol = 100 centavos = 1 peso.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0712.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7736" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0712-300x276.jpg" alt="07" width="300" height="276" /></a>Il est curieux de noter que pour familiariser les usagers avec le nouveau système, le medio-peso jaune porte dans son cadre gauche la valeur «medio peso» et dans son cadre droit «50 centavos». Ce serait le premier timbre au monde libellé en deux monnaies (<strong>7</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Tarification</strong></span></p>
<p>Pour ce qui concerne les tarifs d&rsquo;affranchissement, il faut distinguer deux périodes:</p>
<p>&#8211; Avant le ter avril 1879, date d&rsquo;entrée du Pérou dans l&rsquo;UPU (Union postale universelle), les tarifs étaient régis par des conventions postales bilatérales, notamment avec la Grande-Bretagne, la France, l&rsquo;Allemagne et la Belgique.</p>
<p>&#8211; Après cette date, s&rsquo;appliquèrent les règlements et tarifs internationaux fixés par l&rsquo;UPU.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0810.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7737" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0810-300x188.jpg" alt="08" width="300" height="188" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Affranchissement mixte Grande-Bretagne/Pérou. Lettre de Tacna à Castillon (France)<br />
prise en charge par le Bureau Consulaire d&rsquo;Arica, port desservant Tacna, portant différentes marques :<br />
&laquo;&nbsp;lnsufficiently prepaid&nbsp;&raquo;, marque d&rsquo;échange franco-britannique<br />
&laquo;&nbsp;GB 1F90&Prime;,&nbsp;&raquo;Ambulant Calaise et taxe au tampon 24.</em></span></p>
<p>La convention postale avec la Grande­Bretagne prévoyait en particulier que le courrier destiné à l&rsquo;étranger et qui transitait par la voie anglaise, assurée alors par la PSNC, devait être remis aux bureaux consulaires britanniques (BPO, British Post Office) des ports d&rsquo;escale, où ils recevaient l&rsquo;affranchissement convenable en timbres anglais. Si le pli, venant de l&rsquo;intérieur du pays, devait passer par la poste péruvienne, il devait avoir été affranchi au préalable par un timbre péruvien de 1 dinero représentant le port local, ce qui donne lieu à d&rsquo;intéressants affranchissements mixtes Grande-Bretagne/Pérou (<strong>8</strong>). Les lettres ainsi affranchies étaient oblitérées du cachet du bureau anglais, qui annulait les timbres anglais, ainsi que le timbre péruvien si celui-ci n&rsquo;avait pas été préalablement oblitéré par la poste péruvienne.</p>
<p>Les bureaux consulaires anglais du Pérou étaient dotés des cachets oblitérants suivants : C38 (Callao), C36 (Arica), C42 (Islay), C43 (Paita), D74 (Pisco), D87 (Iquique).</p>
<p>Ces bureaux furent fermés en 1880 et leurs cachets retournés à Londres, sauf le C43 qui fut utilisé par les postes péruviennes pendant encore quelques années.</p>
<p>L&rsquo;entrée du Pérou dans l&rsquo;UPU coïncida avec le déclenchement de la guerre du Pacifique contre le Chili. En raison de la tournure des événements militaires, qui fut défavorable aux Péruviens, le fonctionnement du service postal subit de multiples vicissitudes qui firent de l&rsquo;émission de 1874-1879 probablement l&rsquo;une des plus surchargées au monde.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0910.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7738" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0910-300x68.jpg" alt="09" width="300" height="68" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/108.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7739" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/09bis-300x178.jpg" alt="09bis" width="300" height="178" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-7740" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/108-300x168.jpg" alt="10" width="300" height="168" /></a>Cette émission subit au cours des quatre années que dura la guerre et de l&rsquo;année suivante (1885), où sévit la guerre civile, pas moins de sept surcharges diverses (<strong>9</strong>), parfois superposées, que nous étudierons prochainement (<strong>9 bis</strong>). En outre, en 1894, le stock restant fut surchargé d&rsquo;un médaillon à l&rsquo;effigie du président défunt Morales Bermudez (<strong>10</strong>).</p>
<p>La guerre du Pacifique donna lieu à des événement postaux intéressants, en marge des émissions officielles.</p>
<p>Pendant trois années, le Pérou fut coupé en deux, de 1880 au 23 octobre 1883, date de la signature du traité de paix d&rsquo;Ancon :</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/119.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7741" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/119-275x300.jpg" alt="11" width="275" height="300" /></a>- Il y eut, d&rsquo;une part, le Pérou occupé, qui employa les timbres à surcharge du type 9c, 9d, 9e ; puis, à partir du 10 juillet 1882, les timbres chiliens rendus obligatoires jusqu&rsquo;à la paix, le Pérou étant alors considéré comme une province postale du Chili dépendant de la direction de San- tiago et utilisant les tarifs postaux du Chili, alors encore non membre de l&rsquo;UPU. On trouve ainsi des timbres chiliens de l&rsquo;émission de 1877 oblitérés de Lima, Callao, Truxillo, Paita, Pisco, etc. (<strong>11</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/126.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7742" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/126-300x157.jpg" alt="12" width="300" height="157" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/136.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7743" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/136-300x121.jpg" alt="13" width="300" height="121" /></a>- D&rsquo;autre part, le Pérou non occupé, que l&rsquo;on pourrait appeler le Pérou libre ou gouvernement d&rsquo;Arequipa, qui résistait à l&rsquo;occupant et s&rsquo;était doté d&rsquo;une administration d&rsquo;Etat, imprimant ses propres timbres, dits improprement «départementaux» (<strong>12 et 13</strong>). Ces émissions, tout à fait régulières, quoique non émises par le gouvernement central de Lima, n&rsquo;étaient pas reconnues par le Chili ni par les Etats membres de l&rsquo;UPU. Les lettres ainsi affranchies étaient donc taxées à l&rsquo;arrivée comme non affranchies.</p>
<p>Pour terminer ce tour d&rsquo;horizon rapide des émissions postales du Pérou des origines à la fin du XIXe siècle, disons un mot des routes d&rsquo;acheminement existant à cette période.</p>
<p>L&rsquo;acheminement du courrier vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Amérique du Nord était essentiellement assuré par voie maritime.</p>
<p>La compagnie anglaise PSNC, qui exploitait déjà la ligne Valparaiso-Panama depuis 1840, ouvrit une ligne en 1868 qui reliait Southampton et Valparaiso puis, épisodiquement, Callao via Bordeaux par le détroit de Magellan.</p>
<p>Une ligne française fut ouverte le 14 mars 1872 par la Compagnie transatlantique entre Valparaiso et Panama dans la perspective d&rsquo;une ouverture prochaine du canal de Panama. Cette ligne, dite ligne « F », devait assurer la correspondance entre les paquebots français de la ligne«A» reliant Saint-Nazaire à Colon. Mais les travaux du canal rencontrant des difficultés considérables &#8211; il ne fut finalement ouvert qu&rsquo;en 1914-, la ligne fut supprimée le 18 février 1874. A Panama, le courrier était transféré par voie terrestre à dos de mulet puis par chemin de fer, et remis à Colon aux navires partant pour l&rsquo;Europe, steamers anglais et paquebots français de la ligne «A» notamment.</p>
<p>Le Pérou fut autorisé par l&rsquo;UPU à percevoir 1 centavo pour le transfert du courrier à travers l&rsquo;isthme, ce qui porta de 10 à 11 centavos le port simple pour l&rsquo;Europe via Panama.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 541 &#8211; Juin 1999</span></p>

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		<title>L&#8217;art préhispanique en Colombie</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 12:24:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[Petite promenade philatélique à travers les trésors archéologiques de ce pays d&#8217;Amérique du sud. La Colombie possède aujourd&#8217;hui et depuis quelques années déjà une image plutôt négative, liée aux narcotrafiquants et au non-respect des droits de l&#8217;homme. Cependant, c&#8217;est un pays qui a évité les dictatures et les crises économiques. Il est actuellement le premier<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/28/lart-prehispanique-en-colombie/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Petite promenade philatélique à travers les trésors archéologiques de ce pays d&rsquo;Amérique du sud.</h4>
<p>La Colombie possède aujourd&rsquo;hui et depuis quelques années déjà une image plutôt négative, liée aux narcotrafiquants et au non-respect des droits de l&rsquo;homme. Cependant, c&rsquo;est un pays qui a évité les dictatures et les crises économiques.</p>
<p>Il est actuellement le premier exportateur mondial de café et d&rsquo;émeraudes, le deuxième exportateur de fleurs &#8211; dont l&rsquo;orchidée qui est l&rsquo;un des symboles nationaux de la Colombie-, le quatrième de charbon et le sixième d&rsquo;or.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce pays est restée très discrète. Il n&rsquo;a pas abrité le véritable empire précolombien, mais dispose cependant d&rsquo;un patrimoine important et riche. C&rsquo;est en Colombie que naquit le mythe de l&rsquo;Eldorado.</p>
<p>Christophe Colomb toucha les côtes atlantiques de l&rsquo;actuelle Colombie lors de son quatrième voyage qui eut lieu entre 1502 et 1504.</p>
<p>Avant la conquête espagnole, les indigènes vivant sur ce territoire ont réalisé de véritables œuvres d&rsquo;art délicates, travaillées avec une rare habileté à l&rsquo;aide de techniques métallurgiques très avancées.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Chronologie de l&rsquo;orfèvrerie colombienne </strong></span></p>
<p>Le Musée de l&rsquo;or de Bogota fut créé en 1939 par la banque de la République et comporte plus de 15 000 objets d&rsquo;orfèvrerie colombienne préhispanique. La Colombie a émis plusieurs séries de timbres-poste illustrant l&rsquo;art des populations indigènes.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0116.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7697" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0116-166x300.jpg" alt="01" width="166" height="300" /></a>- 50e anniversaire de la création du Musée de l&rsquo;or. Parure de guerrier. Timbre-poste émis le 26 juillet 1990 à 500 000 exemplaires pour le courrier aérien. Valeur faciale à 170 pesos. Imprimé en offset. Imprimerie Carvajal S.A Dentelé 12. Emis en feuilles de 50 unités (10 x 5). Lettre de Bogota du 22 novembre 1990 pour la France, affranchie à 340 pesos (<strong>1</strong>).</p>
<p>&#8211; Pendentif anthropo-zoomorphe. Coulage à la cire perdue. Culture « Tairona». Largeur 11,9 cm,-hauteur 9,5 cm. Lettre affranchie à 25 pesos de Bogota pour la France. A côté, timbre-poste au bénéfice de la Croix-Rouge à 1 peso.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0213.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7698" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0213-300x209.jpg" alt="02" width="300" height="209" /></a>Timbre-poste émis le 28 juillet 1982 et faisant partie d&rsquo;une série de six figurines ayant chacune une valeur faciale de 25 pesos et illustrant la culture «Tairona», années 600 à 1600 de notre ère. Poste aérienne. Dentelé 12. Offset. Imprimerie Carvajal S.A. Tirage: 500 000 séries (<strong>2</strong>).</p>
<p>Les deux timbres-poste qui suivent font partie de la même série que celui du pendentif présenté plus haut.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0310.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7699" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0310-161x300.jpg" alt="03" width="161" height="300" /></a>- Pendentif, coulage à la cire perdue. Largeur 6,4 cm,-hauteur 6,2 cm. Complément d&rsquo;affranchissement à 14 pesos «café suave». Affranchissement à 39 pesos, de Bogota pour la France (<strong>3</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0410.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7700" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0410-157x300.jpg" alt="04" width="157" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0511.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7701" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0511-300x228.jpg" alt="05" width="300" height="228" /></a>- Plaque pectorale. Affranchissement à 40 pesos de Bogota pour la France (<strong>4</strong>). Plaque pectorale. Série «archéologie», style «Calima». Martelé et repoussé. Largeur 24,6 cm, hauteur 34,6 cm. Emis le 21 novembre 1978. Poste aérienne. Dentelé 12. Tirage : 5 millions d&rsquo;exemplaires. 100 timbres­poste à la feuille (10 x 10). Offset. Imprimeurs Thomas de La Rue, à Bogota (<strong>5</strong>).</p>
<p>&#8211; Grenouille. Culture « Quimbaya ». Timbre-poste émis le 1er mai 1979 à 6 millions d&rsquo;exemplaires. 100 timbres­poste à la feuille (10 x 10). Poste aérienne. Valeur faciale à 4 pesos. Affranchissement à 15 pesos de Bogota pour la France. Offset. Imprimeur Thomas de La Rue, à Bogota. Dentelé 12,5. Tirage 6 millions d&rsquo;exemplaires (<strong>5</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/069.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7702" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/069-300x138.jpg" alt="06" width="300" height="138" /></a>- Pendant d&rsquo;oreille. Valeur faciale à 5 pesos. Emis le 1er février 1980. Poste aérienne. Culture « TAIRONA ». Affranchissement 30 pesos. Lettre par exprès de Bogota pour la France. Tirage à 15 millions d &lsquo;exemplaires. Offset. Imprimerie Carvajal S.A Dentelé 12. Imprimé en feuilles de 100 exemplaires (10 x 10) (<strong>6</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>San Agustin et Tierradentro </strong></span></p>
<p>La région de San Agustin se situe au sud-est de la Colombie, dans les ramifications du massif Andin. Elle fut habitée, il y a de nombreux siècles, &#8211; les premiers campements humains datent du 4e siècle avant Jésus-Christ &#8211; par des groupes culturels successifs qui ont laissé pour témoignage des vestiges archéologiques innombrables : terrepleins, chemins, zones ensemencées, lieux d&rsquo;habitation et, plus particulièrement, toutes sortes de pierres sculptées, statues, sarcophages, pétroglyphes, représentant des formes animales, humaines et fantastiques et s&rsquo;accordant généralement avec des constructions ayant un caractère funéraire et rituel.</p>
<p>La zone où se situent les principaux sites archéologiques se trouve actuellement aux soins et sous la protection de l&rsquo;Institut colombien d&rsquo;anthropologie à San Agustin. De nombreux scientifiques se sont passionnés et continuent à se passionner pour ces vestiges.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Les statues</strong></span></p>
<p>Selon la classification stylistique préconisée par R. Dolmattoff, on observe quatre styles principaux :</p>
<p>Naturaliste (formes naturelles, le plus primitif) ; archaïque (pierres travaillées grossièrement) ; expressionniste (formes tridimensionnelles les plus élaborées) ; abstrait (thèmes fantastiques avec une qualité sculpturale équivalente aux sculptures expressionnistes)</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Les tertres</strong></span></p>
<p>Les tertres sont d &lsquo;anciens lieux d &lsquo;habitation pour lesquels ont été effec tués des déplacements de terre, talus et comblements de terrain en vue de réaliser les grandes esplanades artificielles qui les composent.</p>
<p>Ces lieux ont été classés en deux grandes catégories :</p>
<p>&#8211; La première est celle où l&rsquo;on trouve la «maison administrative». On y découvre plusieurs tombes creusées et recouvertes de dalles en pierre, gardées par une enceinte de petites statues ­ colonnes ;</p>
<p>&#8211; La deuxième, comprenant trois sous-catégories, présente de nombreux monticules artificiels avec leurs petits sanctuaires respectifs où la sculpture atteint sa plus grande expression en devenant un élément architectonique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Tierradentro</strong></span></p>
<p>Cette région, située dans le département du Cauca sur la Cordillère centrale, porte un nom qui évoque en lui-même son passé historique. Cette zone à la topographie particulièrement accidentée et au climat varié est d&rsquo;un accès particulièrement difficile; c&rsquo;est «le territoire à l&rsquo;intérieur du territoire» et ses collines recèlent des spécimens particulièrement élaborés de l&rsquo;architecture funéraire précolombienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Les Hypogées</strong></span></p>
<p>Ce sont des édifices souterrains taillés à même la roche. Ces ouvrages se rencontrent par groupes de 10 à 60 tombes au sommet des crêtes et des montagnes et datent d&rsquo;environ onze siècles.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0711.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7703" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0711-300x121.jpg" alt="07" width="300" height="121" /></a>- Affranchissement 28 pesos. Lettre de Bogota pour la France. Hypogée. Statues. Emis le 12 mai 1981. Valeur faciale à 7 pesos par timbre-poste. Série de quatre valeurs de poste aérienne. Tirage à 3 millions d&rsquo;exemplaires. Lithographiés. Imprimerie Thomas de La Rue, à Bogota. Dentelé 14. Imprimé en feuilles de 60 exemplaires (6 x 10). Quinze séries de quatre timbres-poste se présentant en bloc de quatre se tenant (<strong>7</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 538 &#8211; Mars 1999</span></p>
<p>&nbsp;</p>

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