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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Asie</title>
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		<title>La voie de Confucius</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 10:26:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
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		<category><![CDATA[Chine]]></category>
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		<description><![CDATA[ Paradoxalement, c’est l’Indochine française, dès 1927, qui a émis les premiers timbres faisant explicitement référence à maître Kong, le « roi sans couronne », plus connu sous le nom de Confucius&#8230; 1 2 Baptisé « Confucius » par les jésuites missionnaires en Chine (XVIIe &#8211; XVIIIe siècles), Kongfuzi – Kong Qiu ou encore Kongzi –, littéralement « Maître Kong » serait né<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/20/la-voie-de-confucius/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4> Paradoxalement, c’est l’Indochine française, dès 1927, qui a émis les premiers timbres faisant explicitement référence à maître Kong, le « roi sans couronne », plus connu sous le nom de Confucius&#8230;</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/015.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8093" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/015-300x220.jpg" alt="01" width="300" height="220" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/025.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8094" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/025.jpg" alt="02" width="191" height="267" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02bis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8095" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02bis.jpg" alt="02bis" width="177" height="217" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>Baptisé « Confucius » par les jésuites missionnaires en Chine (XVII<sup>e</sup> &#8211; XVIII<sup>e</sup> siècles), Kongfuzi – Kong Qiu ou encore Kongzi –, littéralement « Maître Kong » serait né à Qufu au VI<sup>e</sup> siècle dans l’État de Lu, situé dans l’actuelle province du Shandong <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Un « géant » de deux mètres vingt – rapporte Sima Qian (-145 / -85 avant notre ère), au crâne concave et relevé sur les bords, rappelant la forme du tertre sur lequel sa mère aurait prié avant sa naissance : tel est l’impressionnant et insolite portrait qu’en dresse l’historiographe des Han (-206 &#8211; +220), dans sa biographie plus ou moins légendaire. <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/035.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8096" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/035-300x255.jpg" alt="03" width="300" height="255" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p>C’est l’époque des « Printemps et Automnes » (-771 à &#8211; 481/453), marquée par l’effondrement du régime féodal et l’instabilité, à laquelle succédera celle des Royaumes combattants (environ -V<sup>e</sup> siècle/ -221), jusqu’à l’unification de la Chine et l’avènement de l’Empire en -221 par le premier empereur Qin Shihuangdi, célèbre notamment pour son armée de statues en terre cuite. <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong></p>
<p>Diverses principautés luttent pour le pouvoir, pendant que la dynastie royale des Zhou s’essouffle. Cinq d’entre elles occupent le devant de la scène : Qi, Jin, Song, Qin et Chu. Lu, le pays natal de Confucius, n’est que l’un des multiples autres petits pays existant à cette époque.</p>
<p>Mû par la volonté de lutter contre le désordre ambiant, de restaurer la paix et l’harmonie sociale, et inspiré par le modèle des trois premières dynasties chinoises –Xia (II<sup>e</sup> millénaire avant notre ère), Shang (XVIII<sup>e</sup> &#8211; XI<sup>e</sup> siècle), Zhou (env. XI<sup>e</sup> siècle &#8211; -256) – aux règles exemplaires, maître Kong voyage d’un pays à l’autre en quête d’un prince sage qui saurait reconnaître la valeur de ses conseils.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/045.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8097" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/045.jpg" alt="04" width="177" height="269" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p>Se gouverner soi-même avant de gouverner les autres, maintenir le cap dans la « Voie du Bien et du Juste », c’est mettre en pratique la vertu d’humanité, le <em>ren</em>, expression de la pleine noblesse morale dans les relations avec autrui. Le « roi sans couronne », comme le surnommera son biographe Sima Qian, prône cette conduite, dynamique, dans laquelle chacun met en jeu son perfectionnement personnel pour le bien collectif, un programme éthique élargi en programme politique. Ce qui fera dire à Voltaire (1694-1778) – tout empreint de l’imaginaire d’une Chine aux sages empereurs imprégnée de Confucius et de son modèle de gouvernement exemplaire –, dans son <em>Essai sur les mœurs et l’esprit des nations et sur les principaux faits de l’histoire, depuis Charlemagne jusqu’à Louis XIII</em>, « <em>qu’il ne recommande que la vertu et ne prêche aucun mystère.</em> » <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong></p>
<p>Il n’y a pas de définition de la vertu d’humanité chez Confucius mais quelques prescriptions livrées à travers des aphorismes, tel celui d’« <em>aimer les hommes </em>», dans le respect d’autrui comme dans le respect de soi-même. « <em>Est-elle inaccessible ? Il suffit de la désirer, et la voilà ! </em>», affirme comme en se jouant Maître Kong dans ses <em>Entretiens (Lunyu)</em>.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Confucius et la vertu d’humanité ou <em>ren</em></strong></span></p>
<p>Sous ce jeu apparent se cache une réalité profonde, le <em>li</em> – les veines naturelles du jade ou d’une pierre précieuse – la « raison des choses », la « raison d’être », pour reprendre les termes du sinologue Léon Vandermeersch (« <em>Le néoconfucianisme au crible de la philosophie analytique</em> », <em>Archives de Philosophie</em>, 2007), sur laquelle l’homme de Bien doit s’appuyer.</p>
<p>En scrutant la nature des choses, le <em>li</em>, l’homme trouve la voie de sa propre nature cachée, la voie du perfectionnement de soi vers l’ultime humanisation, la « Voie du Bien et du Juste ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8099" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b2-300x141.jpg" alt="05b" width="300" height="141" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8098" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a2-300x137.jpg" alt="05a" width="300" height="137" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p>Cependant, ce perfectionnement ne peut s’envisager seul et ne peut s’accomplir qu’au contact de l’autre. C’est cela la vertu d’humanité, le <em>ren</em>. Elle s’éveille, se cultive (<em>xiu</em>), se réalise sans relâche à travers les relations humaines. Des relations humaines codifiées par les rites qui ordonnent la société chinoise, policent les rapports sociaux, assurent la cohésion et l’harmonie collective, du plus grand, le Fils du Ciel, aux plus humbles, gens du peuple. Personne n’est laissé pour compte car l’enseignement de Maître Kong s’adresse <em>« à tous, sans distinction »</em> (<em>Lunyu</em> [Entretiens de Confucius], chap. <em>Weilinggong</em>, 38) <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong></p>
<p>C’est peu après la mort de Confucius qu’un temple est érigé (478 avant notre ère) en sa mémoire à Qufu, sa ville natale, tandis qu’à partir des Tang (618-907), d’autres temples essaiment à travers toute la Chine.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/065.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8100" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/065.jpg" alt="06" width="177" height="210" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p>Tour à tour détruit puis reconstruit, rénové au fil des siècles sous l’égide financière des empereurs successifs, puis gravement brûlé au cours d’un incendie au XV<sup>e</sup> siècle, le temple est à nouveau reconstruit et sert de modèle architectural à d’autres dédiés à Confucius en Asie du Sud et de l’Est (Corée, Japon, Vietnam, etc.). Pour preuve, l’édition, dès 1927, d’un timbre en Indochine figurant une scène de labour devant la pagode de Confucius <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>. Marcel Monnier, correspondant au journal <em>Le Temps</em> de 1894 à 1897, a pris notamment un cliché de cette pagode, la pagode Tien Mu à Hué, ancienne capitale de l’empire d’Annam (Voir « <em>Tour d’Asie, Cochinchine, Annam, Tonkin </em>», paru en 1899 chez Plon et site Internet http://belleindochine.free.fr/HueDescription1896 Monnier.htm).</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">152 bâtiments répertoriés par l’Unesco</span></strong></p>
<p>Quant à la résidence familiale de Confucius, petite maison à l’origine accolée au temple, elle prospère au cours du temps, s’étendant en un véritable complexe pour lequel l’UNESCO répertorie actuellement pas moins de 152 bâtiments préservés, où travaillaient et demeuraient les descendants mâles de la famille, chargés d’entretenir les biens, le temple et le cimetière.</p>
<p>La dévotion dont Confucius est l’objet apparaît dès que le confucianisme est reconnu comme idéologie d’État, par l’empereur Wudi (-141 /-87) des Han, et se traduit très tôt par des pèlerinages à sa tombe, à laquelle se sont agrégées par la suite celles de ses descendants mâles, soit quelque 100 000 tombes actuellement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/076.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8101" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/076.jpg" alt="07" width="177" height="224" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7 </strong><em>Temple</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/085.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8102" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/085.jpg" alt="08" width="230" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8 <em>Ancienne demeure</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/095.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8103" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/095.jpg" alt="09" width="233" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9 <em>Cimetière</em></strong></span></p>
<p>En 1947 en Chine, l’édition de timbres – figurant le temple, l’ancienne demeure et le cimetière de Confucius – atteste de l’intérêt manifeste d’une part pour le maître, d’autre part pour ce site. <strong><span style="color: #800000;">7, 8 et 9</span></strong></p>
<p>Inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994, les bâtiments sont estampillés « valeur universelle exceptionnelle » depuis 2012.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/105.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8104" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/105-225x300.jpg" alt="10" width="225" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10 <em>Temple de Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/116.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8105" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/116-226x300.jpg" alt="11" width="226" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11 </strong></span><span style="color: #800000;"><strong><em>Maison de Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/124.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8106" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/124-226x300.jpg" alt="12" width="226" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong><em>12 Temple de Confucius</em></strong></span></p>
<p>Trois timbres édités en Chine le 28 septembre 2010<strong><span style="color: #800000;"> 10, 11 et 12</span></strong>, date-anniversaire de la naissance du « sage », témoignent de la reconnaissance internationale de cet ensemble artistique, architectural et historique exceptionnel, tout comme de la vénération qu’inspira le maître chinois, et de l’impact de sa pensée, au sein de l’Empire du milieu, et à travers le monde&#8230;</p>
<p>Le portrait de Confucius semble flotter au-dessus du temple, représenté ici par la porte du Grand Sage, flanquée de deux couples de sentences du maître, tracés en caractères sigillaires.</p>
<p>Les deux autres timbres, la demeure et le cimetière, sont coiffés respectivement de deux tercets et de deux distiques confucéens. On identifie, au-dessus de la maison, un manuscrit des <em>Entretiens</em> (<em>Lunyu</em>), exemplaire qui, selon l’historiographie des Han, aurait été retrouvé dans les murs de la maison, mais dont l’authenticité est en réalité douteuse. Sa découverte, fortuite, est attribuée au prince Gong de Lu, à la fin du règne de l’empereur Wudi de la dynastie des Han occidentaux (-206 / +24). Plusieurs manuscrits – identifiés comme <em>Livre des Documents</em>, <em>Mémoire sur les rites</em>, <em>Entretiens</em> et <em>Livre de la piété filiale</em> – auraient été trouvés dans les murs de la maison, démolis en vue de l’agrandissement de la maison, manuscrits dont l’authenticité a été battue en brèche par des historiens postérieurs.</p>
<p>Enfin, on reconnaît pour le troisième timbre de cette série un portique accédant au cimetière, sur lequel est inscrit <em>wangu changchun</em> <em>« le printemps éternel de 10 000 ans »</em>, surmonté de la tombe de Confucius.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Zhu Xi, le « Thomas d’Aquin » chinois</strong></span></p>
<p>Lorsque la « Voie du Bien et du Juste » de Maître Kong devient orthodoxie d’État sous le règne de l’empereur Wudi (-156 – -87), l’étude des classiques confucéens devient matière aux épreuves des concours impériaux des hauts-fonctionnaires lettrés.</p>
<p>Puis au contact d’autres courants de pensée, taoïsme – les partisans de Laozi dès les débuts, puis le bouddhisme, plus tard, sous les Tang – le confucianisme subit de profondes transformations. Sous l’impulsion de Zhu Xi (1130-1200), se réclamant de la lignée spirituelle de la « tradition de la Voie » – dont les rois civilisateurs de l’Antiquité, et Confucius, Mencius (env. -380 -289) <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong> sont les premiers représentants –, il renaît à la période des Song du Sud (1127-1279), à travers une nouvelle interprétation des enseignements du Maître.</p>
<p>Zhu Xi – surnommé le « Thomas d’Aquin » chinois « <em>en raison du système interprétatif qu’il donna à la tradition canonique</em> » (Darrobers, 2008) chinoise – accomplit un travail de synthèse remarquable.</p>
<p>Il étudie, commente méthodiquement et inlassablement les Classiques confucéens de la période pré-impériale (II<sup>e</sup> siècle avant notre ère) – regroupés dans un nouveau corpus canonique qui s’ajoute aux Cinq Classiques –, Les <em>Quatre Livres</em>, comprenant les<em> Entretiens</em> (<em>Lunyu</em>), le <em>Mencius</em> (<em>Mengzi</em>), la <em>Grande Étude</em> (<em>Daxue</em>), l’<em>Invariable Milieu</em> (<em>Zhongyong</em>) – dont la connaissance figurait au programme des examens impériaux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14et14bis.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8107" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14et14bis-300x300.jpg" alt="14et14bis" width="300" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13 et 13 bis</strong></span></p>
<p>A partir de certains de ces textes, il systématise une pensée éthico-politique qui commence par le perfectionnement de soi. « <em>Lorsqu’on lit, on ne se contente pas de rechercher les principes moraux sur le papier, il faut les chercher en soi-même</em><em> </em><em>: c’est là qu’ils trouvent leur réalité et leur application</em> »<sup>2</sup>. Chef de file de l'&nbsp;&raquo;École de la Voie&nbsp;&raquo;, il dispense son enseignement tandis que ses disciples se chargent de le diffuser largement. Deux timbres ont été imprimés en 2010, à l’occasion du 880<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Zhu Xi (1130-1200), dessinés par Fan Zeng. L’un reproduit son portrait tandis que l’autre représente la diffusion de son enseignement auprès de disciples <strong><span style="color: #800000;">13 et 13 bis</span></strong>.</p>
<p>Sous la dynastie des Yuan (1271-1368), le « néoconfucianisme » devient la version officielle orthodoxe du confucianisme et la demeure jusqu’au début du XX<sup>e</sup> siècle où après la révolution de 1911, le confucianisme, en butte à des attaques violentes, ne se relèvera pas malgré une tentative de reconstruction.</p>
<p>De son vivant, Zhu Xi, tout comme l’a fait Confucius en son temps, s’écarte des honneurs et des richesses et passe sa vie à chercher un souverain réceptif à sa pensée (Darrobers 2008). <em>«</em><em> </em><em>Serein dans la pauvreté, fidèle à la Voie</em><em> </em><em>; d’une intégrité et d’une modestie digne d’éloges</em><em> </em>»<sup>3</sup> telle est la formule en huit caractères que rédige en sa faveur l&rsquo;empereur Xiaozong en 1173.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les instituts Confucius à travers le monde aujourd’hui</span></strong></p>
<p>Créés en 2004 par la République populaire de Chine, les instituts Confucius sont des établissements publics à but non lucratif. Ils délivrent des cours de chinois, des diplômes de langue, participent à la diffusion de la culture chinoise, favorisent les échanges entre la Chine et des autres pays.</p>
<p>Vecteurs culturels pour promouvoir l’influence de la Chine dans le monde, ils sont parfois décriés comme instruments de propagande chinois.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/156.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8108" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/156-300x119.jpg" alt="15" width="300" height="119" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14 <em>Paire de timbre dédiée aux instituts Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/165.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8109" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/165-300x208.jpg" alt="16" width="300" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15 <em>Photo de la cérémonie accompagnant l&rsquo;émission de la paire de timbres<br />
dédiés aux instituts Confucius, le 1er décembre 2012.</em></strong></span></p>
<p>La poste chinoise émet le 1<sup>er</sup> décembre 2012 une paire de timbres dédiés aux instituts Confucius <span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span>. Leur émission est l’occasion d’une cérémonie particulière à Pékin, en présence de Xu Lin, la directrice générale du Bureau national pour l’enseignement du chinois langue étrangère (<em>Hanban</em>) et directrice exécutive du Siège de l’Institut Confucius et de Li Pizheng, vice-président du Groupe postal de Chine <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>.</p>
<p>« Echanger » et « Enseigner » en sont les motifs et la mission de ces instituts, essaimés à travers le monde.</p>
<p>Sur le timbre de gauche, la colombe, emblème de la paix, tenant dans son bec un « bonjour » annonciateur d’une ouverture vers l’échange ; sur celui de droite, le panda, emblème de la Chine, tient un tableau d’école portant l’inscription « institut Confucius », en chinois et en anglais.</p>
<p>Un arc-en-ciel, au graphisme dynamique, s’élançant des ailes de la colombe vers le panda, symbolise le pont et l’échange entre les cultures dont l’institut est le représentant, un échange dispensateur de paix entre les pays.</p>
<p>La France comptait 15 instituts en 2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Muriel Chemouny</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Bouddha dans la philatélie lao</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2016 14:59:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si, en 1992, le film de Bertolucci « Little Bouddha » a fait découvrir au grand public le bouddhisme, la philatélie rend hommage à l&#8217;art religieux bouddhique influencé par la vie du sage Gautama, en particulier dans la statuaire lao. La date de la naissance de Bouddha ne peut être fixée de manière précise :<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/01/bouddha-dans-la-philatelie-lao/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Si, en 1992, le film de Bertolucci « Little Bouddha » a fait découvrir au grand public le bouddhisme, la philatélie rend hommage à l&rsquo;art religieux bouddhique influencé par la vie du sage Gautama, en particulier dans la statuaire lao.</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/021.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7354" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/011-300x238.jpg" alt="01" width="300" height="238" /><img class="aligncenter size-full wp-image-7355" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/021.jpg" alt="02" width="234" height="146" /></a>La date de la naissance de Bouddha ne peut être fixée de manière précise : selon les historiens, elle varie entre 558 et 536 av. J.-C. Cependant, les bouddhistes semblent s&rsquo;être mis d&rsquo;accord sur la date de 543 avant notre ère, date qui est le point de départ de l&rsquo;ère bouddhique. Cela explique pourquoi le 2500e anniversaire de Bouddha a été célébré en 1957 (543 + 1957 = 2500) (<strong>1</strong>). Les Thaïlandais utilisent encore officiellement cette ère, comme on peut le voir sur cet aérogramme (<strong>2</strong>) expédié par l&rsquo;ancien directeur des postes au Laos, en exil en Thaïlande, le 14 août 1980 (2523-543 = 1980).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le respect d&rsquo;un ensemble de règles précises</strong></span></p>
<p>Pour un bouddhiste, les images du Bouddha, peintes ou sculptées, présentent un caractère sacré. C&rsquo;est pourquoi la représentation et l&rsquo;exécution de ces images imposent aux fidèles le respect de tout un ensemble de règles précises.</p>
<p>L&rsquo;image du Bouddha est définie par des caractéristiques physiques originales, par des attitudes et des gestes plus ou moins codifiés qui sont différents selon les lieux et les époques. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;iconographie laotienne (qui a donné naissance à plusieurs timbres de belle facture) distingue plusieurs <em>mudrâ</em>, mot pali qui signifie marque, sceau, et qui montre donc l&rsquo;importance et la signification de chaque attitude du Bienheureux. Voici les principales :</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/03.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7356" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/03-204x300.jpg" alt="03" width="204" height="300" /></a>- Le Bouddha en <em>Dhyâna mudrâ</em> (<strong>3</strong>), c&rsquo;est-à-dire faisant le geste de méditation, de la concentration mentale. On dit aussi que le Bouddha est dans l&rsquo;attitude de <em>samadhi</em>, le samadhi étant le point culminant de la discipline de l&rsquo;esprit. Le Bouddha est assis, à l&rsquo;indienne, le corps bien droit. Ses deux mains reposent à plat, l&rsquo;une sur l&rsquo;autre, dans le giron. Selon la tradition, cette position évoque l&rsquo;acquisition de l&rsquo;Eveil , mais chaque fois que le Bouddha médite, on le représente ainsi.</p>
<p>C&rsquo;est au cours d&rsquo;une de ses longues méditations que Bouddha eut « l&rsquo;Illumination » qui lui permit d&rsquo;établir la base de sa doctrine : on naît, on vieillit et on meurt pour renaître, vieillir et mourir encore, indéfiniment&#8230; Or la naissance est douleur, la vieillesse est douleur, la mort est douleur. Le désir n&rsquo;est-il pas la cause de notre douleur ? En tuant le désir qui conduit de naissance en naissance, on empêchera de nouvelles naissances et donc de nouvelles douleurs. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul moyen pour éteindre le désir, c&rsquo;est de mener une vie rigoureusement pure.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/04.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7357" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/04-300x186.jpg" alt="04" width="300" height="186" /></a>Le timbre de la figure <strong>3</strong> a, en outre, la particularité de nous montrer un Bouddha paré, c&rsquo;est-à-dire revêtu des insignes de la Royauté terrestre, en particulier de la couronne conique (<em>mukuta</em>) ; de plus, son vêtement est richement décoré. Cette statue en bois laqué, doré et incrusté de pierres, a une hauteur de 80 centimètres. Elle daterait du XVIIe siècle et aurait été fabriquée au nord du Laos. Elle était au Vat Phra Kéo (<strong>4</strong>) de Vientiane.</p>
<p>&#8211; Le Bouddha en <em>Bhûmisparsa mudrâ</em>, ce qui signifie le sceau de toucher la terre. Cela veut dire que le Bouddha prend la terre à témoin. On dit encore que le Bouddha fait le geste du <em>Mâravijaya</em> (en lao, Maravixay). Il s&rsquo;agit d&rsquo;une allusion au prodige consacrant la défaite de Mâra, le roi des Enfers. Quatre semaines après l&rsquo;Illumination de Bouddha, Mâra voulut le tenter et le ramener aux réalités terrestres. Il lui dépêcha donc ses trois filles : Concupiscence, Volupté et Inquiétude. Mais, sous le regard de l&rsquo;Illuminé, elles perdirent leur attrait. Mâra montra alors à Bouddha, pour le décourager, l&rsquo;immensité de la tâche qu&rsquo;il s&rsquo;était fixée : jamais Bouddha ne parviendrait à communiquer aux humains la science qu&rsquo;il venait d&rsquo;acquérir. Mais la foi de Bouddha était si forte qu&rsquo;il toucha la terre de sa main droite afin d&rsquo;avoir un témoignage. Selon la légende, le Terre apparut, éloigna Mâra et repoussa les démons.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/051.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7358" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/051-300x183.jpg" alt="05" width="300" height="183" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/061.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7359" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/061-300x293.jpg" alt="06" width="300" height="293" /></a>La victoire sur Mâra est un geste qui implique une idée d&rsquo;imperturbabilité. La main droite, allongée vers le bas sur sa cuisse droite, effleure le siège de l&rsquo;extrémité de ses doigts, tandis que la main gauche repose dans le giron. C&rsquo;est sans doute la position du Bouddha la plus répandue dans l&rsquo;iconographie lao (<strong>1 et 5</strong>). Les arts lao et thaï étant très proches, il n&rsquo;est pas étonnant de retrouver cette attitude sur de nombreuses statues thaïlandaises (<strong>6</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/071.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7360" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/071-215x300.jpg" alt="07" width="215" height="300" /></a>- Le Bouddha en <em>Abhaya mudrâ </em>(<strong>7</strong>). La position signifie que le Bouddha n&rsquo;éprouve aucune crainte (<em>a</em> privatif et <em>bhaya</em>, peur, crainte, péril), par exemple lors de l&rsquo;assaut des armées de Mâra. Elle peut également vouloir dire que le Bouddha apaise, calme, par exemple lors de la querelle entre les Kaliya et les Sâkya. Selon une autre interprétation, le Bouddha calmerait la tempête. Il s&rsquo;agirait, alors, d&rsquo;un des soixante-dix-sept miracles que la légende lui attribue.</p>
<p>Le Bouddha est debout, les avant-bras pliés à l&rsquo;horizontale ; les mains sont présentées paumes en avant, doigts étendus et dirigés vers le haut.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/081.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7361" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/081-209x300.jpg" alt="08" width="209" height="300" /></a>- Le Bouddha appelant la pluie (en lao, «<em>hiek fone</em>»), tel qu&rsquo;il est représenté sur la figure <strong>8</strong>. Cette statue en bronze, d&rsquo;une hauteur de 2,10 mètres, était également au Vat Phra Kéo. Elle daterait du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Le Bouddha est debout, les bras tendus le long du corps, la paume des mains tournée vers l&rsquo;intérieur.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/091.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7362" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/091-300x225.jpg" alt="09" width="300" height="225" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/101.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7363" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/101-300x187.jpg" alt="10" width="300" height="187" /></a>- Le Bouddha couché ou en <em>Mahâparinirvâna</em> (<strong>9</strong>). Cette statue en bronze a été fondue en 1569 sur l&rsquo;ordre du roi Sayasetthathirath (<strong>10</strong>). Elle a figuré en bonne place dans la section laotienne du pavillon de l&rsquo;Indochine à l&rsquo;Exposition coloniale de Paris en 1931. En 1952, elle a été replacée à l&rsquo;intérieur de la Chapelle rouge dans l&rsquo;enceinte du Vat Xieng Thong de Louang Prabang. Elle y était encore en 1976.</p>
<p>Il faut remarquer que, sur cette statue, comme sur toutes celles représentant le Bouddha couché, les vêtements ne sont pas soumis à la pesanteur, la robe étant horizontale. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une erreur de l&rsquo;artiste. Ce dernier pense, en effet, qu&rsquo;un Bouddha ne subit pas les mêmes contraintes qu&rsquo;un simple religieux.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/111.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7364" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/111-197x300.jpg" alt="11" width="197" height="300" /></a>Signalons enfin que le timbre de la figure <strong>11</strong> représente deux statues de Bouddha, l&rsquo;une en <em>Bhûmisparsa mudrâ</em>,</p>
<p>l&rsquo;autre en <em>Dhyâna mudrâ</em>. La première était au Vat Phra Kéo de Vientiane, l&rsquo;autre au Vat Sisaket de la même ville. Elles avaient été réunies pour les besoin de la photo afin de réaliser la carte maximum.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 503 &#8211; Janvier 1996</span></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>L&#8217;empire du Milieu</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 12:08:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Aérophilatélie]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
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		<description><![CDATA[Quel plan adopter pour présenter en compétition une collection de cartes-maximum sur la Chine avec des chances raisonnables de succès ?&#8230; En maximaphilie, on peut collectionner des cartes-maximum d&#8217;un pays ou d&#8217;un groupe de pays. Dans le cas présent, le développement de cette présentation ne prétend pas être exhaustif tant sur l&#8217;histoire que sur la<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/03/30/lempire-du-milieu/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Quel plan adopter pour présenter en compétition une collection de cartes-maximum sur la Chine avec des chances raisonnables de succès ?&#8230;</h4>
<p>En maximaphilie, on peut collectionner des cartes-maximum d&rsquo;un pays ou d&rsquo;un groupe de pays.</p>
<p>Dans le cas présent, le développement de cette présentation ne prétend pas être exhaustif tant sur l&rsquo;histoire que sur la géographie. La maximaphilie n&rsquo;ayant conquis ce pays que depuis quelques décennies, il n&rsquo;existe que peu de matériel à la disposition du collectionneur à partir duquel ce dernier s&rsquo;efforcera d&rsquo;élaborer, cependant, un plan cohérent.</p>
<p>Si une collection générale sur un pays comme la Chine, telle qu&rsquo;elle est présentée ci-dessous, peut espérer une bonne chance de réussite en compétition, il n &lsquo;en est pas de même pour une collection de cartes-maximum de France qui adopterait un même type de plan. Compte tenu des nombreuses réalisations existantes depuis 1900, elle devra d&rsquo;être présentée autrement. Le maximaphile se tiendra à un sujet ou un thème plus restreint (sites et monuments, châteaux, l&rsquo;architecture religieuse, les académiciens français, la France sous la Révolution, Paris-sur­Seine, etc.).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>L&rsquo;empire du Milieu</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/0110.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7211" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/0110-212x300.jpg" alt="01" width="212" height="300" /></a>Dans les enseignements et les idées recueillis par les disciples de Confucius (philosophe chinois vers 555/479 av. J.-C.) (<strong>1</strong>), il est fait état de l&rsquo;appellation « empire du Milieu » encore employée aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;usage courant. Elle exprime la représentation d&rsquo;une pensée culturelle qui voit sa propre civilisation comme centrale, suprême de la culture existante; le contraire du pluralisme.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Montagnes et torrents</strong></span></p>
<p>Au nord-est de la Chine, dans la province du Jilin, le lac Tianshi (lac du ciel) au sommet du mont Changbaishan (les montagnes couronnées de neige) à 2000 mètres d&rsquo;altitude, est un lac volcanique d&rsquo;une superficie de 9,82 kilomètres carrés et d&rsquo;une profondeur maximum de 373 mètres.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/028.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7212" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/028-300x212.jpg" alt="02" width="300" height="212" /></a>Il compose l&rsquo;un des plus magnifiques spectacles du monde avec les seize pics de forme étrange qui l&rsquo;entourent. Par temps calme, ses eaux sont si claires qu&rsquo;on peut voir les rochers à plusieurs mètres de profondeur. Lorsque le temps se gâte, des vents violents viennent soulever la surface en vagues de plusieurs mètres de hauteur (<strong>2</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/03-04.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7213" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/03-04-300x197.jpg" alt="03-04" width="300" height="197" /></a>La province de Hunan, en Chine centrale, abrite le site grandiose et touristique de Wulingyan (<strong>3</strong>). L&rsquo;île de Hainan, au sud-est de la Chine, de 34 000 kilomètres carrés (la seconde après Taïwan) présente un relief de plaine dans le nord et de montagne au centre et au sud. La forêt couvre la majeure partie de cette île aux rivages paradisiaques (<strong>4</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/059.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7214" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/059-300x212.jpg" alt="05" width="300" height="212" /></a>La superficie des déserts représente 15,5 % du territoire chinois (1,50 million de kilomètres carrés). Au centre de la Chine, dans la région autonome musulmane du Ningxia, quand vient l&rsquo;été, les montagnes, les glaciers et les neiges proches de vallées donnent naissance à d&rsquo;innombrables torrents qui viennent grossir les eaux boueuses du fleuve Jaune. Il déborde et fertilise les zones désertiques voisines, la végétation reprend vie et le désert verdit comme une grande oasis (<strong>5</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/0610.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7215" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/0610-300x205.jpg" alt="06" width="300" height="205" /></a>La panthère des neiges (<strong>6</strong>) se voit aujourd&rsquo;hui menacée d&rsquo;extinction. Son épais pelage montre bien que cet animal s&rsquo;est parfaitement acclimaté aux montagnes glacées de l&rsquo;Asie centrale.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/079.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7216" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/079-192x300.jpg" alt="07" width="192" height="300" /></a>Le bambou est depuis toujours en Chine une plante d&rsquo;usage universel. Il fournit du matériel de construction, est tressé de manière très diverse et sert de matière première pour l&rsquo;élaboration du papier. Parmi les premiers supports de l&rsquo;écriture figurent des bandes de bambou. Les pousses de nombreuses espèces sont appréciées comme légume (<strong>7</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/089.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7217" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/089-195x300.jpg" alt="08" width="195" height="300" /></a>Incontournable, la fleur de théier de montagne variété «thé à fleur d&rsquo;or», après infusion, donne la boisson nationale (<strong>8</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>L&rsquo;architecture ancienne</strong></span></p>
<p>Parmi les travaux de défense, la tour d&rsquo;alarme de Kizi Kuqa, tour de guet de la période des Han (206 av. J.-C), est située dans la province du Xinjiang sur le tronçon nord de l&rsquo;ancienne «Route de la soie».</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/098.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7218" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/098-197x300.jpg" alt="09" width="197" height="300" /></a>Des informations à caractère militaire étaient rapidement transmises de tour en tour, construites en briques séchées au soleil avec une armature de bois et de roseaux (<strong>9</strong>), par des signaux lumineux ou des signaux de fumée.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/109.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7219" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/109-300x226.jpg" alt="10" width="300" height="226" /></a>La Grande Muraille (<strong>10</strong>), qui devait protéger l&rsquo;empire du Milieu contre les incursions barbares du nord est unique. Sur 5000 kilomètres, elle épouse les élévations et sinuosités des arêtes montagneuses. Les sections du mur aujourd&rsquo;hui accessibles aux visiteurs datent, pour la plupart, de l&rsquo;époque Ming (1368-1644).</p>
<p>Le Palais impérial &#8211; la célèbre Cité interdite &#8211; est situé au centre de Pékin. Sa construction commença en 1406 sous le troisième empereur Ming Chengzu et dura quinze ans.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/119.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7220" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/119-300x214.jpg" alt="11" width="300" height="214" /></a>Le Palais impérial joue un rôle central dans les grands événements qui ont marqué l&rsquo;histoire de la Chine contemporaine, l&rsquo;apogée des Ming, le triomphe des Qing (<strong>11</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/129.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7221" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/129-300x221.jpg" alt="12" width="300" height="221" /></a>Architecture civile, un relais de poste historique à Suzhou, province orientale du Jiangsu, date de l&rsquo;époque de la dynastie des Song du Sud (420-429) (émission pour le Congrès national de la philatélie chinoise), (<strong>12</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/136.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7222" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/136-300x221.jpg" alt="13" width="300" height="221" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/145.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7223" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/145-208x300.jpg" alt="14" width="208" height="300" /></a>Architecture religieuse, les grottes de Longmen situées sur les bords de la rivière Yi, au sud de la ville de Luoyang dans la province du Henan, sont un vaste ensemble de grottes bouddhiques creusées à partir du Ve siècle sous la dynastie des Wei du Nord (386-534), puis sous les Tang (618-907). Une grande caverne de 35 mètres de long sur 30 mètres de large abrite neuf Bouddha de grande taille dont le plus imposant se dresse à 18 mètres de haut (<strong>13</strong>) Le monastère de Xuangong (<strong>14</strong>) est situé dans la province du Shanxi. Accroché aux parois du mont Hengshan, cet étonnant monastère appelé «le monastère suspendu en l&rsquo;air» date du début du VIe siècle. Restauré plusieurs fois, il est resté fidèle à sa disposition d &lsquo;origine. Certains pavillons ne sont soutenus que par des piliers de bois scellés dans les rochers. Un réseau d&rsquo;étroits sentiers creusés dans la falaise relie les bâtiments entre eux.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/154.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7224" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/154-220x300.jpg" alt="15" width="220" height="300" /></a>La pagode de Zhenguo (temple Kaiyuan à Quanzhou), province orientale du Fujian (<strong>15</strong>), est construite en bois et en brique. Les pagodes représentent une architecture caractéristique et particulière de la Chine et font parties intégrantes des lieux de culte bouddhique : monastères, temples.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le monde de l&rsquo;art</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/164.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7225" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/164-300x224.jpg" alt="16" width="300" height="224" /></a>Le quadrige du mausolée de l&rsquo;empereur Qui Shihuang, (règne 221/ 210 av. J.-C.), qui unifia l&rsquo;empire chinois, qui succédait à la royauté des temps antiques, est un symbole de l&rsquo;art du bronze. De minutieux travaux de restauration au moyen de plusieurs milliers de fragments permirent de restituer dans son éclat d&rsquo;origine ce quadrige (3,30 mètres de long et 1 mètre de haut). Découvert en 1980, c&rsquo;est une des plus anciennes œuvres de la grande sculpture de bronze chinoise. Le timbre représente la tête du cocher, la carte-maximum restitue l&rsquo;ensemble de l&rsquo;œuvre (<strong>16</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/174.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7226" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/174-300x222.jpg" alt="17" width="300" height="222" /></a>Peinture célèbre, <em>Mademoiselle Wang Zhaojun jouant de la flûte au clair de lune</em> (<strong>17</strong>) met en scène l&rsquo;héroïne d&rsquo;une légende chinoise qui se transmet de génération en génération et exalte le grand sacrifice de cette jeune fille courageuse d&rsquo;origine paysanne quittant son pays natal pour se marier avec le chef des Huns (population d&rsquo;origine paléo-sibérienne qui occupait la Mongolie sous les Han, 206 av. J.-C.) pour que son peuple se réconcilie avec les Huns (les Xiongnu).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/184.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7227" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/184-197x300.jpg" alt="18" width="197" height="300" /></a>Une peinture ancienne du peintre Zhang Bangiao né en 1693, grand peintre, poète, calligraphe, sculpteur de la dynastie des Qing (<strong>18</strong>) illustre la forme artistique de l&rsquo;époque qui associe l&rsquo;écriture au pinceau et la peinture à l&rsquo;encre de Chine. On y voit là également la représentation du bambou.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>La Chine moderne</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/193.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7228" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/193-189x300.jpg" alt="19" width="189" height="300" /></a>Les artisans du grand bouleversement sont incontournables. Sun Yatsen (1866-1925) est considéré en Chine comme le « père de la République » et le fondateur de la Chine moderne. Il crée en 1911 le parti révolutionnaire antimandchou. La dynastie impériale renversée, il est proclamé président de la République en 1919. Une statue est érigée à Wuhan, province du Hubei dans le sud-est de la Chine (<strong>19</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/202.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7229" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/202-196x300.jpg" alt="20" width="196" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/211.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7230" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/211-300x226.jpg" alt="21" width="300" height="226" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/221.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7231" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/221-300x225.jpg" alt="22" width="300" height="225" /></a>L&rsquo;obtention d&rsquo;une place d&rsquo;aide bibliothécaire à l&rsquo;université de Pékin fait découvrir à Mao Zedong (1893-1976) la théorie marxiste. Dès cette époque, sa vie se confond avec celle du Parti communiste chinois, ce qui l&rsquo;oppose à Tchiang Kaïchek, partisan du nationalisme. Sorti vainqueur d&rsquo;une confrontation idéologique et militaire, Mao Zedong (<strong>20</strong>) proclame le 1er octobre 1949 la République populaire de Chine, tandis que Tchiang Kaïchek se réfugie dans l&rsquo;île de Taïwan. C&rsquo;est dans ce bateau (<strong>21</strong>), sur le lac Nanhu (lac du Sud), que se tient en 1921, dans la clandestinité, le premier congrès du Parti communiste chinois. Il fallut ensuite un grand palais au peuple. Au cœur de Pékin, un important édifice où siège l&rsquo;Assemblée nationale populaire au cœur de Pékin (émission pour le 6e congrès national du peuple, 1983, (<strong>22</strong>)).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/231.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7232" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/231-300x222.jpg" alt="23" width="300" height="222" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/241.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7233" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/241-300x219.jpg" alt="24" width="300" height="219" /></a>D&rsquo;autres émissions exaltent les symboles de la réussite économique : station centrale de télévision couleur de Pékin en 1988(<strong>23</strong>), ou piscine couverte dans les faubourgs du nord de Pékin, construite pour les 11es Jeux asiatiques de 1990 (<strong>24</strong>) entre autres.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 499 &#8211; Septembre 1995</span></p>
<p>&nbsp;</p>

<div class="ratings " data-post="7210">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Le surprenant &#171;&#160;come back&#160;&#187; des timbres locaux</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2016 13:21:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[De nombreux pays &#8211; la Russie des tsars, la Norvège, l&#8217;Allemagne et quelques pays d&#8217;Amérique du Sud entre autres &#8211; utilisèrent jadis largement les émissions locales. Mais cette pratique semblait faire désormais partie d&#8217;un passé révolu. Or, depuis quelques années, le Japon, avec ses timbres de préfecture l&#8217;a remise en usage ; Avantages et inconvénients<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/18/le-surprenant-come-back-des-timbres-locaux/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>De nombreux pays &#8211; la Russie des tsars, la Norvège, l&rsquo;Allemagne et quelques pays d&rsquo;Amérique du Sud entre autres &#8211; utilisèrent jadis largement les émissions locales. Mais cette pratique semblait faire désormais partie d&rsquo;un passé révolu. Or, depuis quelques années, le Japon, avec ses timbres de préfecture l&rsquo;a remise en usage ; Avantages et inconvénients de cet étonnant retour en arrière.</h3>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Carte.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6139" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Carte-206x300.jpg" alt="Carte" width="206" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>Grandes villes du Japon : à chaque chiffre correspond une préfecture</em></span></p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/01.jpg"><img class="size-full wp-image-6140" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/01.jpg" alt="01" width="180" height="230" /></a></p>
<p style="text-align: center;">1 &#8211; Tokyo: Orchidées frangées</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/02.jpg"><img class="size-full wp-image-6141" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/02.jpg" alt="02" width="163" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: center;">2 &#8211; Chiba: Vallée Yoro près de Kanto</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/03.jpg"><img class="size-full wp-image-6142 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/03.jpg" alt="03" width="175" height="230" /></a>3 &#8211; Kanagawa : cascade Shasui-no-taki</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/04.jpg"><img class="size-full wp-image-6143 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/04.jpg" alt="04" width="165" height="204" /></a> 4 &#8211; Shizuoka : Paradisier gobe-mouche et mont Fuji</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/05.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6144" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/05-213x300.jpg" alt="05" width="213" height="300" /></a>5 &#8211; Aichi : Hibou</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/06.jpg"><img class="size-full wp-image-6145 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/06.jpg" alt="06" width="190" height="233" /></a> 6 &#8211; Gifu : Les quatre saisons à Takayama</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/07.jpg"><img class="size-full wp-image-6146 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/07.jpg" alt="07" width="170" height="240" /></a> 7 &#8211; Shiga : Voiliers sur le lac Biwa</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/08.jpg"><img class="size-full wp-image-6147 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/08.jpg" alt="08" width="190" height="229" /></a>  8 &#8211; Kyoto : Danseuse Maiko</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/09.jpg"><img class="size-full wp-image-6148 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/09.jpg" alt="09" width="173" height="199" /></a>9 &#8211; Osaka : Château et centre des affaires</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/10.jpg"><img class="size-medium wp-image-6149 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/10-300x208.jpg" alt="10" width="300" height="208" /></a>10 &#8211; Nara : Mont Yoshino au printemps et à l&rsquo;automne</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Imaginez l&rsquo;Ardèche, la Corse ou le Territoire de Belfort émettant un jour leurs propres timbres. Que feriez-vous ? Vous les rechercheriez sans doute, en vue de constituer une collection originale. Seul frein : votre porte-monnaie, à qui il faudra faire supporter une dépense de 2,80 F, ou même 2,40 F, multipliés par cent un départements si vous les désirez neufs. Par contre, si vous optez pour les oblitérés, une belle campagne de recherche en perspective !</p>
<p>Et pourtant, ce qui parait difficilement réalisable en France, le Japon, lui, l&rsquo;a fait. A son avantage, un nombre de préfectures sensiblement inférieur, quarante-sept très exactement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6151" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/11.jpg" alt="11" width="240" height="190" /></a>11 &#8211; Mié : Ninja et château Ueno</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/12.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6152" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/12.jpg" alt="12" width="191" height="235" /></a>12 &#8211; Wakayama : Pélerins (montagne sacrée de Kumano)</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6153" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/13.jpg" alt="13" width="184" height="234" /></a>13- Hyogo : Vue de Kobé</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6154" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/14.jpg" alt="14" width="182" height="237" /></a>14 &#8211; Okayama : Poteries</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/15.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6161" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/15.jpg" alt="15" width="193" height="244" /></a>15 &#8211; Tokushima : Poupée de théâtre</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6156" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/16.jpg" alt="16" width="226" height="167" /></a>16 &#8211; Kagawa : Statue &laquo;&nbsp;Les 24 yeux&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/171.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6162" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/171.jpg" alt="17" width="169" height="199" /></a>17 &#8211; Kochi : Baleines</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/18.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6158" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/18.jpg" alt="18" width="231" height="176" /></a>18 &#8211; Ehime : Détroit de Kurushima</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6159" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/19.jpg" alt="19" width="166" height="232" /></a>19 &#8211; Hiroshima : Festival du riz</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/20.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6160" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/20.jpg" alt="20" width="166" height="236" /></a>20 &#8211; Yamaguchi : Lanterne Tabanata(Festival des étoiles)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/21.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6173" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/21-225x300.jpg" alt="21" width="225" height="300" /></a>21 &#8211; Ooita : Danse Tsurusaki</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/22.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6163" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/22.jpg" alt="22" width="190" height="248" /></a>22 &#8211; Miyazaki : Chevaux et phare de la pointe Hoi</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/23.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6164" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/23.jpg" alt="23" width="186" height="236" /></a>23 &#8211; Okinawa : Danse Ryukyu</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/24.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6165" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/24.jpg" alt="24" width="165" height="189" /></a>24 &#8211; Kagoshima : Festival Ohara</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/25.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6166" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/25.jpg" alt="25" width="231" height="190" /></a>25 &#8211; Kumamoto : Pont Tsujun-kyo</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/26.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6167" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/26.jpg" alt="26" width="184" height="238" /></a>26 &#8211; Saga : Ruines de Yoshinogari</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/27.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6168" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/27.jpg" alt="27" width="179" height="245" /></a>27 &#8211; Nagasaki : Voilier</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/28.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6169" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/28.jpg" alt="28" width="170" height="203" /></a>28 &#8211; Fukuoka : Mont Togamidaké et azalées</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/29.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6170" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/29.jpg" alt="29" width="172" height="236" /></a>29 &#8211; Shimane : Mausolée lzumo Taisha</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/30.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6171" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/30.jpg" alt="30" width="188" height="237" /></a>30 &#8211; Tottori : Poires</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/31.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6172" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/31.jpg" alt="31" width="186" height="234" /></a>31 &#8211; Fukui : Spectacle et tourisme</p>
<p>Inaugurées le 1er avril 1989, les émissions de préfectures en sont aujourd&rsquo;hui à environ 200 timbres. Leurs particularités :</p>
<ul>
<li>ils sont vendus exclusivement dans les districts correspondants et à quelques guichets philatéliques ;</li>
<li>ils sont cependant valables pour l&rsquo;affranchissement du courrier dans tout le pays ;</li>
<li>leurs illustrations sont obligatoirement en rapport avec la préfecture qui les émet, ce qui a permis de supprimer du programme national les timbres dits &laquo;&nbsp;touristiques&nbsp;&raquo;.</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/32.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6174" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/32.jpg" alt="32" width="175" height="198" /></a>           32 &#8211; lshikawa : &laquo;&nbsp;Genki&nbsp;&raquo;, mascotte du tournoi d&rsquo;athlétisme</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/33.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6175" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/33.jpg" alt="33" width="165" height="233" /></a>33 &#8211; Toyama : Massif Tatayama et champ de tulipes</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/34.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6176" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/34-218x300.jpg" alt="34" width="218" height="300" /></a>34 &#8211; Nagano : Château Matsumoto</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/35.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6177" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/35.jpg" alt="35" width="167" height="198" /></a>35 &#8211; Niigata : Temple Gogo-an</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/36.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6178" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/36.jpg" alt="36" width="172" height="196" /></a>36 &#8211; Akita : Rochers de Nyudouzaki</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/37.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6179" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/37.jpg" alt="37" width="166" height="236" /></a>37 &#8211; Hokkaido : Renards arctiques</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/38.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6180" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/38.jpg" alt="38" width="173" height="235" /></a>38 &#8211; Aomori : Rivière Oirase</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/39.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6181" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/39.jpg" alt="39" width="168" height="240" /></a>39 &#8211; Iwate : Falaises côtières de Rikuchu</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/40.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6182" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/40.jpg" alt="40" width="188" height="246" /></a>40 &#8211; Miyagi : Cygnes et Mt Izunuma</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/41.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6183" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/41.jpg" alt="41" width="187" height="242" /></a>41 &#8211; Yamagata : Cerises</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/42.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6184" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/42.jpg" alt="42" width="183" height="242" /></a>42 &#8211; Fukushima : Pêches</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/43.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6185" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/43.jpg" alt="43" width="183" height="243" /></a>43 &#8211; Tochigi : Montagne Nikkou</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/44.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6186" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/44.jpg" alt="44" width="184" height="239" /></a>44 &#8211; Gunma : Le lièvre et la Tortue</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/45.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6187" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/45.jpg" alt="45" width="164" height="238" /></a>45 &#8211; lbaragi,: Cascade Fukuroda</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/46.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6188" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/46.jpg" alt="46" width="182" height="234" /></a>46 &#8211; Saitama : Poésie enfantine &laquo;&nbsp;Toryanse&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/47.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6189" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/47-231x300.jpg" alt="47" width="231" height="300" /></a>47 &#8211; Yamanashi : Jeune fille et cerisier en fleur</p>
<p>Colorés, traitant des sujets les plus divers, utilisant tantôt la photo, tantôt le dessin humoristique, ces timbres n&rsquo;ont pas manqué d&rsquo;attirer les critiques des hautes instances philatéliques qui les considèrent comme un surcoût pour les collectionneurs. Un raisonnement plutôt simpliste, qui oublie que ces figurines ont non seulement une véritable utilité postale, mais reflètent aussi la culture, le folklore, les traditions et les nombreuses curiosités touristiques du Japon. Sans parler du fait que rien n&rsquo;oblige à les collectionner neufs&#8230; ce qui est plus philatélique et, sans doute, moins onéreux !</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 117 &#8211; Octobre 1994</span></p>

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		<title>Douze timbres rares et leur carte d&#8217;identité</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2015 14:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Grande-Bretagne (1840) N°1. Timbre de service 1 penny noir Les initiales de la reine Ne vous y trompez pas. Ce &#171;&#160;Penny Black&#160;&#187; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&#8217;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/19/douze-timbres-rares-et-leur-carte-didentite/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong> Grande-Bretagne (1840) N°1.</strong></span></p>
<p>Timbre de service 1 penny noir</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les initiales de la reine</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4670" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg" alt="GB" width="155" height="180" /></a>Ne vous y trompez pas. Ce &laquo;&nbsp;Penny Black&nbsp;&raquo; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&rsquo;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une grande rareté.</p>
<p>Marqué aux initiales de la reine Victoria (Victoria Regina) qui n&rsquo;hésita pas une seconde à offrir le profil de ses quinze ans à ce timbre émis lorsqu&rsquo;elle en avait vingt-et-un, il était destiné à affranchir le courrier officiel et donc à ne jamais être vendu à la poste.</p>
<p>Pour une raison inconnue, il ne servit qu&rsquo;un jour &#8211; le 7 mai 1840 &#8211; sur trois circulaires officielles avant de disparaître et de sombrer dans l&rsquo;oubli le plus total.</p>
<p>On croyait les stocks de ce mort-né entièrement incinérés dès 1843 jusqu&rsquo;au mois de juillet 1905 où l&rsquo;on exhuma par hasard une feuille de 240 exemplaires presque intacte.</p>
<p>Dont celui que vous voyez ici étalant fièrement les détails de sa gravure rendue quasiment impossible à contre­faire par les guillochis qui en rehaussent le fond.</p>
<p>Rien d&rsquo;étonnant donc si ce premier des non-émis va chercher dans les 50 000 F les rares fois où il apparaît dans une vente. Au point que les lettres V et R qui le caractérisent pourraient signifier very rare.!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Brésil (1843) N° 3. 90 reis noir</strong></p>
<p>Quand un œil-de-bœuf nous regarde</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La France hésite encore à se doter de timbres et, déjà, le Brésil imprime les siens!</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4671" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg" alt="Bresil" width="197" height="180" /></a>Cela suffirait à justifier le choix de ce 90 reis émis le 1er août 1843, au moins autant que sa courte durée de vie &#8211; à peine onze mois &#8211; et sa grande valeur : 90000F.</p>
<p>Bien avant que Georges Bizet immortalise l&rsquo;œil noir (de Carmen ou du taureau ?), le Brésil faisait entrer dans la légende les &laquo;&nbsp;Œils-de-bœuf&nbsp;&raquo; &#8211; c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a baptisée cette série de trois timbres &#8211; noirs eux aussi.</p>
<p>Mais pourquoi donc ne pas avoir représenté sur cette émission le magnifique barbu qu&rsquo;était Pedro Il, empereur du Brésil, lequel se retrouvera par la suite, de face ou de profil, sur chaque timbre de son pays ? Tout simplement pour ne pas maculer son auguste visage par de noirs cachets. Particularité de ces Œils-de-bœuf : les trois couleurs le 30, le 60 et le 90 reis, étaient imprimées sur la même feuille par rangées de six timbres!</p>
<p>Un conseil: s&rsquo;il vous arrive d&rsquo;évoquer les Œils-de-bœuf dans une conversation avec des philatélistes huppés, n&rsquo;ajoutez pas &laquo;&nbsp;du Brésil&nbsp;&raquo;. Ce serait vexatoire pour vos interlocuteurs et vous auriez l&rsquo;air d&rsquo;un plouc de la pire espèce !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Suisse (1845)</strong><br />
(canton de Bâle) N°8. 2 rappen et demi</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Aussi célèbre que la Colombe de Picasso !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4672" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg" alt="Suisse" width="150" height="167" /></a>A Bâle, on n&rsquo;a pas lésiné pour faire d&rsquo;elle la plus belle parmi les plus belles. Ne reculant devant aucun sacrifice, les responsables du canton, voulant sans doute faire la nique à leurs homologues de Zurich et de Genève, ont décidé d&rsquo;aller la faire imprimer à l&rsquo;étranger, par Krebs à Francfort-sur­-le-Main.</p>
<p>Pour la rendre plus attrayante, on lui offre une impression en trois couleurs en typographie et l&rsquo;on rehausse le tout d&rsquo;un gaufrage qui lui donne un relief du meilleur effet.</p>
<p>Et, hasard ou prévoyance ?, on rédige sa valeur en rappen, donc en monnaie fédérale, ce qui lui vaudra de continuer à servir jusqu&rsquo;en 1854 alors que ses rivales des autres cantons, conçues en monnaies locales, durent céder le pas à d&rsquo;autres émissions dès 1849.</p>
<p>Etonnez-vous après tout ce soin que la &laquo;&nbsp;Colombe de Bâle&nbsp;&raquo; soit considérée unanimement comme le plus beau timbre , du monde d&rsquo;après les enthousiastes, d&rsquo;avant 1900 pour ceux auxquels elle n&rsquo;a pas complètement tourné la tête !</p>
<p>Quant à sa valeur, elle oscille sur la largeur de ses marges, la fraîcheur de ses couleurs et même la qualité de son relief entre 60 et 120 000 F ce qui, même lorsqu&rsquo;ils sont français et non suisses, en fait un oiseau de prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Belgique (1849)</strong></p>
<p>N°2. 20 c bleu-clair</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Attention les marges !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4673" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg" alt="Belgique" width="157" height="179" /></a>Il y a plus rare, il y a plus beau que le N°2 de Belgique, vedette de la série &laquo;&nbsp;Epaulettes&nbsp;&raquo;, qui doit sa sélection à son immense notoriété mais aussi à la finesse de sa gravure et aux circonstances de sa naissance. Tiré à plus de cinq millions d&rsquo;exemplaires, il avait peu de chances d&rsquo;atteindre une cote alléchante. Et pourtant, l&rsquo;étroitesse de l&rsquo;espace qui séparait les timbres entre eux, ajouté à son usage massif pour l&rsquo;affranchissement du courrier, a fait singulièrement décroître le nombre de ceux qui ont survécu à l&rsquo;état neuf avec quatre marges intactes.</p>
<p>Tout le monde croyait que les deux timbres aux épaulettes étaient l&rsquo;œuvre de Jacques Wiener, graveur renommé de médailles et père de la réforme : postale belge, jusqu&rsquo;au jour où l&rsquo;on découvrit qu&rsquo;ii s&rsquo;était attribué une paternité revenant à un artiste anglais, J.-H. Robinson travaillant pour Perkins, Bacon and co qui imprimèrent les timbres !</p>
<p>Cette découverte tardive, en replaçant ces timbres sous les projecteurs de l&rsquo;actualité, ne fit aucun mal à leur notoriété. Bien au contraire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bavière (1849)</strong></p>
<p>N°1.1 Kreuzer</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le noir lui va si bien</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4675" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg" alt="Baviere" width="175" height="172" /></a>En 1849, la mode est aux effigies des souverains, voire aux armoiries du plus pur style rococo mais, certes, pas à la pureté classique (ou moderne d&rsquo;avant-garde?) du N°1 de Bavière auquelle dépouillement de sa conception plus que sa valeur intrinsèque vaut de briller sous les feux de la rampe.</p>
<p>Recherchez-le dans le strict noir intense de sa première version, avant que l&rsquo;usure de sa planche de cuivre n&rsquo;ait entraîné son remplacement par une planche en laiton dont sont issus les exemplaires gris-noir, nettement moins rares.</p>
<p>Si vous avez le bonheur de tomber sur un tête-bêche ou sur un exemplaire à l&rsquo;inscription retouchée laissant apparaître sous BAYERN quelques lettres de FRANCO, faites des bonds de joie car tout cela est rarissime.</p>
<p>Signe incontestable de sa noblesse, le N°1 de Bavière a droit, tel un lord anglais ou comme le 15 c vert français, a être désigné par son seul prénom. On le dénomme &laquo;&nbsp;un Noir&nbsp;&raquo; de ce côté du Rhin et le &laquo;&nbsp;Schwarzer Einser&nbsp;&raquo; de l&rsquo;autre, une familiarité qui ne trompe pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Espagne (1851)</strong></p>
<p>N°8. 2 réals rouge</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Pas très belle, mais rare</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4676" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg" alt="Espagne" width="154" height="181" /></a>Si vous avez pour le profil de cette Isabelle Il les yeux de Rodrigue, c&rsquo;est-à-dire si vous lui trouvez un charme fou, une seule explication : vous connaissez vos classiques d&rsquo;Espagne sur le bout de la pince et les quatre zéros qui suivent le premier chiffre de sa cote &#8211; un 9 -vous ont tourné la tête ! Et si vous rêvez de voir soudain le rouge de ce 2 réals virer au bleu &#8211; et un cinquième zéro s&rsquo;ajouter aux quatre précédents &#8211; c&rsquo;est que vous avez entendu dire qu&rsquo;un cliché vagabond de 2 réals est allé se promener dans la planche des 6 réals lors de l&rsquo;impression créant ce timbre dont vous rêvez et qui n&rsquo;est connu, en bleu, qu&rsquo;à quatre exemplaires !</p>
<p>Mais revenons à cette Isabelle &#8211; qui n&rsquo;a rien d&rsquo;une reine de beauté. Ce qui ne l&rsquo;empêche nullement de s&rsquo;être fait timbrifier sous vingt-neuf formes différentes &#8211; toujours de profil &#8211; pour vous permettre d&rsquo;aligner son portrait deux cent quatre-vingt-cinq fois si, d&rsquo;aventure, vous prenez la fantaisie d&rsquo;en faire le sujet-phare d&rsquo;une collection. A condition de ne pas vous limiter à l&rsquo;Espagne mais à étendre votre quête aux colonies ibériques d&rsquo;alors, de Cuba à Porto-Rico en passant par les Philippines.</p>
<p>N&rsquo;accablons cependant pas cette reine pas narcissique pour deux sous (ni même pour deux maravedis) : si on la timbrifiait avec régularité chaque année c&rsquo;est, tout simplement parce que les postes espagnoles pensaient éviter ainsi la contrefaçon de leurs timbres d&rsquo;usage courant!</p>
<p>Pourquoi le 2 réais est-il si rare? Tout simplement parce que, pendant les trois cent soixante-cinq jours de son existence, il ne servit que rarement, les plis recommandés auxquels on le destinait étant peu usités, d&rsquo;où son faible tirage : 1432 exemplaires, pas un de plus</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Terre-Neuve (1857)</strong></p>
<p>1 shilling rouge-orange</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un Vermillon venu du froid</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4677" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg" alt="TerreNeuve" width="142" height="181" /></a>Ce Vermillon dont la couleur n&rsquo;est pas sans ressembler au plus célèbre classique français, le 1 F de 1849, n&rsquo;est autre que le second timbre le plus rare de cette lointaine colonie britannique au Canada, l&rsquo;île de Terre-Neuve.</p>
<p>Complètement isolée avec l&rsquo;extérieur plusieurs mois de l&rsquo;année parce que bloquée par les glaces de l&rsquo;hiver, Terre-Neuve ne dispose, au 1er janvier 1857, que d&rsquo;une douzaine de bureaux de poste. Ajoutez à cela un trafic de courrier local extrêmement réduit et vous comprendrez pourquoi les premiers Terre-Neuve sont rares.</p>
<p>Les deux cent trente-cinq lettres revêtues de timbres de la première émission connues et recensées jusqu&rsquo;à présent démontrent, s&rsquo;il le fallait, le peu d&rsquo;intérêt des Terre-Neuviens pour l&rsquo;écriture. Sans doute le savait-il, le postmaster général de Saint-John, la capitale, qui ne commanda que deux mille exemplaires de ce 1 shilling. Voulez-vous maintenant connaître la cote de cette authentique rareté ? Plutôt que l&rsquo;âge du capitaine, essayez de deviner le nombre d&rsquo;habitants à Terre-Neuve en 1857 ? Cent vingt mille ? Bravo, vous avez trouvé!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pérou (1857)</strong></p>
<p>N° 1. 1 réal bleu</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Vent d&rsquo;est, vent d&rsquo;ouest</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4678" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg" alt="Perou" width="216" height="173" /></a>Faites le compte : du 1er décembre 1857 au 28 février 1858, trois petits mois, telle est la durée d&rsquo;utilisation de deux timbres hors du commun, ceux que la Compagnie de l&rsquo;océan Pacifique accepta de céder au gouvernement péruvien, lequel attendait en vain depuis des années de concrétiser son désir de doter ses postes de vignettes postales !</p>
<p>Allez vous étonner qu&rsquo;ils soient rares, surtout lorsqu&rsquo;on vous aura appris qu&rsquo;ils servirent uniquement à affranchir le courrier entre Callao (le port de Lima) et Chovillas !</p>
<p>Quelques particularités à noter.</p>
<p>Sur ces deux timbres figurent la valeur faciale (1 et 2 reals) mais aussi le poids de la lettre qu&rsquo;ils transportaient (1/2 et 1 once).</p>
<p>Le 1 real bleu montre le navire navigant vers l&rsquo;ouest, tandis que le 2 reals rouge, lui, voit naviguer son navire vers l&rsquo;est.</p>
<p>Mais attention: les faux, les réimpressions et les essais abondent. Donc, méfiez-vous des fausses joies car, si les authentiques valent allègrement leurs 20 à 35 000 F pour les réimpressions, ôtez deux zéros !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ceylan (1857)</strong></p>
<p>N° 3. 4 pence rose</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le triomphe de l&rsquo;Inutile</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4679" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg" alt="Ceylan" width="144" height="186" /></a>C&rsquo;est parce que 4 pence ne correspondaient à aucun tarif que le 4 p. de Ceylan est si rare ! On n&rsquo;a jamais su pourquoi il fut créé et donc pourquoi il fut inclus dans une série où les vedettes abondent. Et comme si son extrême rareté ne lui suffisait pas, il est beau, le diable !</p>
<p>Jamais l&rsquo;effigie de l&rsquo;inusable reine Victoria n&rsquo;a été gravée avec tant de finesse. Jamais la teinte n&rsquo;a été plus fraîche. Quand à l&rsquo;encadrement, comme tous ceux de cette étonnante série, on le jugea si beau que l&rsquo;imprimeur, dans doute soucieux de faire des économies, l&rsquo;utilisa plus tard pour les timbres de la province australienne de Tasmanie.</p>
<p>A l&rsquo;état neuf, ce 4 pence est rarissime.</p>
<p>La preuve ? Sa cote, exprimée en livres ou en deutsche mark, tourne toujours aux alentours de 600 000 de nos francs !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Guyane anglaise (1856)</strong></p>
<p>n° 12. 4 cents magenta</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Il était un petit navire&#8230;</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4680" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg" alt="GuyaneAn" width="207" height="182" /></a>Vous qui connaissez son frère, l&rsquo;unique &laquo;&nbsp;One cent magenta&nbsp;&raquo;, sous-entendu de Guyane anglaise, acheté il n&rsquo;y a pas si longtemps un million de dollars!, n&rsquo;allez surtout pas faire la moue face à ce &laquo;&nbsp;Four cents&nbsp;&raquo; qui, croyez-le, ne se trouve pas sous les pas d&rsquo;un cheval&#8230; même s&rsquo;il existe à quelques exemplaires, tous oblitérés du reste.</p>
<p>Si son &laquo;&nbsp;look&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas éblouissant c&rsquo;est parce qu&rsquo;il était difficile de faire mieux avec les moyens du bord, quelques caractères typographiques et une vignette empruntés aux maigres moyens techniques de l&rsquo;imprimerie de la gazette locale de Georgetown lorsque les timbres vinrent à manquer et qu&rsquo;il fallut bien, à la va-vite, en fabriquer sur place. Le général postmaster du reste, conscient de la pauvreté de sa production, n&rsquo;avait qu&rsquo;une peur : voir les falsifications fleurir, tant ces timbres étaient faciles à reproduire.</p>
<p>Seule parole : faire parapher chaque exemplaire par ses collaborateurs les plus fiables dont les autographes en forme d&rsquo;initiales &#8211; E.D.W, E.T.E, C.A.W, W.H.L &#8211; valent aujourd&rsquo;hui des fortunes, à condition de figurer sur ces méchants morceaux de papier.</p>
<p>Un dernier renseignement pour votre gouverne : celui présenté ici vaut tout de même 75 000 F!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Finlande (1867)</strong></p>
<p>1 mark. no 10 brun-jaune</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Des dents pour les mordus !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4681" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg" alt="Finlande" width="157" height="185" /></a>Regardez bien ce timbre de Finlande, émis à l&rsquo;époque où le grand-duché était vassal de la Russie des tsars. Faut-il parler, pour le désigner, de &laquo;&nbsp;dentelure&nbsp;&raquo; comme pour tous les timbres émis avant, pendant ou après la naissance de cette extraordinaire émission, ou plutôt de &laquo;&nbsp;denture&nbsp;&raquo; tant sont menaçants ces crocs de 1,5 mm et même de 2,5 mm de long qui entourent les timbres de 1860 à 1870 de Finlande ?</p>
<p>Du jamais vu, ces &laquo;&nbsp;percés en serpentins&nbsp;&raquo; qui font oublier les armoiries illustrant le timbre tant ils agressent le regard mais aussi tant cette dentition est fragile.</p>
<p>Au point que des barèmes ont été établis pour estimer la valeur des partiellement édentés: une dent perdue, c&rsquo;est 50 % de la valeur qui s&rsquo;envole, trois dents arrachées, votre timbre ne vaut plus que 10 à 15 % de sa valeur lorsqu&rsquo;il est intact.</p>
<p>Cette invraisemblable initiative des postes finlandaises, jamais rééditée depuis, valait bien un satisfecit. Timbroscopie le lui offre en faisant cohabiter ce 1 mark avec de plus grandes, mais moins originales, raretés.</p>
<p>Sur lettre, en général à destination de l&rsquo;Angleterre et accompagné d&rsquo;un 5 penni la même série, il est très rare.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Colombie (1920)</strong></p>
<p>N° 5. Poste aérienne 10 centavos</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>De Baranquilla à Carthagène</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4682" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg" alt="Colombie" width="283" height="183" /></a>Avec leur allure de bande dessinée, leur dessin naïf et leurs couleurs éclatantes, elles font toujours sensation lorsque, au hasard d&rsquo;un catalogue de vente, elles se retrouvent égarées au milieu de cohortes de timbres classiques aux teintes austères et aux dessins rigoureux.</p>
<p>Et pourtant les neufs vignettes de Poste aérienne de Colombie ne sont nullement déplacées, elles qui sont nées en 1920, parmi leurs aînées si l&rsquo;on se penche sur leur rareté et leurs cotes. Dame ! leurs prix oscillant entre 18000 et 60 000 F forcent le respect et cela d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils se justifient largement.</p>
<p>Lorsque la compagnie colombienne privée de navigation aérienne emporte le combat officiel de transport du courrier par voie aérienne entre Baranquilla et Carthagène, ses dirigeants s&rsquo;aperçoivent soudain que matériel et personnels sont fin prêts pour remplir leur mission mais que seuls manquent les timbres dont personne n&rsquo;a songé à se préoccuper !</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne : on achètera à un imprimeur local son stock de vignettes de propagande aéronautique lesquelles revêtues à la va-vite d&rsquo;une surcharge indiquant la surtaxe à payer feront parfaitement l&rsquo;affaire.</p>
<p>Cent séries seront ainsi transformées en timbres on ne peut plus authentiques, donnant ainsi naissance à neuf cents timbres dont tous les amateurs de Poste aérienne rêvent de faire l&rsquo;un des fleurons de leur collection.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 53 &#8211; Décembre 1988</span></p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Le Mandchoukouo : un pays aux timbres sans nom</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2015 15:07:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[Etrange destin que celui de Pou-Yi, dernier empereur de Chine, monté sur le trône à trois ans, détrôné au bout de quatre ans, en 1912, croyant avoir retrouvé le pouvoir vingt ans plus tard lorsque les Japonais, le nomment président de la République puis empereur du Mandchoukouo, un Etat créé de toutes pièces, puis déchu<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/16/le-mandchoukouo-un-pays-aux-timbres-sans-nom/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Etrange destin que celui de Pou-Yi, dernier empereur de Chine, monté sur le trône à trois ans, détrôné au bout de quatre ans, en 1912, croyant avoir retrouvé le pouvoir vingt ans plus tard lorsque les Japonais, le nomment président de la République puis empereur du Mandchoukouo, un Etat créé de toutes pièces, puis déchu à nouveau, emprisonné, soumis à d&rsquo;incessants lavages de cerveau avant de finir jardinier et de s&rsquo;éteindre, en 1967, dans la Chine de ses ancêtres, juste avant la Révolution culturelle.</h3>
<p>Lorsque le Japon cherche un fantoche pour justifier un semblant de légitimité à l&rsquo;Etat qu&rsquo;il vient de créer à partir de trois provinces du nord de la Mandchourie qu&rsquo;il vient de conquérir, c&rsquo;est vers l&rsquo;empereur, détrôné depuis longtemps, qu&rsquo;il tourne ses regards. En Extrême-Orient, sauvegarder les apparences a toujours été la règle. Pou-Yi fera donc l&rsquo;affaire. Pour faire plus sérieux, bien vite on transforme la République en Empire et, du coup, Pou-Yi change de nom : le voici rebaptisé Kang-Tê ! Sa tête apparaîtra bientôt sur les timbres de ce Mandchoukouo dont les grandes nations refusent toujours de reconnaître l&rsquo;existence.</p>
<p>Pourtant &#8211; toujours par souci de sauver les apparences &#8211; les Japonais avaient préféré à l&rsquo;annexion pure et simple, un simulacre de prétexte. L&rsquo;incident de Moukden, en septembre 1931, le leur avait fourni. On avait , paraît-il, saboté leur ligne de chemin de fer !</p>
<p>D&rsquo;où la concrétisation de leurs visées expansionnistes sur cette Chine dont l&rsquo;espace vital était, pour les fascistes jaunes, une tentation permanente.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un Etat que la Chine ignore</span></strong></p>
<p>Jusqu&rsquo;en 1932, la Poste s&rsquo;est organisée avec les moyens du bord : timbres et cachets chinois. Mais, au mois d&rsquo;avril, le ministre des Transports du Mandchoukouo prend la Poste en charge et annonce que les employés chinois ne pourront rester en place au-delà du 1er août, date à laquelle ils seront remplacés par du personnel local. Cette mise en demeure déclenche une grève qui atteindra son paroxysme en juillet 1932 : il n&rsquo;y a alors plus aucune activité postale.</p>
<p>Mais c&rsquo;est sans compter sur les Japonais qui font réouvrir les bureaux le 26 juillet et, simultanément, mettent en vente les premiers timbres du pays: une série courante de 18 valeurs. Mars 1933 verra les commémoratifs du premier anniversaire de la République. Ils seront suivis, un an plus tard, des premiers timbres de l&rsquo;empire.</p>
<p>Mais cela ne résout pas la petite guerre postale que se livrent le Mandchoukouo et la Chine. Cette dernière ne reconnaît pas le nouvel Etat et encore moins ses timbres. Résultat : les lettres arrivant en Chine (le gros du courrier) sont lourdement taxées et les timbres et cachets dont elles sont revêtues, sont maculés de telle sorte qu&rsquo;on ne lise plus le nom &laquo;&nbsp;Mandchoukouo&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C&rsquo;est à la fin de 1934 qu&rsquo;intervient un accord entre les deux parties débouchant sur la fabrication des fameux timbres &laquo;&nbsp;sans nom&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ces derniers seront admis &#8211; malgré leur emploi &laquo;&nbsp;local&nbsp;&raquo; &#8211; à l&rsquo;affranchissement de courrier à destination d&rsquo;autres pays. On peut également remarquer que l&rsquo;UPU n&rsquo;a jamais reconnu ces timbres, ni ceux revêtus du nom complet du pays mais que chaque pays a laissé circuler les lettres provenant du Mandchoukouo sans les taxer !</p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;occupation soviétique, en juillet 1945, qui mettra fin à une série de quelque 160 timbres produits par le Mandchoukouo.</p>
<p>En mai 1946, l&rsquo;éphémère empire est restitué à la Chine et, depuis, n&rsquo;utilise que des timbres chinois.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Mandchoukouo : toute la sagesse et les extrêmes de l&rsquo;Orient</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/01-021.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4489" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/01-021-300x195.jpg" alt="01-02" width="300" height="195" /></a>Si les premières séries sont bien cotées aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que les collectionneurs ne les ont pas remarquées. Leurs tirages sont importants : entre 450000 et 50 millions pour la toute première série (1932), illustrée de l&rsquo;effigie du président Pou-Yi (<strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>) et de la pagode blanche de Liaoyang (<strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/031.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4490" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/031.jpg" alt="03" width="256" height="287" /></a>Beaucoup plus intéressant : le 10 fen du premier anniversaire de la République, tiré à 70000 exemplaires (<strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/04-061.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4491" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/04-061-300x131.jpg" alt="04-06" width="300" height="131" /></a>Renaissant de ses cendres, le phénix (<strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>) sujet choisi pour la première émission de l&rsquo;Empire. En 1934, réimpression de la série d&rsquo;usage courant (<strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>). A noter : six symboles dans la légende supérieure au lieu de cinq sur la série précédente. On a rajouté le mot &laquo;&nbsp;impériale&nbsp;&raquo; dans ce qui se lisait &laquo;&nbsp;Administration postale du Mandchoukouo&nbsp;&raquo;. Sur ce timbre marquant le voyage de l&rsquo;empereur au Japon (<strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>) on remarque &laquo;&nbsp;l&rsquo;orchidée dorée de l&rsquo;amitié&nbsp;&raquo; à cinq branches, le nouveau symbole du Mandchoukouo.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/07-101.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4492" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/07-101-300x96.jpg" alt="07-10" width="300" height="96" /></a>Non reconnu par I&rsquo;UPU, le Mandchoukouo se voit contraint de confirmer par les timbres (<strong><span style="color: #800000;">7 et 8</span></strong>) ses accords postaux bilatéraux avec la Chine et le Japon. Quant à la Poste aérienne, elle fonctionne tant à l&rsquo;intérieur qu&rsquo;à l&rsquo;extérieur. Ce timbre à 39 fen (<strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>) est au tarif de la lettre par avion pour le Japon. En 1932, la ville de Hsin-king &laquo;&nbsp;la ville nouvelle&nbsp;&raquo;, nouveau nom de Tchang­tchoun, compte 130 000 habitants sur 12 km2. Cinq ans plus tard, ce timbre (<strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>) annonce un million d&rsquo;habitants sur 115 km2 !</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/11-13.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4493" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/11-13-300x270.jpg" alt="11-13" width="300" height="270" /></a>Le régime a du bon ! C&rsquo;est cette même année 1937,que le Mandchoukouo récupère la tutelle du chemin de fer, de la police, de la poste et de l&rsquo;enseignement : les timbres (<strong><span style="color: #800000;">11, 12,13</span></strong>) soulignent cette généreuse donation des Japonais !</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/14-161.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4494" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/14-161-237x300.jpg" alt="14-16" width="237" height="300" /></a>Ce symbole chinois en rouge (<strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>) déplacé vers la gauche multiplie par deux la cote de ce timbre de Nouvel An. &laquo;&nbsp;Payez vos impôts&nbsp;&raquo; c&rsquo;est ce que déclare ce percepteur (<span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span>). L&rsquo;autre timbre (<strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>) où l&rsquo;on remarque pour la première fois des inscriptions en mongol (l&rsquo;argent n&rsquo;a pas d&rsquo;odeur!) explique que &laquo;&nbsp;Le fondement de l&rsquo;Etat, ce sont les impôts, etc.&nbsp;&raquo;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/17-191.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4495" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/17-191-300x128.jpg" alt="17-19" width="300" height="128" /></a>Lorsque l&rsquo;on prépare la guerre, on recrute. Voici un des timbres pour cette propagande (<strong><span style="color: #800000;">17</span></strong>). &laquo;&nbsp;En hommage au retour de Singapour dans notre Asie orientale&nbsp;&raquo; telle est la signification de cette surcharge bleue (<strong><span style="color: #800000;">18</span></strong>). Cette autre surcharge (<strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>) marque le premier anniversaire de la guerre. Elle se lit &laquo;&nbsp;Le bien-être de l&rsquo;Asie commence ce jour (le 8 décembre 1941 : allusion à l&rsquo;attaque de Pearl Harbour) de la VIIIe année du règne de Kang-Tê&nbsp;&raquo; (Pou-Yi).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/20-23.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4496" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/20-23-300x209.jpg" alt="20-23" width="300" height="209" /></a>En Mandchoukouo, comme en Allemagne, il existe une S.T.O.(Service du Travail Obligatoire), voici le timbre qui en vante les mérites (<strong><span style="color: #800000;">20</span></strong>).&nbsp;&raquo;Le bien être du Japon passe par celui du Mandchoukouo&nbsp;&raquo;, telle est la signification des inscriptions chinoises (<strong><span style="color: #800000;">21</span></strong>) en haut et japonaises en bas (<strong><span style="color: #800000;">22</span></strong>) de ces timbres émis en paires se-tenant. Le dernier timbre du Mandchoukouo (<strong><span style="color: #800000;">23</span></strong>) symbolise ses liens étroits avec le Japon. Il est rare oblitéré.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 43 &#8211; Janvier 1988</span></p>

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		<title>Les très riches heures de l&#8217;album d&#8217;Arabie</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2015 09:13:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Arabie Saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne cherchez pas d&#8217;effigie de souverain sur les premiers timbres d&#8217;Arabie. C&#8217;eût été grandement utile pour tous ceux de nos lecteurs qui ne lisent pas l&#8217;Arabe, et pour qui ces dessins aux ornements entrelacés -les arabesques- se ressemblent tous. Mais, en cette année 1916 où la civilisation occidentale et la manne pétrolière n&#8217;ont pas encore<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/05/les-tres-riches-heures-de-lalbum-darabie/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Ne cherchez pas d&rsquo;effigie de souverain sur les premiers timbres d&rsquo;Arabie. C&rsquo;eût été grandement utile pour tous ceux de nos lecteurs qui ne lisent pas l&rsquo;Arabe, et pour qui ces dessins aux ornements entrelacés -les arabesques- se ressemblent tous. Mais, en cette année 1916 où la civilisation occidentale et la manne pétrolière n&rsquo;ont pas encore &laquo;&nbsp;perverti&nbsp;&raquo; les Bédouins du désert, les prescriptions du Coran sont respectées jusque dans la conception des timbres. Et le Coran interdit toute représentation humaine et animale, dans les lieux de culte comme dans toutes les formes d&rsquo;expression de l&rsquo;art. Il faudra donc nous contenter, en attendant les années 1970 où apparaîtront les premières effigies de souverains, de leurs &laquo;&nbsp;cartouches&nbsp;&raquo; (leurs signatures) et de ces surcharges et légendes providentielles par lesquelles ils avaient l&rsquo;habitude de faire célébrer leurs voyages et les grands événements de leurs règnes ; ce sont les seuls &laquo;&nbsp;repères&nbsp;&raquo; dont nous disposons.</h3>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/01-03.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4384" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/01-03-300x63.jpg" alt="01-03" width="300" height="63" /></a></p>
<p>Que lit-on précisément sur nos premiers timbres d&rsquo;Arabie (<strong><span style="color: #800000;">1 à 3</span></strong>) ? &laquo;&nbsp;La Mecque sainte&nbsp;&raquo;, année 1334 (l&rsquo;équivalent de 1916, dans le calendrier de l&rsquo;Hégire, qui-commence en 622de notre ère, année de la fuite de Mahomet vers Medine). &laquo;&nbsp;La Mecque sainte&nbsp;&raquo;: neutre en apparence, l&rsquo;inscription affirme, en fait, la souveraineté retrouvée du chérif de La Mecque, Husayn, qui vient de libérer sa terre de la tutelle ottomane, instaurée dès le XVIe siècle. Exit, donc, les timbres turcs, en usage jusqu&rsquo;alors dans la péninsule arabique, comme on le voit sur cette carte postale oblitérée à Hodeidah, au Yemen (ci-dessous). Et vive les premiers timbres de l&rsquo;indépendance.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Carte.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4385" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Carte-300x216.jpg" alt="Carte" width="300" height="216" /></a><em><span style="color: #800000;">Sur carte postale expédiée en 1913 d&rsquo;Hodeida (Yemen) : un timbre turc.<br />
La péninsule arabique était alors sous tutelle ottomane.<br />
Sur lettre oblitérée trois ans plus tard à Djeddah, sur la mer Rouge : les premiers timbres du Hedjaz,<br />
précurseurs de la collection d&rsquo;Arabie séoudite.</span></em></p>
<p><strong><span style="color: #800000;"> Partage franco-anglais au Moyen-Orient</span></strong></p>
<p>Les Anglais ont aidé Husayn dans sa tâche. Nous sommes au cœur de la Première Guerre mondiale. Allemands et Turcs d&rsquo;un côté, Anglais et Français de l&rsquo;autre s&rsquo;affrontent dans tous les territoires du Proche-Orient. En cette année 1916, du reste, les accords secrets Sykes-Picot, signés entre la France et la Grande-Bretagne, ont déjà délimité, en prévision de la victoire, la zone d&rsquo;influence de chacun des deux alliés dans cette partie du monde. A la France, le contrôle de la Cilicie, de la Syrie et du Grand-Liban. Aux Anglais, celui de la Palestine, de la Transjordanie et de l&rsquo;Irak. Quant à l&rsquo;Arabie, elle prolonge naturellement la très ancienne zone d&rsquo;implantation britannique en Egypte, où les Anglais, profitant du début des hostilités, ont de surcroît proclamé officiellement leur protectorat en 1914.</p>
<p>C&rsquo;est d&rsquo;Egypte, précisément, qu&rsquo;est partie la mission militaire britannique qui a débarqué au Hedjaz, cette province côtière qui s&rsquo;étire le long de la mer Rouge et dont La Mecque est la capitale. Si une poignée de militaires français a également prêté main forte, à l&rsquo;époque, au chérif de la Mecque, l&rsquo;histoire a surtout retenu le personnage mythique du colonel anglais Lawrence-dit Lawrence d&rsquo;Arabie- figure emblématique de la révolte arabe et principal artisan de la victoire de Husayn.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le Hedjaz prend provisoirement le dessus&#8230;</span></strong></p>
<p>Husayn, donc, se proclame &laquo;&nbsp;roi d&rsquo;Arabie&nbsp;&raquo; en 1916. Le journal officiel de La Mecque raconte comment sa majesté Hachémite (la famille des Hachémites fournissait les chérifs héréditaires de la Mecque depuis près d&rsquo;un millénaire) conclut alors le &laquo;&nbsp;baï&rsquo;at&nbsp;&raquo;(au sens littéral : &laquo;&nbsp;vente&nbsp;&raquo;), cette cérémonie au cours de laquelle tous ceux qui reconnaissent le souverain lui frappent la main : &laquo;&nbsp;<em>Au milieu du silence, le juge des juges, puis les membres de la famille royale, les hauts dignitaires du royaume, les doc</em>te<em>urs de la Loi, les députations des provinces et des tribus, et enfin le peuple de toutes classes vinrent toucher la main de S.M. Hachémite, suivant le rite traditionnel. Les orateurs et les poètes vinrent ensuite offrir leurs hommages et traduire les sentiments de la nation dans cette fête de l&rsquo;Arabie et de l&rsquo;Islam</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Grandiose consécration pour ce &laquo;&nbsp;roi d&rsquo;Arabie&nbsp;&raquo; que les Alliés, en fait, reconnaissent simplement comme &laquo;&nbsp;roi du Hedjaz&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agit alors de ménager la susceptibilité &#8211; et de calmer les ardeurs hégémoniques &#8211; de l&rsquo;autre personnage clé de l&rsquo;Arabie du moment, &lsquo;Abd Al Aziz Ibn Sa&rsquo;ud, que l&rsquo;Occident appellera plus tard Ibn Seoud (judicieuse simplification) et qui n&rsquo;est pour l&rsquo;instant qu&rsquo;émir du Nedjed, la province centrale de la péninsule, dont Riad est la capitale.</p>
<p>Mais laissons pour l&rsquo;heure au protégé de Lawrence d&rsquo;Arabie le temps de régner- timbres à l&rsquo;appui &#8211; sur son Hedjaz. Les premières émissions, estampillées &laquo;&nbsp;La Mecque Sainte&nbsp;&raquo;, ont été imprimées au Caire. L&rsquo;artiste, familier des mosquées égyptiennes, s&rsquo;est inspiré de leurs exubérantes arabesques. Plus sensibles aux charmes de la rareté qu&rsquo;aux finesses de l&rsquo;art mauresque, les philatélistes s&rsquo;intéressent surtout aux variations de dentelures. Car les timbres existent dentelés 12 (les plus communs), dentelés 10, dentelés à la fois 12 et 10 (le rare 1 piastre bleu, no 3 des catalogues), non dentelés et enfin percés en zig-zag (les feuilles sont simplement entaillées, sans éviction de pastilles de papier, comme lors des &laquo;&nbsp;piquages&nbsp;&raquo; habituels).</p>
<p><strong><span style="color: #800000;"> &#8230; puis Ibn Séoud est arrivé !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/04-06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4386" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/04-06-300x67.jpg" alt="04-06" width="300" height="67" /></a>Ne pouvant régner politiquement sur toute l&rsquo;Arabie, Husayn tenta d&rsquo;y instaurer son autorité spirituelle, mettant en avant sa charge héréditaire de gardien des deux plus importants lieux saints de l&rsquo;Islam : La Mecque, où naquit Mahomet en 570, et Medine, où il mourut. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il faut interpréter cette surcharge réalisée en 1922 à La Mecque (<strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>) -sans autre utilité que symbolique &#8211; où l&rsquo;on peut lire &laquo;&nbsp;Gouvernement du pays du prophète&nbsp;&raquo;(les caractères verticaux indiquent l&rsquo;année 1340 du calendrier islamique). Cette autre surcharge dit strictement la même chose&#8230; avec un simple filet d&rsquo;encadrement pour entourer (<strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>). Idem pour cette troisième, additionnée d&rsquo;une ligne indiquant un changement de valeur (<strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/07.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4387" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/07-213x300.jpg" alt="07" width="213" height="300" /></a>Nouveaux témoins des ambitions charismatiques de Husayn : voici maintenant des surcharges dorées (attention : l&rsquo;encre dorée s&rsquo;élimine très facilement et les caractères apparaissent alors en noir), qui perpétuent le &laquo;&nbsp;souvenir du califat&nbsp;&raquo; de Husayn (<strong><span style="color: #800000;">7</span></strong>). Celui-ci s&rsquo;est, en effet, fait proclamer calife en 1924, distinction religieuse suprême qui, dans l&rsquo;Islam, désigne les successeurs spirituels du prophète (les sultans assumant le pouvoir temporel). Mais Mahomet ne fut pas longtemps favorable à son représentant sur terre. Car, au moment où les Postes de Husayn impriment ces surcharges dorées, le califat est en train de chanceler sous les attaques du redoutable guerrier qu&rsquo;est Ibn Séoud.</p>
<p>Rapide et éloquente biographie. Ibn Séoud &#8211; deux mètres de haut, quatorze épouses officielles et deux cents concubines en soixante-cinq ans d&rsquo;existence &#8211; appartient à la dynastie wahhabite des Séoud, ardents défenseurs des idées de Ibn Abd Al Wahhab, ce réformiste du XVIIIe siècle qui prêchait le retour à un Islam purifié. C&rsquo;est déjà au nom de la doctrine wahhabite que l&rsquo;un des aïeux d&rsquo;Ibn Séoud, Abd Al Aziz, a conquis le Nedjed et occupé La Mecque, en 1803, avant de soumettre presque toute la péninsule au pouvoir des Séoudiens. Les Séoudiens ont ensuite connu une éclipse, chassés du pouvoir par le gouverneur d&rsquo;Egypte Mohammad Ali, envoyé du sultan ottoman, puis délogés de leur capitale Riad par la famille des Rashid, grâce à l&rsquo;appui des mêmes Ottomans.</p>
<p>La &laquo;&nbsp;reconquête&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est Ibn Séoud qui l&rsquo;a menée de bout en bout par le glaive et le poignard. En 1902, à l&rsquo;âge de quinze ans, après une enfance nomade dans le désert, il a repris Riad aux Rashid. Devenu émir du Nedjed, il a multiplié dans son nouveau domaine les communautés d&rsquo;Ikhwan (&laquo;&nbsp;Frères&nbsp;&raquo;), parmi lesquelles il recrute son armée. En 1913: annexion du Hassa (en bordure du golfe persique), occupé jusqu&rsquo;alors par les Turcs. Pendant la Première Guerre mondiale, les Anglais, grâce à H. St-John-Philby, ont prêté main-forte aux séoudiens dans leur lutte contre les Ottomans (avant de pousser Husayn sur le trône d&rsquo;Arabie). Mis un temps en veilleuse face à l&rsquo;ennemi commun, l&rsquo;antagonisme ancestral entre le wahhabite Ibn Séoud et le &laquo;&nbsp;gardien de la Mecque&nbsp;&raquo; s&rsquo;est exacerbé après la guerre. En 1920, Ibn Séoud a conquis l&rsquo;Asie, au sud du Hedjaz. Puis le Chammar, dans le nord du pays, en 1921. Et, en 1924, après s&rsquo;être fait reconnaître sultan du Nedjed, il attaque le Hedjaz.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;"> Fonds de tiroirs</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/08-11.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4388" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/08-11-232x300.jpg" alt="08-11" width="232" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/12-131.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4389" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/12-131-235x300.jpg" alt="12-13" width="235" height="300" /></a>Voilà donc Ibn Séoud face à Husayn &#8211; que nous avions laissé dans ses habits neufs de calife. L&rsquo;affrontement fut de courte durée. Le 4 octobre 1924, date expressément mentionnée sur cette surcharge (<strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>), Husayn abdiquait en faveur de son fils Ali. L&rsquo;histoire a tôt fait d&rsquo;oublier ce souverain éphémère, mais la même surcharge nous rappelle qu&rsquo;il forma ce jour-là un nouveau &laquo;&nbsp;gouvernement du Hedjaz&nbsp;&raquo;. Surcharge que nous retrouvons à la même époque en rouge (<strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>), en bleu, composée dans des caractères plus petits (<strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>), plus gros, plus larges, assortie d&rsquo;une nouvelle valeur (<strong><span style="color: #800000;">11</span></strong>). Une fois surchargés tous les timbres de l&rsquo;époque de Faysal, son fils Ali eut tout juste le temps de &laquo;&nbsp;signer&nbsp;&raquo; une série spécifique portant en surcharge deux inscriptions encadrées rappelant la date de son avénement (<strong><span style="color: #800000;">12 et 13</span></strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/14.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4390" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/14-300x197.jpg" alt="14" width="300" height="197" /></a>&laquo;&nbsp;Souvenir du premier pélerinage sacré à la Mecque sous le sultanat du Nedjed 1943&Prime; (1925) : les timbres parlent d&rsquo;eux mêmes, et cette surcharge horizontale (<strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>) de couleur rouge (complétée d&rsquo;inscriptions bleues indiquant le jour de &laquo;&nbsp;mercredi&nbsp;&raquo; et la nouvelle valeur) renvoie aux oubliettes de l&rsquo;histoire le fils d&rsquo;Husayn, chassé du pouvoir par le nouvel occupant de La Mecque: Ibn Séoud.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/17-18.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4391" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/15-16-300x210.jpg" alt="15-16" width="300" height="210" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-4392" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/17-18-300x128.jpg" alt="17-18" width="300" height="128" /></a>En cette année 1925, les &laquo;&nbsp;Postes du Sultanat&nbsp;&raquo; raclent les fonds de tiroir, et apposent leur griffe sur tous les timbres abandonnés par l&rsquo;administration du Hed jaz : des fiscaux (<span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span>), des timbres pour effets de commerce et quittances, pour le chemin de fer (<strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>) du Hed jaz (qui reliait Damas à Medine), et même des timbres turcs (<strong><span style="color: #800000;">17 et 18</span></strong>), que les Postes de Faysal n&rsquo;avaient pas encore songé à recycler. Tout ce fonds hétéroclite reçoit des surcharges rouges, bleues, incurvées vers le bas ou le haut&#8230; Les plus rares: celles pour imprimés, de petits cachets rectangulaires qui propulsent les 1/2 piastres rouges au-dessus des 30 000 F de cote&#8230;</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le Français apparaît en 1929</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/19.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4393" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/19-231x300.jpg" alt="19" width="231" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/20-21.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4394" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/20-21-300x104.jpg" alt="20-21" width="300" height="104" /></a>En 1926, nous retrouvons le fil de l&rsquo;histoire avec ces jolies compositions qui célèbrent l&rsquo;occupation du port de Djeddah et de Medine (<strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>) par Ibn Séoud. Au début de l&rsquo;année, le 8 janvier précisément, l&rsquo;imam des Wahhabites s&rsquo;est fait proclamer roi du Hedjaz, ce qui n&rsquo;est pas sans rapport avec l&rsquo;émission de cette première série de timbres spéciaux (<strong><span style="color: #800000;">20, 21</span></strong>), imprimés à Alexandrie, et libellés &laquo;&nbsp;postes du Hedjaz et Nedjed&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/22-241.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4395" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/22-241-300x135.jpg" alt="22-24" width="300" height="135" /></a>29 janvier 1927:constitution officielle du &laquo;&nbsp;Royaume du Hed jaz, du Nedjed et de ses dépendances&nbsp;&raquo;, appellation que l&rsquo;on retrouve ici, dûment datée (<strong><span style="color: #800000;">22</span></strong>). Deux ans plus tard, les noms du &laquo;&nbsp;Hejaz&nbsp;&raquo;et &laquo;&nbsp;Nejd&nbsp;&raquo; &#8211; sous la toughra (signature)d&rsquo;Ibn Séoud ­ apparaissent pour la première fois en français sur les timbres, langue officielle de l&rsquo;Union Postale Universelle (<strong><span style="color: #800000;">23</span></strong>). En 1930, sur ce commémoratif du 4e anniversaire de l&rsquo;avènement d&rsquo;Ibn Séoud au trône du Hedjaz (<strong><span style="color: #800000;">24</span></strong>), on découvre l&rsquo;emblème de la future Arabie séoudite : deux sabres flanqués de deux palmiers (qui ne deviendront qu&rsquo;un par la suite), signifiant qu&rsquo;aucune prospérité n&rsquo;est possible hors de la justice.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/25.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4396" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/25-300x192.jpg" alt="25" width="300" height="192" /></a>Et enfin, en 1932, le royaume du Hedjaz et du Nedjed devenait &laquo;&nbsp;Royaume d&rsquo;Arabie Séoudite&nbsp;&raquo;(<strong><span style="color: #800000;">25</span></strong>). Depuis, ses frontières n&rsquo;ont quasiment pas changé. Et la dynastie séoudite est toujours au pouvoir.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie </em>n° 40 &#8211; Octobre 1987</span></p>

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		<title>Des enveloppes exceptionnelles de Bagdad et Erbil</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2015 10:51:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Irak]]></category>
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		<description><![CDATA[Timbres magazine n° 59 &#8211; Juillet-Août 2005 Alors que des attentats sont perpétrés quotidiennement en Irak, le pays se réorganise et la vie prend le dessus. La poste est en état de marche tandis que des négociants en timbres ouvrent à nouveau leurs boutiques ! Des informations que nous avons recueillies auprès de Sammy Ketz,<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/02/26/des-enveloppes-exceptionnelles-de-bagdad-et-erbil/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Timbres magazine</em> n° 59 &#8211; Juillet-Août 2005</span></p>
<h3>Alors que des attentats sont perpétrés quotidiennement en Irak, le pays se réorganise et la vie prend le dessus. La poste est en état de marche tandis que des négociants en timbres ouvrent à nouveau leurs boutiques ! Des informations que nous avons recueillies auprès de Sammy Ketz, chef du bureau de l&rsquo;Agence France Presse à Bagdag. Il a par ailleurs ramené pour les lecteurs de<em> Timbres magazine</em> des plis exceptionnels dont l&rsquo;un affranchi de rares timbres du Kurdistan irakien. Découverte d&rsquo;un autre visage de l&rsquo;Irak.</h3>
<p>Difficile d&rsquo;imaginer lorsque l&rsquo;on regarde des reportages à la télévision consacrés à Bagdad que l&rsquo;on puisse y vivre. Pourtant c&rsquo;est le cas, témoignage de l&rsquo;étonnante vitalité des hommes et de leur capacité à s&rsquo;adapter. La poste irakienne revient de loin&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;"><a style="color: #800000;" href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/02/Irak.pdf">Irak</a></span></strong></p>

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		<title>Siam : une royale indépendance philatélique</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2015 13:40:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Timbres magazine n° 39 &#8211; Octobre 2003 Dans ce vaste Extrême-Orient où la Route du thé prend en partie ses racines et trouve ses escales, le Siam, future Thaïlande, fait bande à part d&#8217;un point de vue philatélique. Visite guidée dans ce beau pays où la France a joué un rôle. Curieusement, c&#8217;est un Grec<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/02/05/siam-une-royale-independance-philatelique/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Timbres magazine</em> n° 39 &#8211; Octobre 2003</span></p>
<h3>Dans ce vaste Extrême-Orient où la Route du thé prend en partie ses racines et trouve ses escales, le Siam, future Thaïlande, fait bande à part d&rsquo;un point de vue philatélique. Visite guidée dans ce beau pays où la France a joué un rôle.</h3>
<p>Curieusement, c&rsquo;est un Grec qui est à l&rsquo;origine des relations diplomatiques entre la France et le Siam. Certes, il y avait bien eu des missions conduites par des jésuites mais le rôle du dénommé Constance est prépondérant. Ses origines sont assez incertaines&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;"><a style="color: #800000;" href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/02/Siam.pdf">Siam</a></span></strong></p>

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		<title>L&#8217;Irak sous influence</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2015 10:14:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Empire Ottoman]]></category>

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		<description><![CDATA[Timbres magazine n° 36 &#8211; Juin 2003 Ancienne Mésopotamie et centre de nombreuses et très anciennes civilisations, l&#8217;Irak devient une partie intégrante de l&#8217;Empire ottoman, puis passe sous influence anglaise. On comprend mieux à la lumière du passé, les événements d&#8217;aujourd&#8217;hui. Quant aux premiers timbres, certains sont très visuels et abordables. On est bien loin<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/02/05/lirak-sous-influence/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Timbres magazine</em> n° 36 &#8211; Juin 2003</span></p>
<h3>Ancienne Mésopotamie et centre de nombreuses et très anciennes civilisations, l&rsquo;Irak devient une partie intégrante de l&rsquo;Empire ottoman, puis passe sous influence anglaise. On comprend mieux à la lumière du passé, les événements d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Quant aux premiers timbres, certains sont très visuels et abordables.</h3>
<p>On est bien loin des fastes de Babylone, la ville aux cents portes, aux superbes palais, aux jardins suspendus, lorsque l&rsquo;Empire ottoman s&rsquo;empare de l&rsquo;Irak en 1534. Relégué alors au rang de simple province de la Perse&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;"><a style="color: #800000;" href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/02/Premières-émissions.pdf">Premières émissions</a></span></strong></p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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