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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Pérou</title>
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		<title>Aux origines de la philatélie du Pérou</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 14:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire postale de ce pays d&#8217;Amérique latine reste peu connue des collectionneurs français. Cet abrégé ouvre une série de plusieurs articles et pourrait bien susciter des vocations. Bien que l&#8217;utilisation du timbre­poste eût été approuvée par un décret de 1851, il fallut attendre le 10 mars 1858 pour que la première émission voie le jour.<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/28/aux-origines-de-la-philatelie-du-perou/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L&rsquo;histoire postale de ce pays d&rsquo;Amérique latine reste peu connue des collectionneurs français. Cet abrégé ouvre une série de plusieurs articles et pourrait bien susciter des vocations.</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0118.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7730" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0118-300x124.jpg" alt="01" width="300" height="124" /></a>Bien que l&rsquo;utilisation du timbre­poste eût été approuvée par un décret de 1851, il fallut attendre le 10 mars 1858 pour que la première émission voie le jour. Elle avait été précédée d&rsquo;un essai de courte durée par l&rsquo;emploi, à titre expérimental, de timbres imprimés en 1847 par la PSNC (Pacifie Stearn Navigation Company), une compagnie anglaise de navigation qui assurait depuis 1840 la liaison régulière entre Valparaiso et Panama, avec escales dans les ports péruviens d&rsquo;Iquique, Arica, lslay, Callao, Pisco et Paita. La faible quantité de vignettes utilisées (quatre-vingt-huit suivant certains auteurs) et leur brève durée d&rsquo;utilisation ­ trois mois à peine, du 1er décembre 1857 au 1er mars 1858 &#8211; en font de grandes raretés (<strong>1</strong>).</p>
<p>Pour les premières émissions et jusqu&rsquo;en 1879, les timbres furent imprimés d&rsquo;abord localement par Prugue, à Lima, puis par l&rsquo;American Bank Notes Company (ABNC). Leur gravure représente trois motifs emblématiques du Pérou :</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0214.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7731" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0214-300x300.jpg" alt="02" width="300" height="300" /></a>- les armoiries du Pérou, dans un blason, le lama, l&rsquo;arbre à quina et une corne d&rsquo;abondance (<strong>2</strong>) ;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0311.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7732" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0311-277x300.jpg" alt="03" width="277" height="300" /></a>- le lama, familièrement appelé «llamita», animal fétiche et emblématique du Pérou (<strong>3</strong>) ;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0411.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7733" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0411-270x300.jpg" alt="04" width="270" height="300" /></a>- le soleil, emblème de l&rsquo;Empire inca (<strong>4</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Premier commémoratif au monde</strong></span></p>
<p>Seule exception pour cette période, le 5 c rouge Locomotive de 1871, célébrant le 20e anniversaire de l&rsquo;ouverture de la ligne de chemin de fer de Lima à Callao, serait le premier timbre commémoratif au monde.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0512.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7734" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0512-172x300.jpg" alt="05" width="172" height="300" /></a>A partir de 1895, apparaissent l&rsquo;allégorie de la République et les effigies des grandes figures du Pérou : le conquistador Pizarro, l&rsquo;Inca Manco Capac, le maréchal de la Mar, le président Pierola (<strong>5</strong>).</p>
<p>Les premiers timbres, imprimés localement, sont non dentelés. Les dentelés n&rsquo;apparurent qu&rsquo;en 1866, avec la série des lamas imprimés par l&rsquo;ABNC. A partir de 1874 &#8211; et notamment imprimée par l&rsquo;ABNC -, les timbres sont dentelés 12. L&rsquo;impression locale fut réalisée de deux façons différentes :</p>
<p>&#8211; En planches, par blocs-report lithographiés, suivant le procédé employé alors.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0610.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7735" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0610-300x46.jpg" alt="06" width="300" height="46" /></a>- En bandes, à l&rsquo;aide d&rsquo;une machine à pédale importée de France, dite machine Lecoq, sur des bandes de papier gommé collées bout à bout, ce qui nous vaut des impressions sur raccord . Ce type d&rsquo;impression (<strong>6</strong>) a été utilisé pour le 1 dinero rouge, le 1 dinero vert, le 1peseta brun, le 1 peseta jaune, le 5 c rouge Locomotive et le 2 c gris-bleu Lama de 1873.</p>
<p>Les valeurs d&rsquo;affranchissement furent d&rsquo;abord exprimées en monnaies dérivant de l&rsquo;ancien système colonial espagnol basé sur le peso et l&rsquo;once espagnole de 29 grammes : 1 peso = 4 pesetas = 8 réales = 8 dineros.</p>
<p>En 1858, le Pérou adopta le système décimal, basé sur le sol, nouvelle monnaie nationale, et le gramme : 1 sol = 100 centavos = 1 peso.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0712.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7736" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0712-300x276.jpg" alt="07" width="300" height="276" /></a>Il est curieux de noter que pour familiariser les usagers avec le nouveau système, le medio-peso jaune porte dans son cadre gauche la valeur «medio peso» et dans son cadre droit «50 centavos». Ce serait le premier timbre au monde libellé en deux monnaies (<strong>7</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Tarification</strong></span></p>
<p>Pour ce qui concerne les tarifs d&rsquo;affranchissement, il faut distinguer deux périodes:</p>
<p>&#8211; Avant le ter avril 1879, date d&rsquo;entrée du Pérou dans l&rsquo;UPU (Union postale universelle), les tarifs étaient régis par des conventions postales bilatérales, notamment avec la Grande-Bretagne, la France, l&rsquo;Allemagne et la Belgique.</p>
<p>&#8211; Après cette date, s&rsquo;appliquèrent les règlements et tarifs internationaux fixés par l&rsquo;UPU.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0810.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7737" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0810-300x188.jpg" alt="08" width="300" height="188" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Affranchissement mixte Grande-Bretagne/Pérou. Lettre de Tacna à Castillon (France)<br />
prise en charge par le Bureau Consulaire d&rsquo;Arica, port desservant Tacna, portant différentes marques :<br />
&laquo;&nbsp;lnsufficiently prepaid&nbsp;&raquo;, marque d&rsquo;échange franco-britannique<br />
&laquo;&nbsp;GB 1F90&Prime;,&nbsp;&raquo;Ambulant Calaise et taxe au tampon 24.</em></span></p>
<p>La convention postale avec la Grande­Bretagne prévoyait en particulier que le courrier destiné à l&rsquo;étranger et qui transitait par la voie anglaise, assurée alors par la PSNC, devait être remis aux bureaux consulaires britanniques (BPO, British Post Office) des ports d&rsquo;escale, où ils recevaient l&rsquo;affranchissement convenable en timbres anglais. Si le pli, venant de l&rsquo;intérieur du pays, devait passer par la poste péruvienne, il devait avoir été affranchi au préalable par un timbre péruvien de 1 dinero représentant le port local, ce qui donne lieu à d&rsquo;intéressants affranchissements mixtes Grande-Bretagne/Pérou (<strong>8</strong>). Les lettres ainsi affranchies étaient oblitérées du cachet du bureau anglais, qui annulait les timbres anglais, ainsi que le timbre péruvien si celui-ci n&rsquo;avait pas été préalablement oblitéré par la poste péruvienne.</p>
<p>Les bureaux consulaires anglais du Pérou étaient dotés des cachets oblitérants suivants : C38 (Callao), C36 (Arica), C42 (Islay), C43 (Paita), D74 (Pisco), D87 (Iquique).</p>
<p>Ces bureaux furent fermés en 1880 et leurs cachets retournés à Londres, sauf le C43 qui fut utilisé par les postes péruviennes pendant encore quelques années.</p>
<p>L&rsquo;entrée du Pérou dans l&rsquo;UPU coïncida avec le déclenchement de la guerre du Pacifique contre le Chili. En raison de la tournure des événements militaires, qui fut défavorable aux Péruviens, le fonctionnement du service postal subit de multiples vicissitudes qui firent de l&rsquo;émission de 1874-1879 probablement l&rsquo;une des plus surchargées au monde.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0910.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7738" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0910-300x68.jpg" alt="09" width="300" height="68" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/108.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7739" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/09bis-300x178.jpg" alt="09bis" width="300" height="178" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-7740" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/108-300x168.jpg" alt="10" width="300" height="168" /></a>Cette émission subit au cours des quatre années que dura la guerre et de l&rsquo;année suivante (1885), où sévit la guerre civile, pas moins de sept surcharges diverses (<strong>9</strong>), parfois superposées, que nous étudierons prochainement (<strong>9 bis</strong>). En outre, en 1894, le stock restant fut surchargé d&rsquo;un médaillon à l&rsquo;effigie du président défunt Morales Bermudez (<strong>10</strong>).</p>
<p>La guerre du Pacifique donna lieu à des événement postaux intéressants, en marge des émissions officielles.</p>
<p>Pendant trois années, le Pérou fut coupé en deux, de 1880 au 23 octobre 1883, date de la signature du traité de paix d&rsquo;Ancon :</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/119.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7741" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/119-275x300.jpg" alt="11" width="275" height="300" /></a>- Il y eut, d&rsquo;une part, le Pérou occupé, qui employa les timbres à surcharge du type 9c, 9d, 9e ; puis, à partir du 10 juillet 1882, les timbres chiliens rendus obligatoires jusqu&rsquo;à la paix, le Pérou étant alors considéré comme une province postale du Chili dépendant de la direction de San- tiago et utilisant les tarifs postaux du Chili, alors encore non membre de l&rsquo;UPU. On trouve ainsi des timbres chiliens de l&rsquo;émission de 1877 oblitérés de Lima, Callao, Truxillo, Paita, Pisco, etc. (<strong>11</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/126.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7742" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/126-300x157.jpg" alt="12" width="300" height="157" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/136.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7743" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/136-300x121.jpg" alt="13" width="300" height="121" /></a>- D&rsquo;autre part, le Pérou non occupé, que l&rsquo;on pourrait appeler le Pérou libre ou gouvernement d&rsquo;Arequipa, qui résistait à l&rsquo;occupant et s&rsquo;était doté d&rsquo;une administration d&rsquo;Etat, imprimant ses propres timbres, dits improprement «départementaux» (<strong>12 et 13</strong>). Ces émissions, tout à fait régulières, quoique non émises par le gouvernement central de Lima, n&rsquo;étaient pas reconnues par le Chili ni par les Etats membres de l&rsquo;UPU. Les lettres ainsi affranchies étaient donc taxées à l&rsquo;arrivée comme non affranchies.</p>
<p>Pour terminer ce tour d&rsquo;horizon rapide des émissions postales du Pérou des origines à la fin du XIXe siècle, disons un mot des routes d&rsquo;acheminement existant à cette période.</p>
<p>L&rsquo;acheminement du courrier vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Amérique du Nord était essentiellement assuré par voie maritime.</p>
<p>La compagnie anglaise PSNC, qui exploitait déjà la ligne Valparaiso-Panama depuis 1840, ouvrit une ligne en 1868 qui reliait Southampton et Valparaiso puis, épisodiquement, Callao via Bordeaux par le détroit de Magellan.</p>
<p>Une ligne française fut ouverte le 14 mars 1872 par la Compagnie transatlantique entre Valparaiso et Panama dans la perspective d&rsquo;une ouverture prochaine du canal de Panama. Cette ligne, dite ligne « F », devait assurer la correspondance entre les paquebots français de la ligne«A» reliant Saint-Nazaire à Colon. Mais les travaux du canal rencontrant des difficultés considérables &#8211; il ne fut finalement ouvert qu&rsquo;en 1914-, la ligne fut supprimée le 18 février 1874. A Panama, le courrier était transféré par voie terrestre à dos de mulet puis par chemin de fer, et remis à Colon aux navires partant pour l&rsquo;Europe, steamers anglais et paquebots français de la ligne «A» notamment.</p>
<p>Le Pérou fut autorisé par l&rsquo;UPU à percevoir 1 centavo pour le transfert du courrier à travers l&rsquo;isthme, ce qui porta de 10 à 11 centavos le port simple pour l&rsquo;Europe via Panama.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 541 &#8211; Juin 1999</span></p>

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		<title>Douze timbres rares et leur carte d&#8217;identité</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2015 14:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Grande-Bretagne (1840) N°1. Timbre de service 1 penny noir Les initiales de la reine Ne vous y trompez pas. Ce &#171;&#160;Penny Black&#160;&#187; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&#8217;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/19/douze-timbres-rares-et-leur-carte-didentite/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong> Grande-Bretagne (1840) N°1.</strong></span></p>
<p>Timbre de service 1 penny noir</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les initiales de la reine</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4670" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg" alt="GB" width="155" height="180" /></a>Ne vous y trompez pas. Ce &laquo;&nbsp;Penny Black&nbsp;&raquo; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&rsquo;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une grande rareté.</p>
<p>Marqué aux initiales de la reine Victoria (Victoria Regina) qui n&rsquo;hésita pas une seconde à offrir le profil de ses quinze ans à ce timbre émis lorsqu&rsquo;elle en avait vingt-et-un, il était destiné à affranchir le courrier officiel et donc à ne jamais être vendu à la poste.</p>
<p>Pour une raison inconnue, il ne servit qu&rsquo;un jour &#8211; le 7 mai 1840 &#8211; sur trois circulaires officielles avant de disparaître et de sombrer dans l&rsquo;oubli le plus total.</p>
<p>On croyait les stocks de ce mort-né entièrement incinérés dès 1843 jusqu&rsquo;au mois de juillet 1905 où l&rsquo;on exhuma par hasard une feuille de 240 exemplaires presque intacte.</p>
<p>Dont celui que vous voyez ici étalant fièrement les détails de sa gravure rendue quasiment impossible à contre­faire par les guillochis qui en rehaussent le fond.</p>
<p>Rien d&rsquo;étonnant donc si ce premier des non-émis va chercher dans les 50 000 F les rares fois où il apparaît dans une vente. Au point que les lettres V et R qui le caractérisent pourraient signifier very rare.!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Brésil (1843) N° 3. 90 reis noir</strong></p>
<p>Quand un œil-de-bœuf nous regarde</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La France hésite encore à se doter de timbres et, déjà, le Brésil imprime les siens!</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4671" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg" alt="Bresil" width="197" height="180" /></a>Cela suffirait à justifier le choix de ce 90 reis émis le 1er août 1843, au moins autant que sa courte durée de vie &#8211; à peine onze mois &#8211; et sa grande valeur : 90000F.</p>
<p>Bien avant que Georges Bizet immortalise l&rsquo;œil noir (de Carmen ou du taureau ?), le Brésil faisait entrer dans la légende les &laquo;&nbsp;Œils-de-bœuf&nbsp;&raquo; &#8211; c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a baptisée cette série de trois timbres &#8211; noirs eux aussi.</p>
<p>Mais pourquoi donc ne pas avoir représenté sur cette émission le magnifique barbu qu&rsquo;était Pedro Il, empereur du Brésil, lequel se retrouvera par la suite, de face ou de profil, sur chaque timbre de son pays ? Tout simplement pour ne pas maculer son auguste visage par de noirs cachets. Particularité de ces Œils-de-bœuf : les trois couleurs le 30, le 60 et le 90 reis, étaient imprimées sur la même feuille par rangées de six timbres!</p>
<p>Un conseil: s&rsquo;il vous arrive d&rsquo;évoquer les Œils-de-bœuf dans une conversation avec des philatélistes huppés, n&rsquo;ajoutez pas &laquo;&nbsp;du Brésil&nbsp;&raquo;. Ce serait vexatoire pour vos interlocuteurs et vous auriez l&rsquo;air d&rsquo;un plouc de la pire espèce !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Suisse (1845)</strong><br />
(canton de Bâle) N°8. 2 rappen et demi</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Aussi célèbre que la Colombe de Picasso !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4672" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg" alt="Suisse" width="150" height="167" /></a>A Bâle, on n&rsquo;a pas lésiné pour faire d&rsquo;elle la plus belle parmi les plus belles. Ne reculant devant aucun sacrifice, les responsables du canton, voulant sans doute faire la nique à leurs homologues de Zurich et de Genève, ont décidé d&rsquo;aller la faire imprimer à l&rsquo;étranger, par Krebs à Francfort-sur­-le-Main.</p>
<p>Pour la rendre plus attrayante, on lui offre une impression en trois couleurs en typographie et l&rsquo;on rehausse le tout d&rsquo;un gaufrage qui lui donne un relief du meilleur effet.</p>
<p>Et, hasard ou prévoyance ?, on rédige sa valeur en rappen, donc en monnaie fédérale, ce qui lui vaudra de continuer à servir jusqu&rsquo;en 1854 alors que ses rivales des autres cantons, conçues en monnaies locales, durent céder le pas à d&rsquo;autres émissions dès 1849.</p>
<p>Etonnez-vous après tout ce soin que la &laquo;&nbsp;Colombe de Bâle&nbsp;&raquo; soit considérée unanimement comme le plus beau timbre , du monde d&rsquo;après les enthousiastes, d&rsquo;avant 1900 pour ceux auxquels elle n&rsquo;a pas complètement tourné la tête !</p>
<p>Quant à sa valeur, elle oscille sur la largeur de ses marges, la fraîcheur de ses couleurs et même la qualité de son relief entre 60 et 120 000 F ce qui, même lorsqu&rsquo;ils sont français et non suisses, en fait un oiseau de prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Belgique (1849)</strong></p>
<p>N°2. 20 c bleu-clair</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Attention les marges !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4673" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg" alt="Belgique" width="157" height="179" /></a>Il y a plus rare, il y a plus beau que le N°2 de Belgique, vedette de la série &laquo;&nbsp;Epaulettes&nbsp;&raquo;, qui doit sa sélection à son immense notoriété mais aussi à la finesse de sa gravure et aux circonstances de sa naissance. Tiré à plus de cinq millions d&rsquo;exemplaires, il avait peu de chances d&rsquo;atteindre une cote alléchante. Et pourtant, l&rsquo;étroitesse de l&rsquo;espace qui séparait les timbres entre eux, ajouté à son usage massif pour l&rsquo;affranchissement du courrier, a fait singulièrement décroître le nombre de ceux qui ont survécu à l&rsquo;état neuf avec quatre marges intactes.</p>
<p>Tout le monde croyait que les deux timbres aux épaulettes étaient l&rsquo;œuvre de Jacques Wiener, graveur renommé de médailles et père de la réforme : postale belge, jusqu&rsquo;au jour où l&rsquo;on découvrit qu&rsquo;ii s&rsquo;était attribué une paternité revenant à un artiste anglais, J.-H. Robinson travaillant pour Perkins, Bacon and co qui imprimèrent les timbres !</p>
<p>Cette découverte tardive, en replaçant ces timbres sous les projecteurs de l&rsquo;actualité, ne fit aucun mal à leur notoriété. Bien au contraire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bavière (1849)</strong></p>
<p>N°1.1 Kreuzer</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le noir lui va si bien</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4675" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg" alt="Baviere" width="175" height="172" /></a>En 1849, la mode est aux effigies des souverains, voire aux armoiries du plus pur style rococo mais, certes, pas à la pureté classique (ou moderne d&rsquo;avant-garde?) du N°1 de Bavière auquelle dépouillement de sa conception plus que sa valeur intrinsèque vaut de briller sous les feux de la rampe.</p>
<p>Recherchez-le dans le strict noir intense de sa première version, avant que l&rsquo;usure de sa planche de cuivre n&rsquo;ait entraîné son remplacement par une planche en laiton dont sont issus les exemplaires gris-noir, nettement moins rares.</p>
<p>Si vous avez le bonheur de tomber sur un tête-bêche ou sur un exemplaire à l&rsquo;inscription retouchée laissant apparaître sous BAYERN quelques lettres de FRANCO, faites des bonds de joie car tout cela est rarissime.</p>
<p>Signe incontestable de sa noblesse, le N°1 de Bavière a droit, tel un lord anglais ou comme le 15 c vert français, a être désigné par son seul prénom. On le dénomme &laquo;&nbsp;un Noir&nbsp;&raquo; de ce côté du Rhin et le &laquo;&nbsp;Schwarzer Einser&nbsp;&raquo; de l&rsquo;autre, une familiarité qui ne trompe pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Espagne (1851)</strong></p>
<p>N°8. 2 réals rouge</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Pas très belle, mais rare</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4676" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg" alt="Espagne" width="154" height="181" /></a>Si vous avez pour le profil de cette Isabelle Il les yeux de Rodrigue, c&rsquo;est-à-dire si vous lui trouvez un charme fou, une seule explication : vous connaissez vos classiques d&rsquo;Espagne sur le bout de la pince et les quatre zéros qui suivent le premier chiffre de sa cote &#8211; un 9 -vous ont tourné la tête ! Et si vous rêvez de voir soudain le rouge de ce 2 réals virer au bleu &#8211; et un cinquième zéro s&rsquo;ajouter aux quatre précédents &#8211; c&rsquo;est que vous avez entendu dire qu&rsquo;un cliché vagabond de 2 réals est allé se promener dans la planche des 6 réals lors de l&rsquo;impression créant ce timbre dont vous rêvez et qui n&rsquo;est connu, en bleu, qu&rsquo;à quatre exemplaires !</p>
<p>Mais revenons à cette Isabelle &#8211; qui n&rsquo;a rien d&rsquo;une reine de beauté. Ce qui ne l&rsquo;empêche nullement de s&rsquo;être fait timbrifier sous vingt-neuf formes différentes &#8211; toujours de profil &#8211; pour vous permettre d&rsquo;aligner son portrait deux cent quatre-vingt-cinq fois si, d&rsquo;aventure, vous prenez la fantaisie d&rsquo;en faire le sujet-phare d&rsquo;une collection. A condition de ne pas vous limiter à l&rsquo;Espagne mais à étendre votre quête aux colonies ibériques d&rsquo;alors, de Cuba à Porto-Rico en passant par les Philippines.</p>
<p>N&rsquo;accablons cependant pas cette reine pas narcissique pour deux sous (ni même pour deux maravedis) : si on la timbrifiait avec régularité chaque année c&rsquo;est, tout simplement parce que les postes espagnoles pensaient éviter ainsi la contrefaçon de leurs timbres d&rsquo;usage courant!</p>
<p>Pourquoi le 2 réais est-il si rare? Tout simplement parce que, pendant les trois cent soixante-cinq jours de son existence, il ne servit que rarement, les plis recommandés auxquels on le destinait étant peu usités, d&rsquo;où son faible tirage : 1432 exemplaires, pas un de plus</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Terre-Neuve (1857)</strong></p>
<p>1 shilling rouge-orange</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un Vermillon venu du froid</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4677" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg" alt="TerreNeuve" width="142" height="181" /></a>Ce Vermillon dont la couleur n&rsquo;est pas sans ressembler au plus célèbre classique français, le 1 F de 1849, n&rsquo;est autre que le second timbre le plus rare de cette lointaine colonie britannique au Canada, l&rsquo;île de Terre-Neuve.</p>
<p>Complètement isolée avec l&rsquo;extérieur plusieurs mois de l&rsquo;année parce que bloquée par les glaces de l&rsquo;hiver, Terre-Neuve ne dispose, au 1er janvier 1857, que d&rsquo;une douzaine de bureaux de poste. Ajoutez à cela un trafic de courrier local extrêmement réduit et vous comprendrez pourquoi les premiers Terre-Neuve sont rares.</p>
<p>Les deux cent trente-cinq lettres revêtues de timbres de la première émission connues et recensées jusqu&rsquo;à présent démontrent, s&rsquo;il le fallait, le peu d&rsquo;intérêt des Terre-Neuviens pour l&rsquo;écriture. Sans doute le savait-il, le postmaster général de Saint-John, la capitale, qui ne commanda que deux mille exemplaires de ce 1 shilling. Voulez-vous maintenant connaître la cote de cette authentique rareté ? Plutôt que l&rsquo;âge du capitaine, essayez de deviner le nombre d&rsquo;habitants à Terre-Neuve en 1857 ? Cent vingt mille ? Bravo, vous avez trouvé!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pérou (1857)</strong></p>
<p>N° 1. 1 réal bleu</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Vent d&rsquo;est, vent d&rsquo;ouest</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4678" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg" alt="Perou" width="216" height="173" /></a>Faites le compte : du 1er décembre 1857 au 28 février 1858, trois petits mois, telle est la durée d&rsquo;utilisation de deux timbres hors du commun, ceux que la Compagnie de l&rsquo;océan Pacifique accepta de céder au gouvernement péruvien, lequel attendait en vain depuis des années de concrétiser son désir de doter ses postes de vignettes postales !</p>
<p>Allez vous étonner qu&rsquo;ils soient rares, surtout lorsqu&rsquo;on vous aura appris qu&rsquo;ils servirent uniquement à affranchir le courrier entre Callao (le port de Lima) et Chovillas !</p>
<p>Quelques particularités à noter.</p>
<p>Sur ces deux timbres figurent la valeur faciale (1 et 2 reals) mais aussi le poids de la lettre qu&rsquo;ils transportaient (1/2 et 1 once).</p>
<p>Le 1 real bleu montre le navire navigant vers l&rsquo;ouest, tandis que le 2 reals rouge, lui, voit naviguer son navire vers l&rsquo;est.</p>
<p>Mais attention: les faux, les réimpressions et les essais abondent. Donc, méfiez-vous des fausses joies car, si les authentiques valent allègrement leurs 20 à 35 000 F pour les réimpressions, ôtez deux zéros !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ceylan (1857)</strong></p>
<p>N° 3. 4 pence rose</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le triomphe de l&rsquo;Inutile</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4679" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg" alt="Ceylan" width="144" height="186" /></a>C&rsquo;est parce que 4 pence ne correspondaient à aucun tarif que le 4 p. de Ceylan est si rare ! On n&rsquo;a jamais su pourquoi il fut créé et donc pourquoi il fut inclus dans une série où les vedettes abondent. Et comme si son extrême rareté ne lui suffisait pas, il est beau, le diable !</p>
<p>Jamais l&rsquo;effigie de l&rsquo;inusable reine Victoria n&rsquo;a été gravée avec tant de finesse. Jamais la teinte n&rsquo;a été plus fraîche. Quand à l&rsquo;encadrement, comme tous ceux de cette étonnante série, on le jugea si beau que l&rsquo;imprimeur, dans doute soucieux de faire des économies, l&rsquo;utilisa plus tard pour les timbres de la province australienne de Tasmanie.</p>
<p>A l&rsquo;état neuf, ce 4 pence est rarissime.</p>
<p>La preuve ? Sa cote, exprimée en livres ou en deutsche mark, tourne toujours aux alentours de 600 000 de nos francs !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Guyane anglaise (1856)</strong></p>
<p>n° 12. 4 cents magenta</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Il était un petit navire&#8230;</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4680" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg" alt="GuyaneAn" width="207" height="182" /></a>Vous qui connaissez son frère, l&rsquo;unique &laquo;&nbsp;One cent magenta&nbsp;&raquo;, sous-entendu de Guyane anglaise, acheté il n&rsquo;y a pas si longtemps un million de dollars!, n&rsquo;allez surtout pas faire la moue face à ce &laquo;&nbsp;Four cents&nbsp;&raquo; qui, croyez-le, ne se trouve pas sous les pas d&rsquo;un cheval&#8230; même s&rsquo;il existe à quelques exemplaires, tous oblitérés du reste.</p>
<p>Si son &laquo;&nbsp;look&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas éblouissant c&rsquo;est parce qu&rsquo;il était difficile de faire mieux avec les moyens du bord, quelques caractères typographiques et une vignette empruntés aux maigres moyens techniques de l&rsquo;imprimerie de la gazette locale de Georgetown lorsque les timbres vinrent à manquer et qu&rsquo;il fallut bien, à la va-vite, en fabriquer sur place. Le général postmaster du reste, conscient de la pauvreté de sa production, n&rsquo;avait qu&rsquo;une peur : voir les falsifications fleurir, tant ces timbres étaient faciles à reproduire.</p>
<p>Seule parole : faire parapher chaque exemplaire par ses collaborateurs les plus fiables dont les autographes en forme d&rsquo;initiales &#8211; E.D.W, E.T.E, C.A.W, W.H.L &#8211; valent aujourd&rsquo;hui des fortunes, à condition de figurer sur ces méchants morceaux de papier.</p>
<p>Un dernier renseignement pour votre gouverne : celui présenté ici vaut tout de même 75 000 F!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Finlande (1867)</strong></p>
<p>1 mark. no 10 brun-jaune</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Des dents pour les mordus !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4681" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg" alt="Finlande" width="157" height="185" /></a>Regardez bien ce timbre de Finlande, émis à l&rsquo;époque où le grand-duché était vassal de la Russie des tsars. Faut-il parler, pour le désigner, de &laquo;&nbsp;dentelure&nbsp;&raquo; comme pour tous les timbres émis avant, pendant ou après la naissance de cette extraordinaire émission, ou plutôt de &laquo;&nbsp;denture&nbsp;&raquo; tant sont menaçants ces crocs de 1,5 mm et même de 2,5 mm de long qui entourent les timbres de 1860 à 1870 de Finlande ?</p>
<p>Du jamais vu, ces &laquo;&nbsp;percés en serpentins&nbsp;&raquo; qui font oublier les armoiries illustrant le timbre tant ils agressent le regard mais aussi tant cette dentition est fragile.</p>
<p>Au point que des barèmes ont été établis pour estimer la valeur des partiellement édentés: une dent perdue, c&rsquo;est 50 % de la valeur qui s&rsquo;envole, trois dents arrachées, votre timbre ne vaut plus que 10 à 15 % de sa valeur lorsqu&rsquo;il est intact.</p>
<p>Cette invraisemblable initiative des postes finlandaises, jamais rééditée depuis, valait bien un satisfecit. Timbroscopie le lui offre en faisant cohabiter ce 1 mark avec de plus grandes, mais moins originales, raretés.</p>
<p>Sur lettre, en général à destination de l&rsquo;Angleterre et accompagné d&rsquo;un 5 penni la même série, il est très rare.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Colombie (1920)</strong></p>
<p>N° 5. Poste aérienne 10 centavos</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>De Baranquilla à Carthagène</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4682" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg" alt="Colombie" width="283" height="183" /></a>Avec leur allure de bande dessinée, leur dessin naïf et leurs couleurs éclatantes, elles font toujours sensation lorsque, au hasard d&rsquo;un catalogue de vente, elles se retrouvent égarées au milieu de cohortes de timbres classiques aux teintes austères et aux dessins rigoureux.</p>
<p>Et pourtant les neufs vignettes de Poste aérienne de Colombie ne sont nullement déplacées, elles qui sont nées en 1920, parmi leurs aînées si l&rsquo;on se penche sur leur rareté et leurs cotes. Dame ! leurs prix oscillant entre 18000 et 60 000 F forcent le respect et cela d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils se justifient largement.</p>
<p>Lorsque la compagnie colombienne privée de navigation aérienne emporte le combat officiel de transport du courrier par voie aérienne entre Baranquilla et Carthagène, ses dirigeants s&rsquo;aperçoivent soudain que matériel et personnels sont fin prêts pour remplir leur mission mais que seuls manquent les timbres dont personne n&rsquo;a songé à se préoccuper !</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne : on achètera à un imprimeur local son stock de vignettes de propagande aéronautique lesquelles revêtues à la va-vite d&rsquo;une surcharge indiquant la surtaxe à payer feront parfaitement l&rsquo;affaire.</p>
<p>Cent séries seront ainsi transformées en timbres on ne peut plus authentiques, donnant ainsi naissance à neuf cents timbres dont tous les amateurs de Poste aérienne rêvent de faire l&rsquo;un des fleurons de leur collection.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 53 &#8211; Décembre 1988</span></p>

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		<title>Quand le Pérou et le Chili se disputaient quelques gisements de nitrate et de guano</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Dec 2014 12:17:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mufit Ergun]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pérou]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[nitrate]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1879, un conflit éclate entre le Chili et la Bolivie et s&#8217;étend rapidement au Pérou, allié de la Bolivie. Son origine : le contrôle des abondants gisements de nitrate et de guano, un engrais formé par l &#8216;accumulation des &#8230; déjections des oiseaux marins. Même si le motif peut paraître assez nauséabond, la confrontation<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2014/12/02/quand-le-perou-et-le-chili-se-disputaient-quelques-gisements-de-nitrate-et-de-guano/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>En 1879, un conflit éclate entre le Chili et la Bolivie et s&rsquo;étend rapidement au Pérou, allié de la Bolivie.</em></strong><br />
<strong><em>Son origine : le contrôle des abondants gisements de nitrate et de guano, un engrais formé par l &lsquo;accumulation des &#8230; déjections des oiseaux marins.</em></strong><br />
<strong><em>Même si le motif peut paraître assez nauséabond, la confrontation n&rsquo;en dure pas moins quatre ans. Il s&rsquo;ensuit une histoire postale et philatélique particulièrement</em></strong><a href="http://ks3000282.kimsufi.com/timbresmag/wp-content/uploads/2014/12/23ChiliPerou1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1601" src="http://ks3000282.kimsufi.com/timbresmag/wp-content/uploads/2014/12/23ChiliPerou1.jpg" alt="23ChiliPerou1" width="185" height="207" /></a><strong><em> riche en surcharges sur les timbres <a href="http://ks3000282.kimsufi.com/timbresmag/wp-content/uploads/2014/12/23ChiliPerou2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1602" src="http://ks3000282.kimsufi.com/timbresmag/wp-content/uploads/2014/12/23ChiliPerou2.jpg" alt="23ChiliPerou2" width="188" height="237" /></a>péruviens. En voici les principales étapes</em></strong><br />
Cette première guerre du Pacifique &#8211; la &laquo;&nbsp;seconde&nbsp;&raquo; étant, bien sûr, celle qui suit l&rsquo;attaque de Pearl Harbor par les avions japonais, le 7 décembre 194 1 &#8211; éclate en 1879 entre le Chili et la Bolivie et s&rsquo;étend au Pérou, pays allié de la Bolivie. Le motif n&rsquo;en est pas aussi futile qu&rsquo;il pourrait paraître : l&rsquo;exploitation des gisements de nitrate et de guano constitue alors la principale richesse minière de la région qui est aujourd&rsquo;hui la province nord du Chili. A l&rsquo;époque, la province d&rsquo;Atacama (villes principales: Cobija et Antofagasta) fait partie du territoire bolivien et lui donne accès à l&rsquo;océan Pacifique, alors que celle de Taracapa (chef-lieu Arica) appartient au territoire péruvien.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://ks3000282.kimsufi.com/timbresmag/wp-content/uploads/2014/12/23ChiliPerou1.pdf">23ChiliPerou1</a></p>

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