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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Amérique du Sud</title>
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		<title>Les timbres revendiquent</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2016 15:21:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[La région de l’Essequibo est un territoire qui fait actuellement officiellement partie de la Guyane, mais qui est revendiqué par le Venezuela. Ici comme ailleurs dans le monde en pareil cas, les timbres permettent de porter – cartes géographiques à l’appui – le message et de clamer son point de vue. Cette région, d’une superficie<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/06/02/les-timbres-revendiquent/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>La région de l’Essequibo est un territoire qui fait actuellement officiellement partie de la Guyane, mais qui est revendiqué par le Venezuela. Ici comme ailleurs dans le monde en pareil cas, les timbres permettent de porter – cartes géographiques à l’appui – le message et de clamer son point de vue.</h4>
<p>Cette région, d’une superficie de 159 500 km<sup>2</sup>, est délimitée grosso modo par la rivière Cuyuni à l’ouest et la rivière Essequibo à l’est.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/012.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8672" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/012-300x245.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="245" /></a><span style="color: #800000;">1 Carte géographique du Venezuela avec la région contestée en rose</span></p>
<p>La Guyane, qui ne doute pas un instant que cette région fait partie de son territoire, a subdivisé la région en six provinces. Mais au Venezuela, le doute n’est également pas permis : il s’agit simplement de la province vénézuélienne Guayana Esequiba. Cependant, pour ne pas heurter l’opinion internationale, les documents officiels vénézuéliens mentionnent “Zona en Reclamación” <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>.</p>
<p>La Guyane est découverte en 1498, mais les premiers établissements européens sont l’œuvre de Hollandais, qui s’y installent à partir de 1616. La souveraineté hollandaise sur la région est formellement reconnue en 1648, par le traité de Münster.</p>
<p>L’administration de la Guyane incombe à la “Nederlandse West-Indische Compagnie” (Compagnie hollandaise des Indes occidentales), qui appelle le territoire Essequibo, d’après le cours d’eau le plus important de la région. Deux nouvelles colonies voisines sont fondées plus tard : Berbice en 1627 et Demerara en 1741.</p>
<p>Les colons hollandais y développent d’importantes plantations, mais doivent de plus en plus faire appel, pour leur main-d’œuvre, à des esclaves noirs importés d’Afrique.</p>
<p>À partir de 1746, les autorités hollandaises acceptent l’entrée de colons anglais, mais dès 1760, le nombre d’Anglais dépasse celui des Hollandais, et ces Anglais, bien qu’arrivés les derniers, cherchent à imposer leur contrôle sur la région. Les Hollandais parviennent encore à résister, avec l’aide de leurs alliés français, mais la Révolution française, suivie des guerres napoléoniennes, va tout changer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/022.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8673" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/022-300x195.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;">2 Guyane britannique, 1931, 100e anniversaire de la fusion<br />
de Berbice, Essequibo et Demerara en Guyane britannique</span></p>
<p>L’occupation des Pays-Bas par la France à partir de 1795 est pour les Britanniques le prétexte idéal pour occuper en 1796 les colonies hollandaises de la Guyane. Après un très bref retour des Hollandais en 1802, suite à une paix très éphémère entre la France et la Grande-Bretagne – un intermède de moins d’un an – les Anglais prennent définitivement le pouvoir en Guyane, et leur souveraineté sur la région est confirmée en 1814 par la convention de Londres. Les trois colonies hollandaises Essequibo, Berbice et Demerara deviennent des colonies britanniques, qui sont réunies en 1831 sous le nom de Guyane britannique <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>.</p>
<p>Mais les événements se succèdent chez les voisins : au début du XIX<sup>e</sup> siècle, la rébellion éclate au Venezuela, qui est alors une possession espagnole.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/032.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8674" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/032-300x72.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="72" /></a><span style="color: #800000;">3 Francisco de Miranda</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/042.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8675" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/042-300x87.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="87" /></a><span style="color: #800000;">4 Simón Bolívar</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/052.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8676" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/052-300x109.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="109" /></a><span style="color: #800000;">5 La bataille de Carabobo du 24 juin 1821</span></p>
<p>Les meneurs de cette rébellion sont d’abord Francisco de Miranda <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>, plus tard Simón Bolívar <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>. L’indépendance du Venezuela est proclamée le 5 juillet 1811, mais il faut attendre 1821 pour voir la défaite définitive des Espagnols, après la bataille décisive de Carabobo le 24 juin 1821 <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>.</p>
<p>Le grand rêve de Simón Bolívar est de réunir les nations sud-américaines dans une large fédération, avec les États-Unis d’Amérique comme exemple édifiant.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/062.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8677" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/062.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="258" height="260" /></a><span style="color: #800000;">6 Les États-Unis de la “Grande-Colombie”</span></p>
<p>C’est avec cette ambition qu’est d’abord créée la Grande-Colombie <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>, une entité qui regroupe les territoires actuels de la Colombie, du Venezuela et de l’Équateur, mais cet ensemble instable se disloque déjà en 1830, et le Venezuela redevient un pays indépendant à part entière.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le rêve d’une grande fédération</span></strong></p>
<p>Dès ce moment, les problèmes avec la Guyane britannique voisine vont se succéder. De plus en plus de colons britanniques vont s’installer à l’ouest de la rivière Essequibo, au grand déplaisir des nouvelles autorités vénézuéliennes.</p>
<p>Au milieu du XIX<sup>e</sup> siècle, la British Royal Geographical Society commande une exploration détaillée de la région auprès de l’explorateur et naturaliste Robert Hermann Schomburgk. Cette exploration “neutre” a également pour but de fixer définitivement les frontières entre le Venezuela et la Guyane britannique, et Schomburgk dessine ces frontières évidemment à l’avantage de la Grande-Bretagne : l’embouchure de l’Orénoque est indiquée comme la frontière entre les deux pays, ce qui signifie pour la Guyane britannique un énorme agrandissement de son territoire.</p>
<p>Mais le Venezuela continue à considérer la rivière Essequibo comme sa frontière orientale, et cette divergence d’interprétation des frontières va engendrer des conflits incessants entre les deux pays pendant tout le XIX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/072.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8678" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/072-300x207.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="207" /></a><span style="color: #800000;">7 Carte avec la mention “Guayana Venezolana”</span></p>
<p>Le 4 juillet 1896, le Venezuela émet une série de cinq timbres, officiellement pour commémorer le 80<sup>e</sup> anniversaire de la mort de Francisco de Miranda, mais en fait surtout pour bien montrer avec une carte géographique que la frontière orientale du pays était bien la rivière Essequibo <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong>. La région contestée est d’ailleurs indiquée sur cette carte comme «Guayana Venezolana». Ce n’est qu’après une forte pression internationale que ces timbres sont retirés après quatre mois.</p>
<p>Le Venezuela demande en 1895 l’arbitrage des États-Unis, en s’appuyant sur la vieille doctrine Monroe : « <em>America for the Americans </em>». Finalement, après d’infinies chamailleries diplomatiques, un tribunal international d’arbitrage propose un compromis nettement à l’avantage des Britanniques : si le Venezuela recevait bien l’embouchure de l’Orénoque et quelques petites portions du territoire, la majeure partie de la région contestée est attribuée par ce tribunal à la Grande-Bretagne. C’est comme par hasard la portion où sont situées les mines d’or&#8230;</p>
<p>Le Venezuela, pays pauvre et sans influence, ne fait pas le poids face à la riche et puissante Grande-Bretagne, et ne dispose que de déclarations verbales et de notes diplomatiques ronflantes pour faire valoir ses droits.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/081.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8679" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/081.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="203" height="239" /></a><span style="color: #800000;">8 L’entière “Guayana” présentée comme une province vénézuélienne</span></p>
<p>Entre 1930 et 1937, le Venezuela émet des timbres de poste aérienne <strong><span style="color: #800000;">8</span> </strong>avec une carte pour le moins ambiguë : la Guyane entière y est représentée comme une province vénézuélienne, sous le nom espagnol de «Guayana», mais sans la mention «Venezolana»&#8230;</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Du point de vue de la Guyane</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09a.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8680" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09a.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="223" height="190" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8681" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09b.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="183" height="219" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8682" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09c.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="224" height="182" /></a><strong><span style="color: #800000;">9</span></strong></p>
<p>La Guyane avait de son côté, en tant que colonie britannique, aussi déjà émis des timbres représentant une carte du pays <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>, dont toute la région de l’Essequibo faisait évidemment partie. Mais des documents, découverts après la deuxième guerre mondiale, ont démontré sans le moindre doute que la décision du fameux tribunal international n’était rien d’autre qu’une énorme supercherie de la part des Anglais : des pots-de-vin très élevés ont été versés aux membres de ce tribunal, pour les soudoyer et obtenir un vote favorable. Surtout les Russes se sont laissés corrompre. Ces révélations ont relancé bien sûr les revendications du Venezuela sur ce territoire, surtout après 1962.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/102.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8683" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/102-300x130.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="130" /></a><span style="color: #800000;">10 L’indépendance de la Guyane</span></p>
<p>Pendant ce temps, la Guyane britannique a proclamé son indépendance le 26 mai 1966 <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>, mais cela ne change pas grand-chose : le Venezuela n’a plus la Grande-Bretagne, mais la Guyane indépendante en face de lui. De longues négociations entre le Venezuela, la Grande-Bretagne et la Guyane ont alors lieu dans une atmosphère détestable qui n’apportent aucune solution. Tout au plus un traité, signé à Genève le 17 février 1966, où il est stipulé que les deux pays sont d’accord pour rechercher une solution pacifique&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/112.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8684" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/112-300x173.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="173" /></a><span style="color: #800000;">11 Vieilles cartes géographiques pour démontrer les droits vénézuéliens</span></p>
<p>En 1965 et 1966, le Venezuela émet une série de trois timbres-poste, trois timbres de poste aérienne <strong><span style="color: #800000;">11</span> </strong>et deux blocs, pour souligner ses droits sur la région qu’il réclame. Les timbres portent la mention « Reclamación de su Guayana », accompagnée de vieilles cartes géographiques qui tentent à démontrer que les revendications vénézuéliennes sont historiquement et légalement fondées. Sur les blocs s’ajoutent des textes avec des « arguments irréfutables »&#8230;</p>
<p>Ce n’est qu’en 1970 que les deux pays signent un accord, qui «gèle» le contentieux pour 12 ans. Mais déjà en 1981, le Venezuela refuse de prolonger cet accord, qui est en fait plus un simple cessez-le-feu qu’une véritable convention. La tension monte de nouveau, et l’on est à deux doigts de la guerre, quand le Venezuela cède, surtout par peur de la réaction du grand voisin brésilien. Le litige est de nouveau porté devant les Nations-unies, où il est toujours « dormant ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/122.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8685" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/122-300x114.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="114" /></a><strong><span style="color: #800000;">12</span></strong></p>
<p>C’est pour cette raison que le Venezuela se borne actuellement à indiquer “Zona en Reclamación”, sur tous les timbres représentant une carte géographique émis depuis lors. <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/132.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8686" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/132-300x65.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="65" /></a><span style="color: #800000;">13 Surcharge “Essequibo is ours” sur des timbres fiscaux<br />
employés comme timbres-poste</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/141.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8687" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/141-300x99.jpg" alt="Propagande 6. Venezuela-Guyane" width="300" height="99" /></a><span style="color: #800000;">14 Surcharge “Essequibo is ours”</span></p>
<p>Mais la Guyane ne reste pas inactive non plus : surtout en 1981 et 1982, ils émettent d’innombrables timbres <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong>, soulignant leurs droits sur la région de l’Essequibo : il s’agit de timbres-poste, de timbres-taxe et de carnets, où des surcharges très peu esthétiques apportent le message « <em>Essequibo is ours </em>» <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>.</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Le courrier des volontaires belges pendant la campagne du Mexique   1864-1867</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2016 13:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
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		<description><![CDATA[L’histoire postale du corps expéditionnaire français qui est allé combattre au Mexique sous le règne de l’empereur Maximilien et de l&#8217;impératrice Charlotte dans les années 1860 a été de manière récurrente étudiée ces dernières décennies par des spécialistes de renom. En ce qui concerne le volet belge de l’aventure, c’est une autre histoire. James van<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/19/le-courrier-des-volontaires-belges-pendant-la-campagne-du-mexique-1864-1867/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L’histoire postale du corps expéditionnaire français qui est allé combattre au Mexique sous le règne de l’empereur Maximilien et de l&rsquo;impératrice Charlotte dans les années 1860 a été de manière récurrente étudiée ces dernières décennies par des spécialistes de renom. En ce qui concerne le volet belge de l’aventure, c’est une autre histoire. James van der Linden et Jean-Claude Porrignon ont récemment publié dans des revues distinctes de très intéressants articles. C’est à notre connaissance les premiers chercheurs à s’être penchés sérieusement sur le sujet en prenant un tant soit peu de perspective tant historique que philatélique. En revanche, une synthèse des documents qui sont parvenus jusqu’à nous, remis dans leur contexte historique pour les différents types de courriers vus jusqu’à présent, n’a pas encore, croyons-nous, été publiée. La rareté des pièces rencontrées explique aisément en grande partie cet état de fait.</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme nous allons le détailler plus avant, seules quelques rares pièces ont pu être répertoriées. A côté de la rareté intrinsèque des documents, un autre écueil et non des moindres est l’égale difficulté à trouver des sources historiques qui puissent être exploitées en prenant soin de les vérifier, en les confrontant par exemple aux témoignages de l’époque et parfois même en lisant simplement le contenu du maigre courrier retrouvé !</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Contexte historique</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/013.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7996" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/013-300x196.jpg" alt="01" width="300" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>1 Maximilien recevant en audience la délégation mexicaine venue lui offrir le trône le 3</em><em> octobre 1863.<br />
(Albert Duchesne, «</em><em> L’Expédition des volontaires belges au Mexique 1864-1867 ».)</em></span></p>
<p>Que diable sont allés faire si loin de leur patrie 1 500 bonshommes partis d’Audenarde (petite ville située non loin de Gand) où une instruction accélérée leur a été prodiguée avec pour la plupart l’espoir un peu naïf de pouvoir faire fortune pour les uns, de revenir couronnés de gloire pour les autres, une fois les quelques dizaines de trublions mexicains neutralisés ? C’est en caricaturant à peine, le tableau qui en avait été fait auprès des autorités belges par la délégation « mexicaine » venue plaider sa cause auprès du roi Léopold I<sup>er </sup><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Les « trublions mexicains », nous dirions aujourd’hui des « insurgés » vont se révéler être en fait une véritable armée structurée connaissant parfaitement le terrain et bénéficiant bien souvent du soutien de la population. L’empereur Napoléon III était de son côté tout heureux de trouver un allié auprès d’une autre cour d’Europe. Les Etats-Unis sont en pleine guerre civile et bien que voyant d’un très mauvais œil une intervention étrangère chez son voisin direct, ne peuvent réagir militairement. Nous verrons qu’aussitôt la guerre de Sécession terminée, le géant américain se réveillera et les conséquences se feront sentir immédiatement pour les parties en présence.</p>
<p><strong> Les origines de l’intervention militaire</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/023.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7997" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/023-300x236.jpg" alt="02" width="300" height="236" /></a><span style="color: #800000;"><em>2 Uniformes de la légion belge au Mexique.</em></span></p>
<p>Bien avant l’entrée en lice des volontaires belges, l’armée française était partie dès janvier 1862 au Mexique sous le prétexte de créances impayées par Mexico et la suspension décidée par le congrès mexicain emmené par Benito Juarez de ne plus rien rembourser. Il faudra par la suite, après plus d’un an de présence française, mettre sur le trône du futur empire un personnage de haut rang issu du gotha européen. Ainsi, il pourrait faire rapatrier les troupes stationnées sur place et reprendre ses billes sans y perdre trop de plumes…</p>
<p>Son choix se porte sur l’archiduc Maximilien qui par son mariage avec la princesse Charlotte, fille de Léopold I<sup>er</sup>, est le candidat idéal à ses yeux. Le couple qui avait espéré une destinée digne de leur rang reçoit comme une bénédiction la proposition offerte sur un plateau d’argent de régner sur le Mexique. Leur inexpérience mais aussi et surtout les encouragements venant de toute part les font mordre à l’hameçon de Napoléon III. Le futur couple impérial doit être entouré d’une garde rapprochée. François-Joseph à Vienne et Léopold I<sup>er</sup> à Bruxelles vont tout mettre en œuvre pour créer, à l’aide de volontaires des deux pays, une garde « impériale ». Il fallait coûte que coûte une troupe capable de protéger le nouveau régime. Il faut attendre mars 1864 pour voir apparaître dans différents journaux l’annonce d’un recrutement de volontaires. Les uniformes ressemblent à s’y méprendre à celui des volontaires de la garde civique belge. <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p><strong>Les volontaires du régiment Impératrice Charlotte</strong></p>
<p>Il est décidé d’établir à Audenarde une commission chargée de l’admission des candidats. Entre le début des engagements d’août 1864 et les mois qui suivirent, les conditions très strictes du début vont peu à peu s’assouplir considérablement au vu du peu d’enthousiasme des candidats et faire place à un contrôle très sommaire. Des 2 000 engagés s’étant inscrits, il n’y aura qu’un peu plus de 1 500 qui s’embarqueront effectivement en plusieurs contingents au port de Saint-Nazaire. Il est frappant de constater que, sur ce nombre, près de 200 volontaires sont étrangers dont un bon nombre profitera de l’aubaine d’être transporté gratuitement jusqu’à Vera-Cruz pour s’évanouir dans la nature aussitôt débarqués…</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/033.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7998" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/033-300x177.jpg" alt="03" width="300" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><em>3 Le «</em><em> Floride ».</em></span></p>
<p>Le premier contingent composé de 600 volontaires partit d’Audenarde le 14 octobre 1864 et s’embarqua sur le <em>Louisiane</em> appartenant à la Compagnie générale transatlantique qui quitta le port le 16 octobre. Un deuxième contingent de 400 hommes (dont quatre cantinières) embarque un mois plus tard, le 15 novembre 1864, sur un autre navire de la Compagnie, <em>Le</em><em> Floride </em>qui arriva à Vera-Cruz le 15 décembre <span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span>. Un troisième composé cette fois de 362 participants embarque à bord du <em>Tampico</em> en décembre 1864 qui arriva en rade de Vera-Cruz le 14 janvier 1865. Un peu moins de 200 hommes composeront le dernier contingent qui embarqua sur le « Louisiane » le 24 janvier 1865 pour arriver à Vera-Cruz le 8 mars 1865.</p>
<p><strong>Le coût de la vie sur place y compris pour l’affranchissement du courrier</strong></p>
<p>De Vera-Cruz, chaque contingent rejoindra plus ou moins rapidement la capitale, Mexico. Les Belges vont vite perdre toutes leurs illusions quant à une vie plus confortable sur place. La plupart des denrées et des biens de consommation sont plus chers qu’en Belgique ! Dans un premier temps, les Belges sont cantonnés à Mexico et sa périphérie et ont pour principale tâche de former la garde impériale. Le premier détachement arrivé à Mexico le 7 janvier 1865 est réparti entre le palais impérial et plusieurs garnisons en périphérie de la capitale dont Rio Frio dont nous reparlerons plus loin. Comme le décrit Albert Duchesne, les tarifs postaux avec l’Europe sont prohibitifs pour les hommes de troupe : <em>« Le tarif d’affranchissement des lettres pour l’Europe était exorbitant. </em></p>
<p><em>Jusqu’au baptême du feu de la Légion, qui entraîna en avril 1865 la décision impériale de réduire à un </em>medio<em> le port des lettres, nos compatriotes n’étaient pas en mesure d’écrire régulièrement à leurs parents. Il faut savoir que promesse avait été faite aux volontaires d’être logés, nourris et habillés et de recevoir 37,5 centimes par jour d’argent de poche. En réalité, devant la mauvaise qualité de la nourriture reçue, ils devaient acheter leur propre pain et ne recevaient que 65 centimes tous les cinq jours !</em><em> </em>»</p>
<p><strong>La légion belge en campagne</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/043.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7999" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/043-300x168.jpg" alt="04" width="300" height="168" /></a><span style="color: #800000;"><em>4 La place de Monterey, les volontaires belges à la sortie de la messe.</em></span></p>
<p>Les Belges reçoivent l’ordre de se rendre dans la province du Michoacan pour pacifier la région aux prises avec les troupes de Benito Juarez, le président destitué suite à l’arrivée des troupes françaises au Mexique. La ville de garnison, centre politique de la région, est Morelia où arrivent les troupes belges le 30 mars 1865. Début avril une partie des troupes partie défendre la petite bourgade de Tacambaro est décimée par les troupes juaristes et les survivants faits prisonniers. Après à peine quelques semaines de campagne, la légion belge perdait un sixième de son effectif initial en comptant les décès, les blessés et les 200 prisonniers. La légion prendra sa revanche en juillet 1865 en infligeant une première défaite aux troupes de Juarez lors d’un combat qui se déroula non loin de la terrible défaite de Tacambaro, à La Loma. La légion belge put faire un nombre suffisant de prisonniers parmi les troupes mexicaines pour ouvrir des pourparlers en vue d’une libération des prisonniers belges. Il faudra attendre décembre 1865 pour qu’un échange de prisonniers ait lieu. Après de nombreuses péripéties, la légion belge est envoyée dans le Nord, dans la ville de Monterey, proche de la frontière avec les Etats-Unis <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/052.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8000" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/052-288x300.jpg" alt="05" width="288" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>5 Plan d’ensemble des opérations belges au Mexique.</em></span></p>
<p>Durant l’année 1866, les troupes belges vont rester cantonnées dans le Nord jusqu’en septembre où la situation sur place devient intenable. Les troupes belges étaient installées à Queretaro. Elles reçurent l’ordre d’aller protéger la ville de Tula. Sur la route, les soldats apprirent la chute de la ville d’Ixmiquilpan plus au Nord. La décision fut prise de reprendre la ville. L&rsquo;offensive tourna au désastre pour les Belges qui durent se retirer avec de nombreuses pertes. Après un nouveau casernement à Tulancingo, situé au Nord-Est de Mexico, les Belges apprennent que l’empereur Maximilien avait signé l’acte de dissolution des légions étrangères sur le sol mexicain et l’ordre d’évacuation. Après une retraite sur Puebla, les Belges rembarquent vers l’Europe dans la deuxième moitié de janvier 1867. <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Histoire postale</span></strong></p>
<p><strong>Le courrier à destination du Mexique</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/062.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8001" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/062-300x121.jpg" alt="06" width="300" height="121" /></a><span style="color: #800000;"><em>6 Lettre expédiée d’Anvers le 12</em><em> novembre 1864 à destination d’un sous-lieutenant qui au moment<br />
de la réception au Mexique était en poste à Rio Frio, proche banlieue de Mexico.<br />
Elle a transité par Ostende le 13</em><em> novembre et par Londres le 14. Le port correct était de 1,50 franc dont seulement<br />
90 centimes sont représentés ici. 20 centimes était dû à l’office belge et 1,30 à l’office anglais pour le transit<br />
de mer jusqu’au port de destination de Vera-Cruz indiqué partiellement à l’encre rouge par la marque<br />
«</em><em> 1/1 » soit un shilling 1 penny. La poste mexicaine a apposé une taxe<br />
de «</em><em> 2 » reales en noir pour le port de Vera-Cruz à Mexico. (Collection Jean-Claude Porignon.)</em></span></p>
<p> Lorsque l’on tente de rassembler du courrier concernant la légion belge au Mexique, il faut tout d’abord s’armer de patience. Les raisons pour lesquelles ce courrier est quasi introuvable sont, pour une bonne part, facilement compréhensibles. Le nombre tout d’abord : alors que la présence française au Mexique est très importante, la légion belge compte tout au plus 1 500 unités desquelles il faut déduire les déserteurs de la première heure qui se sont évaporés dans la nature dès leur arrivée à Vera-Cruz. Ensuite, nous l’avons vu, envoyer une lettre coûte horriblement cher et cela vaut aussi pour le courrier envoyé à destination de la légion. En pratique, seuls les privilégiés ont reçu de temps à autre du courrier, sans parler de la difficulté de faire parvenir une missive dans un pays en constante ébullition où les diligences se faisaient régulièrement attaquer.</p>
<p>Nous ne connaissons pour l’instant qu’un seul document parti de Belgique qui nous soit parvenu et encore privé de la moitié supérieure <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/073.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8002" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/073-300x221.jpg" alt="07" width="300" height="221" /></a><span style="color: #800000;"><em>7 Rio Frio peu après la fin de l’Empire</em></span></p>
<p>Bien que le nom du destinataire soit absent, il est fort vraisemblable qu’il s’agisse du sous-lieutenant Alfred-Désiré Stoeps qui avait reçu l’ordre, dès l’arrivée du premier contingent à Mexico, de relever le poste français de Rio Frio. <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong></p>
<p>Nous avons connaissance d’une lettre conservée aux archives de l’armée à Bruxelles envoyée de Bruxelles au lieutenant Loiseau mais dont l’affranchissement a été découpé de manière tout à fait déplorable…</p>
<p><strong>Le courrier expédié par des membres de la légion belge</strong></p>
<p>Le courrier par achemineur privé</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/083.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8003" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/083-300x200.jpg" alt="08" width="300" height="200" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Lettre expédiée de Mexico le 9</em><em> juillet 1865 vers Fosses en Belgique avec mention manuscrite<br />
«</em><em> </em><em>par l’intermédiaire de Mr Edmond Vanden Wyngaert / négociant rue capuchinao </em><em>N°</em><em> 1 Mexico</em><em> ».<br />
Transportée par bateau de commerce pour Anvers, la lettre a été affranchie à l’aide d’un 20 centimes<br />
</em><em>Médaillon</em><em> et on y a apposé au verso le cachet encadré «</em><em> E.VANDENWYNGAERT/ANVERS.<br />
Le timbre est oblitéré par le cachet «</em><em> 12 » du bureau d’Anvers le 10</em><em> août 1865. A l’arrivée à Fosses,<br />
la lettre est taxée (griffe AFFR. INSUFF. 133) pour une lettre d’un poids de «</em><em> 11 gr »<br />
et taxée «</em><em> 3 » décimes (20 centimes et 10 centimes de pénalité) au bureau de Fosses. Collection E. Van Tendeloo</em></span></p>
<p>Il ne s’agit pas à proprement parlé ici d’une lettre d’un membre de la légion mais d’un Belge installé au Mexique depuis de nombreuses années et qui est soupçonné d’entraîner à la désertion des membres de la légion belge. Dans la lettre qui suit, Wodon de Sorinne, c’est son nom, tente de se disculper de ces allégations auprès d’un proche resté en Belgique. Après avoir passé un temps en prison, il sera finalement libéré. Après ces années tumultueuses, il restera au Mexique et se révélera comme architecte pour de nombreux édifices publics à travers le pays. Par peur bien compréhensible que sa lettre soit interceptée par les autorités officielles, il préfère confier son courrier à un ami qui prend un bateau à destination de l’Europe et qui une fois en Belgique a affranchi la lettre au tarif du port intérieur belge <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>.</p>
<p>L’expéditeur fait allusion à la difficulté d’envoyer du courrier en mentionnant « <em>Je suppose que tu n’as pas reçu ma lettre, elle se sera perdue comme tant d’autres qui se sont égarées, comme tant d’autres lettres enlevées par les guérillas qui sillonnent partout les chemins… »</em></p>
<p>Le courrier de la légion avec affranchissement mexicain</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/093.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8004" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/093-237x300.jpg" alt="09" width="237" height="300" /></a><em><span style="color: #800000;">9</span></em></p>
<p>Nous avons vu que le port des lettres était prohibitif et qu’à partir d’avril 1865, les membres de la légion belge sont autorisés à affranchir leur courrier avec un timbre à un medio real. Quelques lettres sont ainsi répertoriées. Il existe un document qui provient de la documentation de Robert Abensur qui est du plus haut intérêt à ce sujet. Elle émane de l’officier payeur du contingent français qui s’adresse au directeur général des Postes en France au sujet du traitement du courrier de la légion belge qui vient d’arriver à Mexico. Il y est fait mention « <em>des courriers anglais et français</em> » qui devront prendre en charge la correspondance des Belges sur place. La lettre est datée du 14 décembre 1864 et porte un cachet de la poste « CORRESPONDANCES ÉTRANGÈRES » du 13 janvier 1865. <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/103.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8005" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/103-300x300.jpg" alt="10" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>10 Lettre expédiée de Morelia, affranchie à l’aide d’un 2 reales annulé par la griffe sur deux lignes<br />
«</em><em> FRANCO EN/PATZCUARO</em><em> », district postal de Morelia, vers Bruxelles. Indication manuscrite<br />
«</em><em> Par voie d’Angleterre</em><em> » et taxation «</em><em> 1/2</em><em> » (un shilling 2 pence) pour le transit par mer<br />
par la Royal Mail Steam Company. Dans le cas présent, après le 8</em><em> août 1865 (date de la convention<br />
entre la Grande-Bretagne et la Belgique par laquelle la bonification entre les deux pays est passée de 3sh2p à 1sh1p).<br />
La lettre a été probablement transportée de Vera-Cruz le 17</em><em> août 1865 par le «</em><em> Solent</em><em> »<br />
avec arrivée à Saint-Thomas et réembarquée à bord du «</em><em> Seine</em><em> »jusqu&rsquo;à Southampton le 13</em><em> septembre et arrivée<br />
le 14</em><em> octobre 1865. Le port indiqué sur la lettre est 1sh2p pour la Grande-Bretagne<br />
et 15 décimes pour la Belgique. La poste belge a donc payé 14 décimes à la Grande-Bretagne<br />
et gardé un décime pour le port intérieur. Dans la convention, le port dû à la Grande-Bretagne<br />
est de 1sh1p soit 13 décimes à payer par le destinataire (circ. 696 annexe</em><em> V, tableau L). </em></span></p>
<p>Un premier courrier a été envoyé depuis Morelia par le secrétaire du colonel Van der Smissen, commandant la légion belge. Léon Mans, originaire de Saint-Trond, était étudiant à l’Université libre de Bruxelles lorsqu’il s’engagea le tout premier sur la liste des volontaires en août 1864. Ses études et le fait d’être le tout premier inscrit ont certainement joué en sa faveur pour être désigné secrétaire du Commandant du régiment comme indiqué au verso de sa lettre adressée à sa mère. La lettre ne comporte aucune date ou cachet à date. Nous savons que les troupes belges arrivent en mars 1865 à Morelia. De plus, le tarif interne au Mexique est encore de 2 reales, soit le tarif en vigueur avant la diminution d’avril 1865. On peut donc en déduire que cette lettre a été envoyée dans cette courte période avant le changement de tarif <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>.</p>
<p>A la lecture de l’ouvrage de L. Corbett dont est issue cette illustration, il nous apparaît que la région de Michoacan où ont été envoyés les Belges est tout sauf une sinécure. L’histoire postale du bureau de Morelia en est le témoignage passant d’un camp à l’autre avec les conséquences que l’on devine dans le transport du courrier et l’approvisionnement en timbres.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/114.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8006" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/114-207x300.jpg" alt="11" width="207" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>11 Le colonel Albert van der Smissen.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8007" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a-300x199.jpg" alt="12a" width="300" height="199" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8008" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b-300x172.jpg" alt="12b" width="300" height="172" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>12 Lettre affranchie à un medio Real correspondant au tarif intérieur (équivalent à 30 centimes)<br />
expédiée vers Bruxelles. L’enveloppe porte au verso la devise «</em><em> Vestigia nulla retrorsum</em><em> »<br />
</em><em>(jamais un pas en arrière)</em><em> avec les initiales «</em><em> AS</em><em> », le papier à lettre du colonel Albert van der Smissen</em><em> !<br />
Elle a été transportée par la poste civile jusqu’à Vera-Cruz où elle embarque à bord du «</em><em> Eider</em><em> »<br />
de la Royal Mail Steam Packet Company, à destination de Saint-Thomas. «</em><em> L’Atrato</em><em> » prend le relais le 29</em><em> mai<br />
pour arriver à Southampton le 28</em><em> juin. Elle parvient à Londres le même jour<br />
(cachet de passage «</em><em> LONDON JU-28 1865</em><em> » au verso). Taxation «</em><em> 1/1 » soit 1 shilling 1 penny)<br />
apposée à Londres pour le transit par mer et port dû de 13 décimes par le destinataire.<br />
La convention a été signée le 20</em><em> mai 1865 à Londres mais n’est d’application qu’à la date du 1<sup>er</sup></em><em> août 1865<br />
en Belgique (circ. 696, annexe</em><em> V, tableau L). Le timbre n’a pas été oblitéré, mais les surcharges présentes<br />
permettent de déterminer qu’il s’agit à nouveau du bureau postal de Morelia avec l’indication<br />
de l’envoi «</em><em> 220 1864 » qui a été expédié à ce bureau le 23</em><em> novembre 1864 (1</em><em> 000 exemplaires du medio real).</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/133.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8009" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/133-300x189.jpg" alt="13" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;"><em>13 Lettre expédiée de Mexico envoyée de Morelia par Ernest Mallié, natif de Lille,<br />
engagé en octobre</em><em> 1864 à la légion belge. Affranchie d’un medio real, elle est expédiée<br />
de Mexico le 14</em><em> décembre 1865 à destination de Lille. Elle a transité par un navire français, cachet octogonal<br />
«</em><em> VERA-CRUZ/16 DEC. 65/PAQ. FR. B N°</em><em> 5</em><em> » et arriva à Lille le 14</em><em> janvier 1866.<br />
Un port de 8 décimes a été frappé en noir, le port dû à cette époque pour une lettre<br />
du Mexique vers la France. Ernest Mallié était l’adjoint de l’officier payeur du régiment belge.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/143.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8010" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/143-300x168.jpg" alt="14" width="300" height="168" /></a> <span style="color: #800000;"><em>14 Lettre affranchie à un medio real expédiée de Mexico le 13</em><em> mai 1866<br />
vers Orsainfaing près de Marbehan. Elle embarque à Vera-Cruz sur le paquebot<br />
«</em><em> France</em><em> » de la Compagnie générale transatlantique, ligne B</em><em> : Vera-Cruz-Saint-Nazaire.<br />
Marque du cachet consulaire «</em><em> Mexique/1/13 MAI 66</em><em> » (Salles, 1361) pour arriver le 7</em><em> juin à Saint-Nazaire.<br />
Marque de transit «</em><em> F/26</em><em> » apposée à Paris par erreur</em><em> : ce cachet devait être apposé sur le courrier<br />
venant de Suisse vers la Belgique en transit par la France. Cette marque se rencontre aussi sur du courrier<br />
en transit par la France venant d’autres pays. Dans ce cas-ci, l’erreur est probablement due au fait<br />
qu’il n’y avait pas de convention entre la France et le Mexique. Taxation «</em><em> 12 » en noir biffée<br />
et modifiée en «</em><em> 10 » à l’encre. Le bureau de Paris a frappé le «</em><em> 12 » en pensant que la lettre<br />
était distribuée en France. La taxation a été rectifiée en Belgique, 2 x 5 décimes (double port de 5 décimes,<br />
port d’une lettre simple depuis la France depuis le 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866). Transit par Namur le 7</em><em> juin 1866 et arrivée le 8</em><em> juin à destination.</em></span></p>
<p>De la même archive provient la lettre suivante, cette fois affranchie au tarif préférentiel d’un medio real toujours transportée par bateau anglais comme en résulte le port de mer dû à la poste anglaise avec cette fois un calcul du port conforme à la convention entrée en vigueur en Belgique au mois d’août 1865 <strong><span style="color: #800000;">11, 12, 13 et 14</span></strong>.</p>
<p>Ceci est un bel exemple des adaptations des règles faites par un bureau de départ au moment d’une nouvelle convention postale. Cela montre aussi la confusion du personnel du bureau frontière d’Ostende qui transforme le port anglais en 13 décimes à l’encre rouge comme prescrit pour des lettres vers la Grande-Bretagne. Le bureau de Bruxelles oublie d’y ajouter 2 décimes, et donc le destinataire ne doit payer finalement que 13 décimes au lieu des 15 prévus.</p>
<p>Le courrier vers la Belgique affranchi avec timbre français</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/153.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8011" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/153-151x300.jpg" alt="15" width="151" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>15 Sous-officier de la légion belge</em></span></p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/163.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8012" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/163-300x176.jpg" alt="16" width="300" height="176" /></a><span style="color: #800000;"><em>16 Lettre à destination de Aalter, affranchie à l’aide d’un 20 centimes, tarif propre<br />
aux soldats français, oblitéré par le cachet a «</em><em> CEM A</em><em> » (Blot type 11)<br />
et porte le cachet de départ «</em><em> CORPS EXP. Mexique / 26 FEVR / 66 Beau A</em><em> ».<br />
Les lettres ainsi transportées étaient pourvues du cachet «</em><em> CORPS EXP. Mexique</em><em> » à l’arrivée à Paris<br />
pour la voie française. Au vu du cachet de transit du 31 mars, cette lettre toute comme la suivante n’a pu être transportée<br />
par le «</em><em> Louisiana</em><em> » de cette ligne ni par le «</em><em> Conway</em><em> » de la ligne anglaise arrivé bien plus tard en Europe.<br />
Elle a dû être transportée par un navire de la marine française pour arriver au bureau frontière<br />
«</em><em> France MIDI II</em><em> » le 31 mars 1866. Griffe «</em><em> AFFRANCHISSEMENT/15/ INSUFFISANT</em><em> »<br />
apposée à Paris (service de l’Etranger) et taxation «</em><em> 3 » décimes suite au nouveau tarif<br />
de 50 centimes du 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866 avec la Belgique, déduction faite des 20 centimes<br />
déjà payés au départ. Cachet d’arrivée à Aeltre le 1<sup>er</sup></em><em> avril 1866. </em></span></p>
<p> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/172.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8013" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/172-300x177.jpg" alt="17" width="300" height="177" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>17 Toutes les lettres devaient passer entre les mains d’un officier français pour bénéficier du tarif préférentiel de 20 centimes.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8014" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a-300x179.jpg" alt="18a" width="300" height="179" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8015" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b-300x177.jpg" alt="18b" width="300" height="177" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>18 Lettre envoyée par un membre du régiment belge avec mention au verso «</em><em> …du Rég. Etrang…Le Capitaine</em><em> »<br />
qui a vraisemblablement autorisé l’expédition de cette lettre avec un affranchissement<br />
de 20 centimes. Il est oblitéré «</em><em> CEM A</em><em> » (Blot type 11) et porte le cachet de départ<br />
«</em><em> CORPS EXP. Mexique / 26 FEVR / 66 Beau A</em><em> ». Le cachet de transit «</em><em> France PAR MOUSCRON</em><em> »<br />
du 31</em><em> mars porte à croire que la lettre a été transportée par un bateau de la flotte française, le bateau anglais reliant<br />
Mexico à Southampton n’y arriva que le 11</em><em> avril. La lettre étant à destination de la Belgique,<br />
le bureau de Paris apposa la griffe «</em><em> AFFRANCHISSEMENT/15/ INSUFFISANT 15</em><em> » (service de l’étranger)<br />
et taxa la lettre «</em><em> 3 » décimes. Depuis le 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866, le port d’une lettre était de 50 centimes<br />
duquel les 20 centimes ont été déduits formant ainsi une taxe de 3 décimes.<br />
Marque de transit à Roulers le 1<sup>er</sup></em></span><em><span style="color: #800000;"> avril 1866 et arrivée à Moorslede le même jour. </span> </em></p>
<p>Après l’installation du corps expéditionnaire français, il était nécessaire d’ouvrir une ligne maritime pour permettre un ravitaillement régulier en hommes et en matériel. En avril 1862, la Compagnie générale transatlantique ouvre cette ligne directe mensuelle de Saint-Nazaire vers Vera-Cruz. Nous connaissons deux lettres qui ont été affranchies au tarif préférentiel de 20 centimes (circulaire 258 BM 78) dévolu aux soldats, à destination de la Belgique, envoyée par un membre de la légion belge 15. Dans ce cas-ci, il n’a pas été possible de préciser avec certitude le nom de l’expéditeur, deux voire trois volontaires étant originaires de la région. Il s’agit du seul exemple à ce jour de l’emploi du tarif français de 20 centimes <strong><span style="color: #800000;">16,17 et 18</span></strong>.</p>
<p>Deux frères originaires de Aalter étaient membres de la légion et l’un deux pourrait être l’expéditeur de cette missive.</p>
<p>Nous serions heureux de pouvoir publier toute pièce provenant d’un membre de la légion belge. Malgré le nombre plus que restreint de pièces répertoriées, nous sommes persuadés qu’il reste encore beaucoup à découvrir dans ce domaine.</p>
<p>Le retour des troupes étrangères en Europe va précipiter la chute de Maximilien. Fait prisonnier à Queretaro, les Mexicains ne vont pas lui pardonner certains comportements odieux des troupes étrangères. Il sera fusillé âgé à peine de 34 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Vincent Schouberechts</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Remerciements à Messieurs Yves-Maxime Danan, Robert Abensur, James van der Linden, Patrick Maselis et E. Van Tendeloo sans qui cet article n’aurait pu être élaboré. L’ouvrage d’Albert Duchesne est un incontournable sur le sujet qui, bien au-delà des faits historiques, nous fait vivre les coulisses de la politique étrangère tant belge que française pendant cette période de l’Empire mexicain.</strong></p>

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		<title>Les entiers postaux du Brésil</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2016 09:44:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;administration postale de ce pays d&#8217;Amérique du Sud fut l&#8217;une des premières à mettre en service des entiers postaux, sur enveloppes, dès 1867. Tout l&#8217;art de cette collection réside dans la recherche d&#8217;entiers ayant circulé&#8230; Le Brésil, qui, dès 1843, c&#8217;est-à­ dire trois ans après la Grande-­Bretagne, avait émis ses premiers timbres, fut également un<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/29/les-entiers-postaux-du-bresil/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L&rsquo;administration postale de ce pays d&rsquo;Amérique du Sud fut l&rsquo;une des premières à mettre en service des entiers postaux, sur enveloppes, dès 1867. Tout l&rsquo;art de cette collection réside dans la recherche d&rsquo;entiers ayant circulé&#8230;</h4>
<p>Le Brésil, qui, dès 1843, c&rsquo;est-à­ dire trois ans après la Grande-­Bretagne, avait émis ses premiers timbres, fut également un des tout premiers pays au monde à faire imprimer des entiers postaux et à les mettre à la disposition des usagers.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0122.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7795" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0122-300x171.jpg" alt="01" width="300" height="171" /></a>C&rsquo;est le 3 juillet 1867 que le premier entier postal est émis sous forme d &lsquo;enveloppe, avec profil de D. Pedro imprimé en vert, noir et rouge, selon la valeur de l&rsquo;affranchissement (<strong>1</strong>), d&rsquo;une valeur de 200 reis, avec cachet de départ de Porto Alegre et cachet d&rsquo;arrivée bleu de Paris Etranger.</p>
<p>Ces enveloppes ont été utilisées &#8211; avec quelques différences de papier et de format &#8211; jusqu&rsquo;à la proclamation de la République en novembre 1889.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0217.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7796" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0217-229x300.jpg" alt="02" width="229" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0313.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7797" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0313-221x300.jpg" alt="03" width="221" height="300" /></a>En 1880 apparaissent les cartes postales aux armes de l&rsquo;Empire, en rouge, bleu et orange, sous forme de billets simples ou doubles, de 20, 50 et 80 reis (<strong>2 et 3</strong>). Le port minimum de la carte postale est de 20 reis, alors que celui de l&rsquo;enveloppe est de 100 reis.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0413.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7798" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0413-300x222.jpg" alt="04" width="300" height="222" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0514.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7799" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0514-300x211.jpg" alt="05" width="300" height="211" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0612.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7800" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0612-300x187.jpg" alt="06" width="300" height="187" /></a>Par la suite, on abandonne les armes de l&rsquo;Empire pour reprendre le profil de Dom Pedro tel que sur les timbres d&rsquo;usage courant de même date : «petite tête», «grande tête» et «barbe blanche» (<strong>4, 5 et 6</strong>).</p>
<p>Les usagers n&rsquo;ayant pas toujours à leur disposition une feuille de papier et une enveloppe, la poste brésilienne fit imprimer des cartes-lettres qui se présentent pliées, perforées et gommées. Cachetées, elles assurent le secret de la correspondance.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0715.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7801" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0715-300x212.jpg" alt="07" width="300" height="212" /></a>Le premier type, appelé carte-lettre «précurseur», comportait dans l&rsquo;angle gauche les armes de l&rsquo;Empire, mais n&rsquo;avait pas le timbre imprimé. C&rsquo;était le postier lui-même qui apposait le timbre d&rsquo;usage courant (50, 100 ou 200 reis). Il est extrêmement difficile de trouver une de ces cartes-lettres ayant circulé (<strong>7</strong>).</p>
<p>Peu de temps après, la poste brésilienne fit imprimer des cartes-lettres à l&rsquo;effigie de Dom Pedro de différentes valeurs et couleurs. La carte-lettre de 200 reis étant destinée à l&rsquo;étranger, cet entier comportait le terme brésilien «<em>Carta bilhete</em>» et, en dessous, le terme français «carte-lettre», la langue de Molière étant celle de l&rsquo;Union postale universelle.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0812.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7802" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0812-300x205.jpg" alt="08" width="300" height="205" /></a>Le 1er février 1889, le port intérieur de la carte-lettre baisse de 100 à 80 reis et, par la même occasion, on supprime la carte-lettre de 50 reis pour le courrier urbain (<strong>8 et 8 bis</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/1010.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7803" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0912-216x300.jpg" alt="09" width="216" height="300" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-7804" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/1010-217x300.jpg" alt="10" width="217" height="300" /></a>Les cartes-lettres de 80 reis et 200 reis ne furent démonétisées que le 30 octobre 1894, la République ayant déjà quelque quatre ans d&rsquo;existence, cachet (<strong>9</strong>) et cachet paquebot français n°2, ligne J (<strong>10</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/1110.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7805" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/1110-300x238.jpg" alt="11" width="300" height="238" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/127.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7806" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/127.jpg" alt="12" width="274" height="277" /></a>Pour l&rsquo;envoi des journaux, il existe trois modèles de bandes plus ou moins larges correspondant chacune à une taxe différente : 20, 40, 60 reis. En février 1889, l&rsquo;American Bank Note Company de New York fit une confusion entre les langues espagnole et portugaise et, au lieu de «Vinte», «Quarenta» et «Sessenta », imprima «Veinte» , «Cuarenta » et «Sesenta » (<strong>11 et 12</strong>). Il fallut quelques mois pour rétablir la situation</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 546 &#8211; Décembre 1999</span></p>
<p>&nbsp;</p>

<div class="ratings " data-post="7794">  
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		<title>Aux origines de la philatélie du Pérou</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 14:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire postale de ce pays d&#8217;Amérique latine reste peu connue des collectionneurs français. Cet abrégé ouvre une série de plusieurs articles et pourrait bien susciter des vocations. Bien que l&#8217;utilisation du timbre­poste eût été approuvée par un décret de 1851, il fallut attendre le 10 mars 1858 pour que la première émission voie le jour.<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/28/aux-origines-de-la-philatelie-du-perou/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L&rsquo;histoire postale de ce pays d&rsquo;Amérique latine reste peu connue des collectionneurs français. Cet abrégé ouvre une série de plusieurs articles et pourrait bien susciter des vocations.</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0118.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7730" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0118-300x124.jpg" alt="01" width="300" height="124" /></a>Bien que l&rsquo;utilisation du timbre­poste eût été approuvée par un décret de 1851, il fallut attendre le 10 mars 1858 pour que la première émission voie le jour. Elle avait été précédée d&rsquo;un essai de courte durée par l&rsquo;emploi, à titre expérimental, de timbres imprimés en 1847 par la PSNC (Pacifie Stearn Navigation Company), une compagnie anglaise de navigation qui assurait depuis 1840 la liaison régulière entre Valparaiso et Panama, avec escales dans les ports péruviens d&rsquo;Iquique, Arica, lslay, Callao, Pisco et Paita. La faible quantité de vignettes utilisées (quatre-vingt-huit suivant certains auteurs) et leur brève durée d&rsquo;utilisation ­ trois mois à peine, du 1er décembre 1857 au 1er mars 1858 &#8211; en font de grandes raretés (<strong>1</strong>).</p>
<p>Pour les premières émissions et jusqu&rsquo;en 1879, les timbres furent imprimés d&rsquo;abord localement par Prugue, à Lima, puis par l&rsquo;American Bank Notes Company (ABNC). Leur gravure représente trois motifs emblématiques du Pérou :</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0214.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7731" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0214-300x300.jpg" alt="02" width="300" height="300" /></a>- les armoiries du Pérou, dans un blason, le lama, l&rsquo;arbre à quina et une corne d&rsquo;abondance (<strong>2</strong>) ;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0311.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7732" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0311-277x300.jpg" alt="03" width="277" height="300" /></a>- le lama, familièrement appelé «llamita», animal fétiche et emblématique du Pérou (<strong>3</strong>) ;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0411.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7733" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0411-270x300.jpg" alt="04" width="270" height="300" /></a>- le soleil, emblème de l&rsquo;Empire inca (<strong>4</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Premier commémoratif au monde</strong></span></p>
<p>Seule exception pour cette période, le 5 c rouge Locomotive de 1871, célébrant le 20e anniversaire de l&rsquo;ouverture de la ligne de chemin de fer de Lima à Callao, serait le premier timbre commémoratif au monde.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0512.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7734" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0512-172x300.jpg" alt="05" width="172" height="300" /></a>A partir de 1895, apparaissent l&rsquo;allégorie de la République et les effigies des grandes figures du Pérou : le conquistador Pizarro, l&rsquo;Inca Manco Capac, le maréchal de la Mar, le président Pierola (<strong>5</strong>).</p>
<p>Les premiers timbres, imprimés localement, sont non dentelés. Les dentelés n&rsquo;apparurent qu&rsquo;en 1866, avec la série des lamas imprimés par l&rsquo;ABNC. A partir de 1874 &#8211; et notamment imprimée par l&rsquo;ABNC -, les timbres sont dentelés 12. L&rsquo;impression locale fut réalisée de deux façons différentes :</p>
<p>&#8211; En planches, par blocs-report lithographiés, suivant le procédé employé alors.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0610.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7735" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0610-300x46.jpg" alt="06" width="300" height="46" /></a>- En bandes, à l&rsquo;aide d&rsquo;une machine à pédale importée de France, dite machine Lecoq, sur des bandes de papier gommé collées bout à bout, ce qui nous vaut des impressions sur raccord . Ce type d&rsquo;impression (<strong>6</strong>) a été utilisé pour le 1 dinero rouge, le 1 dinero vert, le 1peseta brun, le 1 peseta jaune, le 5 c rouge Locomotive et le 2 c gris-bleu Lama de 1873.</p>
<p>Les valeurs d&rsquo;affranchissement furent d&rsquo;abord exprimées en monnaies dérivant de l&rsquo;ancien système colonial espagnol basé sur le peso et l&rsquo;once espagnole de 29 grammes : 1 peso = 4 pesetas = 8 réales = 8 dineros.</p>
<p>En 1858, le Pérou adopta le système décimal, basé sur le sol, nouvelle monnaie nationale, et le gramme : 1 sol = 100 centavos = 1 peso.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0712.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7736" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0712-300x276.jpg" alt="07" width="300" height="276" /></a>Il est curieux de noter que pour familiariser les usagers avec le nouveau système, le medio-peso jaune porte dans son cadre gauche la valeur «medio peso» et dans son cadre droit «50 centavos». Ce serait le premier timbre au monde libellé en deux monnaies (<strong>7</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Tarification</strong></span></p>
<p>Pour ce qui concerne les tarifs d&rsquo;affranchissement, il faut distinguer deux périodes:</p>
<p>&#8211; Avant le ter avril 1879, date d&rsquo;entrée du Pérou dans l&rsquo;UPU (Union postale universelle), les tarifs étaient régis par des conventions postales bilatérales, notamment avec la Grande-Bretagne, la France, l&rsquo;Allemagne et la Belgique.</p>
<p>&#8211; Après cette date, s&rsquo;appliquèrent les règlements et tarifs internationaux fixés par l&rsquo;UPU.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0810.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7737" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0810-300x188.jpg" alt="08" width="300" height="188" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Affranchissement mixte Grande-Bretagne/Pérou. Lettre de Tacna à Castillon (France)<br />
prise en charge par le Bureau Consulaire d&rsquo;Arica, port desservant Tacna, portant différentes marques :<br />
&laquo;&nbsp;lnsufficiently prepaid&nbsp;&raquo;, marque d&rsquo;échange franco-britannique<br />
&laquo;&nbsp;GB 1F90&Prime;,&nbsp;&raquo;Ambulant Calaise et taxe au tampon 24.</em></span></p>
<p>La convention postale avec la Grande­Bretagne prévoyait en particulier que le courrier destiné à l&rsquo;étranger et qui transitait par la voie anglaise, assurée alors par la PSNC, devait être remis aux bureaux consulaires britanniques (BPO, British Post Office) des ports d&rsquo;escale, où ils recevaient l&rsquo;affranchissement convenable en timbres anglais. Si le pli, venant de l&rsquo;intérieur du pays, devait passer par la poste péruvienne, il devait avoir été affranchi au préalable par un timbre péruvien de 1 dinero représentant le port local, ce qui donne lieu à d&rsquo;intéressants affranchissements mixtes Grande-Bretagne/Pérou (<strong>8</strong>). Les lettres ainsi affranchies étaient oblitérées du cachet du bureau anglais, qui annulait les timbres anglais, ainsi que le timbre péruvien si celui-ci n&rsquo;avait pas été préalablement oblitéré par la poste péruvienne.</p>
<p>Les bureaux consulaires anglais du Pérou étaient dotés des cachets oblitérants suivants : C38 (Callao), C36 (Arica), C42 (Islay), C43 (Paita), D74 (Pisco), D87 (Iquique).</p>
<p>Ces bureaux furent fermés en 1880 et leurs cachets retournés à Londres, sauf le C43 qui fut utilisé par les postes péruviennes pendant encore quelques années.</p>
<p>L&rsquo;entrée du Pérou dans l&rsquo;UPU coïncida avec le déclenchement de la guerre du Pacifique contre le Chili. En raison de la tournure des événements militaires, qui fut défavorable aux Péruviens, le fonctionnement du service postal subit de multiples vicissitudes qui firent de l&rsquo;émission de 1874-1879 probablement l&rsquo;une des plus surchargées au monde.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0910.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7738" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0910-300x68.jpg" alt="09" width="300" height="68" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/108.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7739" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/09bis-300x178.jpg" alt="09bis" width="300" height="178" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-7740" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/108-300x168.jpg" alt="10" width="300" height="168" /></a>Cette émission subit au cours des quatre années que dura la guerre et de l&rsquo;année suivante (1885), où sévit la guerre civile, pas moins de sept surcharges diverses (<strong>9</strong>), parfois superposées, que nous étudierons prochainement (<strong>9 bis</strong>). En outre, en 1894, le stock restant fut surchargé d&rsquo;un médaillon à l&rsquo;effigie du président défunt Morales Bermudez (<strong>10</strong>).</p>
<p>La guerre du Pacifique donna lieu à des événement postaux intéressants, en marge des émissions officielles.</p>
<p>Pendant trois années, le Pérou fut coupé en deux, de 1880 au 23 octobre 1883, date de la signature du traité de paix d&rsquo;Ancon :</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/119.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7741" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/119-275x300.jpg" alt="11" width="275" height="300" /></a>- Il y eut, d&rsquo;une part, le Pérou occupé, qui employa les timbres à surcharge du type 9c, 9d, 9e ; puis, à partir du 10 juillet 1882, les timbres chiliens rendus obligatoires jusqu&rsquo;à la paix, le Pérou étant alors considéré comme une province postale du Chili dépendant de la direction de San- tiago et utilisant les tarifs postaux du Chili, alors encore non membre de l&rsquo;UPU. On trouve ainsi des timbres chiliens de l&rsquo;émission de 1877 oblitérés de Lima, Callao, Truxillo, Paita, Pisco, etc. (<strong>11</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/126.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7742" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/126-300x157.jpg" alt="12" width="300" height="157" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/136.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7743" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/136-300x121.jpg" alt="13" width="300" height="121" /></a>- D&rsquo;autre part, le Pérou non occupé, que l&rsquo;on pourrait appeler le Pérou libre ou gouvernement d&rsquo;Arequipa, qui résistait à l&rsquo;occupant et s&rsquo;était doté d&rsquo;une administration d&rsquo;Etat, imprimant ses propres timbres, dits improprement «départementaux» (<strong>12 et 13</strong>). Ces émissions, tout à fait régulières, quoique non émises par le gouvernement central de Lima, n&rsquo;étaient pas reconnues par le Chili ni par les Etats membres de l&rsquo;UPU. Les lettres ainsi affranchies étaient donc taxées à l&rsquo;arrivée comme non affranchies.</p>
<p>Pour terminer ce tour d&rsquo;horizon rapide des émissions postales du Pérou des origines à la fin du XIXe siècle, disons un mot des routes d&rsquo;acheminement existant à cette période.</p>
<p>L&rsquo;acheminement du courrier vers l&rsquo;Europe et l&rsquo;Amérique du Nord était essentiellement assuré par voie maritime.</p>
<p>La compagnie anglaise PSNC, qui exploitait déjà la ligne Valparaiso-Panama depuis 1840, ouvrit une ligne en 1868 qui reliait Southampton et Valparaiso puis, épisodiquement, Callao via Bordeaux par le détroit de Magellan.</p>
<p>Une ligne française fut ouverte le 14 mars 1872 par la Compagnie transatlantique entre Valparaiso et Panama dans la perspective d&rsquo;une ouverture prochaine du canal de Panama. Cette ligne, dite ligne « F », devait assurer la correspondance entre les paquebots français de la ligne«A» reliant Saint-Nazaire à Colon. Mais les travaux du canal rencontrant des difficultés considérables &#8211; il ne fut finalement ouvert qu&rsquo;en 1914-, la ligne fut supprimée le 18 février 1874. A Panama, le courrier était transféré par voie terrestre à dos de mulet puis par chemin de fer, et remis à Colon aux navires partant pour l&rsquo;Europe, steamers anglais et paquebots français de la ligne «A» notamment.</p>
<p>Le Pérou fut autorisé par l&rsquo;UPU à percevoir 1 centavo pour le transfert du courrier à travers l&rsquo;isthme, ce qui porta de 10 à 11 centavos le port simple pour l&rsquo;Europe via Panama.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 541 &#8211; Juin 1999</span></p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>L&#8217;art préhispanique en Colombie</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 12:24:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[Petite promenade philatélique à travers les trésors archéologiques de ce pays d&#8217;Amérique du sud. La Colombie possède aujourd&#8217;hui et depuis quelques années déjà une image plutôt négative, liée aux narcotrafiquants et au non-respect des droits de l&#8217;homme. Cependant, c&#8217;est un pays qui a évité les dictatures et les crises économiques. Il est actuellement le premier<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/28/lart-prehispanique-en-colombie/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Petite promenade philatélique à travers les trésors archéologiques de ce pays d&rsquo;Amérique du sud.</h4>
<p>La Colombie possède aujourd&rsquo;hui et depuis quelques années déjà une image plutôt négative, liée aux narcotrafiquants et au non-respect des droits de l&rsquo;homme. Cependant, c&rsquo;est un pays qui a évité les dictatures et les crises économiques.</p>
<p>Il est actuellement le premier exportateur mondial de café et d&rsquo;émeraudes, le deuxième exportateur de fleurs &#8211; dont l&rsquo;orchidée qui est l&rsquo;un des symboles nationaux de la Colombie-, le quatrième de charbon et le sixième d&rsquo;or.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce pays est restée très discrète. Il n&rsquo;a pas abrité le véritable empire précolombien, mais dispose cependant d&rsquo;un patrimoine important et riche. C&rsquo;est en Colombie que naquit le mythe de l&rsquo;Eldorado.</p>
<p>Christophe Colomb toucha les côtes atlantiques de l&rsquo;actuelle Colombie lors de son quatrième voyage qui eut lieu entre 1502 et 1504.</p>
<p>Avant la conquête espagnole, les indigènes vivant sur ce territoire ont réalisé de véritables œuvres d&rsquo;art délicates, travaillées avec une rare habileté à l&rsquo;aide de techniques métallurgiques très avancées.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Chronologie de l&rsquo;orfèvrerie colombienne </strong></span></p>
<p>Le Musée de l&rsquo;or de Bogota fut créé en 1939 par la banque de la République et comporte plus de 15 000 objets d&rsquo;orfèvrerie colombienne préhispanique. La Colombie a émis plusieurs séries de timbres-poste illustrant l&rsquo;art des populations indigènes.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0116.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7697" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0116-166x300.jpg" alt="01" width="166" height="300" /></a>- 50e anniversaire de la création du Musée de l&rsquo;or. Parure de guerrier. Timbre-poste émis le 26 juillet 1990 à 500 000 exemplaires pour le courrier aérien. Valeur faciale à 170 pesos. Imprimé en offset. Imprimerie Carvajal S.A Dentelé 12. Emis en feuilles de 50 unités (10 x 5). Lettre de Bogota du 22 novembre 1990 pour la France, affranchie à 340 pesos (<strong>1</strong>).</p>
<p>&#8211; Pendentif anthropo-zoomorphe. Coulage à la cire perdue. Culture « Tairona». Largeur 11,9 cm,-hauteur 9,5 cm. Lettre affranchie à 25 pesos de Bogota pour la France. A côté, timbre-poste au bénéfice de la Croix-Rouge à 1 peso.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0213.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7698" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0213-300x209.jpg" alt="02" width="300" height="209" /></a>Timbre-poste émis le 28 juillet 1982 et faisant partie d&rsquo;une série de six figurines ayant chacune une valeur faciale de 25 pesos et illustrant la culture «Tairona», années 600 à 1600 de notre ère. Poste aérienne. Dentelé 12. Offset. Imprimerie Carvajal S.A. Tirage: 500 000 séries (<strong>2</strong>).</p>
<p>Les deux timbres-poste qui suivent font partie de la même série que celui du pendentif présenté plus haut.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0310.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7699" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0310-161x300.jpg" alt="03" width="161" height="300" /></a>- Pendentif, coulage à la cire perdue. Largeur 6,4 cm,-hauteur 6,2 cm. Complément d&rsquo;affranchissement à 14 pesos «café suave». Affranchissement à 39 pesos, de Bogota pour la France (<strong>3</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0410.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7700" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0410-157x300.jpg" alt="04" width="157" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0511.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7701" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0511-300x228.jpg" alt="05" width="300" height="228" /></a>- Plaque pectorale. Affranchissement à 40 pesos de Bogota pour la France (<strong>4</strong>). Plaque pectorale. Série «archéologie», style «Calima». Martelé et repoussé. Largeur 24,6 cm, hauteur 34,6 cm. Emis le 21 novembre 1978. Poste aérienne. Dentelé 12. Tirage : 5 millions d&rsquo;exemplaires. 100 timbres­poste à la feuille (10 x 10). Offset. Imprimeurs Thomas de La Rue, à Bogota (<strong>5</strong>).</p>
<p>&#8211; Grenouille. Culture « Quimbaya ». Timbre-poste émis le 1er mai 1979 à 6 millions d&rsquo;exemplaires. 100 timbres­poste à la feuille (10 x 10). Poste aérienne. Valeur faciale à 4 pesos. Affranchissement à 15 pesos de Bogota pour la France. Offset. Imprimeur Thomas de La Rue, à Bogota. Dentelé 12,5. Tirage 6 millions d&rsquo;exemplaires (<strong>5</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/069.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7702" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/069-300x138.jpg" alt="06" width="300" height="138" /></a>- Pendant d&rsquo;oreille. Valeur faciale à 5 pesos. Emis le 1er février 1980. Poste aérienne. Culture « TAIRONA ». Affranchissement 30 pesos. Lettre par exprès de Bogota pour la France. Tirage à 15 millions d &lsquo;exemplaires. Offset. Imprimerie Carvajal S.A Dentelé 12. Imprimé en feuilles de 100 exemplaires (10 x 10) (<strong>6</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>San Agustin et Tierradentro </strong></span></p>
<p>La région de San Agustin se situe au sud-est de la Colombie, dans les ramifications du massif Andin. Elle fut habitée, il y a de nombreux siècles, &#8211; les premiers campements humains datent du 4e siècle avant Jésus-Christ &#8211; par des groupes culturels successifs qui ont laissé pour témoignage des vestiges archéologiques innombrables : terrepleins, chemins, zones ensemencées, lieux d&rsquo;habitation et, plus particulièrement, toutes sortes de pierres sculptées, statues, sarcophages, pétroglyphes, représentant des formes animales, humaines et fantastiques et s&rsquo;accordant généralement avec des constructions ayant un caractère funéraire et rituel.</p>
<p>La zone où se situent les principaux sites archéologiques se trouve actuellement aux soins et sous la protection de l&rsquo;Institut colombien d&rsquo;anthropologie à San Agustin. De nombreux scientifiques se sont passionnés et continuent à se passionner pour ces vestiges.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Les statues</strong></span></p>
<p>Selon la classification stylistique préconisée par R. Dolmattoff, on observe quatre styles principaux :</p>
<p>Naturaliste (formes naturelles, le plus primitif) ; archaïque (pierres travaillées grossièrement) ; expressionniste (formes tridimensionnelles les plus élaborées) ; abstrait (thèmes fantastiques avec une qualité sculpturale équivalente aux sculptures expressionnistes)</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Les tertres</strong></span></p>
<p>Les tertres sont d &lsquo;anciens lieux d &lsquo;habitation pour lesquels ont été effec tués des déplacements de terre, talus et comblements de terrain en vue de réaliser les grandes esplanades artificielles qui les composent.</p>
<p>Ces lieux ont été classés en deux grandes catégories :</p>
<p>&#8211; La première est celle où l&rsquo;on trouve la «maison administrative». On y découvre plusieurs tombes creusées et recouvertes de dalles en pierre, gardées par une enceinte de petites statues ­ colonnes ;</p>
<p>&#8211; La deuxième, comprenant trois sous-catégories, présente de nombreux monticules artificiels avec leurs petits sanctuaires respectifs où la sculpture atteint sa plus grande expression en devenant un élément architectonique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Tierradentro</strong></span></p>
<p>Cette région, située dans le département du Cauca sur la Cordillère centrale, porte un nom qui évoque en lui-même son passé historique. Cette zone à la topographie particulièrement accidentée et au climat varié est d&rsquo;un accès particulièrement difficile; c&rsquo;est «le territoire à l&rsquo;intérieur du territoire» et ses collines recèlent des spécimens particulièrement élaborés de l&rsquo;architecture funéraire précolombienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Les Hypogées</strong></span></p>
<p>Ce sont des édifices souterrains taillés à même la roche. Ces ouvrages se rencontrent par groupes de 10 à 60 tombes au sommet des crêtes et des montagnes et datent d&rsquo;environ onze siècles.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0711.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7703" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0711-300x121.jpg" alt="07" width="300" height="121" /></a>- Affranchissement 28 pesos. Lettre de Bogota pour la France. Hypogée. Statues. Emis le 12 mai 1981. Valeur faciale à 7 pesos par timbre-poste. Série de quatre valeurs de poste aérienne. Tirage à 3 millions d&rsquo;exemplaires. Lithographiés. Imprimerie Thomas de La Rue, à Bogota. Dentelé 14. Imprimé en feuilles de 60 exemplaires (6 x 10). Quinze séries de quatre timbres-poste se présentant en bloc de quatre se tenant (<strong>7</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 538 &#8211; Mars 1999</span></p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Des vaches, des Européens et 2 000 timbres</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/01/19/des-vaches-des-europeens-et-2-000-timbres/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 15:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[ 2 766 889 km2 (le 8e plus grand pays de la planète). Population : 300 000 habitants en 1800 &#8211; 43 millions aujourd&#8217;hui. Langue : espagnol Malgré son nom et les rêves des premiers conquérants espagnols, il n&#8217;y a pas plus d&#8217;argent que d&#8217;or en Argentine. La richesse du pays procède d&#8217;une immense prairie où<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/19/des-vaches-des-europeens-et-2-000-timbres/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Carte1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6272" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Carte1-160x300.jpg" alt="Carte" width="160" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>2 766 889 km2 (le 8e plus grand pays de la planète).<br />
Population : 300 000 habitants en 1800 &#8211; 43 millions aujourd&rsquo;hui.<br />
Langue : espagnol</em></span></p>
<h3>Malgré son nom et les rêves des premiers conquérants espagnols, il n&rsquo;y a pas plus d&rsquo;argent que d&rsquo;or en Argentine. La richesse du pays procède d&rsquo;une immense prairie où paissent 50 millions de têtes de bétail &#8211; la Pampa &#8211; et de ses 33 millions d&rsquo;habitants qui ont su acclimater leurs racines européennes dans le cône Sud de l&rsquo;Amérique. Parmi les deux milles timbres émis par ce pays, quelques-uns permettent de comprendre une nation qui, en dépit de sa modernité, n&rsquo;a pas renoncé à la saga des pionniers : à l&rsquo;image des cowboys et de la musique western pour les Etats-Unis, gauchos farouches et airs de tango constituent le passé héroïque de l&rsquo;Argentine.</h3>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/011.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6261" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/011-239x300.jpg" alt="01" width="239" height="300" /></a><em>&laquo;&nbsp;Pour fabriquer un Argentin moyen, prendre dans l&rsquo;ordre une femme indienne aux larges hanches, deux cavaliers espagnols, trois gauchos, un voyageur anglais, un demi-berger basque, un soupçon d&rsquo;esclave noire. Laissez mijoter pendant trois siècles. Ajoutez brusquement, avant de servir, cinq paysans italiens (du Sud), un juif polonais, un aubergiste galicien, trois quarts de marchand libanais et une p&#8230; française égarée sur le chemin de Buenos Aires. Présentez glacé et gominé.</em>&nbsp;&raquo; Les Argentins sont coutumiers de telles <em>cachadas</em>, littéralement des &laquo;&nbsp;mises en boîte&nbsp;&raquo;. Cette recette de cuisine, qui prétend raconter la formation de la population argentine, semble contredire le &laquo;&nbsp;Dia de la Raza&nbsp;&raquo;, ici salué par un timbre (<strong>1</strong>) qui célèbre épisodiquement la &laquo;&nbsp;lignée&nbsp;&raquo;. Mais, loin d&rsquo;exalter une quelconque pureté raciale, cette &laquo;&nbsp;journée de la race&nbsp;&raquo; commémore tout simplement 1492, l&rsquo;année de la découverte de l&rsquo;Amérique par les Espagnols.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;"> La Pampa : une immensité constellée de taches noires</span> </strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/02-05.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6262" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/02-05-300x275.jpg" alt="02-05" width="300" height="275" /></a>Pourtant, c&rsquo;est un peu plus tard qu&rsquo;a pris naissance la future Argentine. Quelques conquistadores entreprennent d&rsquo;abord de remonter le vaste estuaire &#8211; plus de 200 kilomètres de large à son embouchure &#8211; qu&rsquo;ils prennent d&rsquo;abord pour une mer et finissent par nommer Rio de la Plata, le &laquo;&nbsp;fleuve d&rsquo;argent&nbsp;&raquo;. En 1536,mille six cents colons commandés par Pedro de Mendoza, fondent un village sur la rive Sud de l&rsquo;estuaire. Ils le baptisent Notre-Dame-des-Bons-Vents, la future Buenos Aires. Avec eux, des chevaux et des bovins. Comme les colons ont davantage le goût de l&rsquo;aventure que la fibre pastorale, ils décident de lâcher leurs bêtes dans la vaste plaine herbeuse qui s&rsquo;étend à perte de vue. Les propriétaires étant bientôt massacrés par des Indiens, chevaux et vaches livrés à eux-mêmes retournent à la vie sauvage, et prolifèrent. Toute la richesse du pays vient de là. Lorsque les Espagnols reviendront en force, ils découvriront une prairie immense &#8211; le tiers de la France &#8211; constellée de taches noires (des vaches) et de <em>cimarrones</em> (des chevaux sauvages). Pas étonnant dans ces conditions que la poste argentine ait fait des bovins (<strong>2</strong>) et des chevaux (<strong>3</strong>) un de ses thèmes de prédilection. On voit alors apparaître un nouveau type d&rsquo;homme, le gaucho. Presque toujours à cheval (<strong>4</strong>), sans attaches familiales, ils parcourent la Pampa où pullulent montures et nourriture. Souvent, ils abattaient une vache uniquement pour son cuir ou, tout simplement, pour y attacher leur cheval : il n&rsquo;y a pas d&rsquo;arbres dans la Pampa ! L&rsquo;écrivain José Hernandez a fait, au XIXe siècle, de Martin Fierro (<strong>5</strong>) le modèle du gaucho libre et solitaire.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/061.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6263" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/061-300x226.jpg" alt="06" width="300" height="226" /></a>&laquo;&nbsp;<em>Il n&rsquo;y a pas une mais deux Argentines, celle de la Pampa de l&rsquo;élevage et des céréales (</em><strong>6</strong><em>) et celle des villes</em>&laquo;&nbsp;, remarquait un économiste. Si le gaucho tourne le dos à l&rsquo;océan, le <em>porteno</em> -l&rsquo;habitant du port(de Buenos Aires) &#8211; s&rsquo;intéresse peu à la campagne. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;à la fin du XVIIe siècle que Buenos Aires devient une ville. Mais il faut attendre encore deux siècles et la vague d&rsquo;immigration pour que son destin se confonde avec celui du pays. Entre 1880 et 1914, par millions, les Européens débarquent, subissant le même sort que ceux qui ont choisi New York. Traités comme du bétail, mis en quarantaine, souvent rebaptisés d&rsquo;un nom hispanique parce que les douaniers comprennent mal les patronymes italiens ou polonais, ils viennent grossir la population d&rsquo;un pays qui s&rsquo;appelle désormais l&rsquo;Argentine.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/07-08.jpg"><img class="size-medium wp-image-6264" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/07-08-300x254.jpg" alt="07-08" width="300" height="254" /></a></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/091.jpg"><img class="size-medium wp-image-6265 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/091-203x300.jpg" alt="09" width="203" height="300" /></a></p>
<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;évoque ce bloc-feuillet de 1989 (<strong>7</strong>) avec son &laquo;&nbsp;hôtel des immigrants&nbsp;&raquo; en forme de prison. Près des quais, dans le quartier de la Boca (<strong>8</strong>), va naître une danse de voyous (<strong>9</strong>) qui est aussi un chant triste et sensuel méprisé des élites : le tango. &laquo;&nbsp;<em>Souffre et ne pleure pas, un vrai macho ne doit pas pleurer</em>&laquo;&nbsp;, disait un refrain de Carlos Gardel, le légendaire chanteur né sur les rives de la Garonne, à Toulouse. Car, en cinquante ans, huit millions de Français sont venus s&rsquo;installer en Argentine.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Marianne et le bonnet phrygien</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/10-15.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6266" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/10-15-185x300.jpg" alt="10-15" width="185" height="300" /></a>Sur les timbres de la République d&rsquo;Argentine, fleurissent les symboles empruntés à la France laïque et républicaine. Pour le centenaire de ses émissions, le pays a repris le timbre de la province de Corrientes (<strong>10</strong>), un Cérès de 1856 sommairement imité du premier timbre français de 1849. De même, la république. sud-américaine hésite souvent entre les emblèmes : tantôt elle choisit une Marianne (<strong>11</strong>), tantôt un bonnet phrygien (<strong>12</strong>). Si, du côté des idées et des institutions, le modèle était français, sur le plan économique, l&rsquo;Argentine fut inspirée par l&rsquo;Angleterre qui, à la fin du XIXe siècle, en fit une colonie financière. Les Argentins aiment se moquer de ces chemins de fer construits par les Britanniques (<strong>13</strong>) qui, reliant une région d&rsquo;élevage à une installation frigorifique où l&rsquo;on congèle la viande, &laquo;&nbsp;ne mènent nulle part&nbsp;&raquo;. Autre sujet de plaisanterie, leur lenteur proverbiale : les Anglais, facturant la construction des voies au kilomètre, multipliaient en rase campagne les courbes et les détours. Des Anglais, les Argentins ont aussi hérité entre 1864 et 1867 d&rsquo;une série de timbres imprimés à Londres, des boîtes aux lettres &laquo;&nbsp;Royal Mail&nbsp;&raquo;(<strong>14</strong>),du rugby et du polo (<strong>15</strong>) où ils excellent.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/16-18.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6267" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/16-18-246x300.jpg" alt="16-18" width="246" height="300" /></a>43 % des Argentins sont d&rsquo;origine italienne. Dans certains quartiers de la capitale, la langue espagnole est adoucie par des tournures italiennes, toutes les rues ont leur &laquo;&nbsp;trattoria&nbsp;&raquo;, leur &laquo;&nbsp;pizzeria&nbsp;&raquo; et leur &laquo;&nbsp;napolitain&nbsp;&raquo; (l&rsquo;épicier du coin). En 1961, la visite d&rsquo;un Président italien donna lieu à un timbre à l&rsquo;effigie de l&rsquo;empereur romain Trajan (<strong>16</strong>), en 1965,c&rsquo;est Dante (<strong>17</strong>) qui est à l&rsquo;honneur pour son 700e anniversaire. Et sur l&rsquo;émission de l&rsquo;Association des clubs de football (<strong>18</strong>), il n&rsquo;est pas interdit de reconnaître Diego Maradonna dont la famille vient du Mezzogiorno.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Les Malouines sur toutes les cartes</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/19-21.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6268" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/19-21-300x167.jpg" alt="19-21" width="300" height="167" /></a>Comme beaucoup de jeunes nations, l&rsquo;Argentine essaie de forger son identité sur un nationalisme sourcilleux et parfois pompeux. Chaque jour, les écoliers entonnent l&rsquo;hymne au drapeau, lequel est aussi l&rsquo;objet d&rsquo;une fête nationale (<strong>19</strong>). Beaucoup de généraux glorieux ont été timbrifiés mais, sans conteste, parmi eux, Manuel Belgrano (<strong>20</strong>), le premier à arborer dès 1814 les couleurs de la bannière nationale (bleu ciel et blanc) et surtout San Martin (<strong>21</strong>) ont les honneurs du catalogue. Tandis que Simon Bolivar chassait les Espagnols du Venezuela, le libertador argentin les expulsait des &nbsp;&raquo;Provinces-Unies de la Plata&nbsp;&raquo; qui allaient devenir l&rsquo;Argentine, puis du Chili et du Pérou.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/22-24.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6269" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/22-24-300x196.jpg" alt="22-24" width="300" height="196" /></a>Le nationalisme argentin aime aussi la géographie. Sur les planisphères le territoire est beaucoup plus vaste que celui qu&rsquo;on lui reconnaît. En1964, un timbre montre les terres revendiquées (<strong>22</strong>) &#8211; Territoires de l&rsquo;Antarctique, îles Orcades, Sandwich, Géorgie du Sud et Malouines (les Britanniques les nomment Falkland) &#8211; comme si elles étaient déjà argentines. La même année, une carte détaillée des Malouines apparaît sur une émission (<strong>23</strong>) qui semble prophétiser le conflit qui opposa en 1982, pendant deux mois, l&rsquo;Angleterre et l&rsquo;Argentine pour la possession de l&rsquo;archipel des Malouines. Ushuaia, la ville la plus méridionale de la planète, convoitée quelque temps par le Chili, a aussi son timbre (<strong>24</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>D&rsquo;Eva Peron aux satellites de télécommunications </strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/251.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6270" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/251-245x300.jpg" alt="25" width="245" height="300" /></a>Juan Domingo Peron est le grand absent des émissions argentines. Il semblerait que le dictateur populiste, qui fut président de la république de 1946 à 1955 et revint au pouvoir de 1973 à 1974, ait toujours refusé de figurer sur un timbre. Tel ne fut pas le cas de sa deuxième femme, Evita, porte-drapeau des descamisados (les &laquo;&nbsp;sans-chemise&nbsp;&raquo;). Adulée comme une sainte, égérie du peuple des faubourgs, plusieurs fois timbrifiée de son vivant, le deuxième anniversaire (1954) de sa mort nous a valu une figurine &laquo;&nbsp;surréaliste&nbsp;&raquo; exaltant &laquo;&nbsp;son passage à l&rsquo;immortalité&nbsp;&raquo; (<strong>25</strong>). Même sa dépouille généra une histoire rocambolesque : d&rsquo;abord exposé dans la maison du syndicat unique, son corps est enlevé par des militaires qui le mettent en terre à Milan. Miraculeusement retrouvé (selon la chronique), il est transféré dans la demeure madrilène où Peron est exilé. Enfin, Evita retrouve le sol argentin en 1974. Eva Peron ne doit pas être confondue avec Isabel, danseuse et troisième femme du dictateur qui assura la présidence sous l&rsquo;influence d&rsquo;un &laquo;&nbsp;Raspoutine&nbsp;&raquo; local. Très contestée, elle n&rsquo;aura certainement jamais droit à un timbre.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/26-301.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6273" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/26-301-274x300.jpg" alt="26-30" width="274" height="300" /></a>L&rsquo;Argentine moderne préfère illustrer son passé avec plus de retenue en célébrant les pionniers des services postaux sur fond de gratte-ciel (<strong>26</strong>). En montrant ses églises baroques (<strong>27</strong>). Ou en reproduisant l&rsquo;affiche accusatrice (<strong>28</strong>) de <em>l&rsquo;Histoire officielle</em>, un film à la mémoire des victimes de la répression du temps des généraux Videla et Galtieri (1973-1983). Pour ne pas être confondu avec certaines républiques bananières, ce pays où 90% des habitants savent lire et écrire représente, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une manifestation philatélique, le satellite (<strong>29</strong>) mis en orbite par sa propre fusée (<strong>30</strong>).</p>
<p>Chaque année, la poste argentine émet de trente à quarante timbres sur des sujets sérieux, directement reliés à l&rsquo;histoire nationale, au folklore et aux réalités du pays. Il ne faut pas se laisser impressionner par les faciales extrêmement fluctuantes. Depuis 1970,l&rsquo;Argentine a changé quatre fois de monnaie (peso, nouveau peso, austral et peso) et subi des dizaines de dévaluations&#8230; mais, bon an mal an, une année complète cote environ 350 francs.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 127 &#8211; Septembre 1995</span></p>

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		<title>A la recherche d&#8217;une civilisation perdue</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 07:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
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		<description><![CDATA[Nul n&#8217;était mieux placé que le Mexique pour retracer au fil de ses timbres &#8211; et en reproduisant de nombreux manuscrits anciens &#8211; l&#8217;histoire des civilisations qui ont dominé pendant mille cinq cents ans l&#8217;Amérique centrale, avant la colonisation espagnole. Pauvre Quetzalcoatl, comprimé entre l&#8217;annonce d&#8217;une conférence oubliée et deux logos publicitaires. Car ce petit<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/07/08/a-la-recherche-dune-civilisation-perdue/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Nul n&rsquo;était mieux placé que le Mexique pour retracer au fil de ses timbres &#8211; et en reproduisant de nombreux manuscrits anciens &#8211; l&rsquo;histoire des civilisations qui ont dominé pendant mille cinq cents ans l&rsquo;Amérique centrale, avant la colonisation espagnole.</h3>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/01-02.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4922" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/01-02-300x209.jpg" alt="01-02" width="300" height="209" /></a>Pauvre Quetzalcoatl, comprimé entre l&rsquo;annonce d&rsquo;une conférence oubliée et deux logos publicitaires. Car ce petit bonhomme (<span style="color: #ff00ff;"><strong>1</strong></span>), représenté ici d&rsquo;après un manuscrit multi-séculaire, n&rsquo;est autre que le pilier de la mythologie pré-hispanique du Mexique, le grand roi-prêtre de Tula, le fondateur de la cité des Toltèques dont les touristes visitent encore aujourd&rsquo;hui les ruines du Temple de l&rsquo;étoile du matin, avec ses mystérieux atlantes (<span style="color: #ff00ff;"><strong>2</strong></span>). Comment ces colosses de pierre, vieux de mille ans, ont-ils pu être érigés en position verticale ? C&rsquo;est l&rsquo;un des mystères qui entourent la vie légendaire de Quetzalcoatl, dont les spécialistes des civilisations précolombiennes se demandent encore s&rsquo;il apparaissait plus souvent en vieillard masqué ou en serpent à plumes (sur le timbre, il a choisi la seconde tenue).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/03-04.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4923" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/03-04-300x190.jpg" alt="03-04" width="300" height="190" /></a>Quant à cet agave aux feuilles charnues (<span style="color: #ff00ff;"><strong>3</strong></span>), il symbolise l&rsquo;instrument de la mort de Quetzalcoatl. Car on en extrait le pulque, puis, par distillation, le mescal. Et c&rsquo;est en buvant cette perfide liqueur que Quetzalcoatl, saoulé par d&rsquo;autres dieux mal intentionnés, pêcha avec une jeune indienne et, pris d&rsquo;un coupable remords, décida de s&rsquo;immoler par le feu. Ce qui fit autant pour sa légende que le récit mythique de son départ de la capitale toltèque, migration qui donne naissance au nouvel empire Maya, au sud de l&rsquo;actuel Mexique. Ce serpent de pierre (<span style="color: #ff00ff;">4</span>) est l&rsquo;un des vestiges de cette somptueuse civilisation qui connut son apogée au début de notre millénaire. Représentant de Quetzalcoatl, il ornait le Temple majeur de Chichen Itza, la plus grande cité maya.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>&laquo;&nbsp;Serpent à plumes&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Coyotte rapide&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/05-09.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4925" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/05-09-300x271.jpg" alt="05-09" width="300" height="271" /></a>Laissons le dieu-serpent dans son sanctuaire, et découvrons les successeurs des Mayas, à partir du XIe siècle. Voici Tlaloc (<span style="color: #ff00ff;"><strong>5</strong></span>), le maître de la pluie qui illustre fort à propos un timbre sur l&rsquo;observatoire météo du Mexique. Comme le temps, sous son règne, demeurait désespérément au beau fixe, son peuple prit l&rsquo;habitude de sacrifier des enfants en son honneur. On lui en offrit tant que, lorsque la pluie tomba enfin, ce fut un déluge&#8230; dans lequel Tlaloc périt avec son royaume. Voici Xolotl (<span style="color: #ff00ff;"><strong>6</strong></span>), premier souverain des Chichimèques (un peuple qui eut son heure de gloire avant la domination aztèque). Sa voisine chamarrée (<span style="color: #ff00ff;"><strong>7</strong></span>) est une princesse mixtèque du XIIe dont les sujets étaient célèbres pour leur travaux d&rsquo;orfèvrerie. &laquo;&nbsp;Patte de tigre&nbsp;&raquo; (<span style="color: #ff00ff;"><strong>8</strong></span>) était aussi un souverain mixtèque, représenté ici en grande tenue de guerre. Sa mère s&rsquo;appelait &laquo;&nbsp;Perle d&rsquo;eau bleue&nbsp;&raquo; et son père, &laquo;&nbsp;Fils de l&rsquo;eau&nbsp;&raquo;. Lui-même épousa &laquo;&nbsp;Serpent de fleur&nbsp;&raquo;. Tant de poésie ne l&rsquo;empêcha pas de devenir l&rsquo;un des plus farouches conquérants précolombiens.<br />
Et puis, émergeant parmi les chefs de tribus indiennes qui se partagent alors le pays, le premier roi aztèque, Acamapichtli (<span style="color: #ff00ff;"><strong>9</strong></span>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4926" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/10-285x300.jpg" alt="10" width="285" height="300" /></a>Venus de la ville d&rsquo;Aztlan, dont ils ont tiré leur nom, les Aztèques et leur tribu des Mexica s&rsquo;installent, en 1325, dans une région marécageuse, louée à leurs voisins tépanèques : ils y fondent Tenochtitlan, la future Mexico (<strong><span style="color: #ff00ff;">10</span></strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/11-13.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4927" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/11-13-300x124.jpg" alt="11-13" width="300" height="124" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/14-15.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4928" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/14-15-300x190.jpg" alt="14-15" width="300" height="190" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/16-17.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4929" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/16-17-300x192.jpg" alt="16-17" width="300" height="192" /></a>A partir de ce marais désolé, va se développer une civilisation d&rsquo;un remarquable raffinement, dont témoignent ces trois scènes de la vie quotidienne: &laquo;&nbsp;A l&rsquo;école&nbsp;&raquo; (<span style="color: #ff00ff;"><strong>11</strong></span>), &laquo;&nbsp;les Musiciens (<span style="color: #ff00ff;"><strong>12</strong></span>)&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;l&rsquo;Astrologue (<span style="color: #ff00ff;"><strong>13</strong></span>)&nbsp;&raquo;. L&rsquo;architecture, la sculpture, la poésie atteignent un niveau souvent supérieur à celui de l&rsquo;Europe contemporaine, ce qui ne met pas pour autant un terme aux sacrifices humains, en l&rsquo;honneur de dieux omniprésents, telle Xipe (<span style="color: #ff00ff;"><strong>14</strong></span>), déesse de la fertilité et du renouveau. Les Aztèques, s&rsquo;alliant aux Chichimèques, dominent peu à peu tout le centre de l&rsquo;actuel Mexique. On retrouve sur timbres les plus fameux souverains de l&rsquo;époque : Nezahualcoyotl, alias Coyote rapide (<span style="color: #ff00ff;"><strong>15</strong></span>), fin lettré et juriste hors pair, auteur de quatre-vingts lois civiles, son fils Nezahualpilli (<span style="color: #ff00ff;"><strong>16</strong></span>), astrologue et philosophe, à ce point rigoureux et soucieux de justice qu&rsquo;il fit exécuter son fils pour avoir proféré des insultes dans l&rsquo;enceinte du palais royal; Motecuhzoma (<span style="color: #ff00ff;"><strong>17</strong></span>), qui construisit à Tenochtitlan un réseau d&rsquo;aduction d&rsquo;eau et organisa le commerce dans la vallée de Mexico. Enfin, Cuauhtemoc, dernier empereur aztèque et défenseur de Mexico contre le conquistador espagnol Cortès (<span style="color: #ff00ff;"><strong>18 et 19</strong></span>). Fait prisonnier à l&rsquo;issue du siège de la ville, en 1521, Cuauhtemoc subit la torture du feu par les pieds, montre le timbre (<strong><span style="color: #ff00ff;">20</span></strong>). Cortès voulait ainsi lui faire avouer l&rsquo;emplacement du trésor caché des Aztèques.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/18-19.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4930" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/18-19-300x191.jpg" alt="18-19" width="300" height="191" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/20.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4931" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/20.jpg" alt="20" width="288" height="212" /></a>L&rsquo;empereur fut finalement exécuté, Tenochtitlan rasée et Mexico reconstruite sur ses ruines.</p>
<p>Le Mexique devenait peu après vice-royauté de la Nouvelle-Espagne. Et le nouvel occupant allait s&rsquo;empresser, par le sabre comme par le goupillon, de réduire en esclavage les populations indiennes et de détruire des civilisations jugées trop imperméables à l&rsquo;évangélisation.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 62 &#8211; Octobre 1989</span></p>

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		<title>Douze timbres rares et leur carte d&#8217;identité</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2015 14:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Grande-Bretagne (1840) N°1. Timbre de service 1 penny noir Les initiales de la reine Ne vous y trompez pas. Ce &#171;&#160;Penny Black&#160;&#187; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&#8217;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/19/douze-timbres-rares-et-leur-carte-didentite/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong> Grande-Bretagne (1840) N°1.</strong></span></p>
<p>Timbre de service 1 penny noir</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les initiales de la reine</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4670" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg" alt="GB" width="155" height="180" /></a>Ne vous y trompez pas. Ce &laquo;&nbsp;Penny Black&nbsp;&raquo; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&rsquo;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une grande rareté.</p>
<p>Marqué aux initiales de la reine Victoria (Victoria Regina) qui n&rsquo;hésita pas une seconde à offrir le profil de ses quinze ans à ce timbre émis lorsqu&rsquo;elle en avait vingt-et-un, il était destiné à affranchir le courrier officiel et donc à ne jamais être vendu à la poste.</p>
<p>Pour une raison inconnue, il ne servit qu&rsquo;un jour &#8211; le 7 mai 1840 &#8211; sur trois circulaires officielles avant de disparaître et de sombrer dans l&rsquo;oubli le plus total.</p>
<p>On croyait les stocks de ce mort-né entièrement incinérés dès 1843 jusqu&rsquo;au mois de juillet 1905 où l&rsquo;on exhuma par hasard une feuille de 240 exemplaires presque intacte.</p>
<p>Dont celui que vous voyez ici étalant fièrement les détails de sa gravure rendue quasiment impossible à contre­faire par les guillochis qui en rehaussent le fond.</p>
<p>Rien d&rsquo;étonnant donc si ce premier des non-émis va chercher dans les 50 000 F les rares fois où il apparaît dans une vente. Au point que les lettres V et R qui le caractérisent pourraient signifier very rare.!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Brésil (1843) N° 3. 90 reis noir</strong></p>
<p>Quand un œil-de-bœuf nous regarde</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La France hésite encore à se doter de timbres et, déjà, le Brésil imprime les siens!</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4671" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg" alt="Bresil" width="197" height="180" /></a>Cela suffirait à justifier le choix de ce 90 reis émis le 1er août 1843, au moins autant que sa courte durée de vie &#8211; à peine onze mois &#8211; et sa grande valeur : 90000F.</p>
<p>Bien avant que Georges Bizet immortalise l&rsquo;œil noir (de Carmen ou du taureau ?), le Brésil faisait entrer dans la légende les &laquo;&nbsp;Œils-de-bœuf&nbsp;&raquo; &#8211; c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a baptisée cette série de trois timbres &#8211; noirs eux aussi.</p>
<p>Mais pourquoi donc ne pas avoir représenté sur cette émission le magnifique barbu qu&rsquo;était Pedro Il, empereur du Brésil, lequel se retrouvera par la suite, de face ou de profil, sur chaque timbre de son pays ? Tout simplement pour ne pas maculer son auguste visage par de noirs cachets. Particularité de ces Œils-de-bœuf : les trois couleurs le 30, le 60 et le 90 reis, étaient imprimées sur la même feuille par rangées de six timbres!</p>
<p>Un conseil: s&rsquo;il vous arrive d&rsquo;évoquer les Œils-de-bœuf dans une conversation avec des philatélistes huppés, n&rsquo;ajoutez pas &laquo;&nbsp;du Brésil&nbsp;&raquo;. Ce serait vexatoire pour vos interlocuteurs et vous auriez l&rsquo;air d&rsquo;un plouc de la pire espèce !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Suisse (1845)</strong><br />
(canton de Bâle) N°8. 2 rappen et demi</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Aussi célèbre que la Colombe de Picasso !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4672" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg" alt="Suisse" width="150" height="167" /></a>A Bâle, on n&rsquo;a pas lésiné pour faire d&rsquo;elle la plus belle parmi les plus belles. Ne reculant devant aucun sacrifice, les responsables du canton, voulant sans doute faire la nique à leurs homologues de Zurich et de Genève, ont décidé d&rsquo;aller la faire imprimer à l&rsquo;étranger, par Krebs à Francfort-sur­-le-Main.</p>
<p>Pour la rendre plus attrayante, on lui offre une impression en trois couleurs en typographie et l&rsquo;on rehausse le tout d&rsquo;un gaufrage qui lui donne un relief du meilleur effet.</p>
<p>Et, hasard ou prévoyance ?, on rédige sa valeur en rappen, donc en monnaie fédérale, ce qui lui vaudra de continuer à servir jusqu&rsquo;en 1854 alors que ses rivales des autres cantons, conçues en monnaies locales, durent céder le pas à d&rsquo;autres émissions dès 1849.</p>
<p>Etonnez-vous après tout ce soin que la &laquo;&nbsp;Colombe de Bâle&nbsp;&raquo; soit considérée unanimement comme le plus beau timbre , du monde d&rsquo;après les enthousiastes, d&rsquo;avant 1900 pour ceux auxquels elle n&rsquo;a pas complètement tourné la tête !</p>
<p>Quant à sa valeur, elle oscille sur la largeur de ses marges, la fraîcheur de ses couleurs et même la qualité de son relief entre 60 et 120 000 F ce qui, même lorsqu&rsquo;ils sont français et non suisses, en fait un oiseau de prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Belgique (1849)</strong></p>
<p>N°2. 20 c bleu-clair</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Attention les marges !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4673" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg" alt="Belgique" width="157" height="179" /></a>Il y a plus rare, il y a plus beau que le N°2 de Belgique, vedette de la série &laquo;&nbsp;Epaulettes&nbsp;&raquo;, qui doit sa sélection à son immense notoriété mais aussi à la finesse de sa gravure et aux circonstances de sa naissance. Tiré à plus de cinq millions d&rsquo;exemplaires, il avait peu de chances d&rsquo;atteindre une cote alléchante. Et pourtant, l&rsquo;étroitesse de l&rsquo;espace qui séparait les timbres entre eux, ajouté à son usage massif pour l&rsquo;affranchissement du courrier, a fait singulièrement décroître le nombre de ceux qui ont survécu à l&rsquo;état neuf avec quatre marges intactes.</p>
<p>Tout le monde croyait que les deux timbres aux épaulettes étaient l&rsquo;œuvre de Jacques Wiener, graveur renommé de médailles et père de la réforme : postale belge, jusqu&rsquo;au jour où l&rsquo;on découvrit qu&rsquo;ii s&rsquo;était attribué une paternité revenant à un artiste anglais, J.-H. Robinson travaillant pour Perkins, Bacon and co qui imprimèrent les timbres !</p>
<p>Cette découverte tardive, en replaçant ces timbres sous les projecteurs de l&rsquo;actualité, ne fit aucun mal à leur notoriété. Bien au contraire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bavière (1849)</strong></p>
<p>N°1.1 Kreuzer</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le noir lui va si bien</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4675" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg" alt="Baviere" width="175" height="172" /></a>En 1849, la mode est aux effigies des souverains, voire aux armoiries du plus pur style rococo mais, certes, pas à la pureté classique (ou moderne d&rsquo;avant-garde?) du N°1 de Bavière auquelle dépouillement de sa conception plus que sa valeur intrinsèque vaut de briller sous les feux de la rampe.</p>
<p>Recherchez-le dans le strict noir intense de sa première version, avant que l&rsquo;usure de sa planche de cuivre n&rsquo;ait entraîné son remplacement par une planche en laiton dont sont issus les exemplaires gris-noir, nettement moins rares.</p>
<p>Si vous avez le bonheur de tomber sur un tête-bêche ou sur un exemplaire à l&rsquo;inscription retouchée laissant apparaître sous BAYERN quelques lettres de FRANCO, faites des bonds de joie car tout cela est rarissime.</p>
<p>Signe incontestable de sa noblesse, le N°1 de Bavière a droit, tel un lord anglais ou comme le 15 c vert français, a être désigné par son seul prénom. On le dénomme &laquo;&nbsp;un Noir&nbsp;&raquo; de ce côté du Rhin et le &laquo;&nbsp;Schwarzer Einser&nbsp;&raquo; de l&rsquo;autre, une familiarité qui ne trompe pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Espagne (1851)</strong></p>
<p>N°8. 2 réals rouge</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Pas très belle, mais rare</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4676" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg" alt="Espagne" width="154" height="181" /></a>Si vous avez pour le profil de cette Isabelle Il les yeux de Rodrigue, c&rsquo;est-à-dire si vous lui trouvez un charme fou, une seule explication : vous connaissez vos classiques d&rsquo;Espagne sur le bout de la pince et les quatre zéros qui suivent le premier chiffre de sa cote &#8211; un 9 -vous ont tourné la tête ! Et si vous rêvez de voir soudain le rouge de ce 2 réals virer au bleu &#8211; et un cinquième zéro s&rsquo;ajouter aux quatre précédents &#8211; c&rsquo;est que vous avez entendu dire qu&rsquo;un cliché vagabond de 2 réals est allé se promener dans la planche des 6 réals lors de l&rsquo;impression créant ce timbre dont vous rêvez et qui n&rsquo;est connu, en bleu, qu&rsquo;à quatre exemplaires !</p>
<p>Mais revenons à cette Isabelle &#8211; qui n&rsquo;a rien d&rsquo;une reine de beauté. Ce qui ne l&rsquo;empêche nullement de s&rsquo;être fait timbrifier sous vingt-neuf formes différentes &#8211; toujours de profil &#8211; pour vous permettre d&rsquo;aligner son portrait deux cent quatre-vingt-cinq fois si, d&rsquo;aventure, vous prenez la fantaisie d&rsquo;en faire le sujet-phare d&rsquo;une collection. A condition de ne pas vous limiter à l&rsquo;Espagne mais à étendre votre quête aux colonies ibériques d&rsquo;alors, de Cuba à Porto-Rico en passant par les Philippines.</p>
<p>N&rsquo;accablons cependant pas cette reine pas narcissique pour deux sous (ni même pour deux maravedis) : si on la timbrifiait avec régularité chaque année c&rsquo;est, tout simplement parce que les postes espagnoles pensaient éviter ainsi la contrefaçon de leurs timbres d&rsquo;usage courant!</p>
<p>Pourquoi le 2 réais est-il si rare? Tout simplement parce que, pendant les trois cent soixante-cinq jours de son existence, il ne servit que rarement, les plis recommandés auxquels on le destinait étant peu usités, d&rsquo;où son faible tirage : 1432 exemplaires, pas un de plus</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Terre-Neuve (1857)</strong></p>
<p>1 shilling rouge-orange</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un Vermillon venu du froid</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4677" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg" alt="TerreNeuve" width="142" height="181" /></a>Ce Vermillon dont la couleur n&rsquo;est pas sans ressembler au plus célèbre classique français, le 1 F de 1849, n&rsquo;est autre que le second timbre le plus rare de cette lointaine colonie britannique au Canada, l&rsquo;île de Terre-Neuve.</p>
<p>Complètement isolée avec l&rsquo;extérieur plusieurs mois de l&rsquo;année parce que bloquée par les glaces de l&rsquo;hiver, Terre-Neuve ne dispose, au 1er janvier 1857, que d&rsquo;une douzaine de bureaux de poste. Ajoutez à cela un trafic de courrier local extrêmement réduit et vous comprendrez pourquoi les premiers Terre-Neuve sont rares.</p>
<p>Les deux cent trente-cinq lettres revêtues de timbres de la première émission connues et recensées jusqu&rsquo;à présent démontrent, s&rsquo;il le fallait, le peu d&rsquo;intérêt des Terre-Neuviens pour l&rsquo;écriture. Sans doute le savait-il, le postmaster général de Saint-John, la capitale, qui ne commanda que deux mille exemplaires de ce 1 shilling. Voulez-vous maintenant connaître la cote de cette authentique rareté ? Plutôt que l&rsquo;âge du capitaine, essayez de deviner le nombre d&rsquo;habitants à Terre-Neuve en 1857 ? Cent vingt mille ? Bravo, vous avez trouvé!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pérou (1857)</strong></p>
<p>N° 1. 1 réal bleu</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Vent d&rsquo;est, vent d&rsquo;ouest</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4678" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg" alt="Perou" width="216" height="173" /></a>Faites le compte : du 1er décembre 1857 au 28 février 1858, trois petits mois, telle est la durée d&rsquo;utilisation de deux timbres hors du commun, ceux que la Compagnie de l&rsquo;océan Pacifique accepta de céder au gouvernement péruvien, lequel attendait en vain depuis des années de concrétiser son désir de doter ses postes de vignettes postales !</p>
<p>Allez vous étonner qu&rsquo;ils soient rares, surtout lorsqu&rsquo;on vous aura appris qu&rsquo;ils servirent uniquement à affranchir le courrier entre Callao (le port de Lima) et Chovillas !</p>
<p>Quelques particularités à noter.</p>
<p>Sur ces deux timbres figurent la valeur faciale (1 et 2 reals) mais aussi le poids de la lettre qu&rsquo;ils transportaient (1/2 et 1 once).</p>
<p>Le 1 real bleu montre le navire navigant vers l&rsquo;ouest, tandis que le 2 reals rouge, lui, voit naviguer son navire vers l&rsquo;est.</p>
<p>Mais attention: les faux, les réimpressions et les essais abondent. Donc, méfiez-vous des fausses joies car, si les authentiques valent allègrement leurs 20 à 35 000 F pour les réimpressions, ôtez deux zéros !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ceylan (1857)</strong></p>
<p>N° 3. 4 pence rose</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le triomphe de l&rsquo;Inutile</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4679" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg" alt="Ceylan" width="144" height="186" /></a>C&rsquo;est parce que 4 pence ne correspondaient à aucun tarif que le 4 p. de Ceylan est si rare ! On n&rsquo;a jamais su pourquoi il fut créé et donc pourquoi il fut inclus dans une série où les vedettes abondent. Et comme si son extrême rareté ne lui suffisait pas, il est beau, le diable !</p>
<p>Jamais l&rsquo;effigie de l&rsquo;inusable reine Victoria n&rsquo;a été gravée avec tant de finesse. Jamais la teinte n&rsquo;a été plus fraîche. Quand à l&rsquo;encadrement, comme tous ceux de cette étonnante série, on le jugea si beau que l&rsquo;imprimeur, dans doute soucieux de faire des économies, l&rsquo;utilisa plus tard pour les timbres de la province australienne de Tasmanie.</p>
<p>A l&rsquo;état neuf, ce 4 pence est rarissime.</p>
<p>La preuve ? Sa cote, exprimée en livres ou en deutsche mark, tourne toujours aux alentours de 600 000 de nos francs !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Guyane anglaise (1856)</strong></p>
<p>n° 12. 4 cents magenta</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Il était un petit navire&#8230;</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4680" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg" alt="GuyaneAn" width="207" height="182" /></a>Vous qui connaissez son frère, l&rsquo;unique &laquo;&nbsp;One cent magenta&nbsp;&raquo;, sous-entendu de Guyane anglaise, acheté il n&rsquo;y a pas si longtemps un million de dollars!, n&rsquo;allez surtout pas faire la moue face à ce &laquo;&nbsp;Four cents&nbsp;&raquo; qui, croyez-le, ne se trouve pas sous les pas d&rsquo;un cheval&#8230; même s&rsquo;il existe à quelques exemplaires, tous oblitérés du reste.</p>
<p>Si son &laquo;&nbsp;look&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas éblouissant c&rsquo;est parce qu&rsquo;il était difficile de faire mieux avec les moyens du bord, quelques caractères typographiques et une vignette empruntés aux maigres moyens techniques de l&rsquo;imprimerie de la gazette locale de Georgetown lorsque les timbres vinrent à manquer et qu&rsquo;il fallut bien, à la va-vite, en fabriquer sur place. Le général postmaster du reste, conscient de la pauvreté de sa production, n&rsquo;avait qu&rsquo;une peur : voir les falsifications fleurir, tant ces timbres étaient faciles à reproduire.</p>
<p>Seule parole : faire parapher chaque exemplaire par ses collaborateurs les plus fiables dont les autographes en forme d&rsquo;initiales &#8211; E.D.W, E.T.E, C.A.W, W.H.L &#8211; valent aujourd&rsquo;hui des fortunes, à condition de figurer sur ces méchants morceaux de papier.</p>
<p>Un dernier renseignement pour votre gouverne : celui présenté ici vaut tout de même 75 000 F!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Finlande (1867)</strong></p>
<p>1 mark. no 10 brun-jaune</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Des dents pour les mordus !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4681" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg" alt="Finlande" width="157" height="185" /></a>Regardez bien ce timbre de Finlande, émis à l&rsquo;époque où le grand-duché était vassal de la Russie des tsars. Faut-il parler, pour le désigner, de &laquo;&nbsp;dentelure&nbsp;&raquo; comme pour tous les timbres émis avant, pendant ou après la naissance de cette extraordinaire émission, ou plutôt de &laquo;&nbsp;denture&nbsp;&raquo; tant sont menaçants ces crocs de 1,5 mm et même de 2,5 mm de long qui entourent les timbres de 1860 à 1870 de Finlande ?</p>
<p>Du jamais vu, ces &laquo;&nbsp;percés en serpentins&nbsp;&raquo; qui font oublier les armoiries illustrant le timbre tant ils agressent le regard mais aussi tant cette dentition est fragile.</p>
<p>Au point que des barèmes ont été établis pour estimer la valeur des partiellement édentés: une dent perdue, c&rsquo;est 50 % de la valeur qui s&rsquo;envole, trois dents arrachées, votre timbre ne vaut plus que 10 à 15 % de sa valeur lorsqu&rsquo;il est intact.</p>
<p>Cette invraisemblable initiative des postes finlandaises, jamais rééditée depuis, valait bien un satisfecit. Timbroscopie le lui offre en faisant cohabiter ce 1 mark avec de plus grandes, mais moins originales, raretés.</p>
<p>Sur lettre, en général à destination de l&rsquo;Angleterre et accompagné d&rsquo;un 5 penni la même série, il est très rare.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Colombie (1920)</strong></p>
<p>N° 5. Poste aérienne 10 centavos</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>De Baranquilla à Carthagène</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4682" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg" alt="Colombie" width="283" height="183" /></a>Avec leur allure de bande dessinée, leur dessin naïf et leurs couleurs éclatantes, elles font toujours sensation lorsque, au hasard d&rsquo;un catalogue de vente, elles se retrouvent égarées au milieu de cohortes de timbres classiques aux teintes austères et aux dessins rigoureux.</p>
<p>Et pourtant les neufs vignettes de Poste aérienne de Colombie ne sont nullement déplacées, elles qui sont nées en 1920, parmi leurs aînées si l&rsquo;on se penche sur leur rareté et leurs cotes. Dame ! leurs prix oscillant entre 18000 et 60 000 F forcent le respect et cela d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils se justifient largement.</p>
<p>Lorsque la compagnie colombienne privée de navigation aérienne emporte le combat officiel de transport du courrier par voie aérienne entre Baranquilla et Carthagène, ses dirigeants s&rsquo;aperçoivent soudain que matériel et personnels sont fin prêts pour remplir leur mission mais que seuls manquent les timbres dont personne n&rsquo;a songé à se préoccuper !</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne : on achètera à un imprimeur local son stock de vignettes de propagande aéronautique lesquelles revêtues à la va-vite d&rsquo;une surcharge indiquant la surtaxe à payer feront parfaitement l&rsquo;affaire.</p>
<p>Cent séries seront ainsi transformées en timbres on ne peut plus authentiques, donnant ainsi naissance à neuf cents timbres dont tous les amateurs de Poste aérienne rêvent de faire l&rsquo;un des fleurons de leur collection.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 53 &#8211; Décembre 1988</span></p>

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		<title>Falkland, cap vers le grand Sud</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2015 11:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Falkland]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Géorgie du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[îles Malouines]]></category>
		<category><![CDATA[îles Sandwich]]></category>
		<category><![CDATA[Territoire de l'Antarctique Britannique]]></category>

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		<description><![CDATA[Timbres magazine n° 97 &#8211; Janvier 2009 Les îles Falkland ont d’abord été françaises avant de devenir britanniques bien que toujours revendiquées par l’Argentine. La collection des Falkland comme celle de la Géorgie du Sud ou de l’Antarctique britannique s’apparente un peu à celle de nos TAAF. Peu d’émissions, de belles vignettes qui ont des<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/03/26/falkland-cap-vers-le-grand-sud/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Timbres magazine</em> n° 97 &#8211; Janvier 2009</span></p>
<h3>Les îles Falkland ont d’abord été françaises avant de devenir britanniques bien que toujours revendiquées par l’Argentine. La collection des Falkland comme celle de la Géorgie du Sud ou de l’Antarctique britannique s’apparente un peu à celle de nos TAAF. Peu d’émissions, de belles vignettes qui ont des choses à raconter, la collection de timbres des terres australes dépasse les critères de choix nationaux et ne peut que passionner les philatélistes « citoyens du monde » intéressés par l’écologie.</h3>
<p>Ces îles situées à 1483 km du continent sud américain furent entre autres aperçues par le navigateur anglais John Davis qui en fait mention en 1592&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;"><a style="color: #800000;" href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/03/Les-iles-Falkland.pdf">Les iles Falkland</a></span></strong></p>

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		<title>Viva la Libertad !</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2015/01/29/viva-la-libertad/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Jan 2015 16:18:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Carole Gerothwohl]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[Timbres magazine n°118 de décembre 2010. Les pays d&#8217;Amérique du Sud célèbreront tour à tour leur indépendance. En effet, au début du XIXe siècle, ces pays s&#8217;émancipent de la tutelle du Royaume d&#8217;Espagne. Ce tourbillon révolutionnaire touche tout le continent, notamment grâce à l&#8217;action fédératrice de quelques grands hommes&#8230; timbrifiés comme il se doit à<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/01/29/viva-la-libertad/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Timbres magazin</em>e n°118 de décembre 2010.</span></p>
<h3>Les pays d&rsquo;Amérique du Sud célèbreront tour à tour leur indépendance. En effet, au début du XIXe siècle, ces pays s&rsquo;émancipent de la tutelle du Royaume d&rsquo;Espagne. Ce tourbillon révolutionnaire touche tout le continent, notamment grâce à l&rsquo;action fédératrice de quelques grands hommes&#8230; timbrifiés comme il se doit à maintes reprises.</h3>
<p>la Bolivie, l&rsquo;Equateur, l&rsquo;Argentine, la Colombie, le Mexique, le Chili, le Vénézuéla et le Paraguay vont commémorer entre 2009 et 2011 le Bicentenaire de leur indépendance et de la naissance de ces républiques latino-américaines. Ces indépendances suivent de près celle des Etats-Unis en 1776. Si on a pu avoir un écho au Sud de ce qui s&rsquo;est passé au Nord, la comparaison s&rsquo;arrête là du fait d&rsquo;un contexte géographique, social et historique très différent&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Lire la suite</strong> 5 pages pdf <span style="color: #993366;"><strong><a style="color: #993366;" href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/01/118amerlatine.pdf">118amerlatine</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>

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