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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Sujets généraux</title>
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		<title>Le mémorial postal du Gaullisme</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2016 12:33:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>
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		<description><![CDATA[Le timbre, on le sait, est le vecteur favori de la propagande politique au sens où il incarne &#8211; par le choix que fait l’administration des visuels qu’elle imprime- les idées et l’imagerie du pouvoir en place. Le Gaullisme en est une intéressante illustration. Le Mémorial Charles De Gaulle, le nouvel espace muséographique ouvert en 2008<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/23/le-memorial-postal-du-gaullisme/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Le timbre, on le sait, est le vecteur favori de la propagande politique au sens où il incarne &#8211; par le choix que fait l’administration des visuels qu’elle imprime- les idées et l’imagerie du pouvoir en place. Le Gaullisme en est une intéressante illustration.</h4>
<p>Le Mémorial Charles De Gaulle, le nouvel espace muséographique ouvert en 2008 au pied de la monumentale Croix de Lorraine à Colombey-les-deux-églises concentre désormais tous les superlatifs dans le domaine du souvenir gaullien : 4 000 m², 1600 m² d’espace d’exposition, 50 installations audiovisuelles et multimédias, 1 000 photographies… Il dépasse en ampleur, comme en ambition, l’Historial Charles De Gaulle inauguré presque simultanément sous la cour de la Valeur de l’Hôtel national des Invalides et dont l’approche muséographique est centrée exclusivement sur l’image. La proximité géographique directe avec la demeure familiale de La Boisserie renforce, il est vrai, sa légitimité tant morale que scientifique. Toutefois, dès 1944 le Gaullisme avait déjà trouvé au sein de l’imagerie postale un lieu pour l’expression et la mise en scène de sa propre mémoire.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Une présence symbolique (1944-1968)</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/016.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8115" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/016.jpg" alt="Entre Historial et Mémorial, les représentations du Gaullisme" width="172" height="197" /></a><span style="color: #800000;"><strong>1</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/026.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8116" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/026.jpg" alt="Entre Historial et Mémorial, les représentations du Gaullisme" width="183" height="218" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>L’image du général De Gaulle a très vite entretenu, mais d’une manière bien involontaire cependant, une certaine proximité voire familiarité avec l’iconographie postale. En effet, durant la Seconde Guerre mondiale, des résistants niçois rattachés au groupe <em>Combat</em> réalisèrent et diffusèrent un premier timbre-poste à l’effigie du chef de la France libre <span style="color: #800000;"><strong>1</strong></span>. Le portrait n’était guère ressemblant et cette impression générale plutôt négative se trouvait renforcée par la mauvaise qualité du papier utilisé comme la réalisation superficiellement artisanale de la vignette. Rétrospectivement cette initiative peut faire sourire. Ce serait oublier un peu vite les risques réels encourus les auteurs de cette fraude politique. Toutefois, en règle générale, les services du secrétariat général à l’information se montraient plus débonnaires que ceux de la <em>propaganda abteilung</em> d’Otto Abetz. Loin de n’être qu’anecdotiques cependant, les activités liées à la propagande politique constituaient l’un des services spécialisés de l’une des quatre branches du groupe <em>Combat</em>, un des mouvements de résistance parmi les plus importants de la zone sud voire même de ceux représentés au niveau national au sein du Conseil national de la Résistance. De plus, il ne s’agit que d’un amateurisme de façade, car ses créateurs dont le photograveur Robert Thivin s’étaient en fait librement inspirés de deux timbres-poste d’usage courant à l’effigie du maréchal Pétain dessinés et gravés respectivement par Jean Bersier et Jules Piel pour le premier <strong><span style="color: #800000;">2</span> </strong>et Pierre Gandon pour le second. En jouant sur la couleur, l’aspect général du décor et le profil martial assez proche, ce faussaire de talent, qui réalisa par ailleurs quantité de faux papiers et de cachets pour la Résistance, espérait sans doute créer une confusion qui en faciliterait ultérieurement la diffusion au sein de la population et, par là même, de celle de l’image du chef de la France libre.</p>
<p>D’autres initiatives proches furent signalées, notamment dans le département des Bouches-du-Rhône. Elles utilisèrent d’une manière très astucieuse les bandes de papier gommé et dentelé qui sur, chaque feuille, séparaient les timbres-poste avant qu’ils ne soient détaillés. Afin de lutter contre ce nouveau comportement frauduleux et politiquement très incorrect, la direction régionale des P.T.T. émit dans la foulée une circulaire qui fut adressée à tous les bureaux de poste précisant que lesdites vignettes ne possédaient aucune valeur réelle d’affranchissement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/036.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8117" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/036.jpg" alt="03" width="177" height="217" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/046.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8118" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/046.jpg" alt="04" width="177" height="213" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/054.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8119" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/054.jpg" alt="05" width="177" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/066.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8120" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/066.jpg" alt="06" width="177" height="216" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/077.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8121" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/077.jpg" alt="07" width="177" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/086.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8122" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/086.jpg" alt="08" width="177" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/096.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8123" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/096.jpg" alt="09" width="273" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/106.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8124" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/106-300x232.jpg" alt="Entre Historial et Mémorial, les représentations du Gaullisme" width="300" height="232" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/117.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8125" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/117.jpg" alt="11" width="177" height="220" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12A.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8126" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12A-300x202.jpg" alt="Entre Historial et Mémorial, les représentations du Gaullisme" width="300" height="202" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12A</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12B.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8127" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12B.jpg" alt="12B" width="177" height="260" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12B</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/135.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8128" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/135.jpg" alt="13" width="267" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/145.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8129" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/145.jpg" alt="14" width="273" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/157.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8130" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/157.jpg" alt="15" width="294" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p>Dans les mois qui suivirent le débarquement, les timbres-poste émis sous l’égide du régime de Vichy furent brutalement démonétisés. Cette mesure, hautement symbolique, intervint le 7 août 1944 à Alger, le 26 août suivant en Corse et le 26 septembre pour l’ensemble du territoire national. Un arrêté rectificatif vint cependant différer son application au 1<sup>er</sup> novembre. Dans l’entremise, afin de pallier la pénurie, le G.P.R.F. autorisa des émissions de « timbres surchargés sur ordre des commissaires de la République » plus connus sous le vocable de « timbres de la Libération ». Il s’agissait en fait de timbres-poste officiellement démonétisés dont il restait cependant d’importants stocks qui furent alors remis temporairement en circulation avec une surcharge masquant en partie ou en totalité l’ancienne figurine. Le monogramme « RF » <strong><span style="color: #800000;">3, 4 et 5</span></strong> a été à cette occasion très largement plébiscité, qu’il apparaisse seul ou encadré dans un souci de lisibilité. Plus rares, en revanche, sont les croix de Lorraine souvent associées à la mention « Libre »<strong><span style="color: #800000;"> 6, 7</span></strong>. Bien d’autres exemples encore ont été répertoriés car de telles initiatives n’étaient pas dénuées d’arrière-pensées philatéliques ou simplement commerciales. Seules quelques-unes ont d’ailleurs a posteriori été reconnues et officialisées. Certaines, bien qu’ainsi légalisées, demeurent néanmoins aussi anecdotiques que régionales, à l’image de « F.F.I. Savoie » <strong><span style="color: #800000;">8, 9</span></strong>. L’épisode collectif de résistance philatélique le plus connu intervint cependant lors de la libération de Paris. Entre le 20 et le 26 août pendant l’interruption du service postal les Forces Françaises de l’Intérieur ont utilisé pour leurs besoins propres des enveloppes affranchies par un timbre-poste à 1 f. 50 surchargé par une imposante croix de Lorraine qui dissimilait le portrait du maréchal Pétain et accompagné d’une vignette bleue sans valeur faciale à l’effigie du général De Gaulle, mais dont l’usage postal demeura néanmoins insignifiant <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>. De telles initiatives ne dépassèrent donc pas toutefois un stade expérimental. La personnification qui avait caractérisé le régime de Vichy interdisait en effet de tels prolongements républicains après la Libération. En revanche la croix de Lorraine, emblème officiel de la France libre dès juillet 1940, s’immisça dans l’imagerie postale à partir du mois de novembre 1944 <strong><span style="color: #800000;">11</span></strong>. Il est difficile de retracer avec exactitude la chronologie de son invention symbolique, d’autant qu’elle ne fut pas exempte d’une certaine forme d’improvisation, propre à ces circonstances troublées. L’amiral Muselier souhaitait opposer à la croix gammée un autre symbole fort tout aussi immémorial. Originaire de Lorraine, son choix semble s’être porté naturellement sur cette croix à double traverse adoptée par les ducs d’Anjou avant qu’ils ne deviennent ducs de Lorraine. Ces derniers décidèrent en effet d’afficher ostensiblement leur vénération respectueuse pour ce fragment de la vraie croix contenu dans un reliquaire dont l’origine remonte selon toute vraisemblance à Byzance au début du XIII<sup>e</sup> siècle et dont la présence sur leur emblème temporel renforçait leur prestige. À cette fin, ils choisirent donc de l’inclure sur leur blason et dans leurs armoiries. Des origines familiales dont il ne faut pas toutefois exagérer l’importance, car cette croix de Lorraine figurait également sur les armes du 507<sup>ème</sup> régiment de chars commandé par un certain colonel De Gaulle lors de la campagne de France en juin 1940. Quelques mois après le Débarquement, dès novembre 1944, elle apparaît ainsi successivement, même si ce fut au départ d’une manière très discrète, au côté des principaux emblèmes de la République comme le coq gaulois en 1944 ou le profil de Marianne, l’année suivante. Elle constitua même le point focal d’une représentation allégorique célébrant la fin de l’oppression évoquée à travers l’image de cet écu frappé de la croix de Lorraine brisant une lourde chaîne. Toutefois, elle ne fut pas associée du moins dans sa version contemporaine à la libération de certaines villes, même Metz, qui lui préféra une représentation plus classique du point de vue héraldique. La création du rassemblement du peuple français (R.P.F.) le 14 avril 1947, qui l’avait logiquement adopté comme logo explique sans doute ensuite sa provisoire éviction de l’iconographie postale française. La même année en effet l’administration des Postes décida d’émettre une figurine sur le thème de la Résistance. Elle sollicita plus de 10 artistes, un effectif plutôt inhabituel et souvent révélateur d’un enjeu dépassant le strict cadre philatélique. Au total, c’est près de 33 maquettes qui furent présentées dont celles de Paul-Pierre Lemagny et c’est la plus impersonnelle qui fut retenue. Tout du moins, celle présentant une expression acceptable de la révolte et totalement expurgée de ces discrets graffitis gaullistes<strong><span style="color: #800000;"> 12A et 12B</span></strong>. La croix de Lorraine effectua néanmoins quelques apparitions épisodiques comme en 1952 à l’occasion du dixième anniversaire de la victoire de Bir Hakeim <strong><span style="color: #800000;">13</span> </strong>ou en 1954 pour celui de la Libération <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>. Une discrétion qui perdura d’ailleurs après le 13 mai 1958. Cette césure institutionnelle sembla néanmoins décomplexer l’administration des Postes vis-à-vis de l’appel du 18 juin 1940, car l’espace de quelques années, ce ne sont pas moins de deux timbres-poste qui lui furent directement consacrés et sans qu’il soit possible, pour l’un d’entre eux du moins <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>, de douter de son aussi illustre que politique auteur.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Images d’un passé présent (1969-1980)</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/166.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8131" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/166-300x93.jpg" alt="16" width="300" height="93" /></a><span style="color: #800000;"><strong>16</strong></span></p>
<p>De la démission du général De Gaulle, le 28 avril 1969, à l’issue du référendum sur le double projet relatif à la régionalisation et à la transformation du Sénat à sa disparition brutale l’année suivante, le 9 novembre 1970, l’administration des Postes à l’image de la France sembla avoir tué le père. En effet, les allusions gaullistes qu’elles soient directes ou indirectes semblèrent soudain bannies de l’imagerie postale. Le bien-fondé scientifique de cette esquisse d’analyse psychanalytique de comptoir a certes ses limites, mais ce n’est néanmoins que le 9 novembre 1971 qu’elles firent de nouveau leur apparition pour commémorer, non pas l’anniversaire de la mort de l’ancien chef de l’État, mais soutenir la décision de réaliser un mémorial à Colombey-les-deux-Églises. L’initiative de ce projet revient au comité national du Mémorial du général De Gaulle. Ce dernier fut constitué le 23 mars 1971 sous l’égide de Georges Pompidou et lança une vaste souscription afin de réunir les fonds nécessaires à sa réalisation. Elle toucha tant des individus qui y apportèrent leur soutien financier à titre personnel, que des pays entiers comme le Liban ou encore des institutions. Dans cet épisode de communion nationale l’administration des Postes prit ainsi la décision d’émettre une bande de quatre timbres-poste. Le choix se porta sur deux épisodes de la France libre et deux portraits du général De Gaulle. Le premier en uniforme de général de brigade à titre provisoire et le second en Président de la République <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>. Cette initiative n’était pas sans rappeler une ou plutôt deux autres, d’une période où pour paraphraser Georges Pompidou : « <em>les Français ne s’aimaient pas </em>».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/174.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8132" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/174-300x95.jpg" alt="17" width="300" height="95" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17</strong></span></p>
<p>En effet, successivement en 1942 et 1943, le secrétariat général des P.T.T. a mis pour la première fois en circulation à l’occasion des quatre-vingt-septième et quatre-vingt-huitième anniversaires du chef de l’État des bandes postales comportant de quatre à cinq figurines. La première se composait exclusivement d’effigies du chef de l’État en uniforme et en civil <strong><span style="color: #800000;">17</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/183.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8133" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/183-300x92.jpg" alt="18" width="300" height="92" /></a><span style="color: #800000;"><strong>18</strong></span></p>
<p>La seconde avait gardé le principe des deux portraits qui venaient cette fois encadrer non pas une francisque, mais la devise de l’État français « Travail, famille, Patrie » <strong><span style="color: #800000;">18</span></strong>. Du point de vue esthétique, la parenté est évidente mais la similitude se retrouve également sur le plan graphique, bien qu’elles ne fussent pas réalisées par les mêmes artistes. Mais cette vieille recette avait déjà fait ses preuves et le succès fut immédiat à l’image de la souscription d’ailleurs. Les sommes récoltées furent deux fois plus importantes que prévues, ce qui permit de financer l’acquisition d’un important domaine foncier, la réalisation de voies d’accès et d’un logement pour le gardien du site.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/193.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8134" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/193.jpg" alt="19" width="270" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>19</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/203.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8135" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/203.jpg" alt="20" width="177" height="286" /></a><span style="color: #800000;"><strong>20</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/213.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8136" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/213.jpg" alt="21" width="177" height="275" /></a><span style="color: #800000;"><strong>21</strong></span></p>
<p>Après cette évocation, non dénuée d’une certaine grandiloquence, les apparitions du gaullisme postal furent certes récurrentes, mais plus timides. Elles se firent à travers la commémoration de quelques grandes dates ou figures de la France libre et de la résistance gaulliste. Le général Philippe Kieffer en 1973 <strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>, le général Koenig en 1974 <strong><span style="color: #800000;">20</span> </strong>et le 40<sup>e</sup> anniversaire de l’appel du 18 juin en 1980 <strong><span style="color: #800000;">21</span></strong>. Ce gaullisme postal sembla cependant traverser durant cette période une phase de transition car il connaît alors d’autres développements périphériques ou parallèles.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/222.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8163" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/222.jpg" alt="22" width="177" height="272" /></a><span style="color: #800000;"><strong>22</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/232.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8137" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/232.jpg" alt="23" width="177" height="296" /></a><span style="color: #800000;"><strong>23</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/244.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8138" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/244.jpg" alt="24" width="266" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>24</strong></span></p>
<p>L’évocation de quelques grandes figures tutélaires du gaullisme politique comme Eugène Thomas ou Georges Pompidou en font partie, mais également et c’est plus novateur les gardiens associatifs de la mémoire du gaullisme avec en 1976 le 30<sup>e</sup> anniversaire de la fondation de l’association des Français libres <strong><span style="color: #800000;">22</span> </strong>et l’année suivante le quinquennat de l’inauguration du mémorial à Colombey-les-deux-Églises <strong><span style="color: #800000;">23</span> </strong>dont le succès public ne semble pas s’être démenti depuis sa création, sans oublier l’inauguration du premier des grands chantiers éponymes avec l’aéroport Roissy Charles-De-Gaulle <strong><span style="color: #800000;">24</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">De la négation à la « Panthéonisation » (1981-2010)</span></strong></p>
<p>En 1981, l’élection à la magistrature suprême de l’ennemi politique intime du général De Gaulle sembla dans un premier temps sonner définitivement le glas de l’imagerie postale du gaullisme. En effet, durant le premier mandat de François Mitterrand, aucun timbre-poste n’y fit allusion, pas même en filigrane.</p>
<p>Cet ostracisme iconographique passa cependant relativement inaperçu. Affichant un goût immodéré pour la modernité, le précédent occupant du palais de l’Élysée l’avait pour ainsi dire déjà anticipé en prenant ses distances avec ce lourd passé politique, dont les représentations pouvaient s’avérer aussi monumentales qu’envahissantes. Ce qui peut donc s’apparenter à une forme respectueuse de défiance constitua ainsi involontairement une douce transition avant ce néant vengeur. L’imagerie postale sembla donc soudain avoir été définitivement épurée des derniers vestiges iconographiques de cette présence gaulliste, y compris pour les émissions de figurines intervenant dans le cadre du cycle commémoratif de la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/253.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8139" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/253-300x79.jpg" alt="25" width="300" height="79" /></a><span style="color: #800000;"><strong>25</strong></span></p>
<p>En 1984, par exemple, lors des cérémonies organisées dans le cadre du quarantième anniversaire de la Libération, le choix se porta sur deux représentations évoquant d’une part les maquis et d’autre part le débarquement des forces alliées en Normandie <strong><span style="color: #800000;">25</span></strong>. Cette absence remarquable de références gaullistes se renouvela l’année suivante en 1985 pour célébrer cette fois la fin du second conflit mondial.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/263.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8140" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/263-300x156.jpg" alt="26" width="300" height="156" /></a><span style="color: #800000;"><strong>26</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/273.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8141" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/273.jpg" alt="27" width="298" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>27</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/282.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8142" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/282.jpg" alt="28" width="177" height="279" /></a><span style="color: #800000;"><strong>28</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/292.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8143" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/292.jpg" alt="29" width="278" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>29</strong></span></p>
<p>Les deux nouvelles créations originales de Raymond Moretti <strong><span style="color: #800000;">26</span> </strong>symbolisaient respectivement le retour à la paix et à la liberté à travers une allégorie républicaine et une autre évocation, beaucoup moins évanescente cette fois, de la libération des camps de concentration. Ce réalisme saisissant accentué par un graphisme très caractéristique, librement inspiré sans doute des photographies réalisées par l’armée américaine contrastait d’ailleurs singulièrement avec la première figurine dans laquelle les couleurs du drapeau français semblaient avoir enfanté une sorte d’hybride de maquisard et de Marianne au combat. Ce négationnisme philatélique ne s’inscrivit pas toutefois dans la longue durée. Dès 1988, le portrait du général De Gaulle fit de nouveau son apparition dans l’imagerie postale. Une évocation très consensuelle car associée à celle de Konrad Adenauer à l’occasion du trentième anniversaire de la construction européenne <strong><span style="color: #800000;">27</span> </strong>qui fut l’un des rares, sinon le seul invité officiel de La Boisserie. Cette figurine sembla même avoir fait sauter un véritable verrou mémoriel, car à partir de cette année le gaullisme s’afficha de nouveau sans complexe dans l’imagerie postale française. Comme durant la période précédente, il fut à nouveau associé également aux commémorations de la Seconde Guerre mondiale<strong><span style="color: #800000;"> 28, 29</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/302.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8144" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/302.jpg" alt="30" width="270" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>30</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/312.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8145" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/312.jpg" alt="31" width="177" height="270" /></a><span style="color: #800000;"><strong>31</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/322.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8146" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/322.jpg" alt="32" width="177" height="263" /></a><span style="color: #800000;"><strong>32</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/332.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8147" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/332.jpg" alt="33" width="237" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>33</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/342.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8148" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/342.jpg" alt="34" width="177" height="272" /></a><span style="color: #800000;"><strong>34</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/352.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8149" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/352.jpg" alt="35" width="243" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>35</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/362.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8150" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/362-300x198.jpg" alt="36" width="300" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><strong>36</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/372.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8151" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/372.jpg" alt="37" width="281" height="207" /></a><span style="color: #800000;"><strong>37</strong></span></p>
<p>Cette tendance initiée durant le deuxième septennat de François Mitterrand se poursuivit en s’accentuant sous ceux de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy. Il s’étendit également aux grandes figures du gaullisme parallèlement aux disparitions successives, comme celle de Michel Debré en 1998 <strong><span style="color: #800000;">30</span> </strong>ou de Jacques Chaban-Delmas en 2001 <strong><span style="color: #800000;">31</span> </strong>et l’utilisation massive des anniversaires pour les autres. Ce n’est que plus récemment en 2003 qu’une figurine est allée au-delà de l’homme du 18 juin 1940 et du père fondateur de la V<sup>e</sup> République avec une évocation de sa famille à travers une figurine dédiée à sa sœur Geneviève Anthonioz De Gaulle <strong><span style="color: #800000;">32</span></strong>, résistante et ancienne présidente de l’association caritative ATD Quart Monde. Elle ne fit cependant qu’effleurer l’intimité du grand homme, car la même année c’est une figurine plus classique consacrée au nouveau fleuron de la marine française, le porte-avions <em>Charles De Gaulle </em><strong><span style="color: #800000;">33</span></strong>, qui sembla inaugurer un cycle des plus classiques avec les anniversaires successifs de la disparition de Félix Eboué en 2004 <strong><span style="color: #800000;">34</span></strong>, de la création de la V<sup>e</sup> République en 2008 <strong><span style="color: #800000;">35</span> </strong>et de l’appel du 18 juin 1940 en 2010 <strong><span style="color: #800000;">36</span> </strong>auxquelles il faut ajouter en 2008 la véritable renaissance du Mémorial Charles De Gaulle à Colombey-les-deux-Églises <strong><span style="color: #800000;">37</span> </strong>et qui invita pour la première fois à pénétrer dans l’intimité de la sphère familiale d’une manière cependant très elliptique.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les développements ultramarins</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38A.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8152" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38A.jpg" alt="38A" width="270" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38A</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38B.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8153" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38B.jpg" alt="38B" width="268" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38B</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38C.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8154" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38C.jpg" alt="38C" width="269" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38C</strong></span></p>
<p>Cette expression philatélique du Gaullisme ne s’est pas limitée non plus à la seule France métropolitaine. Elle a également connu des développements ultramarins, qui constituèrent la première étape vers une diffusion internationale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’empire colonial a été érigé un enjeu stratégique majeur pour l’ensemble des forces en présence. Il est frappant de constater que, successivement, laIII<sup>e</sup> République, le régime de Vichy et la iv<sup>e</sup> République utilisèrent la même figurine avec quelques aménagements mineurs cependant pour le célébrer. Cette mappemonde, dessinée et gravée par Jules Piel, illustrant le caractère universel de la présence française dans le monde en constitua en effet le support iconographique en 1940, 1941 et 1945<strong><span style="color: #800000;"> 38A, 38B et 38C</span></strong>. Outre la palette chromatique, elles se distinguent également par la disparition du monogramme « RF » entre 1940 et 1941 remplacé par le plus neutre « Postes françaises » et son retour en 1945 accompagné cette fois d’une croix de Lorraine dans sa version historique non stylisée.</p>
<p>Ce gaullisme postal ultramarin s’exprima dans un premier temps à travers les surcharges qui accompagnèrent symboliquement le ralliement des différentes parties de l’empire à la France libre entre 1940 à 1944. Les timbres-poste utilisés dans l’empire colonial étaient, dans leur immense majorité, réalisés en France. La rupture des relations avec la métropole obligea l’utilisation des stocks restés sur place qui furent actualisés par l’apposition d’une surcharge.</p>
<p>Leur variété sémantique est pour ainsi dire absolue et certaines firent même assaut d’originalité. L’adjectif « Libre » qu’il soit employé seul ou associé à un territoire comme « France libre » ou « Afrique française libre » revient néanmoins d’une manière récurrente. Il peut être également accompagné d’une croix de Lorraine, voire d’une date correspondant à celle du ralliement, comme en Afrique équatoriale française. Certaines mentions, plus rares, firent allusion aux forces navales ou aériennes de la France libre. La mention de la « Résistance » apparaît que plus tardivement à partir de 1942, d’abord dans les territoires français du Levant puis en Afrique équatoriale française.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/392.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8155" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/392.jpg" alt="39" width="177" height="268" /></a><span style="color: #800000;"><strong>39</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/402.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8156" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/402.jpg" alt="40" width="265" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>40</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/412.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8157" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/412.jpg" alt="41" width="288" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>41</strong></span></p>
<p>Quant au Général De Gaulle, il n’est apparu qu’une seule fois nominativement sur une émission du Cameroun qui se caractérise par une très grande variété de surcharges dont certaines demeurent rétrospectivement quelque peu obscures masquant très maladroitement la tentative de manipulations philatéliques comme « Spitfire » <strong><span style="color: #800000;">39</span> </strong>ou « Valmy » ou encore « Ambulance Laquintinie » <strong><span style="color: #800000;">40</span></strong>, en l’honneur du héros éponyme de la France libre ayant œuvré au ralliement du Cameroun à la France libre <strong><span style="color: #800000;">41</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/421.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8158" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/421.jpg" alt="42" width="266" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>42</strong></span></p>
<p>Cette floraison sémantique s’avéra sans lendemain car dès l’immédiate après-guerre, évocation ou allusion à des personnalités vivantes furent de nouveau bannie de l’imagerie postale. Une disposition qui ne s’appliquait cependant qu’à la France, car 1946 le général De Gaulle apparut en personnage secondaire dans une série de 6 timbres-poste dédiée au président Théodore Roosevelt émise par l’administration postale nicaraguayenne <strong><span style="color: #800000;">42</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/431.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8159" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/431.jpg" alt="43" width="187" height="249" /></a><span style="color: #800000;"><strong>43</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/441.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8160" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/441-186x300.jpg" alt="44" width="186" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>44</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/451.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8161" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/451-262x300.jpg" alt="45" width="262" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>45</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/461.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8162" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/461.jpg" alt="46" width="244" height="149" /></a><span style="color: #800000;"><strong>46</strong></span></p>
<p>Par la suite, il devint l’une des figures thématiques tutélaires de la philatélie car de nombreux pays en Afrique subsaharienne principalement <strong><span style="color: #800000;">43, 44, 45</span></strong> mais également au Moyen-Orient et en Amérique du Sud <strong><span style="color: #800000;">46</span> </strong>lui consacrèrent une ou plusieurs émissions de timbres-poste.</p>
<p>Le gaullisme occupe en France une place à part au sein de la nébuleuse idéologique constituée par la pensée politique contemporaine. Du fait de la jeunesse de sa genèse, son emprise idéologique ne devrait logiquement être que très superficielle. Or, depuis la fin de la décennie 1980, cette dernière a très largement dépassé les clivages politiques traditionnels pour accéder à l’une de ces formes nationales d’universalité, assez indissociable d’ailleurs de l’identité culturelle française.</p>
<p>Une telle évolution peut surprendre. En effet, si les principes définis ou simplement mis en exergue par son fondateur éponyme avaient, dès l’origine, pour ambition de dépasser voire de sublimer l’individu., celui-ci ne chercha jamais à jeter les bases d’une nouvelle doctrine.</p>
<p>Ni corpus théorique donc, ni <em>Res Gestae</em>, mais un ensemble d’écrits dont l’hétérogénéité structurelle appelait, sinon interpellait, les exégètes de tous bords.</p>
<p>La mémoire du gaullisme serait-elle donc en passe de devenir un enjeu politique majeur dans les années à venir ?</p>
<p>Dans l’affirmative, l’imagerie postale devra nécessairement y trouver sa place. Sur cette « destinée » il semble que le général De Gaulle lui-même ait manqué cette fois de clairvoyance. D’après André Malraux, en se promenant à proximité de La Boisserie, il aurait confié à un journaliste en 1954 : <em>« Voyez cette colline. C’est la plus élevée. On y édifiera une Croix de Lorraine quand je serai mort</em> » avant d’ajouter sceptique : « <em>personne n’y viendra, sauf les lapins pour y faire de la résistance</em> ». La Croix de Lorraine est bien là, les lapins aussi mais ils ne sont pas les seuls et derniers gardiens du temple gaullien.</p>
<p style="text-align: right;">Grégory Aupiais</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Les châteaux en Ile-de-france</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 14:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
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		<description><![CDATA[Six départements franciliens sur huit offrent un panorama presque complet de tous les styles architecturaux : Moyen Age à Vincennes, Renaissance à Fontainebleau ou encore classique à Vaux-le-Vicomte. Hors Paris, qui tient une place particulière par sa fonction de capitale, pas une seule référence philatélique sur des châteaux dans l&#8217;Essonne et la Seine-Saint-Denis, une seule<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/06/les-chateaux-en-ile-de-france/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Six départements franciliens sur huit offrent un panorama presque complet de tous les styles architecturaux : Moyen Age à Vincennes, Renaissance à Fontainebleau ou encore classique à Vaux-le-Vicomte.</h4>
<p>Hors Paris, qui tient une place particulière par sa fonction de capitale, pas une seule référence philatélique sur des châteaux dans l&rsquo;Essonne et la Seine-Saint-Denis, une seule dans les Hauts-de-Seine, le Val­d&rsquo;Oise et le Val-de-Marne, deux en Seine-et-Marne, mais cinq dans les Yvelines. Ce dernier département, qui possède, il est vrai, Versailles &#8211; premier au palmarès par le nombre de timbres émis sur un ensemble architectural royal, est marqué depuis le règne de Louis XIV par une tradition de la noblesse de s&rsquo;y faire construire ses demeures.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/015.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7436" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/015-300x208.jpg" alt="01" width="300" height="208" /></a>Certes, dans les Yvelines, comme dans les autres départements de l&rsquo;Ile-­de-France, les châteaux que nous connaissons aujourd&rsquo;hui et dont la philatélie témoigne ont une longue histoire, qui remonte au Moyen Age. Ainsi, le château de Saint-Germain-en-­Laye (<strong>1</strong>) a été construit par couches successives allant des fossés (XIIe siècle) creusés sous Louis VI à la Sainte Chapelle (XIIIe) en passant par le donjon de Charles V (XIVe), seul vestige d &lsquo;origine.</p>
<p>François Ier lance la véritable construction du château avec l&rsquo;architecte Pierre Chambiges. Henri II y apporte des changements avec Philippe Delorme. Il ne reste aujourd&rsquo;hui de cette période que le pavillon Henri IV et le pavillon Sully. Mais celui qui va marquer les lieux est sans conteste Louis XIV, qui y est né et qui va y résider jusqu&rsquo;en 1682. Le futur Roi-Soleil fait dessiner la célèbre terrasse par Le Nôtre (1669 à 1673). Tour à tour prison en 1793, école de cavalerie en 1809, caserne et pénitencier de 1836 à 1855, Saint-Germain-en-Laye est restauré de 1862 à 1905.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/024.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7437" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/024-300x205.jpg" alt="02" width="300" height="205" /></a>Le château de Maisons-Laffitte (<strong>2</strong>), œuvre de François Mansart, construit entre 1642 à 1652 pour René de Longueil, futur surintendant des finances, compte parmi les rares châteaux dont la réalisation est assurée par un seul architecte durant une période unique, à l&rsquo;exemple de Vaux-le-­Vicomte.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Rambouillet, dernière demeure de François Ier</span></strong></p>
<p>En 1777, le comte d&rsquo;Artois, frère de Louis XVI, achète le château. Passionné de chevaux, il crée un champ de courses. Le château porte alors le nom de Maisons. En 1818, le banquier Jacques Laffitte l&rsquo;achète. Ruiné, il fait néanmoins aménager le parc et des pavillons. Connu depuis 1882 sous le nom de Maisons-Laffitte, l&rsquo;Etat rachète le château en 1905 et le transforme en musée.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/033.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7438" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/033-300x208.jpg" alt="03" width="300" height="208" /></a>L&rsquo;histoire du château de Rambouillet (<strong>3</strong>) débute vers 1375 avec Regnault d&rsquo;Angennes, qui jette les premières fondations. François Ier y meurt, en 1547. En 1612, Louis XIII transforme la seigneurie en marquisat. En 1706, le comte de Toulouse, fils légitimé de Louis XIV et de madame de Montespan, achète le domaine, le fait ériger en duché-pairie et en modifie l&rsquo;aspect. Louis XVI l&rsquo;achète en 1783. Rambouillet est devenu résidence d&rsquo;été des présidents de la République depuis un siècle.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/04-05.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7439" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/04-05-300x289.jpg" alt="04-05" width="300" height="289" /></a>Dernière référence dans les Yvelines, le château de Sully (<strong>4 et 5</strong>), à Rosny­ sur-Seine. Le grand-père de Sully avait reçu par héritage la seigneurie de Rosny-sur-Seine et Sully, le futur ministre d&rsquo;Henri IV devait y voir le jour.</p>
<p>Après la victoire d&rsquo;Henri IV à laquelle il avait· beaucoup contribué, Sully fit reconstruire le château et y reçut plusieurs fois le roi. En 1818, le duc de Berry l&rsquo;offrit à sa femme, Marie-Caroline. Après 1830, le château est acquis par un riche industriel et au XXe siècle par une société japonaise.</p>
<p>Avec deux châteaux représentés sur des timbres, la Seine-et-Marne offre l&rsquo;exemple de deux styles architecturaux bien marqués. Tout d&rsquo;abord, le style Renaissance avec celui de Fontainebleau. Si les premières pierres sont dressées dès 1137, le château de Fontainebleau, délaissé au XVe siècle par la royauté venue s&rsquo;établir dans la vallée de la Loire, prend son véritable essor avec François Ier . Le lancement des travaux date de 1527. Mais, plus que l&rsquo;architecture, le plus souvent plaquée sur des structures archaïques, c&rsquo;est l&rsquo;art ornemental qui a fait le succès du château. François Ier va créer à Fontainebleau un foyer d&rsquo;art de réputation européenne. Cette œuvre se poursuit avec Henri IV, qui donne à l&rsquo;ensemble son aspect définitif. Fréquenté régulièrement jusqu&rsquo;à la fin de l&rsquo;Ancien Régime, le château fait partie des déplacements rituels de Louis XIV. Napoléon Ier y fait, le 20 mars 1814, ses adieux à sa vieille garde&#8230; mais devait y revenir quelques heures le 20 mai 1815.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/06-07.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7440" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/06-07-300x170.jpg" alt="06-07" width="300" height="170" /></a>L&rsquo;autre grand château de Seine-et-­Marne, celui de Vaux-le-Vicomte (<strong>6 et 7</strong>), bénéficie de deux émissions, l&rsquo;une en 1969, l&rsquo;autre en 1989, en pleine période des festivités du bicentenaire de la Révolution française. Œuvre d&rsquo;un seul homme, Nicolas Fouquet, surintendant des finances, au faîte de la gloire, convoque l&rsquo;architecte Louis Le Vau, le peintre Charles Le Brun et le paysagiste André Le Nôtre, qui, en moins de cinq ans ( 1656 à 1661 ), et aidés de 18 000 ouvriers, vont réaliser le plus grand château de l&rsquo;époque. Une réalisation qui surpasse en beauté et grandeur la résidence royale du jeune Louis XIV, qui ne possède encore qu&rsquo;un modeste pavillon de chasse à Versailles.</p>
<p>Au lendemain de la fête somptueuse du 17 août 1661, le roi irrité contre ce luxe fait ouvrir une enquête contre Fouquet. Arrêté en 1664, par d&rsquo;Artagnan, Fouquet finit sa vie en 1680 dans la forteresse de Pignerol.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/083.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7441" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/083-300x102.jpg" alt="08" width="300" height="102" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/095.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7442" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/095-205x300.jpg" alt="09" width="205" height="300" /></a>Le plus médiéval des châteaux de l&rsquo;Ile-de-France, Vincennes (<strong>8 et 9</strong>), caractérisé par son donjon, est l&rsquo;unique référence philatélique du Val-de-Marne. Propriété de la couronne au XIe siècle, c&rsquo;est un rendez-­vous de chasse fréquenté par Saint Louis, comme le mentionnent les Mémoires de Joinville.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/104.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7443" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/104-234x300.jpg" alt="10" width="234" height="300" /></a>La construction véritable commence avec Philippe VI de Valois, en 1334, qui en achève en 1350 les fondations. Le donjon est terminé en 1370, sous Charles V. Le roi y installe son trésor et sa bibliothèque. La représentation du château est visible en détail dans Les Très Riches Heures du duc de Berry. François Ier (<strong>10</strong>) termine la sainte chapelle consacrée par Henri II en 1552. Après Catherine de Médicis en 1560, Marie de Médicis, en 1610, pose la première pierre des deux ailes du château. L&rsquo;architecte Le Vau achève en 1658 les pavillons du roi et de la reine. Le mariage de Louis XIV et de Marie­Thérèse est célébré en 1660.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Un musée de la Renaissance à Ecouen</strong></span></p>
<p>Napoléon donne au lieu son caractère de forteresse et d&rsquo;arsenal. En 1840, Vincennes devient un fort de Paris. En 1952, les vitraux reprennent leur place dans la sainte chapelle, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1972 après la démolition des casemates et le désengagement des fossés comblés au XIXe siècle que le château retrouve son aspect primitif avec le dégagement du donjon et la réapparition du pont du XIVe siècle. Enfin, l&rsquo;esplanade, à l&rsquo;entrée sud du château, redevient le point de convergence de trois allées en patte d&rsquo;oie, à travers le bois, comme au XVIIe siècle. Avec le château d&rsquo;Ecouen, le Val-­d&rsquo;Oise est représenté en philatélie non par son ensemble architectural, mais par une œuvre d&rsquo;art : la Diane du bain. Edifié par le connétable Anne de Montmorency, conseiller de François Ier, entre 1540 et 1547, Ecouen offre un exceptionnel ensemble architectural du milieu du XVIe siècle. A la Révolution, les collections sont dispersées, mais le château échappe, comme Vaux-le-Vicomte, à la destruction. En 1805, Napoléon choisit Ecouen pour héberger les filles des membres de la Légion d&rsquo;honneur. En 1862, l&rsquo;Etat le restaure et y rassemble les objets d&rsquo;art et les meubles de la Renaissance dispersés au Musée des Thermes et à l&rsquo;Hôtel de Cluny. Depuis 1977, le château d&rsquo;Ecouen est le Musée de la Renaissance.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/114.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7444" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/114-300x195.jpg" alt="11" width="300" height="195" /></a>Avec l e château de Malmaison (<strong>11</strong>), les Hauts-de-Seine offrent l&rsquo;ensemble le plus complet sur l&rsquo;art du Consulat. Ce château du XVIIe siècle est véritablement entré dans l&rsquo;histoire en 1799, lorsque une créole, Joséphine Tascher de la Pagerie, l&rsquo;achète. De 1800 à 1803, il est le séjour préféré de Bonaparte. Joséphine y reste après son divorce avec Napoléon en 1809, et y meurt en 1814. Le château perd alors une grande partie de ses œuvres d&rsquo;art, dont des statues de Canova, des tableaux de Rembrandt, Rubens, Claude Le Lorrain, aujourd&rsquo;hui exposés au Musée de l&rsquo;Ermitage de Saint-­Pétersbourg. Propriété de l&rsquo;Etat depuis 1904, Malmaison est devenu à travers les nombreuses acquisitions et campagnes de restauration le véritable sanctuaire de l&rsquo;histoire napoléonienne.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 520 &#8211; Juillet-Août 1997</span></p>
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		<title>L&#8217;art du portrait</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 14:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>
		<category><![CDATA[Thématiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Comparée à d&#8217;autres pays, la production philatélique française a toujours privilégié le portrait. Les principaux courants et thèmes de cette production sont rendus par le portrait. Analyse. D&#8217;abord les timbres d&#8217;usage courant qui présentent les figures allégoriques féminines de la République, depuis la Cérès (1) jusqu&#8217;à la Marianne de Briat, ou épisodiquement d&#8217;autres figures :<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/05/lart-du-portrait/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Comparée à d&rsquo;autres pays, la production philatélique française a toujours privilégié le portrait. Les principaux courants et thèmes de cette production sont rendus par le portrait. Analyse.</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/014.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7420" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/014-218x300.jpg" alt="01" width="218" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/023.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7421" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/023.jpg" alt="02" width="227" height="286" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/032.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7422" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/032.jpg" alt="03" width="183" height="225" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/043.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7423" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/043-267x300.jpg" alt="04" width="267" height="300" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/05-061.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7424" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/05-061-300x160.jpg" alt="05-06" width="300" height="160" /></a></p>
<p>D&rsquo;abord les timbres d&rsquo;usage courant qui présentent les figures allégoriques féminines de la République, depuis la Cérès (<strong>1</strong>) jusqu&rsquo;à la Marianne de Briat, ou épisodiquement d&rsquo;autres figures : les effigies de chefs d &lsquo;Etat &#8211; (Napoléon III (<strong>2</strong>) et Pétain) -, ou des allégories du Commerce, de la Paix (<strong>3</strong>), de la Poste&#8230; Pasteur (<strong>4</strong>) étant un des rares cas à échapper à cette règle. Les seules exceptions à cette habitude : entre 1943 et 1965, les blasons des provinces et des villes (<strong>5</strong>), comme timbres complémentaires de timbres de base; et les timbres-taxe ou préoblitérés qui usent de symboles divers (gerbe, coq (<strong>6</strong>)&#8230;).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>France combattante et célébrités</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/07-081.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7425" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/07-081-291x300.jpg" alt="07-08" width="291" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/094.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7426" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/094-220x300.jpg" alt="09" width="220" height="300" /></a>Un deuxième courant a connu une grande importance au lendemain de la première guerre mondiale; sous forme de figures diverses, comme les monuments aux morts, il exprime la France combattante : la Marseillaise, la Veuve, la Marianne secourant les misères&#8230;, des figures allégoriques (<strong>7 et 8</strong>).</p>
<p>Peu après un troisième courant est apparu et qui va prendre une grande importance : les portraits de célébrités (<strong>9</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/103.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7427" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/103-300x208.jpg" alt="10" width="300" height="208" /></a>Essayons de comprendre cet usage privilégié du portrait dans les timbres de France. Entre 1849, date de naissance du timbre, et les années 30, date de la diversification des thèmes, l&rsquo;histoire de l&rsquo;art nous apprend que la tradition du portrait est passée par d&rsquo;importants changements. L&rsquo;héritage de la grande époque française du portrait paraissait abandonné depuis la Révolution, mais fascinant dans l&rsquo;Ancien Régime. En effet, du XVe au XVIIIe siècle, à l&rsquo;époque de la monarchie en même temps que celle de la montée de l&rsquo;individu, la peinture et la sculpture restituèrent abondamment et avec excellence la représentation réaliste des grands de ce monde, de l&rsquo;aristocratie, du haut clergé, etc. C&rsquo;était alors que le portrait possédait une place privilégiée dans l&rsquo;art européen. Michel de Grèce, parle même de « la dictature absolue de la France sur le reste de l&rsquo;Europe( &#8230; ), toute l&rsquo;Europe va copier la plus belle réussite de la France : les femmes françaises». André Chastel, quant à lui, insiste aussi sur l&rsquo;importance de cette réussite du portrait de la femme (<strong>10</strong>).</p>
<p>«Au début du XIXe siècle, écrit Michel de Grèce, la révolution, les guerres, tous ces événements d&rsquo;importance se précipitent&#8230; La peinture devient principalement historique, en partie grâce à Napoléon, qui, entre autres idées géniales, a celle d&rsquo;inventer la propagande : il fait graver et reproduire à des milliers d&rsquo;exemplaires les tableaux de ses victoires. Les portraits représentent les innombrables héros que l&rsquo;époque engendre. Dans ce monde de soldats, la femme est maltraitée. La mode est disgracieuse. Elle pose avec raideur, épaisse&#8230; (op. cit. p. 14). »</p>
<p>D&rsquo;autres font remarquer que la Révolution française aurait permis «l&rsquo;essor de la très féconde production du portrait bourgeois du XIXe siècle, qui adopta tout d&rsquo;abord les poses et les attitudes de la production aristocratique précédente mais qui, plus tard, notamment avec les impressionnistes, acquit une grande liberté formelle ».</p>
<p>De plus, dans le domaine du portrait, l&rsquo;événement important de la fin du XIXe siècle est l&rsquo;avènement de la photographie : le moyen par excellence de réaliser un portrait à la portée de tous. Le portrait se démocratise, se diffuse partout, et de ce fait sa marque idéologique se dilue. Il devient platement fonctionnel pour le fichage des individus; il entre dans l&rsquo;usage commun des photos de famille, dans l&rsquo;utilitaire des reportages, de la publicité, etc.</p>
<p>C&rsquo;est à ce point de décrochement que l&rsquo;on peut comprendre la rupture des artistes avec la grande tradition française du portrait : les « avancées » de l&rsquo;art du XXe siècle se caractérisent par le « non-figuratif », le « non-portrait », ou alors par le traitement plus ou moins violent et déformant de la figure. En 1996, la grande exposition de l&rsquo;art du portrait par Picasso témoigne de ce bilan, en même temps qu&rsquo;elle montre que cette fin de siècle marque un dépassement du primat de l&rsquo;abstrait -un retour au réalisme, sinon à la figure.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Un héritage direct de l&rsquo;art français</strong></span></p>
<p>Mais plus largement et plus profondément que cet héritage direct de l&rsquo;art français, le portrait dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art se résume à trois fonctions :</p>
<p>&#8211; la forme héritée la plus ancienne et la plus récurrente est le portrait funéraire, connoté de religieux; on connaît l&rsquo;emphase du XIXe siècle dans l&rsquo;art funéraire et sa statuaire, jusqu&rsquo;aux monuments aux morts de 1914-1918 ;</p>
<p>&#8211; l&rsquo;héritage presque aussi ancien, du modèle de l&rsquo;Antiquité, lorsque le portrait était la marque du pouvoir sur les pièces de monnaie &#8211; une invention des Grecs, une grande pratique des Celtes -,soit la double ascendance lointaine de la France, soit aussi le registre de la Renaissance, de la modernité laïque ;</p>
<p>&#8211; enfin dans cette coulée de la marque du pouvoir, le portrait s&rsquo;est fortement développé pour marquer la distinction des classes supérieures de la société : soit d&rsquo;une part le modèle de l&rsquo;Antiquité romaine, avec sa floraison de sculptures, modèle des médailles ; et soit, d&rsquo;autre part, le modèle de la société aristocratique depuis la fin du Moyen Age, puis de la société bourgeoise consacrée par la Révolution française.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/113.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7428" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/113.jpg" alt="11" width="169" height="205" /></a>Entre 1849 et les années 1920, tant que le timbre-poste de France se limite, pour l&rsquo;usage courant, aux figures allégoriques (ou à la figure de Napoléon), il s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;héritage de la marque du pouvoir et du régime ; il double la pièce de monnaie, il est une pièce de monnaie en papier (<strong>11</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/122.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7429" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/122-199x300.jpg" alt="12" width="199" height="300" /></a>Cependant si la « grande tradition française » de l&rsquo;art du portrait est menacée en cette seconde moiti é du XIXe siècle, si elle est dévaluée par l&rsquo;avènement de la photographie, si elle est mise à mal dans les avancées de l&rsquo;art au XXe siècle, on note que le traitement du portrait par le timbre se maintient dans une distinction : par la technique de la gravure, par la qualité du dessin, par le choix des sujets (figure de la République, effigie de l&rsquo;Empereur, figures du héros, de la victime, du secours, etc.), enfin par la pose bienséante et respectable de ces sujets, à la façon des statuaires et médailles de l&rsquo;époque (<strong>12</strong>).</p>
<p>Mais pourquoi, dans les timbres de France, tant de figures allégoriques féminines qui paraissent lourdes, raides ou mièvres, en rupture avec le meilleur de la tradition française du portrait : la façon alerte, enlevée, fugitive, élégante de rendre la femme ? On opposera ici les remarques de Maurice Agulhon sur les portraits d e la République a u XIXe siècle et celles d&rsquo;André Chastel sur l&rsquo;art du portrait durant l&rsquo;Ancien Régime.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/132.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7430" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/132-200x300.jpg" alt="13" width="200" height="300" /></a>On relèvera enfin deux problèmes spécifiques à la France. Par le timbre-­poste, la République française cultive l&rsquo;image de la tête de la nation, en sachant que la tête du roi a été tranchée ; la figure allégorique remplace indéfiniment la figure réaliste du roi ; la figure de femme pour celle d&rsquo;un homme ; voilà pourquoi, sans doute, la femme­France (<strong>13</strong>) s&rsquo;entretient aussi longtemps sur le registre allégorique, tandis que les hommes célèbres montent au créneau du portrait réaliste pour « faire pièce » au vide laissé par la figure du roi : la Légion d&rsquo;honneur, le Panthéon des hommes est l&rsquo;outil de propagande d&rsquo;une République qui ne cesse de combler ce vide. Cela mérite, évidemment, un traitement prestigieux, une distinction du portrait qui passe outre la « crise de l&rsquo;art du portrait » à l&rsquo;époque.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14-16.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7431" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/14-16-282x300.jpg" alt="14-16" width="282" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/17-18.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7432" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/17-18-300x109.jpg" alt="17-18" width="300" height="109" /></a>Deuxième problème : la nécessité d&rsquo;entretenir une propagande laïque, un discours-image laïque de la France, alors qu&rsquo;on sait l&rsquo;importance de la marque de l&rsquo;Eglise avec ses imageries pieuses, sa statuaire d&rsquo;église, ses images de missel, sa litanie des saints. D&rsquo;où l&rsquo;inflation, au XIXe siècle, de la statuaire publique laïque ainsi que de la statuaire funéraire. En ce sens, le culte des célébrités par les timbres, culte posthume, reprend cette tradition du portrait pour le funéraire, jointe à celle de la distinction des grands. La propagande de l&rsquo;art du timbre se fait ainsi didactique, pédagogique (<strong>14 à 16</strong>) (quand on sait l&rsquo;importance de l&rsquo;éducation nationale laïque au cours de la IIIe République). D&rsquo;où le choix privilégié des figures du progrès, de la science, de l&rsquo;hygiène (<strong>17 et 18</strong>), et d&rsquo;où la justification de ces timbres de célébrités par les « causes humanitaires ».</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>La concurrence des prêtres druides</strong></span></p>
<p>N&rsquo;y a-t-il pas, dans cette bataille entre images laïques et images d&rsquo;église, le modèle de nos ancêtres : c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils se sentaient concurrencés par le pouvoir des prêtres druides que les chefs celtes auraient émis d&rsquo;abondantes monnaies, avec leur figure : « Ces images monétaires&#8230; sont en fait la seule propagande que les chefs des tribus réussissent à se donner, en échappant ainsi à la chaîne attachée par les druides à l&rsquo;écriture.»</p>
<p>Si ce double problème &#8211; remplacer la figure du roi, entretenir une imagerie laïque &#8211; explique les traits singuliers du portrait dans le timbre de France lors de ses premiers développements, on peut se demander comment cette caractéristique va évoluer dans un contexte culturel différent, moins hostile à l&rsquo;Ancien Régime et plus ou vert au religieux ?</p>
<p>Comment entretenir par l&rsquo;image un comportement de démocratie républicaine, alors que l&rsquo;image incite tant au culte des figures, au culte des personnalités ? Comment entretenir un discours-­image qui soit positivement laïque, et pas seulement d&rsquo;exclusion de tout propos religieux ? Comment enseigner l&rsquo;histoire ?</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 515 &#8211; Février 1997</span></p>
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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Albert Decaris, graveur</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/02/04/albert-decaris-graveur/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2016 14:32:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour chacun des 500 timbres qu&#8217;il a réalisés, Albert Decaris a dû présenter plusieurs maquettes. Ce sont ces projets non adoptés que nous publions ici.  1 Né le 6 mai 1901 à Sotteville-­lès-Rouen, Albert Decaris entre à quatorze ans à l&#8217;École Estienne. Grand Prix de Rome de gravure à dix-neuf ans, on lui doit des<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/02/04/albert-decaris-graveur/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Pour chacun des 500 timbres qu&rsquo;il a réalisés, Albert Decaris a dû présenter plusieurs maquettes. Ce sont ces projets non adoptés que nous publions ici.</h4>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/016.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6764" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/016-300x200.jpg" alt="01" width="300" height="200" /></a><strong>1</strong></p>
<p>Né le 6 mai 1901 à Sotteville-­lès-Rouen, Albert Decaris entre à quatorze ans à l&rsquo;École Estienne. Grand Prix de Rome de gravure à dix-neuf ans, on lui doit des milliers de gravures illustrant des livres mais aussi des aquarelles et des estampes (<strong>1</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/026.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6765" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/026-300x114.jpg" alt="02" width="300" height="114" /></a><strong>2</strong></p>
<p>Il commence sa carrière de graveur de timbres en 1933 sur demande de Jean Mistler, ministre des PTT de l&rsquo;époque. Jusqu&rsquo;en 1985, il grave plus de 500 timbres pour la France et les colonies françaises. Élu membre de l&rsquo;Institut en 1943, Albert Decaris s&rsquo;est éteint à Paris en plein travaille 1er janvier 1988. (<strong>2</strong>)</p>
<p>Les timbres émis d&rsquo;Albert Decaris ont été étudiés par M. Bernard Gontier dans une édition spéciale du « Monde des philatélistes », Phila n° 1, éditée en 1989.</p>
<p>Notre but est de montrer les esquisses, maquettes, épreuves, essais non adoptés ou non émis d&rsquo;Albert Decaris que nous connaissons. Bien entendu, il en existe beaucoup d&rsquo;autres dans des collections privées ou publiques. Ce serait une grande joie si des lecteurs pouvaient nous faire connaître des inédits de ce grand artiste.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong> LES TIMBRES COMMÉMORATIFS 1933-1935</strong></span></p>
<p><strong>Saint-Trophime d&rsquo;Arles</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/036.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6766" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/036.jpg" alt="03" width="174" height="223" /></a>- Projet pour la série demandée par le ministre des PTT, M. Mistler. Maquette sans légende ne convenant pas à la réalisation d&rsquo;un timbre. Faciale 3 Fcs (<strong>3</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/045.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6767" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/045.jpg" alt="04" width="176" height="239" /></a>- Maquette définitive adoptée mais faciale, 3 Fcs (<strong>4</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/055.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6768" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/055.jpg" alt="05" width="180" height="246" /></a>- Timbre émis le 2-05-1935. Faciale 3,50 F. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 302) (<strong>5</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1935</strong></span></p>
<p><strong>Pour l&rsquo;art et la pensée</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/066.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6769" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/066.jpg" alt="06" width="250" height="200" /></a>- Maquette chiffrée à 40 c + 10 c non adoptée (<strong>6</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/076.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6770" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/076.jpg" alt="07" width="242" height="184" /></a>- Timbre à 50 c + 2 F émis le 9-12-1935. Dessiné et gravé par Ouvré (Yvert n° 308) (<strong>7</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1936</strong></span></p>
<p><strong>Exposition internationale de Paris en 1937</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/08-10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6771" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/08-10-300x115.jpg" alt="08-10" width="300" height="115" /></a>- Trois maquettes chiffrées de 20 c à 50 c pour les valeurs au petit format. Non adoptées (<strong>8, 9, 10</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/116.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6772" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/116.jpg" alt="11" width="131" height="175" /></a>- Timbre petit format émis le 15-09-1936. Dessiné et gravé par Galanis (Yvert n° 322 à 325) (<strong>11</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/12-14.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6773" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/12-14-300x230.jpg" alt="12-14" width="300" height="230" /></a>- Trois maquettes à 1 ,50 F non adoptées (<strong>12, 13, 14</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/156.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6774" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/156.jpg" alt="15" width="250" height="172" /></a>- Timbre émis le 15-09-1936. Dessiné par Galanis, gravé par Daragnès (Yvert n° 326 et 327) (<strong>15</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1937</strong></span></p>
<p><strong>Exposition internationale de Paris en 1937</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/163.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6775" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/163.jpg" alt="16" width="211" height="171" /></a>- Maquette à 1 , 50 F non adoptée (<strong>16</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/173.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6776" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/173.jpg" alt="17" width="240" height="177" /></a>- Timbre émis le 15-03-1937. Dessiné et gravé par J. Piel (Yvert n° 336) (<strong>17</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>1939-1940</strong></span></p>
<p><strong>Pour nos soldats</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/185.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6777" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/185.jpg" alt="18" width="235" height="169" /></a>- Deux maquettes à 90 c non adoptées (<strong>18</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/201.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6778" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/201.jpg" alt="20" width="232" height="174" /></a>- Timbres à 40 c + 60 c émis le 12-02-1940. Dessin et gravure par R. Serres (Yvert n° 451) (<strong>20</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1943</strong></span></p>
<p><strong>Provence</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/21-22.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6779" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/21-22-300x205.jpg" alt="21-22" width="300" height="205" /></a>- Maquette à 5 F + 7 F non adoptée (<strong>21</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis le 27-12-1943. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n°598) (<strong>22</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1944</strong></span></p>
<p><strong>Branly</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/23-24.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6780" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/23-24-300x205.jpg" alt="23-24" width="300" height="205" /></a>- Deux maquettes non adoptées (<strong>23, 24</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/251.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6781" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/251.jpg" alt="25" width="147" height="179" /></a>- Timbre émis le 21-02-1944. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 599) (<strong>25</strong>).</p>
<p><strong>Pascal</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/26-27.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6782" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/26-27-300x255.jpg" alt="26-27" width="300" height="255" /></a>- Maquette non adoptée. Pascal en costume de janséniste (<strong>26</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis le 31-07-1944. Portrait de G. Edelinck. Gravure de Munier &#8211; Le philosophe est en costume de cour (Yvert n° 614) (<strong>27</strong>).</p>
<p><strong>Bugeaud</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/28-29.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6783" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/28-29-108x300.jpg" alt="28-29" width="108" height="300" /></a>- Maquette non adoptée (<strong>28</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis le 20-11-1944. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 662) (<strong>29</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1945</strong></span></p>
<p><strong>Félix Éboué</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/301.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6784" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/301.jpg" alt="30" width="187" height="294" /></a>- Maquette d&rsquo;un timbre non émis (<strong>30</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/311.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6785" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/311.jpg" alt="31" width="169" height="267" /></a>- Timbre émis pour les colonies. Dessiné et gravé par P. Munier (<strong>31</strong>).</p>
<p><strong>Louis de Broglie</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/321.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6786" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/321-300x211.jpg" alt="32" width="300" height="211" /></a>- Epreuve d&rsquo;un poinçon d&rsquo;un timbre non émis. On décida en effet à cette époque de ne plus émettre de timbres pour des personnages vivants. Le poinçon est conservé au Musée de la poste (<strong>32</strong>).</p>
<p><strong>Libération</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/33-34.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6787" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/33-34-300x208.jpg" alt="33-34" width="300" height="208" /></a>- Deux maquettes non adoptées (<strong>33, 34</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/351.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6788" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/351.jpg" alt="35" width="172" height="255" /></a>- Timbre émis le 16-01-1945. Dessiné et gravé par Gandon (Yvert n° 669) (<strong>35</strong>).</p>
<p><strong>Résistance</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/361.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6789" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/361.jpg" alt="36" width="242" height="146" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/37-39.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6790" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/37-39-300x224.jpg" alt="37-39" width="300" height="224" /></a>- Quatre maquettes non adoptées (<strong>36, 37, 38, 39</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/401.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6791" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/401.jpg" alt="40" width="200" height="247" /></a>-Timbre émis le 10-11-1947 avec faciale à 5 F. Dessiné par Lemagny, gravé par Dufresne (Yvert n° 790) (<strong>40</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1946</strong></span></p>
<p><strong>Conférence de Paris 1946</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/41-42.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6792" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/41-42-153x300.jpg" alt="41-42" width="153" height="300" /></a>- Deux maquettes avec dessins non adoptées (<strong>41, 42</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/431.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6793" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/431.jpg" alt="43" width="228" height="273" /></a>- Maquette du dessin adoptée, mais légende : « Conférence de la paix, Paris, 1946 » (<strong>43</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/441.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6794" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/441-198x300.jpg" alt="44" width="198" height="300" /></a>- Epreuve d&rsquo;un poinçon non émis avec texte non adopté : « Conférence de la paix, Paris, 1946 » (<strong>44</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/451.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6795" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/451.jpg" alt="45" width="164" height="253" /></a>- Timbre émis le 29-07-1946. Dessiné et gravé par Decaris, légende : « Conférence de Paris, 1946 » (Yvert n° 762) (<strong>45</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Jeanne d&rsquo;Arc</strong></span></p>
<p>&#8211; Maquette non adoptée.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/461.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6796" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/461.jpg" alt="46" width="166" height="248" /></a>- Timbre émis le 28-10-1946. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 768) (<strong>46</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1948</strong></span></p>
<p><strong>Général Leclerc</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/49-50.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6797" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/49-50-300x180.jpg" alt="49-50" width="300" height="180" /></a>- Trois maquettes non adoptées (<strong>49, 50</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/51.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6798" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/51.jpg" alt="51" width="241" height="175" /></a>- Timbre émis le 03-07-1948. Dessiné et gravé par R. Serres (Yvert n° 815) (<strong>51</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1949</strong></span></p>
<p><strong>Agriculteur</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/52-53.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6799" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/52-53-300x200.jpg" alt="52-53" width="300" height="200" /></a>- Deux maquettes non adoptées (<strong>52, 53</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/54.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6800" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/54.jpg" alt="54" width="162" height="260" /></a>- Timbre émis le 14-02-1949. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 832) (<strong>54</strong>).</p>
<p><strong>UPU</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/55-56.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6801" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/55-56-229x300.jpg" alt="55-56" width="229" height="300" /></a>- Deux maquettes non adoptées (<strong>55, 56</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/57.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6802" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/57.jpg" alt="57" width="255" height="161" /></a>- Timbres émis le 07-11-1949. Dessinés et gravés par A Spitz (Yvert n° 850 à 852) (<strong>57</strong>).</p>
<p><strong>Marseille, Poste aérienne</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/58.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6803" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/58.jpg" alt="58" width="239" height="178" /></a>- Maquette avec vue non adoptée, faciale à 300 F (<strong>58</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/59.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6804" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/59-300x212.jpg" alt="59" width="300" height="212" /></a>- Même maquette avec faciale à 500 F (<strong>59</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/60.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6805" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/60.jpg" alt="60" width="255" height="181" /></a>- Epreuve du poinçon non adopté à 500 F (<strong>60</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/61.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6806" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/61.jpg" alt="61" width="240" height="182" /></a>- Timbre émis le 1-07-1949 (date incertaine). Dessiné et gravé par Decaris (Yvert PA °27) (<strong>61</strong>).</p>
<p><strong>Paris, Poste aériennne</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/62.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6807" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/62.jpg" alt="62" width="227" height="145" /></a>- Maquette d &lsquo;une vue non adoptée, faciale à 500 F (<strong>62</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/63.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6808" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/63-300x205.jpg" alt="63" width="300" height="205" /></a>- Epreuve du poinçon de la même vue non adoptée (<strong>63</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/64-65.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6809" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/64-65-300x232.jpg" alt="64-65" width="300" height="232" /></a>- Maquette d&rsquo;une vue non adoptée, faciale à 1000 F (<strong>64</strong>).</p>
<p>&#8211; Epreuve du poinçon de la même vue, à 1000 F (<strong>65</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/66.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6810" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/66.jpg" alt="66" width="192" height="236" /></a>- Essai bicolore d&rsquo;un timbre non émis avec même vue et même faciale à 1000 F (<strong>66</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/67.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6811" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/67-300x217.jpg" alt="67" width="300" height="217" /></a>- Timbre émis le 16-01-1950. Dessiné et gravé par Decaris, pour la partie centrale, dessiné et gravé par Combet pour le cadre (Yvert n° PA 29) (<strong>67</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1950</strong></span></p>
<p><strong>François Rabelais</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/68-69.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6812" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/68-69-192x300.jpg" alt="68-69" width="192" height="300" /></a>- Deux maquettes non adoptées (<strong>68, 69</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/70.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6813" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/70.jpg" alt="70" width="193" height="250" /></a>- Timbre émis le 24-06-1950. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 866) (<strong>70</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1951</strong></span></p>
<p><strong>Palais de Fontainebleau</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/71-72.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6814" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/71-72-300x142.jpg" alt="71-72" width="300" height="142" /></a>- Maquette non adoptée (<strong>71</strong>).</p>
<p>&#8211; Epreuve du poinçon non adopté (<strong>72</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/73.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6815" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/73.jpg" alt="73" width="244" height="169" /></a>- Timbre émis le 20-01-1951. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 878) (<strong>73</strong>).</p>
<p><strong>Journée du timbre, 1951</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/74-75.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6816" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/74-75-300x188.jpg" alt="74-75" width="300" height="188" /></a>- Deux maquettes non adoptées (<strong>74, 75</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/76.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6817" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/76.jpg" alt="76" width="174" height="241" /></a>- Timbre émis le 10-03-1951. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n°879) (<strong>76</strong>).</p>
<p><strong>Industrie textile</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/77-78.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6818" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/77-78-212x300.jpg" alt="77-78" width="212" height="300" /></a>- Maquette non adoptée (<strong>77</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis le 17-03-1951. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 881) (<strong>78</strong>).</p>
<p><strong>Vincent d&rsquo;Indy</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/79-80.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6819" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/79-80-205x300.jpg" alt="79-80" width="205" height="300" /></a>- Maquette non adoptée (<strong>79</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis le 15-05-1951. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 890) (<strong>80</strong>).</p>
<p><strong>Napoléon ler</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/81-83.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6820" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/81-83-81x300.jpg" alt="81-83" width="81" height="300" /></a>- Trois maquettes non adoptées (<strong>81, 82, 83</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/841.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6821" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/841-202x300.jpg" alt="84" width="202" height="300" /></a>- Epreuve d &lsquo;un poinçon chiffré à 25 F + 10 F non émis (<strong>84</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/851.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6822" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/851.jpg" alt="85" width="173" height="242" /></a>- Timbre émis (chiffré à 30 F+ 10 F) le 02-06-1951. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 896) (<strong>85</strong>).</p>
<p><strong>Nations unies, Paris 1951</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/86-89.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6823" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/86-89-300x129.jpg" alt="86-89" width="300" height="129" /></a>- Quatre maquettes non adoptées (<strong>86, 87, 88, 89</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/90.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6824" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/90.jpg" alt="90" width="225" height="161" /></a>- Epreuve d&rsquo;un poinçon non émis (<strong>90</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/91.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6825" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/91.jpg" alt="91" width="255" height="161" /></a>- Timbres émis le 06-11-1951. Dessinés et gravés par Decaris (Yvert n° 911 et 912) (<strong>91</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1952</strong></span></p>
<p><strong>Maréchal de Lattre de Tassigny</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/92-93.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6826" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/92-93-300x132.jpg" alt="92-93" width="300" height="132" /></a>- Maquette non adoptée (<strong>92</strong>).</p>
<p>&#8211; Epreuve d&rsquo;un poinçon non émis (<strong>93</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/94.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6827" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/94.jpg" alt="94" width="244" height="178" /></a>- Timbre émis le 08-05-1952. Portrait dessiné et gravé par R. Serres, fond dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 920) (<strong>94</strong>)</p>
<p><strong>Strasbourg, siège du Conseil de l&rsquo;Europe</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/95-97.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6828" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/95-97-300x209.jpg" alt="95-97" width="300" height="209" /></a>- Trois maquettes non adoptées (<strong>95, 96, 97</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/98.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6829" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/98.jpg" alt="98" width="270" height="182" /></a>- Timbre émis le 31-05-1952. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 923) (<strong>98</strong>).</p>
<p><strong>Léonard de Vinci</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/99-101.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6830" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/99-101-300x105.jpg" alt="99-101" width="300" height="105" /></a>- Trois maquettes non adoptées (<strong>99,100,101</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1021.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6831" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1021.jpg" alt="102" width="247" height="176" /></a>- Timbre émis le 31-05-1952. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 929) (<strong>102</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/103-1041.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6832" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/103-1041-300x110.jpg" alt="103-104" width="300" height="110" /></a>- Maquette non adoptée représentant le château d&rsquo;Amboise, où vécut Léonard (<strong>103</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre sur le même sujet, repris en 1963. Dessiné par P. Lambert et gravé par C. Hertenberger (Yvert n° 1390) (<strong>104</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1955</strong></span></p>
<p><strong>Télévision</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/105-107.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6833" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/105-107-300x194.jpg" alt="105-107" width="300" height="194" /></a>- Maquette non adoptée (<strong>105</strong>).</p>
<p>&#8211; Epreuve d&rsquo;un poinçon non adopté (<strong>106</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis le 16-04-1955. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 1022) (<strong>107</strong>).</p>
<p><strong>Le souvenir des camps de déportation.</strong></p>
<p>&#8211; Esquisse d &lsquo;un projet non adopté avec potence, four crématoire et mirador.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1091.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6834" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1091.jpg" alt="109" width="265" height="183" /></a>- Timbre émis le 23-04-1955. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 1023) (<strong>109</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1956</strong></span></p>
<p><strong>Europa</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/110.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6835" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/110.jpg" alt="110" width="258" height="172" /></a>- Maquette non adoptée (<strong>110</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8211; Timbre émis le 15-09-1956. Dessiné par D. Gonzague et gravé par J. Piel (Yvert n° 1077).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1959</strong></span></p>
<p><strong>Jean Jaurès</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1121.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6836" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1121-204x300.jpg" alt="112" width="204" height="300" /></a>- Epreuve d &lsquo;Etat d&rsquo;un poinçon non adopté (<strong>112</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1131.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6837" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1131.jpg" alt="113" width="185" height="250" /></a>- Timbre émis le 12-09-1959. Dessiné et gravé par Decaris (Yvert n° 1217) (<strong>113</strong>).</p>
<p><strong>Les timbres d&rsquo;usage Courant</strong></p>
<p>Comme tous les graveurs français, Decaris voulut être le créateur du timbre d&rsquo;usage courant. Il fallut attendre vingt-­cinq ans pour avoir cet honneur.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Vers 1935</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1141.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6838" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1141.jpg" alt="114" width="150" height="172" /></a>- Propositions pour remplacer le timbre en cours : le type « Paix » de Laurens (<strong>114</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/115-116.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6839" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/115-116-142x300.jpg" alt="115-116" width="142" height="300" /></a>- Deux maquettes non adoptées au type Marianne, chiffrées à 50 c (<strong>115, 116</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Vers 1946</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/117.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6840" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/117.jpg" alt="117" width="142" height="176" /></a>- Propositions pour remplacer le timbre au type « Cérès » de Mazelin (<strong>117</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/118-122.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6841" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/118-122-188x300.jpg" alt="118-122" width="188" height="300" /></a>- Cinq maquettes non adoptées au type Marianne, chiffrées à 2,50 F (<strong>118, 119, 120, 121, 122</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>1955-1960</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1231.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6842" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1231.jpg" alt="123" width="150" height="184" /></a>- Propositions pour le concours pour remplacer la Marianne de Gandon. Le timbre adopté fut celui de Muller (<strong>123</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/124-127.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6843" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/124-127-300x132.jpg" alt="124-127" width="300" height="132" /></a>- Quatre esquisses au crayon (<strong>124, 125, 126, 127</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/128.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6844" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/128.jpg" alt="128" width="211" height="281" /></a>- Maquette d&rsquo;une Marianne non adoptée, à l&rsquo;encre de Chine (<strong>128</strong>).</p>
<p>Le timbre accepté ne le fut qu&rsquo;en 1960, chiffré à 0,25 F. Marianne bicolore en typographie. Le poinçon proposé en taille-douce par Decaris ne fut pas retenu ; il dut le graver pour la typographie, ce qui n&rsquo;était pas sa spécialité.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1291.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6845" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1291.jpg" alt="129" width="146" height="173" /></a>Cela explique le caractère médiocre de la facture du timbre, l&rsquo;une des plus mauvaises productions de l&rsquo;artiste (Yvert n° 1263) (<strong>129</strong>).</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">1962</span></strong></p>
<p><strong>Le coq</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1301.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6846" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/1301.jpg" alt="130" width="139" height="187" /></a>- Pour remplacer sa piètre Marianne, Decaris proposa un superbe coq gaulois, qui fut adopté et produit en taille-douce. Dessiné et gravé par Decaris (<strong>130</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/131-138.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6847" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/131-138-300x298.jpg" alt="131-138" width="300" height="298" /></a>- Sept esquisses au crayon avec détails agrandis pour ce coq. Emis le 10-03-1962 (Yvert n• 1331) (<strong>131, 132, 133, 134, 135, 136, 137, 138</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A côté de la production émise par Decaris, on voit donc qu&rsquo;il existe une formidable réserve de découvertes futures des maquettes non adoptées ou des poinçons non émis.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 473 &#8211; Avril 1993</span></p>

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		<title>Cheffer superstar (VII)</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 15:09:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>

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		<description><![CDATA[ Marianne œuvre posthume Suite et fin de cette étude de la production philatélique de Henry Cheffer. Fait rarissime, n projet de Marianne proposé en 1954, voit finalement le jour en 1967, soit dix ans après son décès. Hommage posthume qui rend justice à son talent. L&#8217;année 1954 est, peut-être, la plus importante pour la postérité<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/02/01/cheffer-superstar-vii/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3> Marianne œuvre posthume</h3>
<h4>Suite et fin de cette étude de la production philatélique de Henry Cheffer. Fait rarissime, n projet de Marianne proposé en 1954, voit finalement le jour en 1967, soit dix ans après son décès. Hommage posthume qui rend justice à son talent.</h4>
<p>L&rsquo;année 1954 est, peut-être, la plus importante pour la postérité philatélique de Henry Scheffer. Il est âgé de soixante-quinze ans.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1954</strong></span></p>
<p><strong>Quimper</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/139.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6580" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/139-206x300.jpg" alt="139" width="206" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>139</strong></span></p>
<p>Rue Kérion et cathédrale St-Corentin, à Quimper. Emis le 12 juin 1954. (<strong>139</strong>)</p>
<p><strong>Légion d&rsquo;honneur &#8211; Camp de Boulogne</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/140.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6581" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/140-300x201.jpg" alt="140" width="300" height="201" /></a><span style="color: #800000;"><strong>140</strong></span></p>
<p>Gravure de Cheffer d&rsquo;après un dessin de M. Lalau. 150e anniversaire de la remise des premières Légions d&rsquo;honneur par Napoléon Ier au camp de Boulogne en 1804. Emis le 14 août 1954 (<strong>140</strong>).</p>
<p><strong>Bourdelle</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/141.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6582" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/141-200x300.jpg" alt="141" width="200" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>141</strong></span></p>
<p>Portrait du sculpteur Antoine Bourdelle (1861-1929). Emis le 10 juillet 1954 (<strong>141</strong>).</p>
<p><strong>Concours de 1954</strong></p>
<p>La Poste ouvrit un concours parmi les principaux artistes travaillant pour elle, afin d&rsquo;étudier un nouveau timbre d&rsquo;usage courant qui devait remplacer la Marianne de Gandon. Cheffer, alors doyen des graveurs de timbres français, espérait remporter ce concours.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/142-145.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6583" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/142-145-242x300.jpg" alt="142-145" width="242" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>142 à 145</strong></span></p>
<p>Il proposa de multiples maquettes avec les symboles les plus variés (<strong>142 à 145</strong>).</p>
<p>Mais c&rsquo;est sur un projet de Marianne qu&rsquo;il travaille le plus. Nous connaissons de 1954 :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/146.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6584" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/146-215x300.jpg" alt="146" width="215" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>146</strong></span></p>
<p>&#8211; Une esquisse au crayon sur papier-calque (<strong>146</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/147-149.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6585" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/147-149-249x300.jpg" alt="147-149" width="249" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>147 à 149</strong></span></p>
<p>&#8211; Trois maquettes chiffrées à 15 F à l&rsquo;encre de Chine sur carton absolument magnifiques (<strong>147, 148, 149</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/150.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6586" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/150-258x300.jpg" alt="150" width="258" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>150</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/151.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6587" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/151-254x300.jpg" alt="151" width="254" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>151</strong></span></p>
<p>&#8211; Le timbre était prévu en typographie. Cheffer n&rsquo;avait pas gravé de poinçon typographique depuis le timbre Aristide Briand de 1933. Il demanda à Marliat de lui graver deux poinçons typographiques : l&rsquo;un sur bois, l&rsquo;autre sur cuivre, d&rsquo;après l&rsquo;une de ses maquettes. Ces poinçons sont conservés au Musée de la Poste (<strong>150, 151</strong>). On connait même quelques très rares épreuves d&rsquo;artiste tirées à partir du poinçon chiffré à 12 F (<strong>152</strong>). Malgré cet énorme travail, c&rsquo;est une des maquettes de Muller qui remporte le concours (<strong>153</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/152.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6588" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/152-253x300.jpg" alt="152" width="253" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>152</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/153.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6589" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/153-246x300.jpg" alt="153" width="246" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>153</strong></span></p>
<p>D&rsquo;après le témoignage de M. Raymond Duxin qui connaissait bien Cheffer, l&rsquo;artiste ressentit alors une vive déception de ne pas avoir vu son timbre choisi pour l&rsquo;usage de la lettre.</p>
<p>Cette République «au profil noble et grave» servit de timbre d&rsquo;usage courant mais en 1967, soit dix ans après la mort de l&rsquo;artiste. Hommage posthume à l&rsquo;un des plus grands créateurs de timbres de France.</p>
<p>Déçu mais non découragé, Cheffer, alors âgé de soixante-quinze ans, continua son travail avec passion.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1955</strong></span></p>
<p><strong>Inventions célèbres : Nicolas Appert</strong></p>
<p>Inventeur de la conserve alimentaire, Nicolas Appert eut un timbre émis le 5 mars 1955.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/154-156.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6590" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/154-156-300x68.jpg" alt="154-156" width="300" height="68" /></a><span style="color: #800000;"><strong>154 à 156</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette au crayon sur papier calque (<strong>154</strong>).</p>
<p>&#8211; Epreuve d&rsquo;artiste (<strong>155</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre définitif (<strong>156</strong>).</p>
<p><strong>Célébrités : Renoir</strong></p>
<p>Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), peintre, sculpteur et graveur impressionniste.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/157-160.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6592" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/157-160-213x300.jpg" alt="157-160" width="213" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>157 à 160</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette au crayon sur papier- calque (<strong>157</strong>).</p>
<p>&#8211; Maquette adoptée (<strong>158</strong>).</p>
<p>&#8211; Epreuve d&rsquo;artiste (<strong>159</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre définitif émis le 11 juin 1955. (<strong>160</strong>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sites et monuments : Marseille</strong></p>
<p>Vue du port et de Notre-Dame-de-la-Garde, à Marseille.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/161-163.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6593" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/161-163-262x300.jpg" alt="161-163" width="262" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>161 à 163</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette au crayon sur papier calque (<strong>161</strong>).</p>
<p>&#8211; Épreuve d&rsquo;artiste (<strong>162</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre définitif émis le 15 octobre 1955 (<strong>163</strong>)</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1956</strong></span></p>
<p><strong>Timbre Europa</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/164.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6594" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/164-300x195.jpg" alt="164" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;"><strong>164</strong></span></p>
<p>Un concours fut organisé dans les pays du Marché commun pour trouver un timbre symbole de la construction européenne. Les projets furent innombrables. Celui de Cheffer ne fut pas retenu. C&rsquo;est celui du Français D. Gonzague qui servit de premier timbre Europa. (<strong>164</strong>)</p>
<p><strong>Parmentier</strong></p>
<p>Antoine-Auguste Parmentier (1737-1813), chimiste et agronome. Vulgarisateur de la pomme de terre en France.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/165-166.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6595" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/165-166-300x100.jpg" alt="165-166" width="300" height="100" /></a><span style="color: #800000;"><strong>165-66</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse au crayon sur papier calque. (<strong>165</strong>).</p>
<p>Timbre définitif émis le 27 octobre 1956 (<strong>166</strong>)</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1957</strong></span></p>
<p><strong>Inventeurs : Antoine Béclère</strong></p>
<p>Antoine Béclère (1856-1939), fondateur de la radiologie française.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/167-168.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6596" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/167-168-300x100.jpg" alt="167-168" width="300" height="100" /></a><span style="color: #800000;"><strong>167-168</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette au crayon sur papier calque (<strong>167</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre définitif (<strong>168</strong>)</p>
<p>Lorsque le timbre est émis le 23 mars 1957, il reste à Cheffer moins de six semaines à vivre. Il s&rsquo;éteint en plein travail le 3 mai 1957.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Divers</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/169.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6597" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/169-255x300.jpg" alt="169" width="255" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>169</strong></span></p>
<p>Avec ce travail, nous savons que nous n&rsquo;avons pas étudié la totalité de l&rsquo;œuvre philatélique de Cheffer. C&rsquo;est bien entendu impossible tant il reste à découvrir de maquettes, d&rsquo;épreuves d&rsquo;artiste, d&rsquo;essais de non-émis. Nous n&rsquo;avons pas étudié son travail pour les colis postaux (<strong>169</strong>).</p>
<p>Nous ne pouvons pas non plus étudier son travail pour les vignettes non postales, qui sont innombrables.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/170-172.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6598" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/170-172-246x300.jpg" alt="170-172" width="246" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>170 à 172</strong></span></p>
<p>Vignettes antituberculeuses (<strong>170 à 172</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/173-176.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6599" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/173-176-300x292.jpg" alt="173-176" width="300" height="292" /></a><span style="color: #800000;"><strong>173 à 176</strong></span></p>
<p>Vignettes de bienfaisance (<strong>173 à 176</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/177-181.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6600" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/177-181-267x300.jpg" alt="177-181" width="267" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>177 à 181</strong></span></p>
<p>Son travail pour Monaco nécessiterait à lui seul une étude complète (<strong>177 à 181</strong>).</p>
<p>Nous avons publié des documents d&rsquo;archives privées ou de musées, souvent inédites, pour montrer qu&rsquo;en philatélie la recherche est sans limite. Il reste encore tant à découvrir&#8230;</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>L&rsquo;hommage posthume : la Marianne de Cheffer</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/182.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6601" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/182-237x300.jpg" alt="182" width="237" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>182</strong></span></p>
<p>L&rsquo;honneur qui ne lui avait pas été fait de son vivant en 1954, c&rsquo;est-à-dire de faire le timbre d&rsquo;usage courant, Cheffer le connaîtra à titre posthume et c&rsquo;est justice.</p>
<p>En 1967, le ministre des Postes, M. Yves Guéna, choisit la Marianne de Cheffer présentée en 1954. Elle fut gravée en taille-douce par C. Durrens en s&rsquo;inspirant des maquettes de Cheffer (<strong>182</strong>).</p>
<p>Durrens présente deux poinçons. Combet présente lui aussi un poinçon (non adopté). En 1969, quand il fallut faire un tirage en typographie, la gravure du poinçon fut confiée probablement à M. Lermont.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/183.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6602" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/183-300x238.jpg" alt="183" width="300" height="238" /></a><span style="color: #800000;"><strong>183</strong></span></p>
<p>La Marianne de Cheffer (<strong>183</strong>)parue le 4 novembre 1967 inaugure les installations de la nouvelle imprimerie des timbres-poste de Périgueux en 1970, avant de laisser la place à la Marianne de Bequet le 2 janvier 1971. Mais cela est une autre histoire</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 452 &#8211; Mai 1991</span></p>

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		<title>Cheffer Superstar : les années 50 (VI)</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/02/01/cheffer-superstar-les-annees-50-vi/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 13:14:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>

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		<description><![CDATA[La dernière décennie qui voit le talent de Henry Cheffer s&#8217;exprimer, est marquée par la mise en service de la très belle série sur le théâtre français. 1950 Révolutionnaires de 1789 : Danton 105 Emis le 10 juillet 1950. Georges Jacques Danton (1759-1794). (105).  1951 Célébrités du XIXe siècle : Delacroix 106 Émis le 2<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/02/01/cheffer-superstar-les-annees-50-vi/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>La dernière décennie qui voit le talent de Henry Cheffer s&rsquo;exprimer, est marquée par la mise en service de la très belle série sur le théâtre français.</h4>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1950</strong></span></p>
<p><strong>Révolutionnaires de 1789 : Danton</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/105.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6544" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/105-202x300.jpg" alt="105" width="202" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>105</strong></span></p>
<p>Emis le 10 juillet 1950. Georges Jacques Danton (1759-1794). (<strong>105</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>1951</strong></span></p>
<p><strong>Célébrités du XIXe siècle : Delacroix</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/106.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6545" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/106-202x300.jpg" alt="106" width="202" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>106</strong></span></p>
<p>Émis le 2 juin 1951. Autoportrait du peintre Eugène Delacroix (1798-1863). (<strong>106</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1952</strong></span></p>
<p><strong>Journée du timbre</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/107-108.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6546" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/107-108-300x209.jpg" alt="107-108" width="300" height="209" /></a><span style="color: #800000;"><strong>107 et 108</strong></span></p>
<p>Maquettes non adoptées : poseurs de lignes téléphoniques (<strong>107 et 108</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/109.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6547" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/109-300x203.jpg" alt="109" width="300" height="203" /></a><span style="color: #800000;"><strong>109</strong></span></p>
<p>Sujet non adopté : voiture de poste à deux chevaux. Esquisse au crayon sur papier (<strong>109</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/110-111.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6548" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/110-111-300x96.jpg" alt="110-111" width="300" height="96" /></a><span style="color: #800000;"><strong>110 et 111</strong></span></p>
<p>Sujet adopté : malle-poste de 1844 sur la route Paris­Strasbourg. Esquisse encre sur papier (<strong>110</strong>). Timbre émis le 8 mars 1952 (<strong>111</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les universités martyres</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/112.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6549" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/112-201x300.jpg" alt="112" width="201" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>112</strong></span></p>
<p>Nous ne connaissons par la date de commande, cette maquette ni son but précis. Statue de Virgile devant une université bombardée (<strong>112</strong>). Timbre non émis que nous avons classé en 1952 en raison de sa faciale et de sa surtaxe.</p>
<p><strong>Narvik 1940</strong></p>
<p>Monument aux soldats et marins français vainqueurs à Narvik (Suède) les 27 et 28 mai 1940.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/113-115.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6550" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/113-115-300x105.jpg" alt="113-115" width="300" height="105" /></a><span style="color: #800000;"><strong>113 à 115</strong></span></p>
<p>Esquisse à l&rsquo;encre et à l&rsquo;aquarelle non retenue (<strong>113</strong>).</p>
<p>Esquisse de la maquette définitive au crayon sur papier calque (<strong>114</strong>).</p>
<p>Timbre émis le 28 mai 1952. (<strong>115</strong>.)</p>
<p><strong>Bir-Hakeim 1942</strong></p>
<p>Ce timbre donne à Cheffer un gros travail.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/116-117.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6551" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/116-117-300x97.jpg" alt="116-117" width="300" height="97" /></a><span style="color: #800000;"><strong>116 et 117</strong></span></p>
<p>Nous connaissons deux maquettes représentant les combats (<strong>116 et 117</strong>). Non émis.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/118.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6552" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/118-300x195.jpg" alt="118" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;"><strong>118</strong></span></p>
<p>Une maquette avec le monument de face. Monument à la gloire des troupes françaises du général Kœnig qui résistèrent aux Allemands à Bir-Hakeim (Libye) en juin 1942 (<strong>118</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/119.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6553" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/119-300x203.jpg" alt="119" width="300" height="203" /></a><span style="color: #800000;"><strong>119</strong></span></p>
<p>Non retenu. Maquette du Musée de la poste, adoptée (<strong>119</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/120.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6554" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/120-300x195.jpg" alt="120" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;"><strong>120</strong></span></p>
<p>Timbre émis le 14 juin 1952 (<strong>120</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Versailles &#8211; Entrée d&rsquo;après Utrillo</strong></p>
<p>Pour ce timbre, Cheffer, grave deux poinçons. Le premier porte la mention &laquo;&nbsp;Château de Versailles&nbsp;&raquo; et la signature &laquo;&nbsp;Maurice Utrillo. V.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/121-123.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6555" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/121-123-134x300.jpg" alt="121-123" width="134" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>121 à 123</strong></span></p>
<p>Nous connaissons des épreuves d&rsquo;artiste de ce poinçon (<strong>121</strong>). Ce poinçon fut refusé, et Cheffer le regrava avec un nouveau texte plus explicite &laquo;&nbsp;Versailles &#8211; Entrée d&rsquo;après Utrillo&nbsp;&raquo; et sans la signature du peintre. Epreuve d&rsquo;artiste connue (<strong>122</strong>).</p>
<p>Le timbre définitif fut émis le 20 décembre 1952. (<strong>123</strong>). Un timbre identique avec de nouvelles couleurs est paru en 1954.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1953</strong></span></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Gargantua&nbsp;&raquo; de Rabelais</strong></p>
<p>Ici encore on peut voir avec quelle perfection et quel professionnalisme Cheffer entreprenait un timbre­poste.</p>
<p>Les dernières années de sa vie sont marquées par un travail extrême de tous les détails jusqu&rsquo;à obtenir la perfection.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/124-125.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6556" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/124-125-300x217.jpg" alt="124-125" width="300" height="217" /></a><span style="color: #800000;"><strong>124 et 125</strong></span></p>
<p>Maquettes non acceptées (<strong>124-125</strong>).</p>
<p>&#8211; Esquisse au crayon sur papier-calque de la maquette adoptée. Recherche du meilleur</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/126-128.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6557" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/126-128-300x147.jpg" alt="126-128" width="300" height="147" /></a><span style="color: #800000;"><strong>126 à 128</strong></span></p>
<p>cadrage du personnage et des légendes (<strong>126</strong>).</p>
<p>&#8211; Esquisse au crayon sur papier-calque du projet définitif (<strong>127</strong>).</p>
<p>&#8211; Esquisse définitive à l&rsquo;encre et à l&rsquo;aquarelle sur papier (<strong>128</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/129.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6558" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/129-199x300.jpg" alt="129" width="199" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>129</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbre définitif émis le 27 mai 1953 (<strong>129</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Hernani&nbsp;&raquo;, de Victor Hugo</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/130.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6559" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/130-185x300.jpg" alt="130" width="185" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>130</strong></span></p>
<p>Maquette non adoptée (<strong>130</strong>). C&rsquo;est la maquette de R. Cami qui fut choisie et le timbre définitif parut le 6 juin 1953.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Le Misanthrope&nbsp;&raquo;, de Molière</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/131.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6560" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/131-185x300.jpg" alt="131" width="185" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/132.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6561" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/132-187x300.jpg" alt="132" width="187" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>131 et 132</strong></span></p>
<p>Cheffer présente deux maquettes, l&rsquo;une de Célimène (<strong>131</strong>), l&rsquo;autre d&rsquo;Alceste (<strong>132</strong>). Elles ne furent pas retenues. C&rsquo;est la Célimène de R. Cami qui fut retenue et émise le 19. septembre 1953.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Figaro&nbsp;&raquo;, de Beaumarchais</strong></p>
<p>Encore un timbre qui donna un énorme travail à Cheffer. Nous connaissons quatre maquettes et deux poinçons.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/133-134.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6562" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/133-134-300x213.jpg" alt="133-134" width="300" height="213" /></a><span style="color: #800000;"><strong>133 et 134</strong></span></p>
<p>&#8211; Deux maquettes non retenues (<strong>133 et 134</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/135.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6563" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/135-190x300.jpg" alt="135" width="190" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>135</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/136-138.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6564" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/136-138-300x149.jpg" alt="136-138" width="300" height="149" /></a><span style="color: #800000;"><strong>136 à 138</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse au crayon sur calque (<strong>135</strong>) puis maquette d&rsquo;un projet retenu (<strong>136</strong>).</p>
<p>&#8211; Epreuve d&rsquo;artiste d&rsquo;un poinçon retenu dans un premier temps (<strong>137</strong>).</p>
<p>&#8211; Au dernier moment, pour une raison que nous ignorons, Cheffer dut refaire une maquette et un poinçon pour pouvoir enfin émettre le timbre définitif (<strong>138</strong>). Timbre émis le 19 septembre 1953.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 451 &#8211; Avril 1991</span></p>
<p>&nbsp;</p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Cheffer superstar (V)</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 09:36:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>

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		<description><![CDATA[Henry Cheffer ( 1880-1957 ), petit cousin de Rodin, a gravé son premier timbre en 1911&#8230; pour la Perse. Une grande carrière commençait. Si certains graveurs ou dessinateurs ont connu, un temps, l&#8217;épuration, pour leur activité durant l&#8217;occupation, Henry Cheffer ne connut pas ce genre d&#8217;avatars. Il signe même en 1946, un timbre superbe représentant<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/02/01/cheffer-superstar-v/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Henry Cheffer ( 1880-1957 ), petit cousin de Rodin, a gravé son premier timbre en 1911&#8230; pour la Perse. Une grande carrière commençait.</h4>
<p>Si certains graveurs ou dessinateurs ont connu, un temps, l&rsquo;épuration, pour leur activité durant l&rsquo;occupation, Henry Cheffer ne connut pas ce genre d&rsquo;avatars. Il signe même en 1946, un timbre superbe représentant la Pointe du Raz&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1946</strong></span></p>
<p><strong>Pour le Musée postal</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/77-79.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6521" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/77-79-300x156.jpg" alt="77-79" width="300" height="156" /></a><strong><span style="color: #800000;">77 à 79</span></strong></p>
<p>Ce timbre émis en 1946 a probablement été commandé beaucoup plus tôt. Nous connaissons une épreuve avec la mention &laquo;&nbsp;Poste française&nbsp;&raquo; sans la mention RF. Il a donc été préparé du temps du maréchal Pétain (<strong>77</strong>) . L&rsquo;épreuve d&rsquo;artiste du timbre émis porte la légende &laquo;&nbsp;POSTES RF&nbsp;&raquo;. Ce timbre a servi à de nombreux essais et tirages spéciaux (<strong>78</strong>).</p>
<p>Le timbre définitif fut émis le 25 mai 1946. (<strong>79</strong>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pointe du Raz &#8211; Finistère</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/80.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6522" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/80-300x194.jpg" alt="80" width="300" height="194" /></a><span style="color: #800000;"><strong>80</strong></span></p>
<p>On connaît au Musée de la Poste une maquette non acceptée (<strong>80</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/81.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6523" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/81-300x245.jpg" alt="81" width="300" height="245" /></a><span style="color: #800000;"><strong>81</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse à l&rsquo;aquarelle sur papier (<strong>81</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/82.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6524" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/82-300x203.jpg" alt="82" width="300" height="203" /></a><span style="color: #800000;"><strong>82</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbre émis le 21 octobre 1946 (<strong>82</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1947</strong></span></p>
<p><strong>XXIe congrès de l&rsquo;Union postale universelle : la cité</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/83.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6525" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/83-300x197.jpg" alt="83" width="300" height="197" /></a><span style="color: #800000;"><strong>83</strong></span></p>
<p>Maquette non retenue conservée au Musée de la Poste à Paris (<strong>83</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/84.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6526" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/84-300x213.jpg" alt="84" width="300" height="213" /></a><span style="color: #800000;"><strong>84</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse à l&rsquo;encre et aquarelle sur papier (<strong>84</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/85.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6527" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/85-300x201.jpg" alt="85" width="300" height="201" /></a><span style="color: #800000;"><strong>85</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette au crayon sur papier calque (<strong>85</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/86.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6528" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/86-300x196.jpg" alt="86" width="300" height="196" /></a><span style="color: #800000;"><strong>86</strong></span></p>
<p>&#8211; Réimpression en noir du Musée postal (<strong>86</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/87.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6529" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/87-300x204.jpg" alt="87" width="300" height="204" /></a><span style="color: #800000;"><strong>87</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbres émis le 7 mai 1947. (<strong>87</strong>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1948</strong></span></p>
<p><strong>Révolutionnaires de 1848 : A.M.Albert</strong></p>
<p>Alexandre Martin dit &laquo;&nbsp;l&rsquo;ouvrier Albert&nbsp;&raquo; (1815-1895) fondateur du journal socialiste <em>L&rsquo;Atelier</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/88-89.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6530" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/88-89-141x300.jpg" alt="88-89" width="141" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>88 et 89</strong></span></p>
<p>Maquette non adoptée avec barricade à l&rsquo;avant-plan (<strong>88</strong>).</p>
<p>Timbre émis le 5 avril 1948 (<strong>89</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Calmette</strong></p>
<p>Timbre émis pour le premier congrès international du B.C.G. Le docteur Calmette (1863-1933), bactériologiste, découvrit avec le docteur Guérin le bacille Calmette-Guérin (B.C.G.) qui permit la première vaccination antituberculeuse. A l&rsquo;arrière-plan figure son laboratoire de l&rsquo;Institut Pasteur de Lille.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/90-91.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6531" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/90-91-300x98.jpg" alt="90-91" width="300" height="98" /></a><span style="color: #800000;"><strong>90 et 91</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse à l&rsquo;encre sur papier (<strong>90</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre définitif émis le 18 juin 1948. (<strong>91</strong>)</p>
<p><strong>Général Leclerc</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/92.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6537" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/92-198x300.jpg" alt="92" width="198" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>92</strong></span></p>
<p>De nombreux artistes furent mis en compétition pour ce timbre. La maquette de Cheffer (<strong>92</strong>) ne fut pas retenue. C&rsquo;est celle de Raoul Serres qui servit à faire le timbre émis le 3 juillet 1948.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1949</strong></span></p>
<p><strong>Métiers : marin-pêcheur</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/93-94.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6539" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/93-94-300x210.jpg" alt="93-94" width="300" height="210" /></a><span style="color: #800000;"><strong>92 et 94</strong></span></p>
<p>Maquette non retenue (<strong>93</strong>).</p>
<p>Timbre émis le 14 février 1949.( <strong>94</strong>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;amitié franco-britannique</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/95.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6533" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/95-300x193.jpg" alt="95" width="300" height="193" /></a><span style="color: #800000;"><strong>95</strong></span></p>
<p>Nous ne savons pas avec précision de quand date ce projet. Cependant la valeur faciale à 25 F et un timbre voisin sur l&rsquo;amitié franco-américaine paru en 1949 nous font supposer que cette maquette date de cett époque (<strong>95</strong>). Timbre non émis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abbay Saint-Wandrille</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/96-100.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6534" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/96-100-262x300.jpg" alt="96-100" width="262" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>96 à 100</strong></span></p>
<p>Cheffer fit plusieurs esquisses soit de l&rsquo;ensemble du monument soit des vues partielles (<strong>96-97</strong>). Il se décida pour le cloître de l&rsquo;abbaye des bénédictines de Fontenelles. Esquisse au crayon sur papier (<strong>98</strong>).</p>
<p>Le timbre définitif parut le 18 mai 1949 (<strong>99-100</strong>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Watteau</strong></p>
<p>Émis dans la série des célébrités du XVIIIe siècle Cheffer dessine le portrait du peintre d&rsquo;après un portrait fait par François Boucher, actuellement conservé au Musée Condé, à Chantilly.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/101-102.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6535" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/101-102-300x232.jpg" alt="101-102" width="300" height="232" /></a><span style="color: #800000;"><strong>101 et 102</strong></span></p>
<p>&#8211; Epreuve d&rsquo;artiste (<strong>101</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis le 14 novembre 1949 (<strong>102</strong>)</p>
<p><strong>Métiers</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/101-102.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6535" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/101-102-300x232.jpg" alt="101-102" width="300" height="232" /></a><span style="color: #800000;"><strong>103 et 104</strong></span></p>
<p>D&rsquo;après les valeurs faciales, c&rsquo;est à peu près à cette époque que l&rsquo;on commande à Cheffer des maquettes sur les métiers.</p>
<p>&#8211; Maquette à 30 F su r u n métier agricole qui semble être la vendange (sans aucune certitude). (<strong>103</strong>)</p>
<p>&#8211; Maquette à 40 F sur la pêche en mer (<strong>104</strong>). Ces deux timbres ne furent pas émis.</p>
<p>Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 450 &#8211; Mars 1991</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Cheffer superstar (IV)</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/01/29/cheffer-superstar-iv/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2016 15:24:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>

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		<description><![CDATA[La seconde guerre mondiale ne va pas voir Henry Cheffer interrompre ses activités de créateur de timbres-poste, avec plus ou moins de bonheur puisque les années seront vierges de toute émission portant sa signature. 1939 Fêtes du cinquantenaire de la tour Eiffel Pour les cinquante ans de la tour Eiffel, un timbre fut émis le<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/29/cheffer-superstar-iv/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>La seconde guerre mondiale ne va pas voir Henry Cheffer interrompre ses activités de créateur de timbres-poste, avec plus ou moins de bonheur puisque les années seront vierges de toute émission portant sa signature.</h4>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1939</strong></span></p>
<p><strong>Fêtes du cinquantenaire de la tour Eiffel</strong></p>
<p>Pour les cinquante ans de la tour Eiffel, un timbre fut émis le 24 mars 1939.</p>
<p>La surtaxe était destinée au comité des fêtes du cinquantenaire.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/411.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6502" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/411-196x300.jpg" alt="41" width="196" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>41</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/421.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6503" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/421-195x300.jpg" alt="42" width="195" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>42</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbre du cinquantenaire (<strong>41</strong>). Un cliché modifié fut repris pour affranchir un entier postal à 1,60 F émis le 7 juin 1982 (<strong>42</strong>)</p>
<p><strong>Exposition de l&rsquo;eau à Liège</strong></p>
<p>Machine de Marly à Bougival construite sous Louis XIV pour alimenter les grandes eaux de Versailles. Ce timbre commémorait la section française de l&rsquo;Exposition de l&rsquo;eau à Liège (Belgique). Il fut émis le 22.5.1939.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/431.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6504" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/431-300x192.jpg" alt="43" width="300" height="192" /></a><span style="color: #800000;"><strong>43</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse au crayon sur calque (<strong>43</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/441.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6505" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/441-300x193.jpg" alt="44" width="300" height="193" /></a><span style="color: #800000;"><strong>44</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbre définitif (<strong>44</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1940</strong></span></p>
<p><strong>Le timbre franco-britannique</strong></p>
<p>La deuxième guerre mondiale est commencée depuis septembre 1 39. Depuis, les armées ennemies s&rsquo;observent : c&rsquo;est la &laquo;&nbsp;Drôle de guerre&nbsp;&raquo;. Au premier trimestre 1940, un projet de timbre franco-­britannique est demandé à Cheffer, qui doit livrer son projet pour le 9 mars 1940. Le timbre doit être émis le 1er septembre 1940.</p>
<p>La maquette est présentée à la conférence franco­britannique du 9 mars 1940 et acceptée. En Grande-Bretagne, le dessin est légèrement retouché par E. Dulac pour répondre aux normes d&rsquo;impression anglaises en photogravure. A gauche figure le portrait du roi d&rsquo;Angleterre George VI, à droite celui du président de la République française, A. Lebrun. Des épreuves furent tirées en quatre couleurs à partir du 13 juin. La préparation des cylindres était très avancée chez Harrissons quand la France vaincue demanda l&rsquo;armistice avec l&rsquo;Allemagne. Le timbre reste non émis.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/451.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6506" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/451-300x185.jpg" alt="45" width="300" height="185" /></a><span style="color: #800000;"><strong>45</strong></span></p>
<p>&#8211; Maquette de Cheffer (<strong>45</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour nos soldats</strong></p>
<p>Série de deux timbres émise le 12 février 1940. La forte valeur est due à Cheffer. Représentation d&rsquo;un soldat d&rsquo;infanterie coloniale devant un village d&rsquo;Afrique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/46-48.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6507" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/46-48-300x140.jpg" alt="46-48" width="300" height="140" /></a><span style="color: #800000;"><strong>46 à 48</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse à l&rsquo;aquarelle, à l&rsquo;encre sur carton (<strong>46</strong>). Valeur faciale: 90 c + 60 c.</p>
<p>&#8211; Première ébauche de la maquette au crayon sur calque (<strong>47</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre définitif avec faciale 1 F + 50 c (<strong>48</strong>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour les œuvres de guerre : maréchal Joffre</strong></p>
<p>Portrait du maréchal Joffre, vainqueur de la bataille de la Marne en 1914, émis le 1&Prime; mai 1940.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/49-51.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6508" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/49-51-300x70.jpg" alt="49-51" width="300" height="70" /></a><span style="color: #800000;"><strong>49 à 51</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette au crayon sur calque (<strong>49</strong>).</p>
<p>&#8211; Epreuve d&rsquo;artiste à l&rsquo;unité en noir (<strong>50 </strong>Musée postal) .</p>
<p>&#8211; Timbre émis. (<strong>51</strong>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Secours national (élevage) </strong></p>
<p>Emis le 2 décembre 1940.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/52-54.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6509" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/52-54-300x72.jpg" alt="52-54" width="300" height="72" /></a><span style="color: #800000;"><strong>52 à 54</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisses de la maquette au crayon sur calque (<strong>52 et 53</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis.(<strong>54</strong>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1941</strong></span></p>
<p><strong>Entraide d&rsquo;hiver</strong></p>
<p>Série de quatre maquettes préparées pour l&rsquo;Entraide d&rsquo;hiver au maréchal Pétain. La très forte surtaxe était destinée au Secours national.</p>
<p>Aucune de ces maquettes ne fut acceptée.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/55-58.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6510" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/55-58-300x244.jpg" alt="55-58" width="300" height="244" /></a><span style="color: #800000;"><strong>55 à 58</strong></span></p>
<p>Le choix se porta sur la maquette de R. Serres. Emis le 4 mars 1941. (<strong>55 à 58</strong>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Société des œuvres de mer</strong></p>
<p>Deux maquettes non retenues pour la Société des œuvres de mer. Timbre à forte surtaxe. Le projet retenu fut celui de Lemagny gravé par Gandon émis le 23 octobre 1941.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/59-60.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6511" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/59-60-184x300.jpg" alt="59-60" width="184" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>59 et 60</strong></span></p>
<p>&#8211; Les maquettes non retenues (<strong>59 et 60</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Armoiries de Lille</strong></p>
<p>Timbre faisant partie d&rsquo;une série d&rsquo;armoiries des villes de France émise le 15 décembre 1941.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/61-63.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6512" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/61-63-300x127.jpg" alt="61-63" width="300" height="127" /></a><span style="color: #800000;"><strong>61 à 63</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette à l&rsquo;aquarelle et à l&rsquo;encre sur calque (<strong>61</strong>).</p>
<p>Maquette à la gouache et à l&rsquo;encre sur carton (<strong>62</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbre émis. (<strong>63</strong>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1942</strong></span></p>
<p><strong>Œuvres de l&rsquo;air</strong></p>
<p>Emis le 4 avril 1942 avec forte surtaxe au profit des Œuvres de l&rsquo;air, avions Potez 63 en vol</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/64-65.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6513" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/64-65-243x300.jpg" alt="64-65" width="243" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>64 et 65</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse au crayon sur papier (<strong>64</strong>).</p>
<p>&#8211; Timbres émis. (<strong>65</strong>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Armoiries de Dijon</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/66.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6514" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/66-238x300.jpg" alt="66" width="238" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>66</strong></span></p>
<p>Fait partie d&rsquo;une série d&rsquo;armoiries des villes émise le 5 octobre 1942. (<strong>66</strong>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1943</strong></span></p>
<p><strong>Fondateurs de l&rsquo;hôtel-Dieu de Beaune</strong></p>
<p>Pour le cinquième centenaire de la fondation de l&rsquo;hôtel-Dieu de Beaune, il est probable qu&rsquo;une série de deux timbres fut envisagée portant chacun le portrait d&rsquo;un des deux fondateurs.</p>
<p>En définitive un seul timbre fut émis figurant les deux portraits.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/67-72.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6515" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/67-72-300x154.jpg" alt="67-72" width="300" height="154" /></a><span style="color: #800000;"><strong>67 à 72</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse au crayon sur calque de la maquette de Guigone-de-Salins (<strong>67</strong>).</p>
<p>&#8211; Maquette définitive du timbre à Guigone-de­Salins d&rsquo;après un portrait de Roger de la Pasture. Non émis (<strong>68</strong>).</p>
<p>&#8211; Maquette définitive du timbre à Nicolas Rolin d&rsquo;après un portrait de Roger de la Pasture. Non émis (<strong>69</strong>).</p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette définitive au crayon sur calque. Les deux portraits sont sur le même timbre (<strong>70</strong>).</p>
<p>&#8211; Maquette définitive du timbre. Musée de la Poste, Paris (<strong>71</strong>).</p>
<p>&#8211; Le timbre émis. (<strong>72</strong>). Emission le 21 juillet 1943.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1944</strong></span></p>
<p><strong>Chenonceaux</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/73-76.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6516" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/73-76-300x267.jpg" alt="73-76" width="300" height="267" /></a><span style="color: #800000;"><strong>73 à 76</strong></span></p>
<p>Maquette pour un timbre de 15 F château de Chenonceaux. Le projet de Cheffer ne fut pas retenu. C&rsquo;est le timbre proposé par Barlangue qui fut émis le 10 juin 1944. (<strong>73</strong>)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Amboise</strong></p>
<p>Pour la même émission, Cheffer proposa une vue du château d&rsquo;Amboise qui ne fut pas non plus retenue (<strong>74</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1945(?)</strong></p>
<p><strong>Entraide des artistes</strong></p>
<p>Des projets de timbres pour l&rsquo;Entraide des artistes sont connus. Ils ne virent jamais le jour.</p>
<p>Il y eut par contre des feuillets de vignettes non postales pour l&rsquo;aide aux artistes qui furent émis en 1941 et 1942.</p>
<p>Cheffer dessina et grava des vignettes que nous verrons dans le dernier volet.</p>
<p>Maquette d&rsquo;un timbre non émis à 2,50 F + 1 F: Fontaine de l&rsquo;Observatoire (<strong>75</strong>).</p>
<p>&#8211; Maquette d&rsquo;un timbre non émis à 2,50 F + 1 F : Les chevaux de Marly (<strong>76</strong>).</p>
<p>&#8211; La date de 1945 pour ces deux maquettes est probable mais non certaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 449 &#8211; Février 1991</span></p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Cheffer superstar (III)</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2016 13:18:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>

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		<description><![CDATA[Henry Cheffer ne cesse de dessiner des timbres&#8230; La Marianne qui porte son nom verra même le jour près de dix ans après sa mort ! Les années timbres A partir de 1936 et jusqu&#8217;à sa disparition en 1957, Cheffer ne cessa plus de créer des timbres pour la France. Sans prétendre être complets, nous<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/29/cheffer-superstar-iii/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Henry Cheffer ne cesse de dessiner des timbres&#8230; La Marianne qui porte son nom verra même le jour près de dix ans après sa mort !</h4>
<p><strong>Les années timbres</strong></p>
<p>A partir de 1936 et jusqu&rsquo;à sa disparition en 1957, Cheffer ne cessa plus de créer des timbres pour la France. Sans prétendre être complets, nous présenterons ce que nous connaissons, dans les collections privées (le plus souvent) ou parfois au Musée de la Poste. Il existe bien entendu encore beaucoup de pièces à découvrir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>1936</strong></span></p>
<p><strong>Vimy-monument canadien.</strong></p>
<p>Timbres émis à la gloire des soldats canadiens morts pendant la première guerre mondiale. Le monument, dû à l&rsquo;architecte canadien Walter S. Allward, s&rsquo;élève à quelques kilomètres au nord d&rsquo;Arras. Il est situé sur un terrain de 92 hectares, don de la nation française au peuple canadien. Le monument fut dévoilé le 26 juillet 1936 par le roi d&rsquo;Angleterre Edouard VIII. Cheffer s&rsquo;est probablement inspiré pour son dessin de photographies de A. Vigneau. Ces dernières ont par ailleurs servi à illustrer une série de dix entiers officiels émis en même temps que les timbres.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/019.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6466" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/019-300x215.jpg" alt="01" width="300" height="215" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p>&#8211; Photo de A. Vigneau de l&rsquo;ensemble du monument (<strong>1</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/028.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6467" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/028-300x191.jpg" alt="02" width="300" height="191" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisses du monument vu sous différents angles (<strong>2</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/038.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6468" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/038-300x198.jpg" alt="03" width="300" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse à l&rsquo;encre (<strong>3</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/047.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6469" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/047-300x175.jpg" alt="04" width="300" height="175" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse à l&rsquo;encre et à l&rsquo;aquarelle avec mise en place des légendes (<strong>4</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/057.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6470" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/057-300x191.jpg" alt="05" width="300" height="191" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse de la maquette au crayon sur papier calque (<strong>5</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/069.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6471" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/069-300x202.jpg" alt="06" width="300" height="202" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/078.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6472" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/078-300x207.jpg" alt="07" width="300" height="207" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbres définitifs à 75 cet 1,50 F émis le 26 juillet 1937 (<strong>6 et 7</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Exposition internationale Paris 1937</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/088.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6473" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/088-300x186.jpg" alt="08" width="300" height="186" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/098.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6474" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/098-300x184.jpg" alt="09" width="300" height="184" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p>Un concours fut organisé par la direction générale des Beaux-Arts pour trouver la meilleure maquette pour célébrer l&rsquo;Exposition internationale qui devait se dérouler à Paris en 1937. Cheffer présenta deux maquettes qui furent refusées (<strong>8 et 9</strong>). Les timbres choisis furent ceux de Galanis émis le 15 septembre 1936.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour les chômeurs intellectuels : Berlioz</strong></p>
<p>Un timbre à 50 c + 10 c au type Hector Berlioz fut commandé à Cheffer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/106.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6475" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/106-300x183.jpg" alt="10" width="300" height="183" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">
<p>&#8211; Esquisse de profil (<strong>10</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/116.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6476" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/116-300x193.jpg" alt="11" width="300" height="193" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/129.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6477" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/129-300x186.jpg" alt="12" width="300" height="186" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p>&#8211; Deux esquisses de face (<strong>11 et 12</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/135.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6478" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/135-300x180.jpg" alt="13" width="300" height="180" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p>&#8211; Maquette de face (<strong>13</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/142.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6479" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/142-300x198.jpg" alt="14" width="300" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p>Pour une raison que nous ignorons, le timbre définitif fut exécuté par Ouvré avec une faciale de 40 c + 10 c et émis le 16 novembre 1936. (<strong>14</strong>.) Le projet de Cheffer reste non émis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1937</strong></p>
<p><strong>Mermoz</strong></p>
<p>Le célèbre pilote Mermoz venait de mourir quelques mois auparavant. Deux timbres furent émis en sa mémoire dès 1937.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/152.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6480" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/152-300x177.jpg" alt="15" width="300" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisse chiffrée à 50 c (<strong>15</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/162.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6481" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/162-300x195.jpg" alt="16" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;"><strong>16</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbre émis à 30 c le 22 avril 1937. (<strong>16</strong>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Descartes</strong></p>
<p>Tous les collectionneurs français savent que ce timbre fut à l&rsquo;origine d&rsquo;un énorme scandale. Emis le 24 mai 1937, la France entière ne fut pas longue à s&rsquo;apercevoir que le titre du célèbre livre de Descartes était incorrect. Le titre qui figurait sur le timbre &laquo;&nbsp;Discours sur la méthode&nbsp;&raquo; était faux. Le ministre des Postes, pour éviter la spéculation, fit faire, un tirage du timbre avec le titre exact (&laquo;&nbsp;Discours de la méthode&nbsp;&raquo;) presque aussi important que celui au titre inexact.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/17-19.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6482" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/17-19-156x300.jpg" alt="17-19" width="156" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17 à 19</strong></span></p>
<p>Le &laquo;&nbsp;Discours sur la méthode&nbsp;&raquo; fut tiré à 5,3 millions d&rsquo;exemplaires du 28.5.37 au 26.4.37 (<strong>17</strong>). Le &laquo;&nbsp;Discours de la méthode&nbsp;&raquo; fut tiré à 4,5 millions d&rsquo;exemplaires du 28.5.37 au 14.6.37 (<strong>18</strong>) et émis le 10 juin 1937. Les deux timbres furent vendus en même temps. La Poste n&rsquo;avait pas évité le ridicule mais elle avait évité la spéculation. Il semble bien, d&rsquo;après l&rsquo;esquisse à 75 c que nous connaissons, que l&rsquo;erreur soit due à Cheffer (<strong>19</strong>). La Poste cependant ne semble pas lui en avoir tenu rigueur puisqu&rsquo;il continue à produire de nombreux timbres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour les chômeurs intellectuels : Rodin</strong></p>
<p>Confier à Cheffer le timbre sur Rodin allait de soi puisque nous savons qu&rsquo;ils étaient cousins.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/20-21.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6483" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/20-21-241x300.jpg" alt="20-21" width="241" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>20 et 21</strong></span></p>
<p>&#8211; Esquisses au crayon su r calque (<strong>20 et 21</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/223.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6484" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/223-300x192.jpg" alt="22" width="300" height="192" /></a><span style="color: #800000;"><strong>22</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbre définitif émis le 16 mars 1937. (<strong>22</strong>).</p>
<p>Un timbre identique avec faciale à 1 F + 10 c est paru en 1938.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Aide aux enfants de chômeurs</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/233.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6485" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/233-300x182.jpg" alt="23" width="300" height="182" /></a><span style="color: #800000;"><strong>23</strong></span></p>
<p>Timbre non émis probablement en 1937 ou 1938 d&rsquo;après la faciale à 65 c. Nous connaissons une maquette (<strong>23</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>150e anniversaire de la Constitution américaine </strong>(<strong>24</strong>)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/243.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6486" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/243-200x300.jpg" alt="24" width="200" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>24</strong></span></p>
<p>La maquette que nous connaissons présentée par Cheffer ne fut pas retenue. Ce fut la maquette de Barlangue qui fut acceptée. Timbre émis Je 17 septembre 1937.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1938</strong></p>
<p><strong>Léon Gambetta</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/25-26.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6487" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/25-26-211x300.jpg" alt="25-26" width="211" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>25 et 26</strong></span></p>
<p>Pour le centenaire de sa naissance, on décida de commémorer le chef du gouvernement provisoire de 1870. Cheffer prépara deux maquettes (<strong>25 et 26</strong>). La mention 1838-1938 marque bien le centenaire. Le timbre définitif fut commandé à Delzers avec faciale à 55 c et avec les dates de naissance et de mort de Gambetta (1838-1 882). Timbre émis le 2 avril1938.</p>
<p><strong>Mineurs</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/27-29.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6488" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/27-29-300x162.jpg" alt="27-29" width="300" height="162" /></a><span style="color: #800000;"><strong>27 à 29</strong></span></p>
<p>Un 35 c représentant des mineurs fut commandé à Cheffer. Nous connaissons des esquisses avec encre de Chine et aquarelle sur calque (<strong>27</strong>). La deuxième phase fut une esquisse de maquette avec faciale à 35 c et légende &laquo;&nbsp;Mineurs du Nord&nbsp;&raquo; au crayon sur calque (<strong>28</strong>). Le timbre définitif fut émis à 2,15 F pour la lettre recommandée pour l&rsquo;intérieur (<strong>29</strong>). Emis le 20 avril1938.</p>
<p><strong>Saint-Malo</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/30-31.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6489" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/30-31-236x300.jpg" alt="30-31" width="236" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>30 et 31</strong></span></p>
<p>Vue du port de Saint-Malo. La maquette du timbre est conservée au Musée de la Poste (<strong>30</strong>). Le timbre fut émis le 16 mai 1938. (<strong>31</strong>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La Champenoise</strong> (<strong>32</strong>)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/321.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6490" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/321-194x300.jpg" alt="32" width="194" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>32</strong></span></p>
<p>Maquette non retenue de Cheffer. C&rsquo;est celle de A. Spitz qui servit au timbre définitif avec une légende un peu différente (Champagne). Emis le 13 juin 1938.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Visite des souverains britanniques</strong></p>
<p>Nous avons vu qu&rsquo;en 1936 c&rsquo;était Edouard VIII, roi d&rsquo;Angleterre, qui avait dévoilé le monument aux Canadiens de Vimy. Il l&rsquo;avait fait durant son court règne de onze mois. Depuis, désirant épouser une Américaine divorcée, il avait dû pour cela abdiquer. Cette abdication avait été accueillie avec plaisir en France car on connaissait les sentiments pro-nazis du roi. Le nouveau roi, George VI, était beaucoup plus francophile et sa réception en France en 1938 fut un événement national. Le roi et son épouse allèrent de fête en fête, d&rsquo;inauguration en inauguration, l&rsquo;entente cordiale était enfin retrouvée. Pourtant tout avait mal commencé. A la date prévue pour le voyage, le 28 juin 1938, la mère de la reine mourut. Ce voyage fut retardé au 19 juillet 1938 et, malgré ce contretemps, il fut un triomphe pour les nouveaux souverains. Un timbre fut émis pour l&rsquo;occasion.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/331.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6491" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/331-300x186.jpg" alt="33" width="300" height="186" /></a><span style="color: #800000;"><strong>33</strong></span></p>
<p>&#8211; Epreuve d&rsquo;artiste en noir signée Cheffer (<strong>33</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/341.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6492" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/341-300x197.jpg" alt="34" width="300" height="197" /></a><span style="color: #800000;"><strong>34</strong></span></p>
<p>&#8211; Timbre émis le 19 juillet 1938 malgré la date portée sur le timbre: 28 juin 1938 (<strong>34</strong>).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Monument australien de Villers Bretonneux</strong></p>
<p>Monument dédié aux soldats australiens morts pendant la guerre de 1914-1918 et dévoilé par le roi George VI le 22 juillet 1938 lors de sa visite en France. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une série de 10 entiers officiels, illustrés de vues diverses du monument. Cinq cartes sont affranchies à 55 c vert et cinq à 1 F carmin. Elles sont imprimées en photogravure par l&rsquo;imprimerie Crété, à Paris. On a repris pour les vignettes un dessin un peu modifié du timbre de la visite des souverains britanniques.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/351.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6493" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/351-300x178.jpg" alt="35" width="300" height="178" /></a><span style="color: #800000;"><strong>35</strong></span></p>
<p>&#8211; 55 c brun violacé de l&rsquo;épreuve de luxe (<strong>35</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/361.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6494" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/361-300x186.jpg" alt="36" width="300" height="186" /></a><span style="color: #800000;"><strong>36</strong></span></p>
<p>&#8211; 1 F carmin (<strong>36</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/371.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6495" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/371-300x191.jpg" alt="37" width="300" height="191" /></a><span style="color: #800000;"><strong>37</strong></span></p>
<p>&#8211; Recto de la carte postale à 55 c avec oblitération spéciale premier jour mécanique (<strong>37</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Départ de La Fayette à bord de la Victoire</strong></p>
<p>Ce timbre est au recto d&rsquo;une série de 10 cartes illustrant le mémorial américain de la pointe de Grave. Ce mémorial est dédié aux soldats américains morts en France pendant la guerre de 1914-1918. Cinq cartes sont affranchies à 55 c bleu et cinq à 1 F rouge. Le monument a été dévoilé le 4 septembre 1938.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/381.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6496" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/381-300x176.jpg" alt="38" width="300" height="176" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38</strong></span></p>
<p>&#8211; Maquette du timbre (<strong>38</strong>). Cartes imprimées en photogravure par Crété, à Paris.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/391.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6497" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/391-300x192.jpg" alt="39" width="300" height="192" /></a><span style="color: #800000;"><strong>39</strong></span></p>
<p>&#8211; Recto de la carte à 55 c (<strong>39</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/401.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6498" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/401-300x192.jpg" alt="40" width="300" height="192" /></a><span style="color: #800000;"><strong>40</strong></span></p>
<p>&#8211; Recto de la carte à 1 F (<strong>40</strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 448 &#8211; Janvier 1991</span></p>

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		<title>A la découverte d&#8217;un génie : Cheffer (II)</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/01/29/a-la-decouverte-dun-genie-cheffer-ii/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2016 11:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets généraux]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;exposition coloniale internationale 1931 Après avoir travaillé dix-sept ans pour l&#8217;étranger de 1911 à 1928, Cheffer avait donc fait son entrée à l&#8217;Atelier à un moment crucial de la fabrication des timbres de France. Il avait donné deux beaux timbres qui restent des fleurons de toute collection de France. Comme nous allons le voir ce<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/29/a-la-decouverte-dun-genie-cheffer-ii/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;exposition coloniale internationale 1931</strong></p>
<h4>Après avoir travaillé dix-sept ans pour l&rsquo;étranger de 1911 à 1928, Cheffer avait donc fait son entrée à l&rsquo;Atelier à un moment crucial de la fabrication des timbres de France. Il avait donné deux beaux timbres qui restent des fleurons de toute collection de France. Comme nous allons le voir ce n&rsquo;était là qu&rsquo;un début.</h4>
<p><strong>Cet éléphant est-il français ?</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/018.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6449" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/018-193x300.jpg" alt="01" width="193" height="300" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p>C&rsquo;est la question que l&rsquo;on peut se poser devant une maquette préparée pour l&rsquo;Exposition coloniale de 1931 et qui, à côté des mentions RF, porte le mot &laquo;&nbsp;Cambodge&nbsp;&raquo; derrière le profil d&rsquo;un imposant éléphant (<strong>1</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/027.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6450" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/027-300x189.jpg" alt="02" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>Le ministère des colonies avait organisé un concours P.our doter l&rsquo;exposition de timbres-poste. Au départ, il semble qu&rsquo;une série était prévue symbolisant chacune des colonies présente à l&rsquo;exposition. Cheffer avait proposé un éléphant pour le Cambodge et une vue saharienne pour l&rsquo;Algérie (<strong>2</strong>).</p>
<p>Aucun des projets du concours ne fut retenu.</p>
<p>Le Comité d&rsquo;organisation de l&rsquo;exposition abandonna l&rsquo;idée d&rsquo;un timbre par colonie et préféra un sujet unique pour symboliser l&rsquo;ensemble des colonies.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/037.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6451" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/037.jpg" alt="03" width="164" height="204" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p>Le comité retint une femme noire dite &laquo;&nbsp;Femme Fachi&nbsp;&raquo;, dessinée par Rigal et gravée en typographie par Mignon (<strong>3</strong>). Le timbre fut mal accueilli, on le compara à une &laquo;&nbsp;vignette de pharmacie pour les paquets d&rsquo;eucalyptus&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/046.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6452" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/046-300x174.jpg" alt="04" width="300" height="174" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p>Pire ; des pressions se seraient exercées : &laquo;&nbsp;Une grande puissance ayant la réputation de ne pas aimer la race noire serait intervenue pour signaler que ses compatriotes auraient une vive répugnance à envoyer de l&rsquo;exposition une lettre portant officiellement une tête de négresse&nbsp;&raquo; (Demoulin). Il fallut donc envisager de refaire le 1,50 F qui affranchissait les lettres à destination de l&rsquo;étranger. On devait aller vite. Les héliograveurs virent là une occasion de clore le bec de Demoulin, directeur de l&rsquo;Atelier du timbre. Sous la pression, le ministère confia à Helio­Vaugirard la charge d&rsquo;imprimer ce nouveau timbre à 1,50 F. Il fut dessiné par J. de la Nezière et symbolisait les races des différentes colonies françaises (<strong>4</strong>).</p>
<p>Le timbre fut minable, et Demoulin humilié puis triomphant put écrire : &laquo;&nbsp;Ce ne sont que de vagues silhouettes d&rsquo;où émergent des têtes plus vagues encore, l&rsquo;héliogravure, avec son quadrillé, sa trame de tonalité informe, ne pouvait insuffler au sujet la vie que seule la taille-douce était capable de lui donner. &nbsp;&raquo; Il ajoutait ironiquement &laquo;&nbsp;Nous n&rsquo;avons pas davantage entendu parler des réactions de nos amis qui n&rsquo;aiment pas la race noire.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ce timbre en héliogravure, imposé à l&rsquo;Atelier et qui se solda par un échec sur le plan artistique signa la condamnation de l&rsquo;héliogravure pour les timbres de France pendant trente-cinq ans.</p>
<p><strong> Hommage au pèlerin de la paix</strong></p>
<p>En 1933 fut émise une série en l&rsquo;honneur de trois hommes illustres : Aristide Briand, Paul Doumer et Victor Hugo. Le timbre au type Aristide Briand fut dessiné et gravé par Cheffer.</p>
<p>Né en 1862, mort en 1932, Aristide Briand avait été homme d&rsquo;Etat et diplomate, vingt-cinq fois ministre, onze fois président du Conseil. Il fut partisan d&rsquo;une réconciliation avec l&rsquo;Allemagne après 1918. Il obtint le prix Nobel de la Paix en 1926.</p>
<p>Pour ce timbre, nous avons pu retrouver toutes les étapes de la création par Cheffer. Le travail n&rsquo;était pas simple, car il devait travailler sur un format qui lui était inhabituel : 17 x 21 mm et avec une technique qu&rsquo;il ne pratiquait pas souvent : la typographie. Remarquons qu&rsquo;il imita pour le visage et le cadre la technique de la taille-douce, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;utilisation de multiples lignes parallèles pour donner l&rsquo;impression de volume. Seul le pourtour de la tête est laissé uni.</p>
<p>Nous avons retrouvé :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/056.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6453" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/056-252x300.jpg" alt="05" width="252" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p>&#8211; Une esquisse à la gouache brune et au crayon, avec colombe de la paix à gauche et flambeau à droite (<strong>5</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/068.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6454" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/068-255x300.jpg" alt="06" width="255" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p>&#8211; Une esquisse à la gouache brune et au crayon, avec RF et Postes en haut. (<strong>6</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/077.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6455" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/077-255x300.jpg" alt="07" width="255" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p>&#8211; Une première maquette à la gouache brune avec tête de profil (<strong>7</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/087.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6456" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/087-237x300.jpg" alt="08" width="237" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p>&#8211; Une composition du cadre définitif au crayon sur papier calque (<strong>8</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/096.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6457" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/096-250x300.jpg" alt="09" width="250" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p>&#8211; Une photo de la maquette définitive adoptée, le visage est légèrement tourné de façon à deviner l&rsquo;œil droit on a rajouté veste et cravate (<strong>9</strong>). Avec cette maquette, le travail de Cheffer dessinateur, portraitiste et peintre était terminé. Maintenant commençait le travail du graveur.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/105.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6458" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/105-259x300.jpg" alt="10" width="259" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p>Nous connaissons une épreuve d&rsquo;état en noir, gravure non achevée (<strong>10</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/115.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6459" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/115-264x300.jpg" alt="11" width="264" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p>&#8211; Des épreuves d&rsquo;artiste en noir ou en couleur, poinçon terminé (<strong>11</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/128.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6460" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/128-253x300.jpg" alt="12" width="253" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p>&#8211; Le timbre définitif (<strong>12</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/134.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6461" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/134-209x300.jpg" alt="13" width="209" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p>&#8211; Des réimpressions en bloc de quatre pour la collection &laquo;&nbsp;Les poinçons de l&rsquo;histoire&nbsp;&raquo; du Musée de la Poste (<strong>13</strong>).</p>
<p>Le timbre émis le Il décembre 1933 fut imprimé en typographie rotative en feuilles de 100 avec coin daté. Un seul tirage du 9 novembre 1933 au 27 avril 1934. Dentelé 14 x 13,5. Il fut retiré le 29 octobre 1934.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 447 &#8211; décembre 1990</span></p>
<p>&nbsp;</p>

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