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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Italie</title>
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		<title>L&#8217;Histoire de l&#8217;unité italienne en neuf tableaux</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 11:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains timbres sont plus que des timbres, certaines enveloppes plus que des enveloppes : de véritables stars, à qui l&#8217;on a donné un nom propre et dont on retrouve périodiquement les photos dans les catalogues internationaux des grandes ventes aux enchères. De telles pièces, les anciens Etats italiens en comptent peut-être plus que tout autre<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/19/lhistoire-de-lunite-italienne-en-neuf-tableaux/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Certains timbres sont plus que des timbres, certaines enveloppes plus que des enveloppes : de véritables stars, à qui l&rsquo;on a donné un nom propre et dont on retrouve périodiquement les photos dans les catalogues internationaux des grandes ventes aux enchères. De telles pièces, les anciens Etats italiens en comptent peut-être plus que tout autre pays, et les collectionneurs de Rome, Turin ou Palerme leur vouent un attachement qui dépasse le cadre de la philatélie : en plus de leur immense valeur, elles racontent presque jour par jour l&rsquo;héroïque naissance d&rsquo;une nation.</p>
<p>Négociant, éditeur de catalogues et de magazine, tout autant que grand collectionneur amoureux passionné du timbre, Alberto, Bolaffi n&rsquo;a pas hésité à faire peindre les &nbsp;&raquo;portraits&nbsp;&raquo; de quelques-unes des plus prestigieuses stars de la philatélie qu&rsquo;il lui a été donné de rencontrer, en les resituant comme de véritables personnages historiques au milieu de leurs contemporains et des événements dont ils gardent le témoignage. Les tableaux sont signés ltalo Bongera ; le plus grand &#8211; Garibaldi et les émissions de Naples &#8211; mesure 2 m sur 3, les autres 1,50 m sur 2&#8230; En route pour une visite dans une galerie d&rsquo;art philatélique vraiment hors du commun, qui donne à la collection des timbres et des enveloppes une dimension inhabituelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>François-Joseph : L&rsquo;Italie unie ? Pas question !</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/FJoseph.jpg"><img class="size-medium wp-image-6251 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/FJoseph-254x300.jpg" alt="FJoseph" width="254" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1859, le principal obstacle à l&rsquo;unité, c&rsquo;est lui : l&rsquo;empereur d&rsquo;Autriche-Hongrie<br />
règne sur la Lombardo-Vénétie (tout le nord-­est de l&rsquo;Italie)<br />
et protège militairement ses alliés les ducs de Parme,<br />
de Modène et le grand-duc de Toscane, farouchement attachés à leurs couronnes.</p>
<p>On le voit ici gardant &laquo;&nbsp;sous le coude&nbsp;&raquo; la seule lettre connue affranchie avec la première série<br />
de Lombardo-Vénétie au grand complet : hormis leur faciale en centesimi, les timbres<br />
sont rigoureusement identiques à ceux d&rsquo;Autriche &#8211; en fait, seule la différence des monnaies<br />
circulant dans les différentes parties de l&rsquo;Empire a Justifié l&rsquo;utilisation de timbres particuliers en Lombardo-Vénétie.</p>
<p>Dans le bas du tableau, la cathédrale de Milan, les arènes de Vérone et Venise,<br />
qui toutes appartiennent à ses Etats.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Napoléon III s&rsquo;en mêle</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Napoleon.jpg"><img class="size-medium wp-image-6253 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Napoleon-224x300.jpg" alt="Napoleon" width="224" height="300" /></a>Le 27 avril 1859, l&rsquo;Autriche attaque le Piémont-­Sardaigne dont le roi Victor Emmanuel II (en haut à droite), ardent défenseur de l&rsquo;unification, s&rsquo;est assuré l&rsquo;alliance de Napoléon III. De Montebello à Solferino, toutes les batailles tourneront à l&rsquo;avantage des Franco­-Sardes. En juin 1859, celle de Magenta (en bas du tableau) leur ouvre les portes de Milan, capitale de Lombardo-Vénétie.</p>
<p>Conséquence philatélique immédiate : les timbres de l&rsquo;administration autrichienne n&rsquo;ont plus cours. Sur la lettre représentée ici, l&rsquo;effigie de François-Joseph a été annulée à la plume d&rsquo;un rageur &laquo;&nbsp;Non valevole&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;non valable&nbsp;&raquo; tandis qu&rsquo;un timbre de Sardaigne venait compléter l&rsquo;affranchissement. Piémont-Sardaigne et la Lombardie conquise &#8211; la Vénétie demeurera autrichienne jusqu&rsquo;en 1866 &#8211; forment alors le premier noyau de l&rsquo;Italie nouvelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Partout où il le peut, le peuple choisit l&rsquo;Italie unie</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Peuple.jpg"><img class="size-medium wp-image-6255 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Peuple-220x300.jpg" alt="Peuple" width="220" height="300" /></a></p>
<p>Voici François V de Modène (à gauche) et la régente Marie-Louise de Parme accompagnés<br />
des n°1 de leurs albums respectifs. Leur règne s&rsquo;achève en 1859 :<br />
l&rsquo;annonce des victoires franco-sardes, des soulèvements populaires les ont contraints à la fuite.<br />
Ce n&rsquo;est pas la première fois, mais par le passé l&rsquo;armée autrichienne les avait toujours rétablis sur leur trône&#8230;<br />
Désormais, le vent a définitivement tourné. A leur détriment.</p>
<p>Le pape Pie IX (accoudé, en haut, sur &laquo;&nbsp;son&nbsp;&raquo; timbre le plus rare, le50 baiocchi &laquo;&nbsp;impression défectueuse&nbsp;&raquo; de 1864),<br />
qui possède tout le centre de la Péninsule, ne s&rsquo;y maintient que grâce à la protection de l&rsquo;armée française.<br />
Ce qui n&rsquo;empêche pas une partie de ses Etats, dont la Romagne, de faire sécession :<br />
l&rsquo;émission dite &laquo;&nbsp;du gouvernement provisoire&nbsp;&raquo; (au centre, sur lettre) en garde la trace philatélique.<br />
Quant au personnage du bas, c&rsquo;est le gouverneur Carlo Farini qui, le 1er janvier 1860,<br />
unifie par référendum Modène, Parme et Romagne : elles formeront la province d&rsquo;Emilie du futur royaume d&rsquo;Italie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>A l&rsquo;assaut des Deux-Siciles</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/DeuxSiciles.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6249" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/DeuxSiciles-300x241.jpg" alt="DeuxSiciles" width="300" height="241" /></a>Leurs chemises rouges (à droite) en font évidemment des cibles idéales dans les batailles, mais lorsque leur chef Garibaldi (au centre) a dû vêtir le corps de volontaires internationaux qu&rsquo;il a levé lui-même, il ne disposait de rien d&rsquo;autre que de ce stock d&rsquo;habits de travail acheté aux abattoirs de Buenos Aires, lors de son exil en Argentine. Au nom de l&rsquo;unité italienne, ce républicain dans l&rsquo;âme a accepté de se battre pour le roi de Sardaigne. En 1860, après plusieurs victoires sur les Autrichiens, il part conquérir la Sicile et les provinces napolitaines (royaume des Deux-Siciles) alors sous la terrible férule de Ferdinand II de Bourbon, surnommé &laquo;&nbsp;le roi Bomba&nbsp;&raquo; depuis qu&rsquo;il a fait bombarder ses villes de Palerme et Messine révoltées.</p>
<p>Les timbres de ce tableau sont de véritables documents historiques. Au centre, le 1/2 grana rose de Naples, émis sous Ferdinand en 1858.</p>
<p>A gauche, le même en bleu, avec pour faciale un &laquo;&nbsp;T&nbsp;&raquo; cachant mal le &laquo;&nbsp;G&nbsp;&raquo; initial : suite à une diminution de tarif décidée par Garibaldi en novembre 1860, après la conquête de Naples, on a ainsi transformé les &nbsp;&raquo;grana&nbsp;&raquo; en &laquo;&nbsp;torneso&nbsp;&raquo; &#8211; une petite monnaie qui vaut moitié moins. Une seule planche a été ainsi corrigée et n&rsquo;a servi qu&rsquo;une fois : d&rsquo;où un tirage de cent exemplaires qui fait de ce 1/2 T le timbre le plus rare d&rsquo;Italie. Nouvelle modification quelques semaines plus tard : cette fois, on efface les armoiries des Bourbon de Sicile pour les remplacer par la croix de Savoie, emblème de Victor-Emmanuel.</p>
<p>Le dessin initial n&rsquo;a pourtant pas totalement disparu :·on le devine sous la nouvelle gravure.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>La France soutient l&rsquo;Italie contre l&rsquo;Autriche, mais protège Rome contre l&rsquo;Italie</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/France.jpg"><img class="size-medium wp-image-6252 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/France-245x300.jpg" alt="France" width="245" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le pape Pie IX a de quoi être- satisfait : il contemple &#8211; une feuille entière du 1 scudo de 1852,<br />
la plus haute valeur de la première émission des Etats pontificaux, tandis que sa main gauche<br />
repose nonchalamment sur un 20 baiocchi jaune qui n&rsquo;est jamais passé par la Poste :<br />
c&rsquo;est le &laquo;&nbsp;non-émis&nbsp;&raquo; &lsquo;le plus rare du monde (une feuille au musée du Vatican,<br />
un seul exemplaire dans une collection particulière).<br />
Derrière lui, une feuille du 3 centesimi de 1868 : la dentelure a fait son apparition&#8230;<br />
mais l&rsquo;Eglise va-bientôt cesser d&rsquo;émettre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>La lettre du roi Farouk</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Farouk.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6250" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Farouk-300x217.jpg" alt="Farouk" width="300" height="217" /></a>Un épisode d&rsquo;Histoire philatélique en marge de l&rsquo;Histoire politique : cette lettre est l&rsquo;une des trois seules connues portant le 3 lire jaune du gouvernement provisoire de Toscane (1860). Adressée en Egypte, elle figurait dans la collection personnelle du roi Farouk (au centre), fils de Fouad !&nbsp;&raquo; (à gauche), créateur de la Poste égyptienne. Après l&rsquo;instauration de la république par le général Néguib (à droite), la collection royale fut dispersée aux enchères. En 1992, la lettre de Toscane a été adjugée 648 180 $ (environ 3 300 000 F) lors d&rsquo;une vente Bolaffi.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Conquise d&rsquo;assaut, Rome devient capitale</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Conquise.jpg"><img class="size-medium wp-image-6248 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Conquise-243x300.jpg" alt="Conquise" width="243" height="300" /></a></p>
<p>Septembre 1870 : l&rsquo;armée française, qui protégeait les Etats pontificaux depuis 1849,<br />
est rappelée d&rsquo;urgence en métropole pour cause de guerre avec l&rsquo;Allemagne.<br />
Les Italiens se jettent aussitôt à l&rsquo;assaut de Rome, dont ils veulent faire leur capitale.<br />
Voici les bersagliers perçant une brèche dans les remparts défendus vainement par les soldats du pape.<br />
Pie IX se repliera dans son palais du Latran où il se considérera &laquo;&nbsp;prisonnier volontaire&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
non sans avoir au passage jeté l&rsquo;anathème contre Victor-Emmanuel II (dernier roi d&rsquo;Europe excommunié).<br />
Mais l&rsquo;essentiel n&rsquo;est-il pas, pour l&rsquo; Italie, que Rome soit enfin devenue sa capitale ?<br />
(Depuis 1865, Florence jouait ce rôle à titre provisoire.)</p>
<p>L&rsquo;affranchissement mixte de novembre 1870 reproduit ici illustre ce moment historique :<br />
deux timbres des ex-Etats de l&rsquo;Eglise y côtoient une valeur italienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Tableau chronologique</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Chronologie.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6247" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Chronologie-284x300.jpg" alt="Chronologie" width="284" height="300" /></a>&laquo;&nbsp;Et l&rsquo;Histoire ne s&rsquo;arrête pas là&nbsp;&raquo;, nous dit ce dernier tableau où se trouvent rassemblées les principales étapes de l&rsquo;unification italienne : il faudra attendre encore quarante-huit ans, la fin de la Première Guerre mondiale et le démantèlement de l&rsquo;empire austro-hongrois, pour que l&rsquo;Italie, en annexant le Trentin et le Haut-Adige, prenne les frontières qu&rsquo;on lui connaît aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Quand Victor (Emmanuel) se prenait pour Victoria</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Victoria.jpg"><img class="size-medium wp-image-6254 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/Victoria-300x297.jpg" alt="Victoria" width="300" height="297" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un sourire pour terminer : cet amusant tableau met en parallèle<br />
le n°1 de Sardaigne et le premier timbre du monde,<br />
le Black Penny d&rsquo;Angleterre. L&rsquo;on sait que le roi Victor-Emmanuel II<br />
avait donné des indications très précises pour la réalisation<br />
de sa première série : il ne fait aucun doute qu&rsquo;il s&rsquo;est inspiré<br />
de l&rsquo;effigie de la reine Victoria, en particulier dans le choix<br />
de la couleur &#8211; le noir -et l&rsquo;omission volontaire du nom du pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 124 &#8211; Mai 1995</span></p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Italiens, nous voilà !</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2015/07/29/italiens-nous-voila/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 13:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Les Français en Italie&#160;&#187;: histoire postale et grande histoire se rencontrent ici au sommet : en quinze lettres de prestige, chronique de la participation française à l&#8217;avènement de l&#8217;unité italienne. Timbres de France et du Piémont-Sardaigne côte à côte, comme les armées des deux Etats lors de la campagne d&#8217;Italie, en 1859. La lettre est<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/07/29/italiens-nous-voila/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><em>&laquo;&nbsp;Les Français en Italie&nbsp;&raquo;: histoire postale et grande histoire se rencontrent ici au sommet : en quinze lettres de prestige, chronique de la participation française à l&rsquo;avènement de l&rsquo;unité italienne.</em></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv01.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5143" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv01-300x133.jpg" alt="Ouv01" width="300" height="133" /></a>Timbres de France et du Piémont-Sardaigne côte à côte, comme les armées des deux Etats<br />
lors de la campagne d&rsquo;Italie, en 1859. La lettre est partie de Susa, au pied des Alpes Piémontaises,<br />
et a reçu un cachet d&rsquo;entrée en France à l&rsquo;encre rouge (Culoz).</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv02.jpg"><img class="size-medium wp-image-5144 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv02-195x300.jpg" alt="Ouv02" width="195" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p><span style="color: #800000;"><em>1859, Paris. Les grands boulevards pavoisés<br />
pour le retour de Napoleon Ill<br />
et de ses troupes après la campagne d&rsquo;Italie.</em></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv03.jpg"><img class="size-full wp-image-5145 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv03.jpg" alt="Ouv03" width="193" height="283" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><em>Victor-Emmanuelli, premier roi<br />
de l&rsquo;Italie unifiée, en 1861.<br />
On l&rsquo;appelait le &laquo;&nbsp;roi-gentilhomme&nbsp;&raquo;.</em></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv04.jpg"><img class="size-full wp-image-5146 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv04.jpg" alt="Ouv04" width="207" height="270" /></a></p>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;"><span style="color: #800000;"><em>Cavour, président du Conseil, ministre<br />
des Affaires étrangères et de l&rsquo;Intérieur,<br />
il est l&rsquo;artisan essentiel de l&rsquo;unité italienne.</em></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv05.jpg"><img class="size-full wp-image-5147 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Ouv05.jpg" alt="Ouv05" width="169" height="274" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><em>Napoléon III, protecteur du pape<br />
d&rsquo;un côté, soutien du mouvement<br />
patriotique italien de l&rsquo;autre.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Premier timbre&#8230; d&rsquo;Italie</strong></span><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Premier.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5148" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Premier-300x122.jpg" alt="Premier" width="300" height="122" /></a>Quand les troupes françaises entrent dans Rome, le 1er juillet 1849, elles apportent dans leurs bagages quelques-uns des tout nouveaux timbres de France. Ceux-ci, apposés sur lettres parties de Rome, deviennent du même coup les premiers timbres d&rsquo;Italie. Ainsi débute, en beauté, une prestigieuse collection &laquo;&nbsp;franco-italienne&nbsp;&raquo; qui va épouser grosso modo le Second Empire français.</p>
<p>Que sont allés faire les Français à Rome ? Protéger le pape Pie IX, renversé par la République romane proclamée par Garibaldi. Rome, jusque-là, était la capitale des Etats de l&rsquo;Eglise, et relevait de l&rsquo;autorité du pape. Mais le souverain pontife n&rsquo;avait pas été épargné par les mouvements révolutionnaires qui, partis de France en 1848, avaient gagné l&rsquo;Europe et l&rsquo;Italie en particulier. Des foyers d&rsquo;insurrection s&rsquo;étaient développés dans toute la péninsule. Contre les souverains des petits Etats qui se partageaient alors le pays. Contre l&rsquo;Autriche, qui occupait toute la Lombardo-Vénétie. Contre le pape enfin, dont Garibaldi avait mis fin au pouvoir et confisqué les biens.</p>
<p>Mais le premier élan vers le &laquo;&nbsp;Risorgimento&nbsp;&raquo;, la &laquo;&nbsp;résurrection&nbsp;&raquo; de l&rsquo;identité italienne, avait tourné court. Le roi de Piémont, Charles­Albert, qui avait pris la tête de l&rsquo;armée d&rsquo;indépendance avait été battu par les Autrichiens à Custozza.</p>
<p>Quant au Corps expéditionnaire français à Rome, dont on voit ici l&rsquo;oblitération du quartier général, il avait d&rsquo;abord eu pour mission, poussé par les idées de 1848, de voler au secours de la future République romaine. Puis, sous la pression du &laquo;&nbsp;Parti de l&rsquo;ordre&nbsp;&raquo; en France, qui avait porté Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République, l&rsquo;armée commandée par le général Oudinot s&rsquo;était transformée en défenseur du pape. Et l&rsquo;avait rétabli dans ses pouvoirs temporels, après avoir chassé les partisans de Garibaldi de la ville sainte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Derniers jours à Rome</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/DerniersJours.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5149" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/DerniersJours-300x200.jpg" alt="DerniersJours" width="300" height="200" /></a>L&rsquo;autre date extrême de la collection : 1870.</p>
<p>Avec encore une oblitération de &laquo;&nbsp;Corps expéditionnaire de Rome&nbsp;&raquo; (CER dans le losange). En 1849, Louis-Napoléon Bonaparte venait tout juste d&rsquo;accéder au pouvoir. Maintenant, l&rsquo;empereur est sur le point de l&rsquo;abandonner. Entretemps, les Français ont quitté Rome, puis y sont revenus en 1867, après que Garibaldi ait à nouveau envahi les Etats pontificaux.</p>
<p>Mais en cette année 1870, la France affronte de bien plus durs combats. La guerre avec l&rsquo;Allemagne oblige l&rsquo;empereur à retirer ses troupes de Rome.</p>
<p>Cette lettre est l&rsquo;un des derniers témoins de la présence française sur le sol italien. Dans l&rsquo;intervalle, en parallèle à l&rsquo;occupation romaine : toute une collection qui témoigne de la participation française au Risorgimento. Aux côtés du royaume de Piémont-Sardaigne, fer de lance de la marche de l&rsquo;Italie vers son unité et son indépendance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Français et Sardes déjà côte à côte en Crimée</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Crimee.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5150" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Crimee-300x135.jpg" alt="Crimee" width="300" height="135" /></a>En France, on connaît bien les prestigieuses oblitérations militaires de la guerre de Crimée, sur timbres de l&rsquo;Empire. En Italie, on collectionne les marques postales de la même époque et de la même guerre, mais sur timbres sardes. Car le Piémont-Sardaigne, gouverné à l&rsquo;époque de cette lettre par Cavour, premier ministre du roi Victor-Emmanuel II, participait aux côtés des Français (et de leurs alliés anglais) au siège de Sébastopol : un mois avant la date d&rsquo;oblitération, les alliés gagnaient la bataille de Malakoff et prenaient Sébastopol.</p>
<p>Napoléon III n&rsquo;allait pas oublier le geste de Cavour, qui pèserait bientôt dans la décision française de soutenir le royaume de Sardaigne dans sa lutte contre l&rsquo;Autriche et pour l&rsquo;unité italienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Préparatifs de guerre</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/preparatifs.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5151" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/preparatifs-300x204.jpg" alt="preparatifs" width="300" height="204" /></a>&laquo;&nbsp;Camps de Châlons&nbsp;&raquo; : encore une oblitération française de prestige liée au Risorgimento italien. En cette année 1858, l&rsquo;entrevue de Plombières entre Napoléon Ill et Cavour a posé le principe de l&rsquo;alliance franco-sarde contre l&rsquo;Autriche, principe confirmé par le traité de Turin en janvier 1859. Enprévision de la guerre, la France rassemble ses troupes à Châlons, quartier général des forces françaises avant leur intervention en Italie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Viva la Francia, viva l&rsquo;Italia</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Viva.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5152" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Viva-300x262.jpg" alt="Viva" width="300" height="262" /></a>L&rsquo;Autriche vient d&rsquo;adresser un ultimatum au royaume de Piémont- Sardaigne. Ses troupes ont franchi le Tessin et envahi le Piémont. A Turin, Victor- Emmanuel et Cavour déclarent la guerre à l&rsquo;Autriche, l&rsquo;accusant &laquo;&nbsp;<em>d&rsquo;oser demander que soit désarmée et livrée en son pouvoir la jeunesse qui de toute l&rsquo;Italie accourt pour défendre la bannière sacrée de l&rsquo;indépendance nationale</em>&laquo;&nbsp;. Dans sa déclaration au peuple le roi affirme combattre pour &laquo;&nbsp;<em>le droit de toute la nation</em>&laquo;&nbsp;. Dans une proclamation traduite en Italien et placardée à côté de celle de Victor-Emmanuel, Napoléon III affirme sa &laquo;&nbsp;<em>sympathie pour un peuple dont l&rsquo;histoire se confond avec la sienne</em>&nbsp;&raquo; et annonce qu&rsquo;il marchera lui-même à la tête de son armée : la France entre dans la guerre quatre jours après son allié piémontais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Par les Alpes et par la mer</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/AlpesMer.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5153" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/AlpesMer-300x298.jpg" alt="AlpesMer" width="300" height="298" /></a>Deux lettres des tout premiers jours de la campagne d&rsquo;Italie : 3 et 7 mai 1859. Comme les troupes françaises, l&rsquo;une est passée par le mont Cenis (Susa), l&rsquo;autre par la Méditerranée et Gênes (Saravalle). On n&rsquo;a pas encore utilisé, ici, le matériel oblitérant de la Poste française aux armées : les plis ont été oblitérés par des bureaux sardes, qui les ont ensuite remis aux offices postaux français.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Armées des Alpes</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/ArmeeAlpes.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5154" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/ArmeeAlpes-300x180.jpg" alt="ArmeeAlpes" width="300" height="180" /></a>C&rsquo;est à mi-chemin entre Turin et Gênes, à Alexandrie, que se ras semblent les deux masses de l&rsquo;armée française, forte au total de cent vingt mille hommes et de six corps d&rsquo;armées. La Poste aux armées s&rsquo;organise. Trente bureaux sont créés, y compris un bureau central dont on voit ici le cachet à la date du 20 mai. Ces bureaux militaires prennent le relais des établissements civils du pays. En ce début de campagne, les forces françaises, se dénomment &laquo;&nbsp;Armée des Alpes&nbsp;&raquo;, appellation que l&rsquo;on retrouve sur le matériel postal, et en abrégé (&laquo;&nbsp;AA&nbsp;&raquo;) sur les grilles oblitérantes, qui portent également l&rsquo;indication du bureau expéditeur (ici: &laquo;&nbsp;Bcal&nbsp;&raquo;).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>&#8230; puis Armée d&rsquo;Italie</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/ArmeeItalie.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5158" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/ArmeeItalie-300x196.jpg" alt="ArmeeItalie" width="300" height="196" /></a>Fin mai 1859, l&rsquo;Armée des Alpes devient Armée d&rsquo;Italie : changement d&rsquo;appellation aussi sur les cachets à date, mais pas sur les griffes oblitérantes, qui conservent les anciennes initiales (ici : AA4c, pour le quartier général du 4e corps). Cette lettre, du 12 juin 59, a été expédiée entre les deux grandes batailles qui ont décidé du sort de la campagne et chassé les Autrichiens de Lombardie : Magenta le 4 juin, Solférino le 24. Cette dernière victoire franco-sarde, où Napoléon III défit l&rsquo;empereur d&rsquo;Autriche lui-même, François-Joseph, fut un véritable carnage: quarante mille morts au total. Un jeune citoyen suisse y assistait, et tenta de porter secours aux innombrables blessés des deux camps : Henry Dunant allait tout entreprendre pour faire adopter au monde entier une charte obligeant les pays en guerre à secourir les blessés. Ainsi naquit, à Solférino, l&rsquo;idée de la Croix-Rouge.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Photo1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5156" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Photo1-300x168.jpg" alt="Photo1" width="300" height="168" /></a><span style="color: #800000;"><em>Napoléon III et Victor-Emmanuel II entrent à Milan libéré des Autrichiens</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>La guerre est finie, les timbres restent</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/GuerreFinie.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5157" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/GuerreFinie-300x180.jpg" alt="GuerreFinie" width="300" height="180" /></a></p>
<p>Alarmé par les pertes de Solférino, inquiet de voir la Prusse envisager d&rsquo;entrer dans la guerre, Napoléon III hâte le règlement de la campagne d&rsquo;Italie : le 11 juillet 1859, il signe avec l&rsquo;Autriche l&rsquo;armistice de Villafranca. Un armistice considéré comme une trahison par beaucoup d&rsquo;Italiens, car il donne la Lombardie au Piémont­ Sardaigne, mais laisse la Vénétie à l&rsquo;Autriche. L&rsquo;accord propose la création d&rsquo;une confédération italienne sous la présidence honoraire du pape que les Français cantonnés à Rome continuent à protéger.</p>
<p>L&rsquo;Armée française, dès le 9 août, est réorganisée en corps d&rsquo;occupation, réduit à cinq divisions d&rsquo;infanterie et deux brigades de cavalerie. Côté postal, subsistent des bureaux mobiles reliant les différentes unités et des bureaux fixes, en particulier à Côme, Crémone, Gênes, Brescia, Novare, Pavie et Alexandrie, dont on voit ici un cachet à date du 4 octobre 59 et la griffe portant l&rsquo;abréviation ALEX.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>On mélange timbres et cachets</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/TimbresCachets.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5159" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/TimbresCachets-300x202.jpg" alt="TimbresCachets" width="300" height="202" /></a>Des timbres de l&rsquo;Empire oblitérés par des bureaux de la Poste civile italienne en 1860 : ce n&rsquo;était pas un accident, mais une pratique officielle et &#8211; relativement &#8211; courante. Jusqu&rsquo;au départ des troupes françaises du Piémont-Sardaigne, les Postes sardes, en accord avec leurs homologues françaises, acheminaient aux tarifs métropolitains français (sans percevoir de taxe pour le port étranger) les correspondances militaires déposées dans leurs bureaux civils, en particulier lorsqu&rsquo;il n&rsquo;existait pas de bureaux militaires dans les villes où stationnaient les troupes françaises. Ces lettres pouvaient être affranchies avec des timbres français comme sardes.</p>
<p>Le bulletin des Postes françaises précisait même que &laquo;&nbsp;à la réception des dites lettres, le timbre à date du bureau étranger dont elles sont frappées est barré en croix et remplacé par le timbre du bureau ambulant de Genève à Mâcon ou par celui du bureau ambulant de Marseille à Lyon, suivant le point de leur entrée en France&nbsp;&raquo;. Ainsi s&rsquo;expliquent ici les coups de plume sur le cachet de Milan (9 féb 60).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Dernières traces de la présence française</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Traces.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5160" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Traces-300x271.jpg" alt="Traces" width="300" height="271" /></a>L&rsquo;année 1860 est surtout celle pendant laquelle le Risorgimento gagne, après le Piémont-­Sardaigne, les autres Etats italiens. La Toscane, Modène, Parme chassent du pouvoir leurs princes liés à l&rsquo;ancienne tutelle autrichienne. La Romagne s&rsquo;affranchit de la souveraineté du pape. Tous votent leur rattachement au Piémont. Le premier parlement italien se réunit le 2 avril à Turin.</p>
<p>Quelques semaines plus tard, en Italie méridionale, Garibaldi lance &laquo;&nbsp;l&rsquo;Expédition des mille&nbsp;&raquo;. Il débarque à Marsala, en Sicile, prend Palerme, entre en septembre à Naples, qui réclame à son tour son rattachement au Piémont&#8230;</p>
<p>Quant aux Français, ils commencent à évacuer leurs troupes en mai 1860, jusqu&rsquo;à fin juillet, date à laquelle le bureau central de Milan cesse de fonctionner. Symbole de l&rsquo;effacement français au fur et à mesure de l&rsquo;affirmation de l&rsquo;unité italienne : ce 20 c de l&rsquo;Empire voisinant sur lettre avec deux émissions du gouvernement provisoire de Parme. Les Postes parmesanes (comme celles de Toscane et de Lombardie) appliquaient les mêmes dispositions libérales que leurs homologues sardes vis-à-vis du courrier français.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Timbre non valable</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/NonValable.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5161" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/NonValable-300x195.jpg" alt="NonValable" width="300" height="195" /></a>Bollo non valevole&nbsp;&raquo; : le préposé a barré ainsi le profil de l&rsquo;empereur François-Joseph, sur le timbre de Lombardo­Vénétie datant de la tutelle autrichienne. A droite: la &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; effigie, celle de Victor-Emmanuel Il, sur timbres du royaume de Sardaigne. Des timbres que l&rsquo;on retrouve, avec le Risorgimento, dans les autres Etats italiens, avant qu&rsquo;ils ne s&rsquo;étendent &#8211; toujours avec la même effigie &#8211; à l&rsquo;ensemble de la péninsule, à partir de 1862. Entre-temps, le 27 avril 1861, Victor-Emmanuel a été couronné roi d&rsquo;Italie à Turin. L&rsquo;unité politique du pays est enfin réalisée. Elle sera complétée, en 1866, par la restitution de la Vénétie, à la suite de la victoire de Sadowa contre l&rsquo;Autriche. Elle sera achevée, en 1870, avec l&rsquo;entrée des Italiens dans Rome et le retrait du pape, réfugié au palais du Vatican.</p>
<p>Fin de plus de vingt ans de présence française en Italie. Fin d&rsquo;une somptueuse collection aussi riche par sa charge historique que par la très haute qualité de ses pièces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span style="color: #800000;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Timbre01.jpg"><img class="size-full wp-image-5162 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Timbre01.jpg" alt="Timbre01" width="243" height="194" /></a></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span style="color: #800000;">La bataille de Solférino,<br />
où naquit l&rsquo;idée de la Croix-Rouge</span></em></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Timbre02.jpg"><img class="size-full wp-image-5163 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Timbre02.jpg" alt="Timbre02" width="229" height="189" /></a></p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="color: #800000;">1870 : les derniers Français quittent Rome.<br />
Le pape se refugie au Vatican.&nbsp;&raquo;</span></em><span style="color: #800000;">Rome, Rome<br />
seule doit être la capitale d&rsquo;Italie</span><em><span style="color: #800000;">&laquo;&nbsp;, disait Cavour</span></em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 70 &#8211; Juin 1990</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Un chemin pavé de 117 timbres</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2015 12:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Collectionner case par case les timbres des Anciens Etats italiens n&#8217;est pas compliqué en soi. Mais c&#8217;est diminuer le plaisir de cette collection que d&#8217;ignorer l&#8217;histoire qui se profile derrière ces effigies. Pourquoi ont-elles été émises et pour combien de temps ? La réponse à ces deux questions explique aussi la grande rareté de certaines<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/07/09/un-chemin-pave-de-117-timbres/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Collectionner case par case les timbres des Anciens Etats italiens n&rsquo;est pas compliqué en soi. Mais c&rsquo;est diminuer le plaisir de cette collection que d&rsquo;ignorer l&rsquo;histoire qui se profile derrière ces effigies. Pourquoi ont-elles été émises et pour combien de temps ? La réponse à ces deux questions explique aussi la grande rareté de certaines d&rsquo;entre-elles.</h3>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Carte.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4986" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Carte-281x300.jpg" alt="Carte" width="281" height="300" /></a></p>
<p>De nombreux mouvements insurrectionnels embrasent l&rsquo;Europe en cette année 1848. La France, l&rsquo;Allemagne, la Suisse, la Hongrie sont touchées par ce que l&rsquo;on appelle la Révolution libérale. L&rsquo;Italie n&rsquo;échappe pas à cette flambée et, dans de nombreuses villes, la population descend dans la rue. Une très belle série vedette d&rsquo;Italie évoque, par ailleurs cette insurrection réprimée dans le sang. Elle est parue en 1948 pour le centenaire de ce qu&rsquo;on a appelé de ce côté-ci des Alpes : le Risorgimento.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>L&rsquo;Italie aux neuf visages</strong></span></p>
<p>On ne compte pas moins, dans la botte, de neuf Etats de superficie variable du nord au sud : le royaume de Sardaigne, la Lombardo-Vénétie autrichienne, les petits duchés de Parme, Modène et Toscane, les Etats pontificaux et la Romagne protégés par les Français et, enfin, tout au sud, Naples et Sicile réunies en Royaume des Deux Siciles. Personne n&rsquo;a encore émis de timbres.</p>
<p>La Lombardo-Vénétie est le premier Etat à le faire, le 1er juin 1850.Rien d&rsquo;extraordinaire à cela puisqu&rsquo;elle émet ses timbres en même temps que son protecteur, l&rsquo;Autriche-Hongrie.</p>
<p>Suivant le même exemple, le royaume voisin de Sardaigne émet les siens le 1er janvier 1851. Puis c&rsquo;est au tour des autres Etats centraux de l&rsquo;Italie : Toscane en avril 1851, Parme, Modène, et les Etats pontificaux le 1er janvier 1852.</p>
<p>Enfin, bons derniers et très tardifs : Naples, en janvier 1858, et la Sicile en janvier 1859.</p>
<p>C&rsquo;est justement cette année-là, en 1859,que beaucoup d&rsquo;événements vont bousculer l&rsquo;ordre précairement maintenu jusqu&rsquo;alors. Victor-Emmanuel dans son royaume de Sardaigne, aidé en cela par son ministre Cavour, ne vit que pour une chose : l&rsquo;unification de l&rsquo;Italie. Dans ce but, il aide les divers mouvements de résistance ou insurrectionnels qui s&rsquo;activent dans certains Etats.</p>
<p>Les collectionneurs, s&rsquo;ils existaient en .1859-60, n&rsquo;ont pas manqué de remarquer des différences notables sur les timbres émis par Parme, Modène, la Toscane, de la fin de 1859 au début de 1860.</p>
<p>Que s&rsquo;est-il passé ? Les insurgés ont réussi à se débarrasser de leurs dirigeants et ont choisi de nouveaux gouvernants. Les anciens timbres reproduisant les armes des familles régnantes sont déclarés hors cours et remplacés par de nouvelles figurines.</p>
<p>Un cas particulier : la Romagne, ex­-province des Etats pontificaux, a fait sécession. Elle se déclare attachée à la Couronne de Savoie (famille régnante du royaume de Sardaigne) et émet ses propres timbres pour remplacer ceux de la papauté utilisés jusque-là.</p>
<p>Plus au sud, Garibaldi débarque en Sicile et conquiert le Royaume de Naples. Là aussi, on émet des timbres particuliers pendant la période de &laquo;&nbsp;Luogotenenza&nbsp;&raquo;, la lieutenance­générale de Garibaldi sur l&rsquo;ex-royaume des Bourbon-Parme. La Croix de Savoie succède à la Trinacrie et les premières effigies de Victor-Emmanuel font leur apparition sur l&rsquo;aride Sicile pour détrôner le roi &laquo;&nbsp;Bomba&nbsp;&raquo; (Ferdinand II).</p>
<p>Mais le morceau le plus dur à enlever, c&rsquo;est Rome. Les Français sont là qui soutiennent le pape. Alors que tout le reste de l&rsquo;Italie affranchit son courrier avec le portrait de Victor-Emmanuel, les seuls anciens Etats à avoir encore leurs propres timbres, sont les Etats pontificaux. Victor-Emmanuel devra attendre 1870 et la défaite de Napoléon III à Sedan pour pouvoir entrer dans Rome. Mission accomplie !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>La Lombardo­-Vénétie</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Lombardie.jpg"><img class="size-medium wp-image-4987 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Lombardie-218x300.jpg" alt="Lombardie" width="218" height="300" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>Mêmes couleurs, mêmes dessins<br />
que les timbres utilisés en Autriche.<br />
Seules les valeurs faciales sont exprimées<br />
en centesimi (100c = 1 lire autrichienne).</em></span></p>
<p><strong>Confiée à la souveraineté de l&rsquo;Autriche par le traité de Vienne de 1815.</strong></p>
<p>&#8211; 47 000 km2 environ. 6 300 000 habitants.</p>
<p>&#8211; Utilise les mêmes timbres que l&rsquo;Autriche (dont la valeur faciale est exprimée en centesimi) jusqu&rsquo;en 1860, du moins pour la Lombardie cédée à la Sardaigne la même année.</p>
<p>&#8211; La Vénétie rejoint le royaume d&rsquo;Italie en 1866.</p>
<p>&#8211; Timbres émis : vingt-trois plus trois taxes pour journaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Modene.jpg"><img class="size-medium wp-image-4989 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Modene-300x169.jpg" alt="Modene" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Modène</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #800000;"><em>L&rsquo;aigle ducal des timbres de Modène est remplacé par la Croix de Savoie en 1859.<br />
Beaucoup de variétés typographiques sur ces timbres rares neufs comme oblitérés.</em></span></p>
<p><strong><em> </em>Duché gouverné par la famille d&rsquo;Austria-Este, d&rsquo;où l&rsquo;inscription sur les timbres &laquo;&nbsp;Poste estensi&nbsp;&raquo;, (les postes d&rsquo;Este).</strong></p>
<p>&#8211; Le blason ducal et les inscriptions sont remplacés par les armes de Savoie sur la série du gouvernement provisoire en 1859.</p>
<p>&#8211; Utilise des timbres de Sardaigne à partir du 16 mars 1860.</p>
<p>&#8211; Timbres émis : onze plus quatre taxes pour journaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Naples</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Naples.jpg"><img class="size-medium wp-image-4990 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Naples-163x300.jpg" alt="Naples" width="163" height="300" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>Les armes du royaume des Deux-Siciles sont reproduites<br />
sur les sept timbres de la première émission.<br />
On les retrouve sur la célèbre et rarissime &laquo;&nbsp;Trinacrie&nbsp;&raquo; (cote : 75000 F oblitéré).</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Royaume indépendant rattaché à la couronne des Bourbons par le traité de Vienne de 1815.</strong></p>
<p>&#8211; 85 200 km2 . 7 000 000 habitants environ.</p>
<p>&#8211; Timbres émis : neuf.</p>
<p>&#8211; Une particularité: les timbres de Naples sont célèbres pour les très nombreux faux pour tromper la Poste fabriqués à l&rsquo;époque (on en connaît quelque quatorze spécimens). A noter également: les sept timbres de la première émission comportent chacun une lettre. Assemblées.ces lettres forment le nom G. Masini, le nom du graveur des timbres.</p>
<p>&#8211; Utilise des timbres à l&rsquo;effigie de Victor-Emmanuel à partir de 1861.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Romagne.jpg"><img class="size-full wp-image-4991 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Romagne.jpg" alt="Romagne" width="238" height="250" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Romagne</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #800000;"><em>L&rsquo;Etat pontifical rebelle, la Romagne, se collectionne surtout en oblitéré.<br />
La série des neuf valeurs cote environ 850F contre plus de 105 000F oblitérée !</em></span></p>
<p>Devient indépendante dès le départ des troupes autrichiennes le 12 juin 1859 et s&rsquo;unit aux duchés de Modène et Parme en novembre.</p>
<p>&#8211; Timbres émis : neuf.</p>
<p>&#8211; Ces timbres sont restés peu de temps en service: huit mois très exactement jusqu&rsquo;à leur remplacement par les timbres sardes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Etats pontificaux</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/EtatPont.jpg"><img class="size-medium wp-image-4992 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/EtatPont-211x300.jpg" alt="EtatPont" width="211" height="300" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>La tiare elles clés symbolisent les Etats pontificaux.<br />
Si les couleurs des papiers de la première émission sont clairs, ceux de la seconde<br />
sont vifs et font penser à de simples vignettes.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En 1850, les Etats comprennent la Romagne, les Marches, l&rsquo;Ombrée et, bien sûr, la ville de Rome.</strong></p>
<p>&#8211; En 1859,la Romagne s&rsquo;insurge et se met aux côtés de la Sardaigne. Le 20 septembre 1870, les troupes italiennes entrent dans Rome. Le pouvoir du pape n&rsquo;est plus que temporel&#8230;</p>
<p>&#8211; Timbres émis : vingt-cinq.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Parme.jpg"><img class="size-medium wp-image-4993 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Parme-281x300.jpg" alt="Parme" width="281" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Parme</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #800000;"><em>Le Duché de Parme aura le temps de réaliser deux émissions avant son rattachement<br />
à là couronne de Savoie(<strong>1 et2)</strong>.<br />
L&rsquo;emblème : le lis à la couronne ducale de la famille des Bourbons.<br />
Les timbres du gouvernement provisoire (<strong>3</strong>) tranchent par la simplicité de leur graphisme.</em></span></p>
<p><strong>Petit duché gouverné par une branche des Bourbons.</strong></p>
<p>&#8211; 6 296 km2, 499 835 habitants.</p>
<p>&#8211; Timbres émis : seize plus deux taxes pour journaux.</p>
<p>&#8211; Utilise les timbres sardes à partir d&rsquo;août 1859.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Sardaigne.jpg"><img class="size-medium wp-image-4994 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Sardaigne-252x300.jpg" alt="Sardaigne" width="252" height="300" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Sardaigne</strong></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>Typiquement sarde, ce 5 centesimi n&rsquo;a pas servi en Italie.<br />
Par contre ce 80c partiellement dentelé a servi partout à partir de mars 1862.</em></span></p>
<p><strong>Royaume gouverné par la maison de Savoie.</strong></p>
<p>&#8211; Plus de 75 000 km2, 5165 000 habitants.</p>
<p>&#8211; Timbres émis : dix-sept.</p>
<p>&#8211; Les timbres de la quatrième émission (1855-63) ont servi dans presque tous les Etats ralliés à Victor­Emmanuel. On les reconnaît naturellement grâce à leurs oblitérations mais aussi aux nuances correspondant à des tirages supplémentaires effectués en raison des besoins de plus en plus grands.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Sicile</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Sicile.jpg"><img class="size-full wp-image-4995 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Sicile.jpg" alt="Sicile" width="259" height="278" /></a><span style="color: #800000;"><em>Le roi &laquo;&nbsp;Bomba&nbsp;&raquo; Sicile n&rsquo;a pu admirer son profil durant cinq mois : du 1er janvier 1859<br />
(date de l&rsquo;émission des timbres) au 22 mai 1859, date de sa mort.</em></span></p>
<p><strong>Royaume gouverné par Ferdinand II de Bourbon surnommé &laquo;&nbsp;Bomba&nbsp;&raquo; à la suite du terrible bombardement qu&rsquo;il infligea à Messine.</strong></p>
<p>&#8211; 26 718 km, 2 230 000 habitants.</p>
<p>&#8211; Timbres émis : sept.</p>
<p>&#8211; Ils sont restés dix-huit mois et demi en service avant d&rsquo;être déclarés hors cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Toscane</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Toscane.jpg"><img class="size-medium wp-image-4996 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Toscane-137x300.jpg" alt="Toscane" width="137" height="300" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>Recherché et difficile à trouver en bon état, le lion de Lorraine sur les timbres toscans.<br />
A noter : les timbres du gouvernement provisoire ont non seulement repris le blason<br />
de Victor­Emmanuel mais leur monnaie est également changée.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Grand-duché gouverné par la famille de Lorraine.</strong></p>
<p>&#8211; 21700 km2, 1 790 000 habitants.</p>
<p>&#8211; Timbres émis : vingt-trois plus un taxe pour journaux.</p>
<p>&#8211; A noter : les timbres de l&rsquo;émission du gouvernement provisoire s&rsquo;inspirent largement des premières émissions ducales. Comme à Modène, le blason de Lorraine a été remplacé par la Croix de Savoie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 65 &#8211; Janvier 1990</span></p>

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		<title>Connaissez vous les timbres de la République de Salo ?</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Mar 2015 10:41:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>
		<category><![CDATA[R.S.I.]]></category>
		<category><![CDATA[République de Salo]]></category>
		<category><![CDATA[République Sociale Italienne]]></category>

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		<description><![CDATA[Timbres magazine n° 71 &#8211; Septembre 2006 Avec ses 150 timbres-types (poste, aviation, exprès, taxes) mais beaucoup plus si on y ajoute les sous-types et les variétés de tirages, la République Sociale Italienne ne passe pas inaperçue même si elle fait partie de ces péripéties d&#8217;un passé que l&#8217;on préférerait oublier. L&#8217;éphémère république de Salon<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/03/19/connaissez-vous-les-timbres-de-la-republique-de-salo/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Timbres magazine</em> n° 71 &#8211; Septembre 2006</span></p>
<h3>Avec ses 150 timbres-types (poste, aviation, exprès, taxes) mais beaucoup plus si on y ajoute les sous-types et les variétés de tirages, la République Sociale Italienne ne passe pas inaperçue même si elle fait partie de ces péripéties d&rsquo;un passé que l&rsquo;on préférerait oublier. L&rsquo;éphémère république de Salon bâtie par Mussolini appartient inéluctablement à l&rsquo;Histoire de l&rsquo;Italie, et ses timbres témoignent d&rsquo;un période difficile où ce pays était coupé en deux et au bord de la guerre civile.</h3>
<p>Les premiers timbres de la R.S.I. (Repubblica Sociale Italiana) ont été émis quelques jours avant Noël 1943, le 20 décembre plus précisément. Composée de plus d&rsquo;une trentaine de timbres (poste, aviation, exprès et taxes), cette émission est tout d&rsquo;abord uniquement disponible à la poste centrale de Brescia. Tous les timbres sont surchargés de le mention &laquo;&nbsp;G.N.R.&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;"><a style="color: #800000;" href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/03/République-de-Salo.pdf">République de Salo</a></span></strong></p>

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