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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Grande-Bretagne</title>
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		<title>Les &#171;&#160;enfants&#160;&#187; du Penny Black</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 09:36:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Un an après sa parution, le «One Penny» vire au brun-rouge. La saga des héritiers au premier timbre-poste commence&#8230; Le &#171;&#160;One Penny&#160;&#187; noir. Emis le 6 mai 1840, est remplacé en février 1841 par un timbre identique, mais imprimé en brun-rouge (1) On pouvait en effet faire disparaître la croix de Malte rouge, qui oblitérait<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/02/02/les-enfants-du-penny-black/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Un an après sa parution, le «One Penny» vire au brun-rouge. La saga des héritiers au premier timbre-poste commence&#8230;</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6609" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/01.jpg" alt="01" width="271" height="233" /></a>Le &laquo;&nbsp;One Penny&nbsp;&raquo; noir. Emis le 6 mai 1840, est remplacé en février 1841 par un timbre identique, mais imprimé en brun-rouge (<strong>1</strong>)</p>
<p>On pouvait en effet faire disparaître la croix de Malte rouge, qui oblitérait le timbre noir, sans détériorer celui-ci, qui pouvait être utilisé une deuxième fois.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6610" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/02.jpg" alt="02" width="264" height="228" /></a>Le One Penny brun-rouge est imprimé avec une encre &laquo;&nbsp;fugitive&nbsp;&raquo;, sur un papier imprégné de prussiate de potasse, qui la rend encore plus fragile. Ce traitement provoque d&rsquo;ailleurs un bleuissement plus ou moins intense du papier, par réaction de l&rsquo;encre avec le produit. Il en résulte, au verso de certains timbres, ce qu&rsquo;on appelle une &laquo;&nbsp;tête d&rsquo;ivoire&nbsp;&raquo;, où l&rsquo;effigie, qui est moins encrée, paraît plus claire sur le fond bleuté. Le phénomène est très variable dans son intensité comme dans sa forme. Il peut même se rencontrer in versé (<strong>2</strong>)</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6611" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/03.jpg" alt="03" width="218" height="265" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6612" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/04.jpg" alt="04" width="290" height="242" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/05.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6613" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/05-290x300.jpg" alt="05" width="290" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6614" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/06-300x184.jpg" alt="06" width="300" height="184" /></a></p>
<p>Jusqu&rsquo;en 1844, l&rsquo;oblitération normale des One Penny brun-rouge est une croix de Malte noire, qui doit être appliquée au centre du timbre (<strong>3</strong>) On connaît cependant quelques rares exemplaires de ce timbre oblitérés en rouge, au début de 1841 (<strong>4</strong>) On connaît aussi quelques rares cas où un postier s&rsquo;est acharné jusqu&rsquo;à trois fois sur un malheureux timbre (<strong>5</strong>) ce qui intrigue beaucoup les spécialistes britanniques. Vers mars 1843, on met en service à Londres un jeu de croix de Malte numérotées de 1 à 12 (<strong>6</strong>)</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/07.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6615" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/07-300x62.jpg" alt="07" width="300" height="62" /></a>A partir de 1844, les timbres sont oblitérés avec des &laquo;&nbsp;numerals&nbsp;&raquo;. Les bureaux ont en effet reçu en avril de cette année des numéros matricules. Il existe cinq séries de ces oblitérateurs, pour l&rsquo;Angleterre et le pays de Galles, pour l&rsquo;Ecosse, pour l&rsquo;Irlande, pour le district de Londres, et pour les services du Chief Office de Londres (<strong>7</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/08.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6616" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/08-300x182.jpg" alt="08" width="300" height="182" /></a>Le One Penny brun-rouge est la continuation directe du Penny Black, puisque imprimé sur les mêmes planches. Les planches 1b, 2, 5, 8, 9, 10 et 11, qui sont en service au moment du changement, ont d&rsquo;ailleurs imprimé le One Penny dans les deux couleurs. Les spécialistes recherchent les « matched pairs &nbsp;&raquo; (couples assortis), c&rsquo;est-à-dire la même combinaison de lettres imprimée dans les deux couleurs par la même planche (<strong>8</strong>).</p>
<p>Le papier est le même que celui du Penny Black, avec le filigrane Petite Couronne. Les éléments de ce filigrane sont formés à la main avec du fil de laiton. Il en résulte certaines variantes dans la forme des couronnes.</p>
<p><strong>«L&rsquo;empreinte digitale»</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/09.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6617" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/09-300x221.jpg" alt="09" width="300" height="221" /></a>Les lettres dans les angles inférieurs des timbres sont obtenues avec un jeu de poinçons qui sont frappés sur chaque planche avant sa mise en service. L&rsquo;opération est manuelle et les lettres ne sont pas toujours bien centrées ni bien orientées. Ces variations dans la position des lettres permettent d&rsquo;identifier les planches d&rsquo;impression, en se référant à des ouvrages spécialisés. Ceux-ci peuvent reproduire l&rsquo;illustration de chacun des timbres, ou indiquer par des cotes la position de chaque lettre par rapport aux côtés des carrés. D&rsquo;autres détails d&rsquo;impression permettent d&rsquo;affiner le diagnostic et forment, avec des lettres, &laquo;&nbsp;l&rsquo;empreinte digitale&nbsp;&raquo; de chacun des timbres (<strong>9</strong>) Le planchage, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on appelle cet exercice, est une recherche pleine d&rsquo;intérêt.</p>
<p>On trouve un certain nombre d&rsquo;éléments de planchage dans le Catalogue spécialisé de Stanley Gibbons, volume 1. Cet ouvrage est d&rsquo;ailleurs indispensable pour aborder de façon intéressante l&rsquo;étude des timbres de cette période. D&rsquo;autres publications sur ce sujet peuvent se trouver chez Vera Trinder Ltd, 38 Bedford Street, London WC2 9EU.</p>
<p>Jusqu&rsquo;ici, tout est simple&#8230; C&rsquo;est le même timbre que le Penny Black, non dentelé comme lui, imprimé sur le même papier, avec le même filigrane, avec des planches tirées du même bloc gravé par Heath (qui donne le timbre Type 1) et marqué du même alphabet (Alphabet I).</p>
<p><strong>Une grande famille</strong></p>
<p>Mais ce timbre va servir pendant près de quarante ans, jusqu&rsquo;à son remplacement par un timbre typographié, en 1880. Durant cette période, on rencontre des changements de papier, de filigrane, de dentelure, de couleur ; le Bloc 1, trop usé, est retouché, et, pour finir, on grave des lettres dans les quatre angles du timbre. De la combinaison de tous ces éléments résulte une classification assez compliquée, mais qui rend passionnante l&rsquo;histoire des One Penny gravés. Nous allons aborder les grandes lignes de cette évolution.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/Tableau01.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6628" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/Tableau01-235x300.jpg" alt="Tableau01" width="235" height="300" /></a>Le <strong>tableau 1</strong> indique l&rsquo;essentiel des relations entre ces différents facteurs. Pour ne pas l&rsquo;alourdir, certaines combinaisons ont été omises, bien que très intéressantes (essais, planches de réserve, variantes du filigrane). Il indique également les numéros des catalogues Yvert et Stanley Gibbons Spécialisé correspondant aux divers timbres. Le &laquo;&nbsp;classement&nbsp;&raquo; au bas de ce tableau renvoie simplement aux paragraphes de l&rsquo;exposé qui suit. On aurait pu aussi bien commencer par la couleur du timbre ou la dentelure, sans doute plus commodes pour le triage des timbres, mais placer le filigrane en tête permettait une suite chronologique mieux adaptée à cette étude.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/Tableau02.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6629" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/Tableau02-300x235.jpg" alt="Tableau02" width="300" height="235" /></a><strong>Le tableau 2</strong> illustre les timbres eux-mêmes et présente sous une autre forme l&rsquo;imbrication des principaux facteurs.</p>
<p><em>Evolution des One Penny gravés.</em></p>
<ol>
<li><em> &#8211; Timbres imprimés sur papier à filigrane Petite Couronne.</em></li>
</ol>
<p><em>1.1. &#8211; Timbres obtenus à partir du Bloc 1 (timbres Type 1).</em></p>
<p><em>1.1.1. &#8211; Pour mémoire, Je Penny Black, papier grisâtre, non dentelé, émis le 8 mai 1840, Alphabet 1.</em></p>
<p><em>1.1.2. &#8211; Même papier, mais bleuté (réaction chimique), même bloc (timbre Type 1),timbres brun­rouge, avec de nombreuses variétés de nuance (du timbre et du papier).</em></p>
<p><em>1.1.2.1. &#8211; Non dentelé, Alphabet 1, émis en février 1841.C&rsquo;est le timbre décrit au début de cet article. Planches d&rsquo;impression 1b à 131.</em></p>
<p><strong>Découpage ou perforation ?</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6618" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/10-300x278.jpg" alt="10" width="300" height="278" /></a>Ces timbres sont non dentelés. Il faut les découper avec des ciseaux, d&rsquo;où perte de temps pour les gros utilisateurs. On trouve dans le commerce à cette époque des instruments comportant des molettes qui permettent de pré-découper les feuilles en bandes dont on sépare les timbres avec des ciseaux. Ces perçages en ligne se rencontrent de temps en temps. Ils ne sont pas toujours bien alignés (<strong>10</strong>)</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6619" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/11.jpg" alt="11" width="298" height="254" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/12.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6620" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/12-300x197.jpg" alt="12" width="300" height="197" /></a>Un homme d&rsquo;affaires irlandais, Henry Archer, propose une machine pour séparer les timbres, d&rsquo;abord par perçage en lignes, puis par une dentelure telle qu&rsquo;on la connaît encore aujourd&rsquo;hui. Des essais sont faits par Archer sur des feuilles de timbres. Ils on t produit les seuls timbres dentelés comportant l&rsquo;Alphabet I (<strong>11</strong>). Les premiers résultats sont assez irréguliers et de nombreuses feuilles sont détruites. Archer accuse le procédé d&rsquo;impression, où le papier humidifié se déforme. Il fait fabriquer pour ses essais des timbres typographiés à l&rsquo;effigie du prince consort (<strong>12</strong>)</p>
<p>En février 1852, l&rsquo;Alphabet I est remplacé par un nouveau jeu de poinçons, l&rsquo;Alphabet II. Des ouvrages, tel le catalogue de Stanley Gibbons, donnent des tableaux de comparaison entre différentes lettres. Les timbres de cette série ne diffèrent des précédents que par les lettres de l&rsquo;alphabet.</p>
<p><em>1.1.2.2. &#8211; Filigrane Petite Couronne, non dentelé, timbre Type 1, brun-rouge sur papier bleuté, Alphabet II, planches d&rsquo;impression 131à 175.</em></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6621" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/13.jpg" alt="13" width="277" height="253" /></a>En 1853-1854, le ministère des finances utilise pour séparer ses timbres un instrument qui donne une ligne de coupe ondulée (<strong>13</strong>) Le résultat est connu sous le nom de &laquo;&nbsp;Treasury Roulette&nbsp;&raquo;, ou roulette de Gladstone (c&rsquo;est le chancelier de l&rsquo;Echiquier de cette époque).</p>
<p>Après des essais plus poussés, et de longues discussions, le Post Office achète le brevet d&rsquo;Archer et, en février 1854, procède officiellement à la perforation de feuilles de timbres.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/14.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6622" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/14-300x116.jpg" alt="14" width="300" height="116" /></a><em>1.1.2.3.·- Filigrane Petite Couronne, timbre Type I, brun-rouge sur papier bleuté, Alphabet II, dentelé 16, planches d&rsquo;impression 155 .à 204, février 1854 (<strong>14</strong>)</em></p>
<p><em>1.1.2.4.- La dentelure 16 est fine et fragile. Il arrive que les feuilles de timbres se déchirent sous leur propre poids. En janvier 1855, le Post Office adopte la dentelure 14, sans notification officielle du changement. Les autres éléments ne sont pas modifiés. Planches 194 à 204.Les planches de réserve R1 à R6 ont aussi servi pour ces deux émissions. Elles sont également sur Type I avec Alphabet ll.</em></p>
<p><em>1.2. &#8211; Timbres obtenus à partir du Bloc II (timbres Type II).</em></p>
<p>Vers la même époque, les imprimeurs (Perkins Bacon &amp; Co) informent le Post Office que le Bloc 1 est trop usé pour produire encore des molettes correctes. On les autorise à faire retoucher une réplique tirée de l&rsquo;originale de Heath. Le travail est réalisé par William Humfrys. Ce Bloc II sera désormais seul utilisé (c&rsquo;est le One Penny Type II). Les planches tirées de ce nouveau bloc ont une nouvelle numérotation, qui repart au n°1.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/15.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6623" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/15-300x277.jpg" alt="15" width="300" height="277" /></a><em>1.1.1. &#8211; Filigrane Petite Couronne, timbre Type Il, brun-rouge sur papier bleuté, dent. 14, Alphabet Il, février 1855, planche 1 à 21 ( </em><strong>15</strong><em>)</em></p>
<p><em>1.2.2. &#8211; Mêmes caractéristiques, mais dentelés 16 (toutes les machines à perforer n&rsquo;ont pas été modifiées immédiatement), planches d&rsquo;impression 1 à 15.</em></p>
<p><em>En août 1855, l&rsquo;Alphabet III remplace l&rsquo;Alphabet II. Il est normalement utilisé sur un nouveau papier à filigrane Grande Couronne. On épuise cependant un petit stock restant de papier à Petite Couronne.</em></p>
<p><em>1.2.3. &#8211; Filigrane Petite Couronne, timbre Type II, brun-rouge sur papier bleuté, dent. 14, Alphabet III, août 1855, planches 22 à 27. Ces timbres constituent une anomalie rare.</em></p>
<ol start="2">
<li><em> &#8211; Timbres imprimés sur papier à filigrane Grande Couronne.</em></li>
</ol>
<p>A partir de mai 1855, le papier est fabriqué avec un nouveau filigrane, la Grande Couronne. Les éléments de ce filigrane sont découpés à la presse dans une feuille de laiton mince. Contrairement aux précédents, ils sont tous identiques. Il y a cependant deux exceptions où des éléments défectueux ont été remplacés par des motifs formés à la main. Le dessin sera légèrement modifié en 1861, d&rsquo;où deux types de Grande Couronne (I et II).</p>
<p><em>2.1.1. &#8211; Les premiers timbres sur papier à Grande Couronne I sont du type II, brun-rouge sur papier bleuté, dent.16, Alphabet Il, mai 1855, planches 1 à 15.</em></p>
<p><em>2.1.2. &#8211; Même caractéristiques, mais dent. 14, juin 1855, planches d&rsquo;impression 1 à 21.</em></p>
<p>A partir du mois d&rsquo;août 1855, commençant avec la planche 22, un nouveau jeu de poinçons, l&rsquo;Alphabet III, remplace l&rsquo;Alphabet Il. Nous avons vu, en 1.2.3, l&rsquo;emploi anormal de cet alphabet sur papier à filigrane Petite Couronne. A cette exception près, on le trouve uniquement sur le filigrane Grande Couronne.</p>
<p><em>2.1.3. &#8211; Filigrane Grande Couronne 1, Type II, brun­rouge sur papier bleuté, dent. 14, Alphabet Ill, août 1855, planches 22 à 27.</em></p>
<p><strong>Nuances de transition</strong></p>
<p>Depuis 1841, le One Penny est imprimé avec u ne encre brun-rouge sur un papier imprégné d&rsquo;un produit chimique produisant avec l&rsquo;encre un bleuissement plus ou moins prononcé du papier, d&rsquo;où résultent un grand nombre de variétés de nuances. Vers 1856, le Post Office commence à considérer que cette situation n&rsquo;est plus tolérable. Perkins Bacon &amp; Co sont priés de trouver une solution pour obtenir une constance dans la couleur des timbres et du papier.</p>
<p>Des essais sont faits entre octobre 1856 et mars 1857 pour neutraliser le bleuissement. Les résultats ne sont pas immédiats. On rencontre pendant cette période des papiers jaunâtres ou tirant vers le crème, plus ou moins tachés de bleu dans les débuts, pour finir avec un fond crème uniforme. Ces timbres sont dans des tons brun orangé ou rouge orangé, pou r finir par des teintes rouge pâle ou rose pâle, toujours sur papier crème. Ces nuances finales se retrouvent au début de l&rsquo;émission suivante, sur papier blanc.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/16.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6624" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/16-300x209.jpg" alt="16" width="300" height="209" /></a>2.2. &#8211; Filigrane Grande Couronne I, timbre Type II, papier dans des tons jaunâtre à crème (avec éventuellement des restes de bleu), brun orangé à rose pâle (grande variété de nuances), dent. 14, Alphabet III, début 1857, planches entre 27 et 49 (<strong>16</strong>).</p>
<p><strong>Rouge carminé sur papier blanc</strong></p>
<p><em>2.3. &#8211; A partir de mars-avril 1857, le One Penny commence à sortir sur papier blanc.</em></p>
<p><em>2.3.1 &#8211; Filigrane Grande Couronne I, timbre Type II, tons rouge carmin à rose pâle sur papier blanc, dent.14, Alphabet III, planches 27 à 68 et R17 ( planche de réserve).</em></p>
<p>Ce timbre est produit en quantités énormes jusqu&rsquo;en 1864. Il est très facile d&rsquo;en reconstituer une planche complète de 240. Il est également assez facile d&rsquo;en faire le planchage, c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;identifier les planches. Pour ce faire, on peut utiliser, par exemple, The Plating of Alphabet III, de WRD Wiggins et GC Tonna, ouvrage en cinq parties qui illustre tous les timbres de cet alphabet.</p>
<p>En décembre 1857, par suite d&rsquo;un besoin urgent, on perfore provisoirement en 16 un certain nombre de feuilles de timbres à One Penny.</p>
<p><em>2.3.2. &#8211; Filigrane Grande Couronne 1,Type II, rouge carminé sur papier blanc, dent. 16, Alphabet Ill. Ces timbres sont peu courants.</em></p>
<p>En 1861, le dessin du filigrane Grande Couronne est simplifié. On enlève les &laquo;&nbsp;fleurs de lys&nbsp;&raquo; qui ornaient l&rsquo;intérieur de la couronne. C&rsquo;est la Grande Couronne II.</p>
<p>Vers le milieu de 1856, au lieu de poinçonner les lettres dans les angles inférieurs des timbres, on les grave à la main sur les planches 50 et 51, à titre expérimental. C&rsquo;est l&rsquo;Alphabet IV. Mais, les planches ne seront mises en service qu&rsquo;en août 1861 , avec le papier comportant le filigrane modifié.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/17.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6625" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/17-300x178.jpg" alt="17" width="300" height="178" /></a><em>2.3.3. &#8211; Grande Couronne II, timbre Type II, rouge carminé sur papier blanc, dent.14, Alphabet IV, planches 50 et 51 (</em><strong>17</strong><em>).</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1862, on manque de planches pour imprimer les timbres à 1 d. Celles qui doivent produire le futur timbre avec quatre lettres ne sont pas encore disponibles. On met en service trois planches de réserve. La R17, préparée en même temps que la 22, est, comme elle, avec l&rsquo;Alphabet III. Mais les planches R15 et R16 ont été fabriquées en 1855, au temps de l&rsquo;Alphabet II. Les timbres de ces planches sont les seuls rouges carminés qui aient cet alphabet.</p>
<p><em>2.3.4. &#8211; Filigrane Grande Couronne II, timbre Type II, rouge carminé sur papier blanc, dent. 14, Alphabet II, 1862, planches de réserve R15 et R16.</em></p>
<p><strong>Quatre lettres</strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/18.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6626" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/18.jpg" alt="18" width="215" height="243" /></a>En mars 1861, sont préparées des planches d&rsquo;un nouveau modèle. Comme les précédentes, elles sont tirées du Bloc II, mais des lettres sont gravées dans les quatre angles. Les lettres supérieures reprennent celles du bas, mais en ordre inverse. Ceci pour éviter que l&rsquo;on ne reconstitue un timbre utilisable avec deux moitiés de timbres mal oblitérés&#8230; Avec les &laquo;&nbsp;<em>killers</em>&nbsp;&raquo; (les tueurs) qui les maculent à mort, on se demande comment la chose serait possible&#8230; Un autre détail est que le numéro de la planche est gravé dans le burelage de chaque timbre, verticalement, à droite et à gauche de l&rsquo;effigie (<strong>18</strong>).</p>
<p><em>2.4. &#8211; Filigrane Grande Couronne II, timbre Type II, rouge carminé sur papier blanc, dent. 14, 4 lettres, numéro de planche gravé dans le burelage, mars 1864, planches 71 à 225.</em></p>
<p>Ces planches ne seront mises sur presse qu&rsquo;en 1864. Les timbres de ce type sont extrêmement courants, puisqu&rsquo;ils seront imprimés jusqu&rsquo;en 1879, avec des planches allant de la 71 à la 225.</p>
<p>Certaines de ces planches sont très communes, alors que d&rsquo;autres ne se rencontrent que très rarement.</p>
<p>Les planches 69, 70, 75, 77, 126 et 128 n&rsquo;ont pas été mises en production. On connaît cependant quelques exemplaires de timbres provenant de la planche 77. Il ne faut pas confondre ces raretés avec des timbres de la planche 177 où le 1 serait mal marqué&#8230; ou aurait été effacé&#8230;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6627" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/02/19.jpg" alt="19" width="195" height="229" /></a>A l&rsquo;autre bout de la liste, la planche 225, qui n&rsquo;a servi que cinq semaines, à la fin de 1879, n&rsquo;a imprimé que 25 000 feuilles de timbres. A comparer avec la 171 ( plus de 900 000 feuilles) ou la 120 (plus de 700 000). Après ceux de la planche 77, les timbres de la planche 225 sont les plus rares de cette série (<strong>19</strong>).</p>
<p>En effet vers la fin des années 1870, les timbres gravés dérivés du Penny Black sont en service depuis près de quarante ans. Ils paraissent singulièrement démodés, comparés aux timbres des valeurs élevées (2,1/2 d à 5 I) produits par De La Rue en typographie. D&rsquo;autre part, seuls les timbres de cette dernière firme ont vraiment la pleine confiance du Post Office, parce qu&rsquo;ils sont imprimés en couleurs &laquo;&nbsp;fugitives&nbsp;&raquo;. Les timbres gravés de Perkins, Bacon &amp; Co. résistent encore trop bien au lavage.</p>
<p>Le 28 décembre 1878, le Post Office notifie à cette firme la cessation de son contrat sous un délai de six mois. En fait, elle continuera de produire des timbres jusqu&rsquo;en 1879.</p>
<p>En 1880, les timbres gravés de Perkins, Bacon &amp; Co. seront remplacés par des timbres typographiés de De La Rue, dont le nouveau One Penny, le &laquo;&nbsp;rouge vénitien&nbsp;&raquo; est émis le 1er janvier 1880.</p>
<p><span style="color: #800000;"> Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 448 &#8211; Janvier 1991</span></p>
<p>&nbsp;</p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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</div>

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		<title>Mulready &#8211; Suite</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2016 11:47:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Mulready n&#8217;ont pas rencontré un succès immense, loin s&#8217;en faut&#8230; Suite et fin de cette étude. &#160; Lorsqu&#8217;ils mettent sur le marché lettres et enveloppes, les officiels, Hill et Baring en tête, se congratulent et s&#8217;extasient sur le chef-d&#8217;œuvre de Mulready. Henry Cole, pour son compte, semble moins enthousiaste. Quant au public, l&#8217;accueil qu&#8217;il<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/28/mulready-suite/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Les Mulready n&rsquo;ont pas rencontré un succès immense, loin s&rsquo;en faut&#8230; Suite et fin de cette étude.</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsqu&rsquo;ils mettent sur le marché lettres et enveloppes, les officiels, Hill et Baring en tête, se congratulent et s&rsquo;extasient sur le chef-d&rsquo;œuvre de Mulready.</p>
<p>Henry Cole, pour son compte, semble moins enthousiaste. Quant au public, l&rsquo;accueil qu&rsquo;il réserve à ces productions est pour le moins catastrophique. L&rsquo;allégorie ne semble pas avoir été comprise. Le ton général oscille entre la critique acerbe et l&rsquo;ironie délirante. L&rsquo;unanimité se fait très vite contre le dessin de Mulready et de nombreuses caricatures traînent rapidement dans la boue cette œuvre qui devait &laquo;&nbsp;diffuser un goût pour les beaux-arts&nbsp;&raquo;&#8230; La malice politique s&rsquo;en mêle: les Mulready sont un sous produit d&rsquo;une réforme postale mise en place par un gouvernement whig. Les tories sont au premier rang des détracteurs. Le courrier des lecteurs du Times leur ouvre largement ses colonnes. On ne critique pas la réforme, difficilement contournable, mais, dès le 2 mai, on se rattrape sur les à-côtés&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/015.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6376" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/015-300x195.jpg" alt="01" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 1. &#8211; Caricature de John Leech.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/024.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6377" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/024-300x197.jpg" alt="02" width="300" height="197" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 2 &#8211; Enveloppe humoristique signée Hume.</em></span></p>
<p>Voici une caricature de John Leech (<strong>1</strong>), datée du dimanche 31 mai 1840. On connaît la même, postée dès le 2 mai&#8230; Voici une enveloppe comique de Hume, moins connue (<strong>2</strong>), postée le 10 juillet.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/034.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6378" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/034-300x209.jpg" alt="03" width="300" height="209" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 3 &#8211; Fores a édité dix enveloppes différentes.</em></span></p>
<p>Il y en a une série de six. L&rsquo;une porte deux Penny Black. Le port de l&rsquo;autre a été payé en numéraire. Ces productions, qui ne sont pas officielles (c&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse dire !), doivent être affranchies. Cette enveloppe de Fores (<strong>3</strong>), postée sans timbre, a été taxée de 2 d. Fores a édité dix enveloppes différentes. Spooner en a publié quatorze, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une collection marginale</strong></p>
<p>La collection des caricatures de Mulready est très intéressante, mais délicate. On rencontre plus de faux et de réimpressions que de pièces originales. La Mulready elle-même, tant décriée, a fait l&rsquo;objet de copies et d&rsquo;imitations. On peut citer l&rsquo;enveloppe du &laquo;&nbsp;Whitaker&rsquo;s Almanack&nbsp;&raquo;, qui a circulé dans les années 1870 et 1880. Rowland Hill, qui suit au jour le jour l&rsquo;avancement de sa réforme, en a le moral singulièrement refroidi. Mais il n&rsquo;est pas homme à se laisser abattre.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/043.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6379" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/043-300x160.jpg" alt="04" width="300" height="160" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 4. &#8211; Les Mulready sont remplacées par des enveloppes estampillées.</em></span></p>
<p>Dès le 12 mai 1840, il note dans son journal : &laquo;&nbsp;<em>Je crains que nous ne soyons obligés de substituer quelque autre timbre à celui dessiné par Mulready, qui est dénigré et ridiculisé de tous côtés</em>.&nbsp;&raquo; L&rsquo;enveloppe à 1 d est retirée de la vente en janvier 1841, celle à 2 d en avril de la même année. Elles sont remplacées par des enveloppes portant des timbres estampillés en relief (<strong>4</strong>), gravés par William Wyon.</p>
<p>Ces timbres étaient prévus à l&rsquo;origine pour être apposés sur des lettres ou enveloppes apportées par le public. Mais, avec le contretemps des Mulready, le service des objets &laquo;&nbsp;timbrés sur commande&nbsp;&raquo; ne sera mis en place qu&rsquo;en 1 855.</p>
<p>Les feuilles-lettres sont remplacées en 1844 par du papier portant le timbre à 1 d de Wyon. Lettres et enveloppes utilisent aussi un papier à fils de soie, toujours fabriqué par John Dickinson.</p>
<p>Hill avait misé sur les enveloppes beaucoup plus que sur les timbres. Le public l&rsquo;a pris à contrepied. Les Mulready invendues sont distribuées aux administrations, à la place du Penny Black &laquo;&nbsp;VR&nbsp;&raquo; prévu initialement et qui ne sera pas émis. Mais les stocks sont énormes. En 1862, on décide de détruire ce qui reste. Edwin Hill, frère de Rowland, doit même construire une machine pour en venir à bout&#8230;</p>
<p>Retirées de la vente, les Mulready ne sont pas démonétisées pour autant. Voici une lettre à 2 d de 1846, avec une paire de 1 d brun rouge supplémentaires. Postée à Crawley (Sussex, N°228), elle porte une taxe de 4 d. Est-ce pour un port de 2 à 3 onces, ou les 2 d de la Mulready ont-ils été considérés comme non valables par un postier mal renseigné ?</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/053.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6380" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/053-300x196.jpg" alt="05" width="300" height="196" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig.5.- Les Mulready restent d&rsquo;un usage confidentiel&#8230; même les postiers ne savent pas qu&rsquo;en faire.</em></span></p>
<p>L&rsquo;habitude de leur emploi se perd cependant. Un postier de Bath, sans doute jeune dans le métier, ne sachant comment la prendre, a constellé de son &laquo;&nbsp;numeral&nbsp;&raquo; 53 cette autre Mulready à 2 d (<strong>5</strong>).</p>
<p>Beaucoup plus tard, en 1886, J. W. Palmer, négociant en timbres sur le Strand, s&rsquo;envoie à lui-même, du bureau de poste de Charing·Cross, un certain nombre de Mulready qu&rsquo;il a en réserve. Elles lui arrivent, taxées à 2 d. Fort de son bon droit, il se présente au postmaster du West Central District, qui annule les taxes en confirmant la validité postale des documents. En fait, les Mulready ne seront démonétisées que sous le règne de George VI, en 1945, en même temps que les timbres de Victoria et que ceux d&rsquo;Edouard VII.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/065.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6388" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/065-300x184.jpg" alt="06" width="300" height="184" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig.6. &#8211; « Pictorial envelopes » ici, pour un bal de la reine.</em></span></p>
<p>Les Mulready et leurs caricatures ont lancé la vogue des &laquo;&nbsp;pictorial envelopes&nbsp;&raquo;, enveloppes ornées de gravures ou de dessins. Ces derniers peuvent être purement décoratifs, comme sur cette enveloppe &laquo;&nbsp;Victoria Albert&nbsp;&raquo; (<strong>6</strong>). On suppose qu&rsquo;elle a été créée en 1840 ou 1841 pour envoyer des invitations à un bal de la reine, au château de Holyrood, en Ecosse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/074.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6382" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/074-300x178.jpg" alt="07" width="300" height="178" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig.7. &#8211; Humour, décoration ou propagande.</em></span></p>
<p>Innombrables sont les sujets de propagande : contre l&rsquo;alcoolisme, contre des projets de lois, contre le clergé, contre l&rsquo;esclavage, contre la guerre (<strong>7</strong>), enveloppe de Valentine&rsquo;s, en faveur de la paix, expédiée d&rsquo;Allemagne en 1873&#8230;). Beaucoup sont émises pour réclamer l'&nbsp;&raquo;Ocean Penny Postage&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-à-dire une poste uniforme à 1 d pour les échanges au sein de l&rsquo;empire britannique. Cette patiente campagne aboutira en 1898.</p>
<p>La célèbre firme Valentine&rsquo;s, de Dundee, est un grand pourvoyeur de ces enveloppes de propagande, comme celle-ci, qui a été postée à Orléans en 1873, ou cette autre, adressée à Arthur Maury, bien connu des philatélistes français.</p>
<p><strong>Célèbre malgré tout</strong></p>
<p>Décriée et passée de mode, la Mulready n&rsquo;est pas oubliée par tout le monde. La première manifestation du Jubilé de la poste uniforme à un penny est un dîner organisé le 15 janvier 1890, pour trois cents personnalités du Post Office. Le carton d&rsquo;invitation, daté du 10 janvier, date anniversaire, porte le dessin de Mulready.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/084.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6383" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/084-300x241.jpg" alt="08" width="300" height="241" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 8 &#8211; Dans l&rsquo;esprit de la Mulready&#8230;</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/093.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6384" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/093-300x241.jpg" alt="09" width="300" height="241" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 9 &#8211; Gare aux imitations&#8230; (ici de William Elliott)&#8230;</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/102.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6385" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/102-300x244.jpg" alt="10" width="300" height="244" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 10 &#8211; &#8230; ou de Harry Furniss.</em></span></p>
<p>Le 2 juillet de la même année, toujours dans le cadre du jubilé, le GPO émet une enveloppe commémorative, avec une carte, dans l&rsquo;esprit de la Mulready (<strong>8</strong>). Celle-ci sera aussi copiée et caricaturée. Mais le cœur n&rsquo;y est plus : il n&rsquo;y a que deux productions pirates, une imitation par William Elliott (<strong>9</strong>) et une caricature par Harry Furniss (<strong>10</strong>). L&rsquo;Exposition philatélique de Londres de 1897 émet une vignette qui est une réduction du célèbre motif (<strong>11</strong>). Celle de 1950 illustre avec une Mulready une carte commémorative&#8230; imprimée par &laquo;&nbsp;John Dickinson&nbsp;&raquo; &#8211; la firme existe toujours&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/112.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6386" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/112-300x211.jpg" alt="11" width="300" height="211" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 11 &#8211; Un hommage tardif en 1897, sous forme de reproduction en réduction sur un vignette.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/125.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6387" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/125-300x256.jpg" alt="12" width="300" height="256" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>Fig. 12 &#8211; Aérogramme émis en 1879 avec médaille de Wyon.</em></span></p>
<p>On en retrouve un dernier souvenir, avec la médaille de Wyon, la croix de Malte et les deux premiers timbres de 1 d, sur un aérogramme émis en 1979 (<strong>12</strong>), à l&rsquo;occasion du centenaire de la mort de Sir Rowland Hill (il a été anobli par la reine en 1860)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 442 &#8211; Juin 1990</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Mulready</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2016 10:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[William Mulready a donné son nom à des plis illustrés vendus port inclus, qui circulaient donc ensuite en franchise. Un ancêtre des entiers postaux en quelque sorte !&#8230; En 1836, Rowland Hill commence à se battre pour obtenir la réforme du système postal britannique et l&#8217;établissement d&#8217;une poste uniforme à un penny. L&#8217;élément de base<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/28/mulready/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>William Mulready a donné son nom à des plis illustrés vendus port inclus, qui circulaient donc ensuite en franchise. Un ancêtre des entiers postaux en quelque sorte !&#8230;</h4>
<p>En 1836, Rowland Hill commence à se battre pour obtenir la réforme du système postal britannique et l&rsquo;établissement d&rsquo;une poste uniforme à un penny.</p>
<p>L&rsquo;élément de base de sa réforme est le prépaiement du port des lettres. La poste y gagnera un temps considérable, au départ comme à la distribution du courrier. C&rsquo;est dans cet esprit qu&rsquo;il propose le &laquo;&nbsp;timbre-poste&nbsp;&raquo; pour &laquo;&nbsp;affranchir&nbsp;&raquo; les objets confiés à la poste. Mais son projet favori, ce sont des enveloppes ou des feuilles timbrées, qui seraient vendues à la poste et qui circuleraient ensuite en franchise.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/014.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6360" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/014-300x161.jpg" alt="01" width="300" height="161" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 1 &#8211; Projet de lettre présenté par Siever au concours du Trésor en 1839 (vente Harmers).</em></span></p>
<p>Est-ce l&rsquo;influence de ses écrits, ou l&rsquo;idée est-elle dans l&rsquo;air ? la plupart des projets présentés au concours du Trésor, en 1839, proposent des enveloppes ou des lettres (<strong>1</strong>, un des envois de Siever). Comme pour le timbre, Hill ne retiendra aucun de ces projets.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/023.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6361" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/023-300x300.jpg" alt="02" width="300" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 2 &#8211; Henry Cole, d&rsquo;après une carte postale publiée par le National Postal Museum, Londres.<br />
Henry Cole comme Roland Hill, est un grand serviteur de l&rsquo;Etat. Il travaille d&rsquo;abord au Record Office (Archives nationales). En 1838. avec l&rsquo;accord de ses supérieurs, il devient secrétaire du Mercantile Committee, qui milite pour obtenir la réforme postale. En 839, il participe au concours du Trésor, où il remporte l&rsquo;un des quatre prix attribués Il est tout désigné pour seconder Roland Hill, ce qu&rsquo;il fait de 1839 à 1842. Plus tard, il sera l&rsquo;un des organisateurs des grandes expositions internationales de Londres, surtout celle de 1851, qui connaît un immense succès. Il reçoit la Légion d&rsquo;honneur en 1851 La reine le fait chevalier en 1875.</em></span></p>
<p>Ardent propagandiste de la culture, il veut profiter de ces productions pour &laquo;&nbsp;diffuser un goût pour les beaux-arts&nbsp;&raquo;. Occupé par la mise en œuvre de sa réforme, il confie à son assistant, Henry Cole (<strong>2</strong>), le problème des lettres et des enveloppes. Celui-ci commence donc par prendre contact avec Sir Martin Archer Shee, président de la Royal Academy, qui lui indique les noms d&rsquo;illustrateurs susceptibles de lui dessiner les motifs demandés.</p>
<p>De cette démarche, Cole a conservé un projet réalisé par Henry Corbould, celui qui a dessiné, d&rsquo;après la médaille de Wyon, l&rsquo;effigie du Penny Black. Le motif représente &laquo;&nbsp;Britannia&nbsp;&raquo; assise, entourée des allégories du commerce et de l&rsquo;agriculture. L&rsquo;effigie de la reine paraît en vignette, au verso, dans une couronne de feuillages. Ce document se trouve au Victoria &amp; Albert Museum. Cole en fut l&rsquo;un des fondateurs, et ses archives y sont conservées.</p>
<p>Cole ne cherche pas d&rsquo;autres illustrateurs. Son grand patron, Francis Baring, le chancelier de l&rsquo;Echiquier, souhaite qu&rsquo;il s&rsquo;adresse à William Mulready, un artiste de ses amis. C&rsquo;est ce que fait Henry Cole le 13 décembre 1839. Le dimanche 15, Mulready lui remet un premier croquis. Le dessin définitif est approuvé par le chancelier le 4 janvier 1840. Il est également présenté à la reine.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/033.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6362" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/033-300x190.jpg" alt="03" width="300" height="190" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 3 &#8211; Dessin de Mulready. Epreuve tirée avant insertion de la valeur (NPM).</em></span></p>
<p>Ce dessin (<strong>3</strong>) représente aussi une &laquo;&nbsp;Britannia&nbsp;&raquo;, en position centrale (il est établi dès le début que ce motif, au centre, doit représenter le &laquo;&nbsp;timbre&nbsp;&raquo; ; c&rsquo;est lui qui doit recevoir l&rsquo;oblitération lors du passage à la poste). Elle envoie des messagers porter aux quatre coins du monde les bienfaits de la réforme postale, pour le plus grand bénéfice de l&rsquo;industrie et du commerce britanniques. En même temps, la Penny Post aide au rapprochement des familles et favorise l&rsquo;éducation des masses par la diffusion de l&rsquo;écriture et de la lecture.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/042.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6363" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/042-300x272.jpg" alt="04" width="300" height="272" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 4- William Mulready (Illustred London News, 1863).</em></span></p>
<p>William Mulready (<strong>4</strong>) est un artiste réputé, membre de la Royal Academy. Mais il semble que cette commande spéciale ne l&rsquo;ait guère inspiré et qu&rsquo;il l&rsquo;ait, si j&rsquo;ose dire &laquo;&nbsp;traitée par-dessus la jambe&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p>L&rsquo;un de ses zélés messagers est unijambiste ! Il est vrai que ses ailes lui suffisent pour porter la bonne nouvelle aux Indiens&#8230; Précisément, ces Indiens, il semblerait que Mulready se soit contenté de les tirer d&rsquo;un dessin de Benjamin West, récemment gravé par Perkins et Heath, et qui représente William Penn discutant avec eux&#8230; Toujours est-il que William Mulready reçoit 200 livres pour prix de son travail.</p>
<p>Le 6 janvier 1840, Rowland Hill apporte le dessin de Mulready au graveur John Thompson. C&rsquo;est lui qui a gravé la Britannia du revers de la pièce de un penny en cours à cette époque et un billet de cinq livres de la Bank of England, qui a servi pendant cent vingt­cinq ans.</p>
<p><strong>Trois mois, c&rsquo;est long</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/052.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6364" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/052-300x189.jpg" alt="05" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 5 &#8211; bloc gravé par Thompson (V &amp; A Museum).</em></span></p>
<p>Thompson reporte le dessin sur une plaque de laiton, qu&rsquo;il met près de trois mois à graver (<strong>5</strong>). Après tout, c&rsquo;est peut-être lui qui a oublié la jambe dans son burin&#8230; ? Le 1er avril, il soumet à Rowland Hill des épreuves, sans la valeur.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/063.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6365" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/063-209x300.jpg" alt="06" width="209" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 6. ­ Epreuve de l&rsquo;enveloppe Mulready ( NPM ).</em></span></p>
<p>D&rsquo;autres épreuves sont tirées, avec les valeurs &laquo;&nbsp;One Penny&nbsp;&raquo;, et &laquo;&nbsp;Two Pence&nbsp;&raquo; , et pour choisir les motifs qui doivent entourer l&rsquo;enveloppe (<strong>6</strong>) et la feuille­lettre (<strong>7</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/073.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6366" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/073-300x256.jpg" alt="07" width="300" height="256" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 7. &#8211; Epreuve pour le choix de l&rsquo;entourage de la lettre.</em></span></p>
<p>Des clichés sont fabriqués à partir du bloc gravé par Thompson. Après adjonction de la valeur et des entourages, ils sont arrangés en trois rangées de quatre, pour imprimer douze enveloppes ou douze lettres à la fois. Chacun de ces clichés est numéroté (au verso, en dessous du mot Postage) , ce qui a permis d&rsquo;identifier quatre planches différentes pour les enveloppes à 1 d et six pour les lettres de la même valeur. On ne connaît qu&rsquo;une seule planche pour les enveloppes à 2 d et autant pour les lettres à 2 d. Certains autres clichés ont été rencontrés, dont on ne connaît pas la position dans les planches.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/083.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6367" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/083-300x216.jpg" alt="08" width="300" height="216" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 8- Enveloppe à 2 d. Disposition des fils de soie.</em></span></p>
<p>Le 6 avril 1840, le contrat de fabrication est confié à la firme Clowes &amp; Sons, de Blackfriars, à Londres. Elle utilise pour ces articles un &laquo;&nbsp;papier de sécurité&nbsp;&raquo;, avec fils de soie, fabriqué par John Dickinson. Celui-ci avait proposé dès 1837 des modèles d&rsquo;enveloppes fabriquées avec ce papier, pour les protéger des contrefaçons. Les &laquo;&nbsp;fils de soie&nbsp;&raquo; sont des fils de couleur, disposés longitudinalement dans la pâte du papier au cours de la fabrication. Chaque enveloppe comporte deux groupes de trois fils (rouge, bleu, rouge), un dans chacun des rabats latéraux, disposés en oblique (<strong>8</strong>). Les feuilles ont trois·fils rouges horizontaux au-dessus du dessin et deux fils bleus en dessous. En fait, ces &laquo;&nbsp;fils de soie&nbsp;&raquo; ne sont que du coton&#8230;</p>
<p>La poste fournit les lettres à l&rsquo;unité, au prix de 1 d 1/4 pour la lettre de 1 d et de 2 d 1/4 pour celle de 2 d. Les enveloppes sont livrées par feuilles entières de 12, non coupées, mais des revendeurs autorisés proposent, moyennant un léger supplément, les enveloppes découpées et pliées. Les rabats ne sont pas gommés. Feuilles et enveloppes sont généralement closes par un cachet de cire.</p>
<p>Le dessin de Mulready mesure 82 x 132 mm. Les feuilles, découpées à la main, mesurent environ 180-190 x 200-230 mm. Les enveloppes pliées font environ 85-86 x 128-133 mm. Lettres et enveloppes à 1 d sont imprimées en noir. Celles à 2 d sont imprimées en bleu. Le tarif à 1 d accepte des objets dans la feuille ou l&rsquo;enveloppe jusqu&rsquo;à 1 /2 once (1 4 g). Le tarif à 2 d admet des objets jusqu&rsquo;à 1 once (28 g). Le poids en excès doit être affranchi avec des timbres supplémentaires. Le tarif pour 1 à 2 onces est de 4 d. De 2 à 3 onces, il est de 6 d, et de 2 d par once supplémentaire, avec un maximum de 16 onces (1 livre ou 453 g). Les plis non affranchis sont taxés au double du tarif, lors de la distribution . Ceux qui sont insuffisamment affranchis sont taxés au double du manque. Ces indications, parmi d&rsquo;autres, sont imprimées sur le côté des feuilles Mulready.</p>
<p><strong>70 000 à l&rsquo;heure</strong></p>
<p>Dès la mi-avril, la production commence chez Clowes &amp; Sons, à la cadence de soixante-dix mille à l&rsquo;heure.</p>
<p>Les &laquo;&nbsp;Mulready&nbsp;&raquo; sont mises en vente en même temps que le Penny Black, dès le 1er mai 1840, mais, comme le Penny Black, elles ne peuvent être utilisées officiellement qu&rsquo;à partir du 6 mai. Cependant, comme pour le Penny Black, on connaît quelques rares Mulready qui sont passées par la poste avant la date réglementaire.</p>
<p>L&rsquo;utilisation normale des Mulread y est l&rsquo;expédition de messages de moins de 1/2 once (1 d) ou de moins de 1 once (2 d), pour lesquels elles sont prévues. Ces objets sont préaffranchis. La poste les annule avec une croix de Malte appliquée sur la Britannia centrale. Le règlement prévoit de taxer les plis oblitérés anormalement, en dehors de ce motif.</p>
<p>L&rsquo;interprétation est la suivante : ils sont supposés avoir déjà circulé, avec un timbre collé sur la Britannia&#8230; Le timbre aurait été décollé pour faire resservir la Mulready&#8230; L&rsquo;argumentation est plutôt spécieuse&#8230; Mais le G.P.O. a une telle hantise de la fraude !</p>
<p>La figure <strong>8</strong> illustre une lettre à 1 d, du 30 septembre 1 840, portant la croix de Malte violette de Market Street (Herts).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/092.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6368" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/092-300x191.jpg" alt="09" width="300" height="191" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 9 &#8211; Lettre avec croix de Malte bleue de Sleaford ( Lincs. ) (Vente Harmers ).</em></span></p>
<p>La figure <strong>9</strong>, une lettre à 1 d, du 19 septembre 1842, oblitérée en bleu à Sleaford (Lincs.).</p>
<p>Ces couleurs sont des raretés. La croix de Malte est normalement rouge jusqu&rsquo;en février 1841 et noire par la suite.</p>
<p>On connaît des Mulready à 2 d, portant en plus un Penny Black pour affranchir un pli jusqu&rsquo;à 1 once, comme l&rsquo;une d&rsquo;elle datée du 2 avril 1841, portant la curieuse croix de Malte de Wotton-Under-Edge, très caractéristique. Le cachet semble avoir été strié de coups de lime.</p>
<p>Il y a aussi des Mulready à 1 d, augmentées à 4 d, pour affranchir un pli de 1 à 2 onces, ou, plus rarement, réexpédiées et donc affranchies à nouveau avec un timbre de même valeur.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/101.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6369" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/101-300x193.jpg" alt="10" width="300" height="193" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fïg. 10 -Mulready exceptionnelle avec un One Penny brun-rouge et un Two Pence de 1840 (Collection S.F. Cohen ).</em></span></p>
<p>On a répertorié trois exemples de lettres à 1 d portant en plus un Penny Black et un timbre à 2 d (port de 1 à 2 onces). On connaît aussi pour la même application une Mulready exceptionnelle, plus tardive (5 juin 1841), portant un 2 d de 1840 et un timbre de 1 d brun-rouge (<strong>10</strong>). Cette pièce est invitée en Cour d&rsquo;honneur à London 90.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/111.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6370" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/111-300x198.jpg" alt="11" width="300" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 11 &#8211; Lettre à 1 d, plus une paire de penny Black. Le tarif au-dessus de 1 once étant de 4 d, elle a été taxée de 2 d. (Vente Harmers).</em></span></p>
<p>Il existe un magnifique exemple d&rsquo;une Mulready à 1 d, portant une paire de Penny Black, parce qu&rsquo;elle dépasse 1 once. Mais le tarif correspondant est en fait de 4 d. Elle a donc été taxée de 2 d, soit le double de la différence (<strong>11</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/124.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6371" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/124-300x201.jpg" alt="12" width="300" height="201" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 12 &#8211; Lettre à 1 d, plus un timbre à 2 d de 1840. Trop payé pour un tarif à 2 d (moins d&rsquo;un once) (Vente harmers).</em></span></p>
<p>On connaît aussi une lettre à 1 d où l&rsquo;expéditeur a collé un timbre de 2 d, pour expédier un pli pesant entre 1/2 once et 1 once (<strong>12</strong>). Prodigue, ou mal informé, il a payé un penny de trop ! Les lettre pour les colonies ou l&rsquo;étranger sont très intéressantes, car les tarifs, qui atteignent 8 à 10 fois le tarif intérieur, nécessitent d&rsquo;ajouter à la Mulready un nombre respectable de timbres adhésifs.</p>
<p>On a rencontré aussi quelques rares exemples de Mulready coloriées. On ne sait si c&rsquo;est l&rsquo;expéditeur ou le destinataire qui a voulu &laquo;&nbsp;améliorer&nbsp;&raquo; l&rsquo;œuvre de Mulready.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/132.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6372" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/132-300x268.jpg" alt="13" width="300" height="268" /></a><span style="color: #800000;"><em>Fig. 13 &#8211; Publicités au dos de la lettre Mulready (NPM).</em></span></p>
<p>Les lettres en feuilles de 12 ont très vite attiré l&rsquo;attention de certains, qui ont fait imprimer au verso toutes sortes de circulaires, publicités (<strong>13</strong>), ou informations diverses, émanant de compagnies d&rsquo;assurances, de banques, d&rsquo;administrations, de sociétés ou de commerçants divers&#8230; Il a été répertorié près de 150 textes principaux, sans compter d&rsquo;innombrables variantes, qui forment une collection intéressante, mais difficile a réunir.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 441 &#8211; Mai 1990</span></p>
<p>&nbsp;</p>

<div class="ratings " data-post="6359">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Two Pence bleu</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2016 14:34:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était prévu d&#8217; émettre simultanément , le 6 mai 1840, le timbre de One Penny (le Penny Black) (1 d, tarif jusqu&#8217;à 1/2 once) et le timbre de Two Pence pour le tarif jusqu&#8217;à 1 once. Mais la planche du 2 d n&#8217;est terminée que le 1er mai. Elle est mise sur presse, sans<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/01/22/two-pence-bleu/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Il était prévu d&rsquo; émettre simultanément , le 6 mai 1840, le timbre de One Penny (le Penny Black) (1 d, tarif jusqu&rsquo;à 1/2 once) et le timbre de Two Pence pour le tarif jusqu&rsquo;à 1 once. Mais la planche du 2 d n&rsquo;est terminée que le 1er mai. Elle est mise sur presse, sans avoir été cémentée. Ce n&rsquo;est que le 6 mai que les six cents premières feuilles sont distribuées dans les bureau x de Londres.</h4>
<p>Cependant, dix-huit feuilles ont été livrées au General Post Office (GPO) le 5 mai. Les timbres de ces feuilles accompagnent une circulaire adressée aux receveurs, le 7 mai, pour leur annoncer la parution de ce nouveau timbre. Ce document comporte deux exemplaires du timbre de 2 d, ainsi que deux exemplaires du Penny Black &laquo;&nbsp;VR&nbsp;&raquo;, prévu pour les courriers officiels, mais qui restera non émis.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/013.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6342" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/013-300x131.jpg" alt="01" width="300" height="131" /></a>Le bloc du 2 d est obtenu à partir d&rsquo;une molette modifiée, tirée du bloc original à 1 d gravé parHeath. L&rsquo;inscription &laquo;&nbsp;One Penny&nbsp;&raquo; est remplacée par &laquo;&nbsp;Two Pence&nbsp;&raquo;. La planche présente la même disposition que celle du Penny Black : deux cent quarante timbres en vingt rangées de douze. Les lettres du même alphabet (Alphabet 1) sont également poinçonnées dans les angles inférieurs des timbres : AA-AL&#8230; jusqu &lsquo;à TA-TL. Les inscriptions dans les marge de la feuille deviennent : «prix 2 d par timbre. 2/ par rangée de 12. £ 2 par feuille&#8230; (<strong>1</strong>).</p>
<p>Cette planche, la n°1 , est enregistrée le 2 mai. Pour chaque nouvelle planche d&rsquo;impression fabriquée, on envoie pour vérification au Bureau du timbre, à Sommerset House, trois ou quatre des premières feuilles imprimées. Une feuille est conservée en archives, c&rsquo;est &laquo;&nbsp;l&rsquo;imprimatur&nbsp;&raquo; ; les autres sont généralement remises en circulation. Ces feuilles d&rsquo;impression sont maintenant conservées au National Postal Museum de Londres. Sur la plupart de ces feuilles, il manque des timbres dans les premières rangées du haut ou du bas ; ceux-ci ont été prélevés officiellement pour différentes raisons, le plus souvent pour être remis à des personnalités. Ces spécimens, que l&rsquo;on appelle des &laquo;&nbsp;imprimatur&nbsp;&raquo;, sont parfaitement répertoriés, puisque l&rsquo;on connaît les combinaisons de lettres qui manquent sur les feuilles. Il s&rsquo;en rencontre assez fréquemment dans les grandes ventes, où ils sont très recherchés. Or il se trouve que la feuille d&rsquo;imprimatur de la planche 1 du 2 d n&rsquo;a pas été conservée.</p>
<p><strong>Même papier&#8230;</strong></p>
<p>Le papier du 2 d est le même que celui du Penny Black, avec le filigrane &laquo;&nbsp;petite couronne&nbsp;&raquo;. Les deux cent quarante éléments de ce filigrane sont formés à la main en partant de fil de laiton très fin; ils sont ensuite fixés à leur place dans la forme de fabrication du papier. Ces petites couronnes se présentent donc avec de petites différences. L&rsquo;impression et le gommage des timbres sont assurés dans les mêmes conditions par Perkins, Bacon &amp; Petch.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/022.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6343" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/022-300x217.jpg" alt="02" width="300" height="217" /></a>La couleur du nouveau timbre est bleue (<strong>2</strong>). Mais, alors que la tonalité du Penny Black est relativement constante (le noir intense obtenu sur une planche neuve tire seulement vers le gris lorsque la planche est usée) , le bleu du 2 d présente un nombre considérable de variétés de nuances, qui vont du bleu clair (<strong>3</strong>) au bleu foncé, du bleu vif à un bleu terne, du bleu verdâtre au bleu violet&#8230; Elles font l&rsquo;attrait de la collection de ce timbre. Le pigment de l&rsquo;encre est un mélange de bleu de Prusse et de blanc de zinc. La qualité des matières premières et un manque de précision dans les proportions sont probablement la cause de ces variations.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/032.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6344" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/032-300x171.jpg" alt="03" width="300" height="171" /></a>Deux planches seulement, la 1 et la 2, ont imprimé ce timbre, que l&rsquo;on connaît sous les noms de &laquo;&nbsp;N°2&Prime; (catalogue Yvert, pour les Français), &laquo;&nbsp;2 d 1840&Prime; ou &laquo;&nbsp;2 d sans lignes&nbsp;&raquo;, par comparaison avec les émissions suivantes qui comportent une ligne blanche au­dessus et en dessous de l&rsquo;effigie.</p>
<p>La planche 1 a imprimé près de dix-sept mille feuilles de 2 d (les chiffres varient de quelques centaines suivant les sources). C&rsquo;est dans la production de cette planche que l&rsquo;on trouve le plus de variétés de nuances : bleu laiteux, bleu violet, bleu acier, bleu brillant&#8230;</p>
<p>On rencontre sur cette feuille quatre &laquo;&nbsp;reentries&nbsp;&raquo; (double frappe : ou double report), sur les timbres AH, DJ, ED et NC, ainsi qu&rsquo;un certain nombre de variétés constantes.</p>
<p>La planche 2, terminée le 18 juillet, est mise sur presse le 27. Elle est enregistrée quatre jours plus tard, mais, comme pour la planche 1, la feuille d&rsquo;imprimatur est manquante. On ne connaît d&rsquo;ailleurs pas de spécimens pouvant provenir de telles feuilles dans les collections publiques ou privées.</p>
<p>La planche 2 comporte deux reentries, sur les timbres QL et TA, ainsi qu&rsquo;un certain nombre de variétés constantes : lettres doubles, etc.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/04-06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6345" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/04-06-236x300.jpg" alt="04-06" width="236" height="300" /></a>On peut distinguer assez facilement les timbres de ces deux planches : ceux de la planche 1 ont dans l&rsquo;angle supérieur gauche la ligne verticale du cadre très faible, jusqu&rsquo;à disparaître complètement sur certains exemplaires (<strong>4</strong>). Sur la planche 2, cette ligne est très marquée. Elle a dû faire l&rsquo;objet d&rsquo;une retouche.<br />
Sur tous les timbres de la planche 2, les &laquo;&nbsp;rayons&nbsp;&raquo; supérieurs de l&rsquo;ornement de l&rsquo;angle supérieur droit sont raccourcis, surtout le rayon vertical (<strong>5</strong>). Sur la planche 1, seuls les vingt-trois derniers timbres de la feuille (SB à TL) présentent la même particularité. Tous les autres ont des crayons normaux, le rayon vertical étant même nettement prononcé.<br />
Un certain nombre de timbres de la planche 1 montrent dans l&rsquo;inscription du bas les lettres T et W jointives et le O entamé en haut et à droite (<strong>6</strong>), mais cela n&rsquo;est pas toujours net.<br />
Les impressions usées proviennent de la planche 1, qui n&rsquo;a pas été cémentée, alors que la planche 2 a été normalement durcie avant d&rsquo;être mise sur presse. Celle-ci n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs imprimé que dix mille six cents feuilles environ.<br />
La première date d&rsquo;utilisation connue du timbre de 2 d (planche 1) est le 9 mai 1840, sur un fragment.<br />
La première enveloppe complète date du lundi 11 mai (coll. SFC). Celle-ci sera présentée en cour d&rsquo;honneur à l&rsquo;exposition &laquo;&nbsp;London 90&Prime;.<br />
La première date connue de la planche 2 est le 18 août 1840.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/072.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6346" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/072-300x191.jpg" alt="07" width="300" height="191" /></a>Les timbres de la planche 1 sont généralement oblitérés de la croix de Malte rouge. Ceux de la planche 2 ont normalement la croix de Malte noire (<strong>7</strong>, coll. SFC), plus rarement rouge.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/082.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6347" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/082-300x174.jpg" alt="08" width="300" height="174" /></a>On connaît de ces timbres quelques rares utilisations tardives, comme cette lettre portant une splendide bande de trois timbres de la planche 1, avec l&rsquo;oblitération &laquo;&nbsp;numeral&nbsp;&raquo; de 1844, numéro &laquo;&nbsp;859&nbsp;&raquo; de Wellington (Salop) (<strong>8</strong>, coll. SFC) <em>L&rsquo;appellation d&rsquo;époque de ce comté peut paraître choquante (!)&#8230; Elle est remplacée aujourd&rsquo;hui par le nom moderne de &laquo;&nbsp;Shropshire&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>On peut citer aussi un exemple unique, qui regroupe sur la même enveloppe les trois premiers timbres du monde : le Penny Black, le 2 d bleu et le 1 d brun-rouge (<strong>9</strong>). Cette lettre a une histoire.</p>
<p>Elle fait partie de la &laquo;&nbsp;Correspondance Lauderdale&nbsp;&raquo; : à cette époque, John Ormiston, régisseur du château de Thirlstane, à Lauder, en Ecosse, envoie chaque semaine à son maître, le comte de Lauderdale, à sa maison de Dunbar, l&rsquo;état des comptes du domaine. Le document pèse près de 1 once et la lettre est affranchie avec un timbre de 2 d bleu. Elle est postée à Lauder le 7 juillet 1841 . Mais le comte a quitté Dunbar pour Dunse et quelqu&rsquo;un de sa maison, peut-être son secrétaire, fait suivre le courrier, qui doit alors être affranchi à nouveau pour ce deuxième parcours. Il colle sur l&rsquo;enveloppe son dernier Penny Black, périmé, mais toujours valide, et un</p>
<p>1 d brun-rouge, en cours à cette date, composant cet extraordinaire affranchissement tricolore.</p>
<p><em><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/09-11.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6348" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/09-11-300x154.jpg" alt="09-11" width="300" height="154" /></a></em><span style="color: #800000;"><strong>Extraordinaire</strong></span></p>
<p>Mais cette histoire va plus loin. Bien qu&rsquo;elle ne concerne pas le timbre de 2 d, elle mérite cependant d&rsquo;être contée. Le même jour, Ormiston envoie au comte une autre lettre contenant d&rsquo;autres éléments de comptabilité. Sans y voir malice, on peut subodorer sous cette deuxième lettre un effet de l&rsquo;esprit d&rsquo;économie des Ecossais. Ajoutée à la première lettre, celle-ci aurait dépassé une once et payé 4 d de port. Envoyés séparément, l&rsquo;une ne paie que 1 d (moins de 1/2 once) et l&rsquo;autre 2 d (moins de 1 once), d&rsquo;où une économie de 1 d&#8230; indépendamment des frais de réexpédition, car les deux lettres ont voyagé de conserve et suivi le même circuit. Celle-ci, postée aussi à Lauder, est affranchie avec un 1 d brun­rouge. Arrivée à Dunbar, elle est également réexpédiée sur Dunse, après avoir été affranchie à nouveau avec un autre Penny Black. Or il se trouve que ce timbre, avec les lettres NK, a été découpé de la même paire verticale que le Penny Black, lettres OK, de la première lettre. Etonnant&#8230; non? (<strong>10</strong>).</p>
<p>Pour extraordinaires qu&rsquo;elles soient, ces deux lettres sont parfaitement normales et correspondent aux tarifs en vigueur. Il existe une lettre, du 14 juin 1840, affranchie avec un Penny Black et un 2 d, soit 3d, ce qui ne correspond à aucun tarif (<strong>11</strong>, coll. SFC). L&rsquo;explication est que cette lettre pesait plus de 1 once et aurait dû normalement être affranchie à 4 d. Elle a d&rsquo;ailleurs été taxée en conséquence de deux fois le manque d&rsquo;affranchissement : cachet &laquo;&nbsp;More to pay&nbsp;&raquo; et inscription manuscrite &laquo;&nbsp;2 d more to pay/above 1 ounce&nbsp;&raquo;. Cette lettre est aussi invitée en cour d&rsquo;honneur à &laquo;&nbsp;London 90&Prime;.</p>
<p>Comme pour le Penny Black qui a dû passer au brun-rouge, le problème du lavage de l&rsquo;oblitération se pose pour le 2 d. Des essais sont faits également pour cette valeur. Deux blocs sont préparés pour ces essais, en octobre 1840, comportant deux timbres l&rsquo;un au-dessus de l&rsquo;autre. Par chance, on trouve une encre bleue qui résiste moins bien au lavage que celle du 2 d de 1840. La couleur du timbre ne sera donc pas changée, mais pour distinguer les nouveaux timbres des précédents, une ligne blanche est ajoutée au-dessus et en dessous de l&rsquo;effigie, ce qui donne le &laquo;&nbsp;2 d avec lignes&nbsp;&raquo;, qui sera imprimé par la planche 3 et les suivantes</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/123.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6352" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/123-300x249.jpg" alt="12" width="300" height="249" /></a>Comme celles-ci ne sont pas encore prêtes (la 3 ne sortira que le 25 février 1841) , on prépare, le 15 janvier 1841, une petite planche de douze timbres. Elle sert à imprimer des spécimens qui seront joints à une circulaire destinée à informer les receveurs de la sortie du timbre modifié. Cette planche de douze, exécutée en urgence, ne comporte pas de lettres dans les angles inférieurs des timbres (<strong>12</strong>). Le papier de ces timbres est sans filigrane et non gommé. Ils ne sont pas destinés à l&rsquo;affranchissement, mais on en connaît quelques rares exemplaires qui sont passés par la poste (<strong>13</strong>, NPM).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/131.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6350" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/131-300x91.jpg" alt="13" width="300" height="91" /></a></p>
<p>J&rsquo;avais omis de préciser que le Penny Black, comme le 2 d, sont des timbres non dentelés. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en février-mars 1854 que les timbres anglais seront émis avec une perforation.</p>
<p><em>L&rsquo;appellation d&rsquo;époque de ce comté peut paraître choquante (!)&#8230; Elle est remplacée aujourd&rsquo;hui par le nom moderne de &laquo;&nbsp;Shropshire&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/04-06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6345" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/01/04-06-236x300.jpg" alt="04-06" width="236" height="300" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 438 &#8211; Février 1990</span></p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Le royaume glacé de la Reine d&#8217;Angleterre</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Nov 2015 15:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
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		<description><![CDATA[La Grande-Bretagne possède sa part du gigantesque gâteau de glace que constitue le continent Antarctique entouré de quelques îles surgelées qui émettent depuis trente ans des timbres aussi beaux, aussi nombreux et (presque) aussi bien cotés que ceux des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Avec ses faux airs de tarte à la crème entamée par<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/11/30/le-royaume-glace-de-la-reine-dangleterre/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La Grande-Bretagne possède sa part du gigantesque gâteau de glace que constitue le continent Antarctique entouré de quelques îles surgelées qui émettent depuis trente ans des timbres aussi beaux, aussi nombreux et (presque) aussi bien cotés que ceux des Terres Australes et Antarctiques Françaises.</h3>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/Enca01.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5900" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/Enca01-300x133.jpg" alt="Enca01" width="300" height="133" /></a></p>
<p>Avec ses faux airs de tarte à la crème entamée par deux coups de mâchoires goulues, l&rsquo;Antarctique excite bien des convoitises. Celle des militaires, qui y installeraient bien quelques bases de sous-marins nucléaires. Celle des capitaines d&rsquo;industrie qui farfouilleraient volontiers dans son sous-sol pour y dénicher d&rsquo;éventuelles nappes pétrolifères ou d&rsquo;inépuisables gisements de minerai. Et celle, bien moins inquiétante mais tout aussi forte, des collectionneurs qui depuis trente à quarante ans ont fait du polaire l&rsquo;un des &laquo;&nbsp;must&nbsp;&raquo; de la philatélie.</p>
<p>Le Territoire Antarctique Britannique (en anglais : B.A.T. pour British Antarctic Territory) n&rsquo;échappe pas à cette mode. Qui se cache sous cette appellation ? En fait, un ensemble assez homogène : la Terre de Graham, les îles Orcades du Sud (en anglais, South Orkney) et les îles Shetland du Sud, toutes anciennes dépendances des Falkland &#8211; ces fameuses Malouines, enjeu il y a treize ans d&rsquo;un conflit anglo-argentin. La création officielle du British Antarctic Territory ne remonte qu&rsquo;à 1962 mais dès 1944 ces îles avaient été autorisées à émettre leurs &laquo;&nbsp;propres&nbsp;&raquo; timbres&#8230; bien grand mot d&rsquo;ailleurs puisqu&rsquo;il s&rsquo;agissait de ceux des Falkland surchargés &laquo;&nbsp;dependency&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/Enca02.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5901" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/Enca02-190x300.jpg" alt="Enca02" width="190" height="300" /></a>Depuis, quelque 200 timbres ont vu le jour, aidant à mieux connaître l&rsquo;Antarctique, son histoire, sa faune et les activités variées qu&rsquo;y pratiquent les scientifiques retranchés dans leurs bases climatisées.</p>
<p>N&rsquo;allez pas chercher comme différence fondamentale entre pôle Nord et pôle Sud le seul fait que l&rsquo;un trône en haut de la planète alors que l&rsquo;autre semble vissé tout en bas.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Sous la glace, l&rsquo;océan</strong></span></p>
<p>Armez-vous plutôt d&rsquo;un imposant matériel de forage et allez chercher la réponse en profondeur : au nord (Arctique), lorsque vous aurez percé la banquise, c&rsquo;est de l&rsquo;eau, celle de l&rsquo;Océan, que vous allez trouver. Et vous comprendrez pourquoi, au Nord, il n&rsquo;existe aucun point fixe. Tout dérive, à commencer par la banquise qui ne repose sur rien et lentement navigue avant de se fragmenter en mille morceaux, les icebergs. Ce qui complique diablement la tâche des explorateurs. Au sud (Antarctique), après avoir perforé une moyenne de trois kilomètres de glace, vous atteignez la terre ferme d&rsquo;un continent fortement enfoncé dans la croûte terrestre sous le poids de cette masse glacée. Là, le froid est si intense que seuls les manchots osent le braver.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/01.jpg"><img class="size-medium wp-image-5902 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/01-215x300.jpg" alt="01" width="215" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/02.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5903" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/02-300x136.jpg" alt="02" width="300" height="136" /></a></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/03.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5904" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/03-282x300.jpg" alt="03" width="282" height="300" /></a>Il n&rsquo;en a pas toujours été ainsi. Il y a à peine 230 millions d&rsquo;années, les fossiles l&rsquo;attestent, arbres (<strong>1</strong>) et reptiles (<strong>2</strong>) peuplaient l&rsquo;Antarctique. Nul besoin d&rsquo;anorak pour ces animaux: à l&rsquo;époque, cette terre appartenait au gondwana, un continent primitif beaucoup plus chaud regroupant Amérique du Sud, Afrique, Madagascar, Inde, Australie et Sri Lanka. Peu à peu, les blocs se sont fissurés, disjoints, séparés. Comment concevoir une évolution aussi extraordinaire ? Une série de 1982 nous y aide (<strong>3</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Blizzard, blizzard</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5905" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/04.jpg" alt="04" width="235" height="263" /></a>Autre chose : l&rsquo;Antarctique n&rsquo;est pas plat comme une galette mais couvert de glaciers, de montagnes (<strong>4</strong>) &#8211; affleurement de la roche originelle &#8211; et même de volcans comme l&rsquo;Erebus, haut de 3800 mètres et toujours en activité. Conjugué au froid terrible et aux vents violents, le relief rend toute expédition polaire un peu plus éprouvante qu&rsquo;un simple pique-nique entre amis !</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/05.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5906" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/05-300x205.jpg" alt="05" width="300" height="205" /></a>Pas étonnant donc qu&rsquo;il ait fallu attendre 1911 pour voir une équipe d&rsquo;hommes parvenir jusqu&rsquo;au pôle Sud lui-même, ce point imaginaire par lequel passe l&rsquo;axe dé rotation de la Terre. Au 188 siècle, le capitaine Cook (<strong>5</strong>) s&rsquo;était aventuré le premier dans les eaux antarctiques mais avait du faire marche arrière à 200 kilomètres de la côte devant l&rsquo;avancée des glaces.</p>
<p>Une pléthore de navigateurs s&rsquo;engouffrèrent dans son sillage, explorant le littoral du nouveau continent, y hivernant même mais sans jamais risquer un pied plus loin.</p>
<p><span style="color: #800000;"> <strong>Morts de faim et d&rsquo;épuisement</strong></span></p>
<p>Le 14 décembre 1911, enfin, le pôle Sud trouva son maître en la personne de Roald Admunsen. Pourtant, pareil exploit n&rsquo;a inspiré aucun timbre au Territoire Antarctique britannique. Pourquoi ? Parce qu&rsquo;il était norvégien ? On n&rsquo;ose l&rsquo;imaginer.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5907" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/06-142x300.jpg" alt="06" width="142" height="300" /></a>En revanche, quatre timbres ont été consacrés à son concurrent malheureux, l&rsquo;anglais Robert Falcon Scott (<strong>6</strong>). Lui et ses quatre équipiers endurèrent la faim, le blizzard, la fatigue durant 1280 km pour finalement tomber sur&#8230; un drapeau de Norvège et les restes du campement d&rsquo;Admunsen, arrivé un mois plus tôt. L&rsquo;histoire serait demeurée cocasse si elle n&rsquo;avait viré au tragique. A la différence du Norvégien, Scott avait refusé d&rsquo;utiliser des chiens de traîneau, préférant la simple traction humaine. Huit mois plus tard, une équipe de secours retrouva les corps des explorateurs sur le chemin du retour, enveloppés dans les sacs de couchage. Morts de faim et d&rsquo;épuisement à 12 kilomètres d&rsquo;un dépôt de vivres.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Paradis scientifique</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/07-09.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5908" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/07-09-290x300.jpg" alt="07-09" width="290" height="300" /></a>Une fois la voie tracée, chacun voulut s&rsquo;y engager, et l&rsquo;Antarctique devint une sorte d&rsquo;Eldorado dont chaque Etat voulait sa part à des fins pas toujours très propres. Qui allait prendre l&rsquo;initiative d&rsquo;y mettre de l&rsquo;ordre? L&rsquo;impulsion vint des scientifiques et le prétexte de l&rsquo;Année géophysique internationale (<strong>7</strong>). Ils mirent donc au point une série d&rsquo;explorations concertées. La politique embraya et aboutit au Traité de l&rsquo;Antarctique appliqué dès 1961 (<strong>8</strong>) : désormais, toute base à usage militaire était prohibée; et il ne serait plus question de distribuer les miettes du continent aux innombrables candidats.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/10.jpg"><img class="size-full wp-image-5909 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/10.jpg" alt="10" width="300" height="205" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5910" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/11.jpg" alt="11" width="236" height="268" /></a>Si bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui les hommes de science demeurent les principaux locataires de l&rsquo;endroit. Les timbres de l&rsquo;Antarctique britannique nous les montrent affairés à lancer des ballons-sondes météo (<strong>9</strong>), à prélever des échantillons d&rsquo;eau de mer (<strong>10</strong>) ou de roche (<strong>11</strong>), à enjamber les crevasses dans des &laquo;&nbsp;Snow-Cat&nbsp;&raquo; chenillés (<strong>12</strong>) ou à répertorier les espèces animales présentes sur le littoral (<strong>13</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/12.jpg"><img class="size-full wp-image-5911 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/12.jpg" alt="12" width="227" height="294" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/13.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5912" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/13-300x186.jpg" alt="13" width="300" height="186" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Au chaud sous les plumes</strong></span></p>
<p>Malgré les capacités humaines d&rsquo;adaptation, seuls les animaux sont véritablement chez eux au pôle Sud. Tout comme sur les timbres souvent très réussis du Territoire Antarctique Britannique.</p>
<p>Vedettes incontestables : les manchots, que les anglais appellent &laquo;&nbsp;penguins&nbsp;&raquo;.Ne vous laissez pas abuser : le pingouin, lui, non seulement est capable de voler mais, en plus, il ne vit que dans l&rsquo;hémisphère nord ! Tout comme l&rsquo;ours blanc et le morse qui n&rsquo;ont jamais mis le début du commencement d&rsquo;une canine en Antarctique.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/14.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5913" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/14-300x271.jpg" alt="14" width="300" height="271" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/15.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5914" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/15-300x206.jpg" alt="15" width="300" height="206" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/16.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5915" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/16-300x211.jpg" alt="16" width="300" height="211" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/17.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5916" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/17-300x184.jpg" alt="17" width="300" height="184" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/18.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5917" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/18-271x300.jpg" alt="18" width="271" height="300" /></a>Protégé du froid par un thermolactyl 100% plume et graisse, le manchot empereur mâle (<strong>14</strong>) peut passer 60 jours à couver sa progéniture en plein blizzard sans craindre les engelures. Qu&rsquo;il soit &laquo;&nbsp;papou&nbsp;&raquo; (<strong>15</strong>), &laquo;&nbsp;Adélie&nbsp;&raquo; (<strong>16</strong>) ou &laquo;&nbsp;macaroni&nbsp;&raquo; (<strong>17</strong>), le manchot est aussi pataud sur terre que gracieux &#8211; et véloce &#8211; dans l&rsquo;eau&#8230;à condition d&rsquo;échapper aux redoutables serres du skua (<strong>18</strong>), oiseau de proie grand amateur de poussins.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/19.jpg"><img class="size-medium wp-image-5918 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/19-300x128.jpg" alt="19" width="300" height="128" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/20.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5919" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/20-300x215.jpg" alt="20" width="300" height="215" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/21.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5920" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/21-274x300.jpg" alt="21" width="274" height="300" /></a>Dans leur affalement, les éléphants de mer manquent eux aussi singulièrement d&rsquo;élégance (<strong>19</strong>). On pourra leur préférer les phoques de Ross (<strong>20</strong>),de Weddell (<strong>21</strong>), le charmant phoque crabier (<strong>22</strong>) se nourrissant de plancton ou alors, d&rsquo;une pointure sensiblement plus volumineuse, les imposantes baleines (<strong>23</strong>) qui viennent barboter là enquête de krill (<strong>24</strong>), ces petites crevettes qu&rsquo;elles avalent à la tonne. Pourchassées par les baleiniers, elles seront bientôt plus nombreuses sur les timbres du Territoire Antarctique Britannique qu&rsquo;au pôle Sud. Alors, n&rsquo;hésitez pas : mettez-les à l&rsquo;abri dans vos albums.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/22.jpg"><img class="size-medium wp-image-5921 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/22-300x182.jpg" alt="22" width="300" height="182" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/23.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5922" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/23-300x152.jpg" alt="23" width="300" height="152" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/24.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5923" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/24-300x194.jpg" alt="24" width="300" height="194" /></a></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/Enca03.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5924" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/11/Enca03-300x120.jpg" alt="Enca03" width="300" height="120" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 100 &#8211; Mars 1993</span></p>

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		<title>Douze timbres rares et leur carte d&#8217;identité</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2015 14:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
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		<description><![CDATA[ Grande-Bretagne (1840) N°1. Timbre de service 1 penny noir Les initiales de la reine Ne vous y trompez pas. Ce &#171;&#160;Penny Black&#160;&#187; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&#8217;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/19/douze-timbres-rares-et-leur-carte-didentite/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong> Grande-Bretagne (1840) N°1.</strong></span></p>
<p>Timbre de service 1 penny noir</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les initiales de la reine</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4670" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg" alt="GB" width="155" height="180" /></a>Ne vous y trompez pas. Ce &laquo;&nbsp;Penny Black&nbsp;&raquo; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&rsquo;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une grande rareté.</p>
<p>Marqué aux initiales de la reine Victoria (Victoria Regina) qui n&rsquo;hésita pas une seconde à offrir le profil de ses quinze ans à ce timbre émis lorsqu&rsquo;elle en avait vingt-et-un, il était destiné à affranchir le courrier officiel et donc à ne jamais être vendu à la poste.</p>
<p>Pour une raison inconnue, il ne servit qu&rsquo;un jour &#8211; le 7 mai 1840 &#8211; sur trois circulaires officielles avant de disparaître et de sombrer dans l&rsquo;oubli le plus total.</p>
<p>On croyait les stocks de ce mort-né entièrement incinérés dès 1843 jusqu&rsquo;au mois de juillet 1905 où l&rsquo;on exhuma par hasard une feuille de 240 exemplaires presque intacte.</p>
<p>Dont celui que vous voyez ici étalant fièrement les détails de sa gravure rendue quasiment impossible à contre­faire par les guillochis qui en rehaussent le fond.</p>
<p>Rien d&rsquo;étonnant donc si ce premier des non-émis va chercher dans les 50 000 F les rares fois où il apparaît dans une vente. Au point que les lettres V et R qui le caractérisent pourraient signifier very rare.!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Brésil (1843) N° 3. 90 reis noir</strong></p>
<p>Quand un œil-de-bœuf nous regarde</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La France hésite encore à se doter de timbres et, déjà, le Brésil imprime les siens!</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4671" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg" alt="Bresil" width="197" height="180" /></a>Cela suffirait à justifier le choix de ce 90 reis émis le 1er août 1843, au moins autant que sa courte durée de vie &#8211; à peine onze mois &#8211; et sa grande valeur : 90000F.</p>
<p>Bien avant que Georges Bizet immortalise l&rsquo;œil noir (de Carmen ou du taureau ?), le Brésil faisait entrer dans la légende les &laquo;&nbsp;Œils-de-bœuf&nbsp;&raquo; &#8211; c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a baptisée cette série de trois timbres &#8211; noirs eux aussi.</p>
<p>Mais pourquoi donc ne pas avoir représenté sur cette émission le magnifique barbu qu&rsquo;était Pedro Il, empereur du Brésil, lequel se retrouvera par la suite, de face ou de profil, sur chaque timbre de son pays ? Tout simplement pour ne pas maculer son auguste visage par de noirs cachets. Particularité de ces Œils-de-bœuf : les trois couleurs le 30, le 60 et le 90 reis, étaient imprimées sur la même feuille par rangées de six timbres!</p>
<p>Un conseil: s&rsquo;il vous arrive d&rsquo;évoquer les Œils-de-bœuf dans une conversation avec des philatélistes huppés, n&rsquo;ajoutez pas &laquo;&nbsp;du Brésil&nbsp;&raquo;. Ce serait vexatoire pour vos interlocuteurs et vous auriez l&rsquo;air d&rsquo;un plouc de la pire espèce !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Suisse (1845)</strong><br />
(canton de Bâle) N°8. 2 rappen et demi</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Aussi célèbre que la Colombe de Picasso !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4672" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg" alt="Suisse" width="150" height="167" /></a>A Bâle, on n&rsquo;a pas lésiné pour faire d&rsquo;elle la plus belle parmi les plus belles. Ne reculant devant aucun sacrifice, les responsables du canton, voulant sans doute faire la nique à leurs homologues de Zurich et de Genève, ont décidé d&rsquo;aller la faire imprimer à l&rsquo;étranger, par Krebs à Francfort-sur­-le-Main.</p>
<p>Pour la rendre plus attrayante, on lui offre une impression en trois couleurs en typographie et l&rsquo;on rehausse le tout d&rsquo;un gaufrage qui lui donne un relief du meilleur effet.</p>
<p>Et, hasard ou prévoyance ?, on rédige sa valeur en rappen, donc en monnaie fédérale, ce qui lui vaudra de continuer à servir jusqu&rsquo;en 1854 alors que ses rivales des autres cantons, conçues en monnaies locales, durent céder le pas à d&rsquo;autres émissions dès 1849.</p>
<p>Etonnez-vous après tout ce soin que la &laquo;&nbsp;Colombe de Bâle&nbsp;&raquo; soit considérée unanimement comme le plus beau timbre , du monde d&rsquo;après les enthousiastes, d&rsquo;avant 1900 pour ceux auxquels elle n&rsquo;a pas complètement tourné la tête !</p>
<p>Quant à sa valeur, elle oscille sur la largeur de ses marges, la fraîcheur de ses couleurs et même la qualité de son relief entre 60 et 120 000 F ce qui, même lorsqu&rsquo;ils sont français et non suisses, en fait un oiseau de prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Belgique (1849)</strong></p>
<p>N°2. 20 c bleu-clair</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Attention les marges !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4673" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg" alt="Belgique" width="157" height="179" /></a>Il y a plus rare, il y a plus beau que le N°2 de Belgique, vedette de la série &laquo;&nbsp;Epaulettes&nbsp;&raquo;, qui doit sa sélection à son immense notoriété mais aussi à la finesse de sa gravure et aux circonstances de sa naissance. Tiré à plus de cinq millions d&rsquo;exemplaires, il avait peu de chances d&rsquo;atteindre une cote alléchante. Et pourtant, l&rsquo;étroitesse de l&rsquo;espace qui séparait les timbres entre eux, ajouté à son usage massif pour l&rsquo;affranchissement du courrier, a fait singulièrement décroître le nombre de ceux qui ont survécu à l&rsquo;état neuf avec quatre marges intactes.</p>
<p>Tout le monde croyait que les deux timbres aux épaulettes étaient l&rsquo;œuvre de Jacques Wiener, graveur renommé de médailles et père de la réforme : postale belge, jusqu&rsquo;au jour où l&rsquo;on découvrit qu&rsquo;ii s&rsquo;était attribué une paternité revenant à un artiste anglais, J.-H. Robinson travaillant pour Perkins, Bacon and co qui imprimèrent les timbres !</p>
<p>Cette découverte tardive, en replaçant ces timbres sous les projecteurs de l&rsquo;actualité, ne fit aucun mal à leur notoriété. Bien au contraire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bavière (1849)</strong></p>
<p>N°1.1 Kreuzer</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le noir lui va si bien</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4675" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg" alt="Baviere" width="175" height="172" /></a>En 1849, la mode est aux effigies des souverains, voire aux armoiries du plus pur style rococo mais, certes, pas à la pureté classique (ou moderne d&rsquo;avant-garde?) du N°1 de Bavière auquelle dépouillement de sa conception plus que sa valeur intrinsèque vaut de briller sous les feux de la rampe.</p>
<p>Recherchez-le dans le strict noir intense de sa première version, avant que l&rsquo;usure de sa planche de cuivre n&rsquo;ait entraîné son remplacement par une planche en laiton dont sont issus les exemplaires gris-noir, nettement moins rares.</p>
<p>Si vous avez le bonheur de tomber sur un tête-bêche ou sur un exemplaire à l&rsquo;inscription retouchée laissant apparaître sous BAYERN quelques lettres de FRANCO, faites des bonds de joie car tout cela est rarissime.</p>
<p>Signe incontestable de sa noblesse, le N°1 de Bavière a droit, tel un lord anglais ou comme le 15 c vert français, a être désigné par son seul prénom. On le dénomme &laquo;&nbsp;un Noir&nbsp;&raquo; de ce côté du Rhin et le &laquo;&nbsp;Schwarzer Einser&nbsp;&raquo; de l&rsquo;autre, une familiarité qui ne trompe pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Espagne (1851)</strong></p>
<p>N°8. 2 réals rouge</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Pas très belle, mais rare</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4676" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg" alt="Espagne" width="154" height="181" /></a>Si vous avez pour le profil de cette Isabelle Il les yeux de Rodrigue, c&rsquo;est-à-dire si vous lui trouvez un charme fou, une seule explication : vous connaissez vos classiques d&rsquo;Espagne sur le bout de la pince et les quatre zéros qui suivent le premier chiffre de sa cote &#8211; un 9 -vous ont tourné la tête ! Et si vous rêvez de voir soudain le rouge de ce 2 réals virer au bleu &#8211; et un cinquième zéro s&rsquo;ajouter aux quatre précédents &#8211; c&rsquo;est que vous avez entendu dire qu&rsquo;un cliché vagabond de 2 réals est allé se promener dans la planche des 6 réals lors de l&rsquo;impression créant ce timbre dont vous rêvez et qui n&rsquo;est connu, en bleu, qu&rsquo;à quatre exemplaires !</p>
<p>Mais revenons à cette Isabelle &#8211; qui n&rsquo;a rien d&rsquo;une reine de beauté. Ce qui ne l&rsquo;empêche nullement de s&rsquo;être fait timbrifier sous vingt-neuf formes différentes &#8211; toujours de profil &#8211; pour vous permettre d&rsquo;aligner son portrait deux cent quatre-vingt-cinq fois si, d&rsquo;aventure, vous prenez la fantaisie d&rsquo;en faire le sujet-phare d&rsquo;une collection. A condition de ne pas vous limiter à l&rsquo;Espagne mais à étendre votre quête aux colonies ibériques d&rsquo;alors, de Cuba à Porto-Rico en passant par les Philippines.</p>
<p>N&rsquo;accablons cependant pas cette reine pas narcissique pour deux sous (ni même pour deux maravedis) : si on la timbrifiait avec régularité chaque année c&rsquo;est, tout simplement parce que les postes espagnoles pensaient éviter ainsi la contrefaçon de leurs timbres d&rsquo;usage courant!</p>
<p>Pourquoi le 2 réais est-il si rare? Tout simplement parce que, pendant les trois cent soixante-cinq jours de son existence, il ne servit que rarement, les plis recommandés auxquels on le destinait étant peu usités, d&rsquo;où son faible tirage : 1432 exemplaires, pas un de plus</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Terre-Neuve (1857)</strong></p>
<p>1 shilling rouge-orange</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un Vermillon venu du froid</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4677" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg" alt="TerreNeuve" width="142" height="181" /></a>Ce Vermillon dont la couleur n&rsquo;est pas sans ressembler au plus célèbre classique français, le 1 F de 1849, n&rsquo;est autre que le second timbre le plus rare de cette lointaine colonie britannique au Canada, l&rsquo;île de Terre-Neuve.</p>
<p>Complètement isolée avec l&rsquo;extérieur plusieurs mois de l&rsquo;année parce que bloquée par les glaces de l&rsquo;hiver, Terre-Neuve ne dispose, au 1er janvier 1857, que d&rsquo;une douzaine de bureaux de poste. Ajoutez à cela un trafic de courrier local extrêmement réduit et vous comprendrez pourquoi les premiers Terre-Neuve sont rares.</p>
<p>Les deux cent trente-cinq lettres revêtues de timbres de la première émission connues et recensées jusqu&rsquo;à présent démontrent, s&rsquo;il le fallait, le peu d&rsquo;intérêt des Terre-Neuviens pour l&rsquo;écriture. Sans doute le savait-il, le postmaster général de Saint-John, la capitale, qui ne commanda que deux mille exemplaires de ce 1 shilling. Voulez-vous maintenant connaître la cote de cette authentique rareté ? Plutôt que l&rsquo;âge du capitaine, essayez de deviner le nombre d&rsquo;habitants à Terre-Neuve en 1857 ? Cent vingt mille ? Bravo, vous avez trouvé!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pérou (1857)</strong></p>
<p>N° 1. 1 réal bleu</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Vent d&rsquo;est, vent d&rsquo;ouest</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4678" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg" alt="Perou" width="216" height="173" /></a>Faites le compte : du 1er décembre 1857 au 28 février 1858, trois petits mois, telle est la durée d&rsquo;utilisation de deux timbres hors du commun, ceux que la Compagnie de l&rsquo;océan Pacifique accepta de céder au gouvernement péruvien, lequel attendait en vain depuis des années de concrétiser son désir de doter ses postes de vignettes postales !</p>
<p>Allez vous étonner qu&rsquo;ils soient rares, surtout lorsqu&rsquo;on vous aura appris qu&rsquo;ils servirent uniquement à affranchir le courrier entre Callao (le port de Lima) et Chovillas !</p>
<p>Quelques particularités à noter.</p>
<p>Sur ces deux timbres figurent la valeur faciale (1 et 2 reals) mais aussi le poids de la lettre qu&rsquo;ils transportaient (1/2 et 1 once).</p>
<p>Le 1 real bleu montre le navire navigant vers l&rsquo;ouest, tandis que le 2 reals rouge, lui, voit naviguer son navire vers l&rsquo;est.</p>
<p>Mais attention: les faux, les réimpressions et les essais abondent. Donc, méfiez-vous des fausses joies car, si les authentiques valent allègrement leurs 20 à 35 000 F pour les réimpressions, ôtez deux zéros !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ceylan (1857)</strong></p>
<p>N° 3. 4 pence rose</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le triomphe de l&rsquo;Inutile</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4679" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg" alt="Ceylan" width="144" height="186" /></a>C&rsquo;est parce que 4 pence ne correspondaient à aucun tarif que le 4 p. de Ceylan est si rare ! On n&rsquo;a jamais su pourquoi il fut créé et donc pourquoi il fut inclus dans une série où les vedettes abondent. Et comme si son extrême rareté ne lui suffisait pas, il est beau, le diable !</p>
<p>Jamais l&rsquo;effigie de l&rsquo;inusable reine Victoria n&rsquo;a été gravée avec tant de finesse. Jamais la teinte n&rsquo;a été plus fraîche. Quand à l&rsquo;encadrement, comme tous ceux de cette étonnante série, on le jugea si beau que l&rsquo;imprimeur, dans doute soucieux de faire des économies, l&rsquo;utilisa plus tard pour les timbres de la province australienne de Tasmanie.</p>
<p>A l&rsquo;état neuf, ce 4 pence est rarissime.</p>
<p>La preuve ? Sa cote, exprimée en livres ou en deutsche mark, tourne toujours aux alentours de 600 000 de nos francs !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Guyane anglaise (1856)</strong></p>
<p>n° 12. 4 cents magenta</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Il était un petit navire&#8230;</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4680" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg" alt="GuyaneAn" width="207" height="182" /></a>Vous qui connaissez son frère, l&rsquo;unique &laquo;&nbsp;One cent magenta&nbsp;&raquo;, sous-entendu de Guyane anglaise, acheté il n&rsquo;y a pas si longtemps un million de dollars!, n&rsquo;allez surtout pas faire la moue face à ce &laquo;&nbsp;Four cents&nbsp;&raquo; qui, croyez-le, ne se trouve pas sous les pas d&rsquo;un cheval&#8230; même s&rsquo;il existe à quelques exemplaires, tous oblitérés du reste.</p>
<p>Si son &laquo;&nbsp;look&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas éblouissant c&rsquo;est parce qu&rsquo;il était difficile de faire mieux avec les moyens du bord, quelques caractères typographiques et une vignette empruntés aux maigres moyens techniques de l&rsquo;imprimerie de la gazette locale de Georgetown lorsque les timbres vinrent à manquer et qu&rsquo;il fallut bien, à la va-vite, en fabriquer sur place. Le général postmaster du reste, conscient de la pauvreté de sa production, n&rsquo;avait qu&rsquo;une peur : voir les falsifications fleurir, tant ces timbres étaient faciles à reproduire.</p>
<p>Seule parole : faire parapher chaque exemplaire par ses collaborateurs les plus fiables dont les autographes en forme d&rsquo;initiales &#8211; E.D.W, E.T.E, C.A.W, W.H.L &#8211; valent aujourd&rsquo;hui des fortunes, à condition de figurer sur ces méchants morceaux de papier.</p>
<p>Un dernier renseignement pour votre gouverne : celui présenté ici vaut tout de même 75 000 F!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Finlande (1867)</strong></p>
<p>1 mark. no 10 brun-jaune</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Des dents pour les mordus !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4681" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg" alt="Finlande" width="157" height="185" /></a>Regardez bien ce timbre de Finlande, émis à l&rsquo;époque où le grand-duché était vassal de la Russie des tsars. Faut-il parler, pour le désigner, de &laquo;&nbsp;dentelure&nbsp;&raquo; comme pour tous les timbres émis avant, pendant ou après la naissance de cette extraordinaire émission, ou plutôt de &laquo;&nbsp;denture&nbsp;&raquo; tant sont menaçants ces crocs de 1,5 mm et même de 2,5 mm de long qui entourent les timbres de 1860 à 1870 de Finlande ?</p>
<p>Du jamais vu, ces &laquo;&nbsp;percés en serpentins&nbsp;&raquo; qui font oublier les armoiries illustrant le timbre tant ils agressent le regard mais aussi tant cette dentition est fragile.</p>
<p>Au point que des barèmes ont été établis pour estimer la valeur des partiellement édentés: une dent perdue, c&rsquo;est 50 % de la valeur qui s&rsquo;envole, trois dents arrachées, votre timbre ne vaut plus que 10 à 15 % de sa valeur lorsqu&rsquo;il est intact.</p>
<p>Cette invraisemblable initiative des postes finlandaises, jamais rééditée depuis, valait bien un satisfecit. Timbroscopie le lui offre en faisant cohabiter ce 1 mark avec de plus grandes, mais moins originales, raretés.</p>
<p>Sur lettre, en général à destination de l&rsquo;Angleterre et accompagné d&rsquo;un 5 penni la même série, il est très rare.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Colombie (1920)</strong></p>
<p>N° 5. Poste aérienne 10 centavos</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>De Baranquilla à Carthagène</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4682" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg" alt="Colombie" width="283" height="183" /></a>Avec leur allure de bande dessinée, leur dessin naïf et leurs couleurs éclatantes, elles font toujours sensation lorsque, au hasard d&rsquo;un catalogue de vente, elles se retrouvent égarées au milieu de cohortes de timbres classiques aux teintes austères et aux dessins rigoureux.</p>
<p>Et pourtant les neufs vignettes de Poste aérienne de Colombie ne sont nullement déplacées, elles qui sont nées en 1920, parmi leurs aînées si l&rsquo;on se penche sur leur rareté et leurs cotes. Dame ! leurs prix oscillant entre 18000 et 60 000 F forcent le respect et cela d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils se justifient largement.</p>
<p>Lorsque la compagnie colombienne privée de navigation aérienne emporte le combat officiel de transport du courrier par voie aérienne entre Baranquilla et Carthagène, ses dirigeants s&rsquo;aperçoivent soudain que matériel et personnels sont fin prêts pour remplir leur mission mais que seuls manquent les timbres dont personne n&rsquo;a songé à se préoccuper !</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne : on achètera à un imprimeur local son stock de vignettes de propagande aéronautique lesquelles revêtues à la va-vite d&rsquo;une surcharge indiquant la surtaxe à payer feront parfaitement l&rsquo;affaire.</p>
<p>Cent séries seront ainsi transformées en timbres on ne peut plus authentiques, donnant ainsi naissance à neuf cents timbres dont tous les amateurs de Poste aérienne rêvent de faire l&rsquo;un des fleurons de leur collection.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 53 &#8211; Décembre 1988</span></p>

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		<title>Le bleu de Prusse n&#8217;est pas un sage</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Dec 2014 11:19:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Bleu de Prusse]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour les Britanniques Si le 1 c Sage vous est familier, le &#171;&#160;Prussian blue&#160;&#187;, émis cinquante-cinq ans plus tard, l&#8217;est beaucoup moins. Voici l&#8217;histoire de ce semi-moderne vedette, aussi rare que recherché. Pendant longtemps, les Britanniques se sont demandé d&#8217;où sortait ce timbre : le &#171;&#160;Prussian blue&#160;&#187;. Est-ce un essai ? Un non émis introduit<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2014/12/17/le-bleu-de-prusse-nest-pas-un-sage/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">Pour les Britanniques</span></h3>
<p><strong>Si le 1 c Sage vous est familier, le &laquo;&nbsp;Prussian blue&nbsp;&raquo;, émis cinquante-cinq ans plus tard, l&rsquo;est beaucoup moins. Voici l&rsquo;histoire de ce semi-moderne vedette, aussi rare que recherché.</strong></p>
<p>Pendant longtemps, les Britanniques se sont demandé d&rsquo;où sortait ce timbre : le &laquo;&nbsp;Prussian blue&nbsp;&raquo;. Est-ce un essai ? Un non émis introduit sur le marché philatélique par quelque spéculateur peu scrupuleux ?</p>
<p>La vérité est tout autre : le 2 1/2 p du jubilé de George V a été régulièrement&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong><a style="color: #800000;" href="http://ks3000282.kimsufi.com/timbresmag/wp-content/uploads/2014/12/Lire-la-suite-du-Bleu-de-Prusse.pdf">&#8230;Lire la suite du Bleu de Prusse</a></strong></span></p>

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