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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Belgique</title>
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		<title>Le courrier des volontaires belges pendant la campagne du Mexique   1864-1867</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2016 13:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
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		<description><![CDATA[L’histoire postale du corps expéditionnaire français qui est allé combattre au Mexique sous le règne de l’empereur Maximilien et de l&#8217;impératrice Charlotte dans les années 1860 a été de manière récurrente étudiée ces dernières décennies par des spécialistes de renom. En ce qui concerne le volet belge de l’aventure, c’est une autre histoire. James van<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/19/le-courrier-des-volontaires-belges-pendant-la-campagne-du-mexique-1864-1867/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L’histoire postale du corps expéditionnaire français qui est allé combattre au Mexique sous le règne de l’empereur Maximilien et de l&rsquo;impératrice Charlotte dans les années 1860 a été de manière récurrente étudiée ces dernières décennies par des spécialistes de renom. En ce qui concerne le volet belge de l’aventure, c’est une autre histoire. James van der Linden et Jean-Claude Porrignon ont récemment publié dans des revues distinctes de très intéressants articles. C’est à notre connaissance les premiers chercheurs à s’être penchés sérieusement sur le sujet en prenant un tant soit peu de perspective tant historique que philatélique. En revanche, une synthèse des documents qui sont parvenus jusqu’à nous, remis dans leur contexte historique pour les différents types de courriers vus jusqu’à présent, n’a pas encore, croyons-nous, été publiée. La rareté des pièces rencontrées explique aisément en grande partie cet état de fait.</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme nous allons le détailler plus avant, seules quelques rares pièces ont pu être répertoriées. A côté de la rareté intrinsèque des documents, un autre écueil et non des moindres est l’égale difficulté à trouver des sources historiques qui puissent être exploitées en prenant soin de les vérifier, en les confrontant par exemple aux témoignages de l’époque et parfois même en lisant simplement le contenu du maigre courrier retrouvé !</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Contexte historique</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/013.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7996" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/013-300x196.jpg" alt="01" width="300" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>1 Maximilien recevant en audience la délégation mexicaine venue lui offrir le trône le 3</em><em> octobre 1863.<br />
(Albert Duchesne, «</em><em> L’Expédition des volontaires belges au Mexique 1864-1867 ».)</em></span></p>
<p>Que diable sont allés faire si loin de leur patrie 1 500 bonshommes partis d’Audenarde (petite ville située non loin de Gand) où une instruction accélérée leur a été prodiguée avec pour la plupart l’espoir un peu naïf de pouvoir faire fortune pour les uns, de revenir couronnés de gloire pour les autres, une fois les quelques dizaines de trublions mexicains neutralisés ? C’est en caricaturant à peine, le tableau qui en avait été fait auprès des autorités belges par la délégation « mexicaine » venue plaider sa cause auprès du roi Léopold I<sup>er </sup><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Les « trublions mexicains », nous dirions aujourd’hui des « insurgés » vont se révéler être en fait une véritable armée structurée connaissant parfaitement le terrain et bénéficiant bien souvent du soutien de la population. L’empereur Napoléon III était de son côté tout heureux de trouver un allié auprès d’une autre cour d’Europe. Les Etats-Unis sont en pleine guerre civile et bien que voyant d’un très mauvais œil une intervention étrangère chez son voisin direct, ne peuvent réagir militairement. Nous verrons qu’aussitôt la guerre de Sécession terminée, le géant américain se réveillera et les conséquences se feront sentir immédiatement pour les parties en présence.</p>
<p><strong> Les origines de l’intervention militaire</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/023.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7997" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/023-300x236.jpg" alt="02" width="300" height="236" /></a><span style="color: #800000;"><em>2 Uniformes de la légion belge au Mexique.</em></span></p>
<p>Bien avant l’entrée en lice des volontaires belges, l’armée française était partie dès janvier 1862 au Mexique sous le prétexte de créances impayées par Mexico et la suspension décidée par le congrès mexicain emmené par Benito Juarez de ne plus rien rembourser. Il faudra par la suite, après plus d’un an de présence française, mettre sur le trône du futur empire un personnage de haut rang issu du gotha européen. Ainsi, il pourrait faire rapatrier les troupes stationnées sur place et reprendre ses billes sans y perdre trop de plumes…</p>
<p>Son choix se porte sur l’archiduc Maximilien qui par son mariage avec la princesse Charlotte, fille de Léopold I<sup>er</sup>, est le candidat idéal à ses yeux. Le couple qui avait espéré une destinée digne de leur rang reçoit comme une bénédiction la proposition offerte sur un plateau d’argent de régner sur le Mexique. Leur inexpérience mais aussi et surtout les encouragements venant de toute part les font mordre à l’hameçon de Napoléon III. Le futur couple impérial doit être entouré d’une garde rapprochée. François-Joseph à Vienne et Léopold I<sup>er</sup> à Bruxelles vont tout mettre en œuvre pour créer, à l’aide de volontaires des deux pays, une garde « impériale ». Il fallait coûte que coûte une troupe capable de protéger le nouveau régime. Il faut attendre mars 1864 pour voir apparaître dans différents journaux l’annonce d’un recrutement de volontaires. Les uniformes ressemblent à s’y méprendre à celui des volontaires de la garde civique belge. <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p><strong>Les volontaires du régiment Impératrice Charlotte</strong></p>
<p>Il est décidé d’établir à Audenarde une commission chargée de l’admission des candidats. Entre le début des engagements d’août 1864 et les mois qui suivirent, les conditions très strictes du début vont peu à peu s’assouplir considérablement au vu du peu d’enthousiasme des candidats et faire place à un contrôle très sommaire. Des 2 000 engagés s’étant inscrits, il n’y aura qu’un peu plus de 1 500 qui s’embarqueront effectivement en plusieurs contingents au port de Saint-Nazaire. Il est frappant de constater que, sur ce nombre, près de 200 volontaires sont étrangers dont un bon nombre profitera de l’aubaine d’être transporté gratuitement jusqu’à Vera-Cruz pour s’évanouir dans la nature aussitôt débarqués…</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/033.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7998" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/033-300x177.jpg" alt="03" width="300" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><em>3 Le «</em><em> Floride ».</em></span></p>
<p>Le premier contingent composé de 600 volontaires partit d’Audenarde le 14 octobre 1864 et s’embarqua sur le <em>Louisiane</em> appartenant à la Compagnie générale transatlantique qui quitta le port le 16 octobre. Un deuxième contingent de 400 hommes (dont quatre cantinières) embarque un mois plus tard, le 15 novembre 1864, sur un autre navire de la Compagnie, <em>Le</em><em> Floride </em>qui arriva à Vera-Cruz le 15 décembre <span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span>. Un troisième composé cette fois de 362 participants embarque à bord du <em>Tampico</em> en décembre 1864 qui arriva en rade de Vera-Cruz le 14 janvier 1865. Un peu moins de 200 hommes composeront le dernier contingent qui embarqua sur le « Louisiane » le 24 janvier 1865 pour arriver à Vera-Cruz le 8 mars 1865.</p>
<p><strong>Le coût de la vie sur place y compris pour l’affranchissement du courrier</strong></p>
<p>De Vera-Cruz, chaque contingent rejoindra plus ou moins rapidement la capitale, Mexico. Les Belges vont vite perdre toutes leurs illusions quant à une vie plus confortable sur place. La plupart des denrées et des biens de consommation sont plus chers qu’en Belgique ! Dans un premier temps, les Belges sont cantonnés à Mexico et sa périphérie et ont pour principale tâche de former la garde impériale. Le premier détachement arrivé à Mexico le 7 janvier 1865 est réparti entre le palais impérial et plusieurs garnisons en périphérie de la capitale dont Rio Frio dont nous reparlerons plus loin. Comme le décrit Albert Duchesne, les tarifs postaux avec l’Europe sont prohibitifs pour les hommes de troupe : <em>« Le tarif d’affranchissement des lettres pour l’Europe était exorbitant. </em></p>
<p><em>Jusqu’au baptême du feu de la Légion, qui entraîna en avril 1865 la décision impériale de réduire à un </em>medio<em> le port des lettres, nos compatriotes n’étaient pas en mesure d’écrire régulièrement à leurs parents. Il faut savoir que promesse avait été faite aux volontaires d’être logés, nourris et habillés et de recevoir 37,5 centimes par jour d’argent de poche. En réalité, devant la mauvaise qualité de la nourriture reçue, ils devaient acheter leur propre pain et ne recevaient que 65 centimes tous les cinq jours !</em><em> </em>»</p>
<p><strong>La légion belge en campagne</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/043.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7999" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/043-300x168.jpg" alt="04" width="300" height="168" /></a><span style="color: #800000;"><em>4 La place de Monterey, les volontaires belges à la sortie de la messe.</em></span></p>
<p>Les Belges reçoivent l’ordre de se rendre dans la province du Michoacan pour pacifier la région aux prises avec les troupes de Benito Juarez, le président destitué suite à l’arrivée des troupes françaises au Mexique. La ville de garnison, centre politique de la région, est Morelia où arrivent les troupes belges le 30 mars 1865. Début avril une partie des troupes partie défendre la petite bourgade de Tacambaro est décimée par les troupes juaristes et les survivants faits prisonniers. Après à peine quelques semaines de campagne, la légion belge perdait un sixième de son effectif initial en comptant les décès, les blessés et les 200 prisonniers. La légion prendra sa revanche en juillet 1865 en infligeant une première défaite aux troupes de Juarez lors d’un combat qui se déroula non loin de la terrible défaite de Tacambaro, à La Loma. La légion belge put faire un nombre suffisant de prisonniers parmi les troupes mexicaines pour ouvrir des pourparlers en vue d’une libération des prisonniers belges. Il faudra attendre décembre 1865 pour qu’un échange de prisonniers ait lieu. Après de nombreuses péripéties, la légion belge est envoyée dans le Nord, dans la ville de Monterey, proche de la frontière avec les Etats-Unis <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/052.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8000" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/052-288x300.jpg" alt="05" width="288" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>5 Plan d’ensemble des opérations belges au Mexique.</em></span></p>
<p>Durant l’année 1866, les troupes belges vont rester cantonnées dans le Nord jusqu’en septembre où la situation sur place devient intenable. Les troupes belges étaient installées à Queretaro. Elles reçurent l’ordre d’aller protéger la ville de Tula. Sur la route, les soldats apprirent la chute de la ville d’Ixmiquilpan plus au Nord. La décision fut prise de reprendre la ville. L&rsquo;offensive tourna au désastre pour les Belges qui durent se retirer avec de nombreuses pertes. Après un nouveau casernement à Tulancingo, situé au Nord-Est de Mexico, les Belges apprennent que l’empereur Maximilien avait signé l’acte de dissolution des légions étrangères sur le sol mexicain et l’ordre d’évacuation. Après une retraite sur Puebla, les Belges rembarquent vers l’Europe dans la deuxième moitié de janvier 1867. <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Histoire postale</span></strong></p>
<p><strong>Le courrier à destination du Mexique</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/062.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8001" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/062-300x121.jpg" alt="06" width="300" height="121" /></a><span style="color: #800000;"><em>6 Lettre expédiée d’Anvers le 12</em><em> novembre 1864 à destination d’un sous-lieutenant qui au moment<br />
de la réception au Mexique était en poste à Rio Frio, proche banlieue de Mexico.<br />
Elle a transité par Ostende le 13</em><em> novembre et par Londres le 14. Le port correct était de 1,50 franc dont seulement<br />
90 centimes sont représentés ici. 20 centimes était dû à l’office belge et 1,30 à l’office anglais pour le transit<br />
de mer jusqu’au port de destination de Vera-Cruz indiqué partiellement à l’encre rouge par la marque<br />
«</em><em> 1/1 » soit un shilling 1 penny. La poste mexicaine a apposé une taxe<br />
de «</em><em> 2 » reales en noir pour le port de Vera-Cruz à Mexico. (Collection Jean-Claude Porignon.)</em></span></p>
<p> Lorsque l’on tente de rassembler du courrier concernant la légion belge au Mexique, il faut tout d’abord s’armer de patience. Les raisons pour lesquelles ce courrier est quasi introuvable sont, pour une bonne part, facilement compréhensibles. Le nombre tout d’abord : alors que la présence française au Mexique est très importante, la légion belge compte tout au plus 1 500 unités desquelles il faut déduire les déserteurs de la première heure qui se sont évaporés dans la nature dès leur arrivée à Vera-Cruz. Ensuite, nous l’avons vu, envoyer une lettre coûte horriblement cher et cela vaut aussi pour le courrier envoyé à destination de la légion. En pratique, seuls les privilégiés ont reçu de temps à autre du courrier, sans parler de la difficulté de faire parvenir une missive dans un pays en constante ébullition où les diligences se faisaient régulièrement attaquer.</p>
<p>Nous ne connaissons pour l’instant qu’un seul document parti de Belgique qui nous soit parvenu et encore privé de la moitié supérieure <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/073.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8002" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/073-300x221.jpg" alt="07" width="300" height="221" /></a><span style="color: #800000;"><em>7 Rio Frio peu après la fin de l’Empire</em></span></p>
<p>Bien que le nom du destinataire soit absent, il est fort vraisemblable qu’il s’agisse du sous-lieutenant Alfred-Désiré Stoeps qui avait reçu l’ordre, dès l’arrivée du premier contingent à Mexico, de relever le poste français de Rio Frio. <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong></p>
<p>Nous avons connaissance d’une lettre conservée aux archives de l’armée à Bruxelles envoyée de Bruxelles au lieutenant Loiseau mais dont l’affranchissement a été découpé de manière tout à fait déplorable…</p>
<p><strong>Le courrier expédié par des membres de la légion belge</strong></p>
<p>Le courrier par achemineur privé</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/083.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8003" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/083-300x200.jpg" alt="08" width="300" height="200" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Lettre expédiée de Mexico le 9</em><em> juillet 1865 vers Fosses en Belgique avec mention manuscrite<br />
«</em><em> </em><em>par l’intermédiaire de Mr Edmond Vanden Wyngaert / négociant rue capuchinao </em><em>N°</em><em> 1 Mexico</em><em> ».<br />
Transportée par bateau de commerce pour Anvers, la lettre a été affranchie à l’aide d’un 20 centimes<br />
</em><em>Médaillon</em><em> et on y a apposé au verso le cachet encadré «</em><em> E.VANDENWYNGAERT/ANVERS.<br />
Le timbre est oblitéré par le cachet «</em><em> 12 » du bureau d’Anvers le 10</em><em> août 1865. A l’arrivée à Fosses,<br />
la lettre est taxée (griffe AFFR. INSUFF. 133) pour une lettre d’un poids de «</em><em> 11 gr »<br />
et taxée «</em><em> 3 » décimes (20 centimes et 10 centimes de pénalité) au bureau de Fosses. Collection E. Van Tendeloo</em></span></p>
<p>Il ne s’agit pas à proprement parlé ici d’une lettre d’un membre de la légion mais d’un Belge installé au Mexique depuis de nombreuses années et qui est soupçonné d’entraîner à la désertion des membres de la légion belge. Dans la lettre qui suit, Wodon de Sorinne, c’est son nom, tente de se disculper de ces allégations auprès d’un proche resté en Belgique. Après avoir passé un temps en prison, il sera finalement libéré. Après ces années tumultueuses, il restera au Mexique et se révélera comme architecte pour de nombreux édifices publics à travers le pays. Par peur bien compréhensible que sa lettre soit interceptée par les autorités officielles, il préfère confier son courrier à un ami qui prend un bateau à destination de l’Europe et qui une fois en Belgique a affranchi la lettre au tarif du port intérieur belge <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>.</p>
<p>L’expéditeur fait allusion à la difficulté d’envoyer du courrier en mentionnant « <em>Je suppose que tu n’as pas reçu ma lettre, elle se sera perdue comme tant d’autres qui se sont égarées, comme tant d’autres lettres enlevées par les guérillas qui sillonnent partout les chemins… »</em></p>
<p>Le courrier de la légion avec affranchissement mexicain</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/093.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8004" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/093-237x300.jpg" alt="09" width="237" height="300" /></a><em><span style="color: #800000;">9</span></em></p>
<p>Nous avons vu que le port des lettres était prohibitif et qu’à partir d’avril 1865, les membres de la légion belge sont autorisés à affranchir leur courrier avec un timbre à un medio real. Quelques lettres sont ainsi répertoriées. Il existe un document qui provient de la documentation de Robert Abensur qui est du plus haut intérêt à ce sujet. Elle émane de l’officier payeur du contingent français qui s’adresse au directeur général des Postes en France au sujet du traitement du courrier de la légion belge qui vient d’arriver à Mexico. Il y est fait mention « <em>des courriers anglais et français</em> » qui devront prendre en charge la correspondance des Belges sur place. La lettre est datée du 14 décembre 1864 et porte un cachet de la poste « CORRESPONDANCES ÉTRANGÈRES » du 13 janvier 1865. <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/103.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8005" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/103-300x300.jpg" alt="10" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>10 Lettre expédiée de Morelia, affranchie à l’aide d’un 2 reales annulé par la griffe sur deux lignes<br />
«</em><em> FRANCO EN/PATZCUARO</em><em> », district postal de Morelia, vers Bruxelles. Indication manuscrite<br />
«</em><em> Par voie d’Angleterre</em><em> » et taxation «</em><em> 1/2</em><em> » (un shilling 2 pence) pour le transit par mer<br />
par la Royal Mail Steam Company. Dans le cas présent, après le 8</em><em> août 1865 (date de la convention<br />
entre la Grande-Bretagne et la Belgique par laquelle la bonification entre les deux pays est passée de 3sh2p à 1sh1p).<br />
La lettre a été probablement transportée de Vera-Cruz le 17</em><em> août 1865 par le «</em><em> Solent</em><em> »<br />
avec arrivée à Saint-Thomas et réembarquée à bord du «</em><em> Seine</em><em> »jusqu&rsquo;à Southampton le 13</em><em> septembre et arrivée<br />
le 14</em><em> octobre 1865. Le port indiqué sur la lettre est 1sh2p pour la Grande-Bretagne<br />
et 15 décimes pour la Belgique. La poste belge a donc payé 14 décimes à la Grande-Bretagne<br />
et gardé un décime pour le port intérieur. Dans la convention, le port dû à la Grande-Bretagne<br />
est de 1sh1p soit 13 décimes à payer par le destinataire (circ. 696 annexe</em><em> V, tableau L). </em></span></p>
<p>Un premier courrier a été envoyé depuis Morelia par le secrétaire du colonel Van der Smissen, commandant la légion belge. Léon Mans, originaire de Saint-Trond, était étudiant à l’Université libre de Bruxelles lorsqu’il s’engagea le tout premier sur la liste des volontaires en août 1864. Ses études et le fait d’être le tout premier inscrit ont certainement joué en sa faveur pour être désigné secrétaire du Commandant du régiment comme indiqué au verso de sa lettre adressée à sa mère. La lettre ne comporte aucune date ou cachet à date. Nous savons que les troupes belges arrivent en mars 1865 à Morelia. De plus, le tarif interne au Mexique est encore de 2 reales, soit le tarif en vigueur avant la diminution d’avril 1865. On peut donc en déduire que cette lettre a été envoyée dans cette courte période avant le changement de tarif <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>.</p>
<p>A la lecture de l’ouvrage de L. Corbett dont est issue cette illustration, il nous apparaît que la région de Michoacan où ont été envoyés les Belges est tout sauf une sinécure. L’histoire postale du bureau de Morelia en est le témoignage passant d’un camp à l’autre avec les conséquences que l’on devine dans le transport du courrier et l’approvisionnement en timbres.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/114.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8006" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/114-207x300.jpg" alt="11" width="207" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>11 Le colonel Albert van der Smissen.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8007" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a-300x199.jpg" alt="12a" width="300" height="199" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8008" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b-300x172.jpg" alt="12b" width="300" height="172" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>12 Lettre affranchie à un medio Real correspondant au tarif intérieur (équivalent à 30 centimes)<br />
expédiée vers Bruxelles. L’enveloppe porte au verso la devise «</em><em> Vestigia nulla retrorsum</em><em> »<br />
</em><em>(jamais un pas en arrière)</em><em> avec les initiales «</em><em> AS</em><em> », le papier à lettre du colonel Albert van der Smissen</em><em> !<br />
Elle a été transportée par la poste civile jusqu’à Vera-Cruz où elle embarque à bord du «</em><em> Eider</em><em> »<br />
de la Royal Mail Steam Packet Company, à destination de Saint-Thomas. «</em><em> L’Atrato</em><em> » prend le relais le 29</em><em> mai<br />
pour arriver à Southampton le 28</em><em> juin. Elle parvient à Londres le même jour<br />
(cachet de passage «</em><em> LONDON JU-28 1865</em><em> » au verso). Taxation «</em><em> 1/1 » soit 1 shilling 1 penny)<br />
apposée à Londres pour le transit par mer et port dû de 13 décimes par le destinataire.<br />
La convention a été signée le 20</em><em> mai 1865 à Londres mais n’est d’application qu’à la date du 1<sup>er</sup></em><em> août 1865<br />
en Belgique (circ. 696, annexe</em><em> V, tableau L). Le timbre n’a pas été oblitéré, mais les surcharges présentes<br />
permettent de déterminer qu’il s’agit à nouveau du bureau postal de Morelia avec l’indication<br />
de l’envoi «</em><em> 220 1864 » qui a été expédié à ce bureau le 23</em><em> novembre 1864 (1</em><em> 000 exemplaires du medio real).</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/133.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8009" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/133-300x189.jpg" alt="13" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;"><em>13 Lettre expédiée de Mexico envoyée de Morelia par Ernest Mallié, natif de Lille,<br />
engagé en octobre</em><em> 1864 à la légion belge. Affranchie d’un medio real, elle est expédiée<br />
de Mexico le 14</em><em> décembre 1865 à destination de Lille. Elle a transité par un navire français, cachet octogonal<br />
«</em><em> VERA-CRUZ/16 DEC. 65/PAQ. FR. B N°</em><em> 5</em><em> » et arriva à Lille le 14</em><em> janvier 1866.<br />
Un port de 8 décimes a été frappé en noir, le port dû à cette époque pour une lettre<br />
du Mexique vers la France. Ernest Mallié était l’adjoint de l’officier payeur du régiment belge.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/143.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8010" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/143-300x168.jpg" alt="14" width="300" height="168" /></a> <span style="color: #800000;"><em>14 Lettre affranchie à un medio real expédiée de Mexico le 13</em><em> mai 1866<br />
vers Orsainfaing près de Marbehan. Elle embarque à Vera-Cruz sur le paquebot<br />
«</em><em> France</em><em> » de la Compagnie générale transatlantique, ligne B</em><em> : Vera-Cruz-Saint-Nazaire.<br />
Marque du cachet consulaire «</em><em> Mexique/1/13 MAI 66</em><em> » (Salles, 1361) pour arriver le 7</em><em> juin à Saint-Nazaire.<br />
Marque de transit «</em><em> F/26</em><em> » apposée à Paris par erreur</em><em> : ce cachet devait être apposé sur le courrier<br />
venant de Suisse vers la Belgique en transit par la France. Cette marque se rencontre aussi sur du courrier<br />
en transit par la France venant d’autres pays. Dans ce cas-ci, l’erreur est probablement due au fait<br />
qu’il n’y avait pas de convention entre la France et le Mexique. Taxation «</em><em> 12 » en noir biffée<br />
et modifiée en «</em><em> 10 » à l’encre. Le bureau de Paris a frappé le «</em><em> 12 » en pensant que la lettre<br />
était distribuée en France. La taxation a été rectifiée en Belgique, 2 x 5 décimes (double port de 5 décimes,<br />
port d’une lettre simple depuis la France depuis le 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866). Transit par Namur le 7</em><em> juin 1866 et arrivée le 8</em><em> juin à destination.</em></span></p>
<p>De la même archive provient la lettre suivante, cette fois affranchie au tarif préférentiel d’un medio real toujours transportée par bateau anglais comme en résulte le port de mer dû à la poste anglaise avec cette fois un calcul du port conforme à la convention entrée en vigueur en Belgique au mois d’août 1865 <strong><span style="color: #800000;">11, 12, 13 et 14</span></strong>.</p>
<p>Ceci est un bel exemple des adaptations des règles faites par un bureau de départ au moment d’une nouvelle convention postale. Cela montre aussi la confusion du personnel du bureau frontière d’Ostende qui transforme le port anglais en 13 décimes à l’encre rouge comme prescrit pour des lettres vers la Grande-Bretagne. Le bureau de Bruxelles oublie d’y ajouter 2 décimes, et donc le destinataire ne doit payer finalement que 13 décimes au lieu des 15 prévus.</p>
<p>Le courrier vers la Belgique affranchi avec timbre français</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/153.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8011" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/153-151x300.jpg" alt="15" width="151" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>15 Sous-officier de la légion belge</em></span></p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/163.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8012" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/163-300x176.jpg" alt="16" width="300" height="176" /></a><span style="color: #800000;"><em>16 Lettre à destination de Aalter, affranchie à l’aide d’un 20 centimes, tarif propre<br />
aux soldats français, oblitéré par le cachet a «</em><em> CEM A</em><em> » (Blot type 11)<br />
et porte le cachet de départ «</em><em> CORPS EXP. Mexique / 26 FEVR / 66 Beau A</em><em> ».<br />
Les lettres ainsi transportées étaient pourvues du cachet «</em><em> CORPS EXP. Mexique</em><em> » à l’arrivée à Paris<br />
pour la voie française. Au vu du cachet de transit du 31 mars, cette lettre toute comme la suivante n’a pu être transportée<br />
par le «</em><em> Louisiana</em><em> » de cette ligne ni par le «</em><em> Conway</em><em> » de la ligne anglaise arrivé bien plus tard en Europe.<br />
Elle a dû être transportée par un navire de la marine française pour arriver au bureau frontière<br />
«</em><em> France MIDI II</em><em> » le 31 mars 1866. Griffe «</em><em> AFFRANCHISSEMENT/15/ INSUFFISANT</em><em> »<br />
apposée à Paris (service de l’Etranger) et taxation «</em><em> 3 » décimes suite au nouveau tarif<br />
de 50 centimes du 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866 avec la Belgique, déduction faite des 20 centimes<br />
déjà payés au départ. Cachet d’arrivée à Aeltre le 1<sup>er</sup></em><em> avril 1866. </em></span></p>
<p> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/172.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8013" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/172-300x177.jpg" alt="17" width="300" height="177" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>17 Toutes les lettres devaient passer entre les mains d’un officier français pour bénéficier du tarif préférentiel de 20 centimes.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8014" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a-300x179.jpg" alt="18a" width="300" height="179" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8015" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b-300x177.jpg" alt="18b" width="300" height="177" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>18 Lettre envoyée par un membre du régiment belge avec mention au verso «</em><em> …du Rég. Etrang…Le Capitaine</em><em> »<br />
qui a vraisemblablement autorisé l’expédition de cette lettre avec un affranchissement<br />
de 20 centimes. Il est oblitéré «</em><em> CEM A</em><em> » (Blot type 11) et porte le cachet de départ<br />
«</em><em> CORPS EXP. Mexique / 26 FEVR / 66 Beau A</em><em> ». Le cachet de transit «</em><em> France PAR MOUSCRON</em><em> »<br />
du 31</em><em> mars porte à croire que la lettre a été transportée par un bateau de la flotte française, le bateau anglais reliant<br />
Mexico à Southampton n’y arriva que le 11</em><em> avril. La lettre étant à destination de la Belgique,<br />
le bureau de Paris apposa la griffe «</em><em> AFFRANCHISSEMENT/15/ INSUFFISANT 15</em><em> » (service de l’étranger)<br />
et taxa la lettre «</em><em> 3 » décimes. Depuis le 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866, le port d’une lettre était de 50 centimes<br />
duquel les 20 centimes ont été déduits formant ainsi une taxe de 3 décimes.<br />
Marque de transit à Roulers le 1<sup>er</sup></em></span><em><span style="color: #800000;"> avril 1866 et arrivée à Moorslede le même jour. </span> </em></p>
<p>Après l’installation du corps expéditionnaire français, il était nécessaire d’ouvrir une ligne maritime pour permettre un ravitaillement régulier en hommes et en matériel. En avril 1862, la Compagnie générale transatlantique ouvre cette ligne directe mensuelle de Saint-Nazaire vers Vera-Cruz. Nous connaissons deux lettres qui ont été affranchies au tarif préférentiel de 20 centimes (circulaire 258 BM 78) dévolu aux soldats, à destination de la Belgique, envoyée par un membre de la légion belge 15. Dans ce cas-ci, il n’a pas été possible de préciser avec certitude le nom de l’expéditeur, deux voire trois volontaires étant originaires de la région. Il s’agit du seul exemple à ce jour de l’emploi du tarif français de 20 centimes <strong><span style="color: #800000;">16,17 et 18</span></strong>.</p>
<p>Deux frères originaires de Aalter étaient membres de la légion et l’un deux pourrait être l’expéditeur de cette missive.</p>
<p>Nous serions heureux de pouvoir publier toute pièce provenant d’un membre de la légion belge. Malgré le nombre plus que restreint de pièces répertoriées, nous sommes persuadés qu’il reste encore beaucoup à découvrir dans ce domaine.</p>
<p>Le retour des troupes étrangères en Europe va précipiter la chute de Maximilien. Fait prisonnier à Queretaro, les Mexicains ne vont pas lui pardonner certains comportements odieux des troupes étrangères. Il sera fusillé âgé à peine de 34 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Vincent Schouberechts</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Remerciements à Messieurs Yves-Maxime Danan, Robert Abensur, James van der Linden, Patrick Maselis et E. Van Tendeloo sans qui cet article n’aurait pu être élaboré. L’ouvrage d’Albert Duchesne est un incontournable sur le sujet qui, bien au-delà des faits historiques, nous fait vivre les coulisses de la politique étrangère tant belge que française pendant cette période de l’Empire mexicain.</strong></p>

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		<title>Entre France, Allemagne et Belgique : Eupen et malmédy au gré des soubresauts de l&#8217;Histoire&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2015 13:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Pays A-F]]></category>

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		<description><![CDATA[Eupen et Malmédy&#8230; Une&#160;&#187;fin de catalogue&#160;&#187; belge, 51 timbres émis en 1920 et 1921, pas de cotes mirobolantes (beaucoup ne dépassent pas les 10 F, un seul atteint les 400). Mais une collection philatélique et pré-philatélique passionnante : celle d&#8217;une région que les aléas de l&#8217;Histoire n&#8217;ont pas épargnée. &#160; A quoi correspondent ces timbres<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/09/29/entre-france-allemagne-et-belgique-eupen-et-malmedy-au-gre-des-soubresauts-de-lhistoire/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Eupen et Malmédy&#8230; Une&nbsp;&raquo;fin de catalogue&nbsp;&raquo; belge, 51 timbres émis en 1920 et 1921, pas de cotes mirobolantes (beaucoup ne dépassent pas les 10 F, un seul atteint les 400). Mais une collection philatélique et pré-philatélique passionnante : celle d&rsquo;une région que les aléas de l&rsquo;Histoire n&rsquo;ont pas épargnée.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/Carte.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5689" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/Carte-279x300.jpg" alt="Carte" width="279" height="300" /></a>A quoi correspondent ces timbres belges surchargés &laquo;&nbsp;Eupen &amp; Malmédy&nbsp;&raquo;, avec faciale en marks et en pfennigs, émis le 1er janvier 1920 ? Pour le comprendre, un petit flashback historique est nécessaire. Situés sur la &laquo;&nbsp;ligne de partage des langues&nbsp;&raquo; &#8211; Malmédy est en grande partie francophone, Eupen parle surtout allemand, tout comme Saint-Vith, l&rsquo;autre ville importante de la région -, ces &laquo;&nbsp;cantons de l&rsquo;Est&nbsp;&raquo; ont longtemps attisé la convoitise de leurs différents voisins : une situation que l&rsquo;on peut percevoir à la simple vue de leur position géographique, frontalière tout à la fois du Luxembourg, de l&rsquo;Allemagne et des Pays-Bas.</h3>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/015.jpg"><img class="size-medium wp-image-5690 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/015-300x256.jpg" alt="01" width="300" height="256" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;"><em></p>
<p>1 &#8211; Néau, c&rsquo;est le nom français d&rsquo;Eupen. Ici sur lettre de 1802,<br />
avec le numéro de département 96 : celui de l&rsquo;Ourthe,<br />
l&rsquo;une des divisions administratives des territoires conquis par les années de la Révolution.</em></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/025.jpg"><img class="size-medium wp-image-5691 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/025-300x230.jpg" alt="02" width="300" height="230" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>2 &#8211; Lettre de1812 : Eupen est redevenue Eupen,<br />
mais est toujours française.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les lettres ci-dessus (<span style="color: #800000;"><strong>1-2</strong></span>) nous montrent même qu&rsquo;à un certain moment ils furent&#8230; français : annexés par la 1ère République en 1794, intégrés au département de l&rsquo;Ourthe sous l&rsquo;Empire (on peut en lire le numéro,96, sur les griffes postales rouges). Détail significatif : en 1802,le libellé du cachet est &laquo;&nbsp;Néau&nbsp;&raquo;, le nom français d&rsquo;Eupen ; dès 1803, la ville reprend son patronyme allemand. Pour ne pas choquer les susceptibilités locales, probablement&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/035.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5692" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/035-300x189.jpg" alt="03" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;"><em>3 &#8211; Pli recommandé d&rsquo;Eupen, 1816 : depuis un an, la région est prussienne.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/043.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5693" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/043-300x142.jpg" alt="04" width="300" height="142" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>4 &#8211; Un pli remarquable : affranchi avec des timbres de Prusse,<br />
posté à Eupen le 29 novembre 1859, il est arrivé à Londres le lendemain même.</em></span></p>
<p><em> </em>Eupen encore, mais avec griffe prussienne, sur cet intéressant recommandé de 1816 (avec étiquette numérotée et cachet d&rsquo;arrivée à Cologne) (<strong>3</strong>). Par la grâce du Congrès de Vienne (1815) qui régla le sort de l&rsquo;Europe après l&rsquo;épopée napoléonienne, la région est devenue partie intégrante de la Prusse, les premiers timbres à y avoir été utilisés furent donc, à partir de 1850, à l&rsquo;effigie du roi Frédéric-Guillaume IV (<span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span>).</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/05-061.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5694" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/05-061-300x296.jpg" alt="05-06" width="300" height="296" /></a><span style="color: #800000;"><em>5 et 6 &#8211; Premières émissions surchargées &laquo;&nbsp;Eupen &amp; Malmédy&nbsp;&raquo;<br />
avec valeurs en monnaie allemande, utilisables de janvier à mars 1920.</em></span></p>
<p>1871 le roi de Prusse Guillaume Ier se proclame empereur d&rsquo;Allemagne : Eupen, Malmédy et les environs se retrouvent donc allemands, et non plus prussiens. Ils le resteront jusqu&rsquo;en 1919. Le 28 avril de cette année-là, le traité de Versailles, qui met fin à la Première Guerre mondiale, les rattache à la Belgique. Cette décision ne prendra effet que le 1er janvier 1920. Mais il n&rsquo;est pas si facile d&rsquo;installer une nouvelle administration et de modifier les habitudes &#8211; l&rsquo;usage de la monnaie allemande, notamment. A titre temporaire, on surcharge des timbres belges en marks et en pfennigs : ils resteront en service deux mois (<span style="color: #800000;"><strong>5-6</strong></span>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/07-081.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5695" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/07-081-300x184.jpg" alt="07-08" width="300" height="184" /></a><span style="color: #800000;"><em>7 et 8 &#8211; Deuxième série (mars1920) : timbres d&rsquo;Eupen et entier surchargé &laquo;&nbsp;Malmédy&nbsp;&raquo;<br />
avec timbre complémentaire. Le franc belge est désormais la seule monnaie.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En mars, le franc circule dans les cantons de l&rsquo;Est, mais leur statut administratif n&rsquo;est pas encore celui du reste de la Belgique. Le haut-commissaire qui représente ici le pouvoir royal décide donc de remplacer la précédente émission par deux séries &#8211; timbres et entiers surchargés &#8211; , l&rsquo;une pour le cercle de Malmédy (5 mars), l&rsquo;autre pour celui d&rsquo;Eupen (20 mars) (<span style="color: #800000;"><strong>7-8</strong></span>).</p>
<p>Les timbres-taxe sont soumis au même traitement. S&rsquo;ils ne méritent que des cotes minimes en neufs ou oblitérés détachés, leur faible durée d&rsquo;utilisation en fait de véritables raretés sur lettres ayant circulé.</p>
<p>En mars 1921, en raison de changements de tarifs, une série complémentaire surchargée fait son apparition. Mais les jours du statut particulier des cantons de l&rsquo;Est sont comptés : à la fin de l&rsquo;année, plus rien ne les distingue du reste du pays et l&rsquo;utilisation de timbres spéciaux n&rsquo;a plus de raison d&rsquo;être&#8230;</p>
<p>Les surchargés sont donc retirés de la vente dans la région concernée pour être remplacés par des timbres belges ordinaires&#8230; Jusque-là, rien que de normal. Mais voici plus amusant : les stocks restants &#8211; au demeurant peu importants &#8211; de nos &laquo;&nbsp;Eupen&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Malmédy&nbsp;&raquo; sont alors répartis dans d&rsquo;autres bureaux de poste belges n&rsquo;ayant rien à voir avec les cantons de l&rsquo;Est, où ils seront très officiellement vendus en attendant leur retrait définitif. On trouvera donc sans trop de difficulté des affranchissements mixtes surchargés/non-surchargés avec oblitération de diverses villes du pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une Histoire qui se répète ?</strong></p>
<p>Est-ce à dire qu&rsquo;Eupen, Malmédy et leurs environs sont définitivement belges, que leur histoire postale s&rsquo;achève enfin sur un chapitre heureux ? Hélas non ! Avec la montée du nazisme et la Seconde Guerre mondiale, c&rsquo;est de nouveau une période difficile qui se profile à l&rsquo;horizon.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/091.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5696" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/091-300x182.jpg" alt="09" width="300" height="182" /></a><span style="color: #800000;"><em>9 &#8211; Seconde Guerre mondiale : le Reich a annexé les cantons<br />
de l&rsquo;Est et impose ses timbres.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Hitler ne pouvait manquer de réserver un sort spécial à une région en grande partie germanophone : elle est l&rsquo;une de ses premières cibles lorsque, le10 mai 1940, les troupes allemandes envahissent la Belgique. Alors que le reste du royaume est &laquo;&nbsp;occupé&nbsp;&raquo;, les cantons de l&rsquo;Est ainsi qu&rsquo;une dizaine d&rsquo;autres communes voisines sont purement et simplement annexés. Conséquence philatélique : du 25 mai 1940 jusqu&rsquo;à la Libération, seuls les timbres et entiers allemands ont cours ici (<span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/10-111.jpg"><img class="size-medium wp-image-5697 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/10-111-300x201.jpg" alt="10-11" width="300" height="201" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;"><em>11 &#8211; Cachet à date (30-7-1940) célébrant l&rsquo;annexion &#8211; la légende<br />
dit le &laquo;&nbsp;retour dans la grande patrie allemande&nbsp;&raquo;­ d&rsquo;Eupen, le 18 mai 1940.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><span style="color: #800000;"><em>10 &#8211; &laquo;&nbsp;Apprenons à connaitre l&rsquo;Allemagne!&nbsp;&raquo; proclame<br />
cet entier illustré d&rsquo;une vue d&rsquo;Eupen.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Outre deux valeurs célébrant le &laquo;&nbsp;retour&nbsp;&raquo; à l&rsquo;Allemagne, le Reich émet des entiers illustrés de vues d&rsquo;Eupen et de Malmédy avec pour légende &laquo;&nbsp;<em>Apprenons à connaitre l&rsquo;Allemagne</em>&nbsp;&raquo; (<span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span>). Quant aux oblitérations commémoratives frappées de la croix gammée, elles fleurissent ici et là (<span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span>).</p>
<p>Malmédy, dans l&rsquo;histoire de la Guerre, c&rsquo;est aussi un nom lié à la contre-offensive désespérée du maréchal allemand von Runstedt à travers les Ardennes qui, en 1944, faillit faire basculer le conflit. La ville eut beaucoup à souffrir des combats. Mais les panzers durent finalement battre en retraite ; au fur et à mesure que les Alliés regagnaient du terrain, l&rsquo;Administration et la Poste belges remplaçaient celles du Reich.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pas de timbres surchargés, pas d&rsquo;émissions particulières pour ce second après-guerre et cette deuxième intégration au royaume : l&rsquo;histoire postale des cantons de l&rsquo;Est se fond désormais harmonieusement dans celle de la Belgique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/121.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5698" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/09/121-300x257.jpg" alt="12" width="300" height="257" /></a><span style="color: #800000;"><em>12 &#8211; Lettre en franchise militaire, après le retour dans le giron belge</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seule particularité : l&rsquo;existence pendant quelques années encore d&rsquo;un Commandement militaire spécial pour les régions précédemment annexées par l&rsquo;Allemagne. La lettre ci-contre en émane : elle a voyagé en franchise militaire et a reçu le cachet de La Calamine-Neu Moresnet.. vantant le carnaval local (<span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span>). Une façon de terminer sur un sourire une Histoire à multiples rebondissements.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 93 &#8211; Juillet-Août 1992</span></p>

<div class="ratings " data-post="5688">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
        <li class="s1">          <a title="Give 1 out of 5 stars">1 / 5</a>        </li>      
        
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      </ul>  
</div>

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		<title>Rencontres Franco-Belges</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2015/07/09/rencontres-franco-belges/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2015 14:06:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Les cachets ne se cachent plus  Un lecteur lillois, Gérard Dreyfuss, nous présente l&#8217;une de ses collections spécialisées : des oblitérations belges sur timbres français. Blanc, Semeuse et autres Pasteur : ils ont échappé en France à l&#8217;oblitération et se retrouvent ornés d&#8217;annulation sortant de l&#8217;ordinaire, rares parfois. Une idée de collection à étendre, pourquoi<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/07/09/rencontres-franco-belges/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #800000;">Les cachets ne se cachent plus</span></h2>
<h3> Un lecteur lillois, Gérard Dreyfuss, nous présente l&rsquo;une de ses collections spécialisées : des oblitérations belges sur timbres français. Blanc, Semeuse et autres Pasteur : ils ont échappé en France à l&rsquo;oblitération et se retrouvent ornés d&rsquo;annulation sortant de l&rsquo;ordinaire, rares parfois. Une idée de collection à étendre, pourquoi pas, à d&rsquo;autres pays voisins de la France.</h3>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/011.jpg"><img class="size-medium wp-image-5000 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/011-300x194.jpg" alt="01" width="300" height="194" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>1 &#8211; </strong></span>La plus classique des annulations belges sur timbres français :<br />
la roulette, du nom du petit instrument qui permettait au postier d&rsquo;oblitérer à l&rsquo;arrivée les plis affranchis<br />
sans marque de départ.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/02.jpg"><img class="size-medium wp-image-5001 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/02-300x196.jpg" alt="02" width="300" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #ff00ff;">2 -</span></strong> Toujours la roulette, mais appliquée deux fois, en forme de croix.<br />
Elle est ici associée à un petit cachet rond de facteur.</p>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/03.jpg"><img class="size-medium wp-image-5002 aligncenter" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/03-300x178.jpg" alt="03" width="300" height="178" /></a><strong><span style="color: #ff00ff;">3 -</span> </strong>Roulette, cachet de facteur plus cachet à date (1911).<br />
Ce dernier a été apposé par le bureau de destination, Uccle, à proximité de Bruxelles.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="color: #ff00ff;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/042.jpg"><img class="size-medium wp-image-5003" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/042-300x209.jpg" alt="04" width="300" height="209" /></a></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff00ff;">4 -</span> </strong>La carte postale a bien été oblitérée au départ mais l&rsquo;oblitération mécanique n&rsquo;a pas atteint le timbre.<br />
A l&rsquo;arrivée, la Poste belge a donc annulé l&rsquo;affranchissement d&rsquo;un double coup de roulette.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/052.jpg"><img class="size-medium wp-image-5004 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/052-300x201.jpg" alt="05" width="300" height="201" /></a></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>5 -</strong> </span>On peut rencontrer des roulettes sur timbres français<br />
entre les années 1900 et 1960.<br />
Les usages tardifs sont les moins courants. Le phénomène est particulièrement<br />
rare sur timbres commémoratifs.<br />
Ici : le &laquo;&nbsp;Palais du Luxembourg&nbsp;&raquo; de 1948.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/062.jpg"><img class="size-medium wp-image-5005 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/062-300x225.jpg" alt="06" width="300" height="225" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff00ff;">6 -</span> </strong>Belle composition : l&rsquo;oblitération française,<br />
un Daguin de Millau, ne couvrait qu&rsquo;un timbre, le Merson.<br />
Une roulette belge vient donc compléter le travail des postiers français.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/072.jpg"><img class="size-medium wp-image-5006 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/072-300x183.jpg" alt="07" width="300" height="183" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>7 &#8211; </strong></span>Même motif décoratif que sur la roulette, mais il s&rsquo;agit cette fois d&rsquo;une rosace,<br />
portant une date au centre. Ce type d&rsquo;annulation se rencontre entre 1945 et 1955 environ. Pendant la même période, on continue à trouver des roulettes employées pour le même usage.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/081.jpg"><img class="size-medium wp-image-5007 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/081-300x177.jpg" alt="08" width="300" height="177" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff00ff;"><strong>8 &#8211; </strong></span>Si la carte avait été adressée en France, on aurait eu sans doute affaire<br />
à un cachet du Jour de l&rsquo;an. Ici, il s&rsquo;agit encore d&rsquo;une annulation à l&rsquo;arrivée,<br />
avec un &#8211; rare &#8211; cachet de facteur octogonal.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/091.jpg"><img class="size-medium wp-image-5008 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/091-300x178.jpg" alt="09" width="300" height="178" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #ff00ff;">9 -</span> </strong>Associé à une belle carte postale représentant la porte Saint-Martin, à Paris,<br />
un cachet à main (Bruxelles) de petit format utilisé ordinairement comme oblitération<br />
de départ sur timbres belges. Pas courant.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/103.jpg"><img class="size-medium wp-image-5009 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/103-300x182.jpg" alt="10" width="300" height="182" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff00ff;">10 -</span> </strong>Encore un cachet à date(Liège), de grand format cette fois,<br />
utilisé normalement au départ.<br />
Il est associé à un cachet de facteur octogonal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/11.jpg"><img class="size-medium wp-image-5010 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/11-300x208.jpg" alt="11" width="300" height="208" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #ff00ff;">11 -</span> </strong>S&rsquo;ajoutant au grand cachet à date (Namur) et au petit cachet de facteur : une griffe locale, composée de sept lignes parallèles. On connaît, toujours en usage local, des griffes similaires avec lignes pointillées, assez semblables aux empreintes des machines Chambon utilisées en France dans les années 1910.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/121.jpg"><img class="size-medium wp-image-5011 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/121-300x178.jpg" alt="12" width="300" height="178" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #ff00ff;">12 -</span> </strong>Un cas peu courant : une machine à oblitérer utilisée à l&rsquo;arrivée.<br />
On retrouve le bilinguisme belge dans les deux orthographes de Bruxelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/13-14.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5012" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/13-14-300x230.jpg" alt="13-14" width="300" height="230" /></a><strong><span style="color: #ff00ff;">13 et 14 -</span> </strong>Phénomène surprenant : une même griffe de fortune utilisée<br />
à une trentaine d&rsquo;années d&rsquo;intervalle sur un Pasteur (frappée trois fois)<br />
puis sur deux blasons.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/15.jpg"><img class="size-medium wp-image-5013 alignleft" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/15-300x158.jpg" alt="15" width="300" height="158" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff00ff;">15 &#8211; </span></strong>Rien d&rsquo;anormal, ici à rencontrer une oblitération belge (St-Gilles, Bruxelles, 1891) sur timbre français. Car cet Entier est le volet retour d&rsquo;une carte postale avec réponse payée. Ce type d&rsquo;envois (avec affranchissement à 2x10c) fut admis en France en 1879 pour les correspondances à destination de la plupart des pays d&rsquo;Europe. Il a été généralisé en 1886 a tous les pays membres de l&rsquo;Union postale universelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/16.jpg"><img class="size-medium wp-image-5014 alignright" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/16-300x221.jpg" alt="16" width="300" height="221" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff00ff;">16 -</span> </strong>Roulette belge sur timbre de Bavière lui même sur lettre française. Moins farfelu qu&rsquo;il n&rsquo;y parait. Le document remonte à la Première Guerre mondiale. A l&rsquo;époque, les Allemands occupaient le nord de la France et la Belgique. Le courrier circulant dans cette zone des &laquo;&nbsp;Etapes&nbsp;&raquo; était principalement affranchi avec des timbres allemands ou bavarois, surchargés ou non en centimes et en francs. Tout le courrier civil était soumis au contrôle des armées d&rsquo;occupation. La région de Lille dépendait en particulier de la 6&Prime; armée bavaroise. Comme sur beaucoup de lettres de l&rsquo;époque, celle-ci n&rsquo;a pas reçu d&rsquo;oblitération de la Poste civile : on a laissé le soin aux censeurs d&rsquo;apposer leur propre marque (griffe rouge). Les timbres n&rsquo;ayant pas été annulés par les militaires, la Poste belge a utilisé la roulette à l&rsquo;arrivée, avec un dateur (10 août 1916.)</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Tableau.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5015" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/07/Tableau-300x300.jpg" alt="Tableau" width="300" height="300" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 67</span></p>

<div class="ratings " data-post="4999">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Douze timbres rares et leur carte d&#8217;identité</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2015/06/19/douze-timbres-rares-et-leur-carte-didentite/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2015 14:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Bavière]]></category>
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		<category><![CDATA[Suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[ Grande-Bretagne (1840) N°1. Timbre de service 1 penny noir Les initiales de la reine Ne vous y trompez pas. Ce &#171;&#160;Penny Black&#160;&#187; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&#8217;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/19/douze-timbres-rares-et-leur-carte-didentite/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong> Grande-Bretagne (1840) N°1.</strong></span></p>
<p>Timbre de service 1 penny noir</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les initiales de la reine</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4670" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GB.jpg" alt="GB" width="155" height="180" /></a>Ne vous y trompez pas. Ce &laquo;&nbsp;Penny Black&nbsp;&raquo; ne doit pas sa place dans notre sélection au fait qu&rsquo;il fut le premier-né des timbres du monde mais bien aux deux lettres qui illustrent ses coins supérieurs&#8230; et qui en font une grande rareté.</p>
<p>Marqué aux initiales de la reine Victoria (Victoria Regina) qui n&rsquo;hésita pas une seconde à offrir le profil de ses quinze ans à ce timbre émis lorsqu&rsquo;elle en avait vingt-et-un, il était destiné à affranchir le courrier officiel et donc à ne jamais être vendu à la poste.</p>
<p>Pour une raison inconnue, il ne servit qu&rsquo;un jour &#8211; le 7 mai 1840 &#8211; sur trois circulaires officielles avant de disparaître et de sombrer dans l&rsquo;oubli le plus total.</p>
<p>On croyait les stocks de ce mort-né entièrement incinérés dès 1843 jusqu&rsquo;au mois de juillet 1905 où l&rsquo;on exhuma par hasard une feuille de 240 exemplaires presque intacte.</p>
<p>Dont celui que vous voyez ici étalant fièrement les détails de sa gravure rendue quasiment impossible à contre­faire par les guillochis qui en rehaussent le fond.</p>
<p>Rien d&rsquo;étonnant donc si ce premier des non-émis va chercher dans les 50 000 F les rares fois où il apparaît dans une vente. Au point que les lettres V et R qui le caractérisent pourraient signifier very rare.!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Brésil (1843) N° 3. 90 reis noir</strong></p>
<p>Quand un œil-de-bœuf nous regarde</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La France hésite encore à se doter de timbres et, déjà, le Brésil imprime les siens!</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4671" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Bresil.jpg" alt="Bresil" width="197" height="180" /></a>Cela suffirait à justifier le choix de ce 90 reis émis le 1er août 1843, au moins autant que sa courte durée de vie &#8211; à peine onze mois &#8211; et sa grande valeur : 90000F.</p>
<p>Bien avant que Georges Bizet immortalise l&rsquo;œil noir (de Carmen ou du taureau ?), le Brésil faisait entrer dans la légende les &laquo;&nbsp;Œils-de-bœuf&nbsp;&raquo; &#8211; c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a baptisée cette série de trois timbres &#8211; noirs eux aussi.</p>
<p>Mais pourquoi donc ne pas avoir représenté sur cette émission le magnifique barbu qu&rsquo;était Pedro Il, empereur du Brésil, lequel se retrouvera par la suite, de face ou de profil, sur chaque timbre de son pays ? Tout simplement pour ne pas maculer son auguste visage par de noirs cachets. Particularité de ces Œils-de-bœuf : les trois couleurs le 30, le 60 et le 90 reis, étaient imprimées sur la même feuille par rangées de six timbres!</p>
<p>Un conseil: s&rsquo;il vous arrive d&rsquo;évoquer les Œils-de-bœuf dans une conversation avec des philatélistes huppés, n&rsquo;ajoutez pas &laquo;&nbsp;du Brésil&nbsp;&raquo;. Ce serait vexatoire pour vos interlocuteurs et vous auriez l&rsquo;air d&rsquo;un plouc de la pire espèce !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Suisse (1845)</strong><br />
(canton de Bâle) N°8. 2 rappen et demi</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Aussi célèbre que la Colombe de Picasso !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4672" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Suisse.jpg" alt="Suisse" width="150" height="167" /></a>A Bâle, on n&rsquo;a pas lésiné pour faire d&rsquo;elle la plus belle parmi les plus belles. Ne reculant devant aucun sacrifice, les responsables du canton, voulant sans doute faire la nique à leurs homologues de Zurich et de Genève, ont décidé d&rsquo;aller la faire imprimer à l&rsquo;étranger, par Krebs à Francfort-sur­-le-Main.</p>
<p>Pour la rendre plus attrayante, on lui offre une impression en trois couleurs en typographie et l&rsquo;on rehausse le tout d&rsquo;un gaufrage qui lui donne un relief du meilleur effet.</p>
<p>Et, hasard ou prévoyance ?, on rédige sa valeur en rappen, donc en monnaie fédérale, ce qui lui vaudra de continuer à servir jusqu&rsquo;en 1854 alors que ses rivales des autres cantons, conçues en monnaies locales, durent céder le pas à d&rsquo;autres émissions dès 1849.</p>
<p>Etonnez-vous après tout ce soin que la &laquo;&nbsp;Colombe de Bâle&nbsp;&raquo; soit considérée unanimement comme le plus beau timbre , du monde d&rsquo;après les enthousiastes, d&rsquo;avant 1900 pour ceux auxquels elle n&rsquo;a pas complètement tourné la tête !</p>
<p>Quant à sa valeur, elle oscille sur la largeur de ses marges, la fraîcheur de ses couleurs et même la qualité de son relief entre 60 et 120 000 F ce qui, même lorsqu&rsquo;ils sont français et non suisses, en fait un oiseau de prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Belgique (1849)</strong></p>
<p>N°2. 20 c bleu-clair</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Attention les marges !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4673" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Belgique.jpg" alt="Belgique" width="157" height="179" /></a>Il y a plus rare, il y a plus beau que le N°2 de Belgique, vedette de la série &laquo;&nbsp;Epaulettes&nbsp;&raquo;, qui doit sa sélection à son immense notoriété mais aussi à la finesse de sa gravure et aux circonstances de sa naissance. Tiré à plus de cinq millions d&rsquo;exemplaires, il avait peu de chances d&rsquo;atteindre une cote alléchante. Et pourtant, l&rsquo;étroitesse de l&rsquo;espace qui séparait les timbres entre eux, ajouté à son usage massif pour l&rsquo;affranchissement du courrier, a fait singulièrement décroître le nombre de ceux qui ont survécu à l&rsquo;état neuf avec quatre marges intactes.</p>
<p>Tout le monde croyait que les deux timbres aux épaulettes étaient l&rsquo;œuvre de Jacques Wiener, graveur renommé de médailles et père de la réforme : postale belge, jusqu&rsquo;au jour où l&rsquo;on découvrit qu&rsquo;ii s&rsquo;était attribué une paternité revenant à un artiste anglais, J.-H. Robinson travaillant pour Perkins, Bacon and co qui imprimèrent les timbres !</p>
<p>Cette découverte tardive, en replaçant ces timbres sous les projecteurs de l&rsquo;actualité, ne fit aucun mal à leur notoriété. Bien au contraire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bavière (1849)</strong></p>
<p>N°1.1 Kreuzer</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le noir lui va si bien</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4675" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Baviere.jpg" alt="Baviere" width="175" height="172" /></a>En 1849, la mode est aux effigies des souverains, voire aux armoiries du plus pur style rococo mais, certes, pas à la pureté classique (ou moderne d&rsquo;avant-garde?) du N°1 de Bavière auquelle dépouillement de sa conception plus que sa valeur intrinsèque vaut de briller sous les feux de la rampe.</p>
<p>Recherchez-le dans le strict noir intense de sa première version, avant que l&rsquo;usure de sa planche de cuivre n&rsquo;ait entraîné son remplacement par une planche en laiton dont sont issus les exemplaires gris-noir, nettement moins rares.</p>
<p>Si vous avez le bonheur de tomber sur un tête-bêche ou sur un exemplaire à l&rsquo;inscription retouchée laissant apparaître sous BAYERN quelques lettres de FRANCO, faites des bonds de joie car tout cela est rarissime.</p>
<p>Signe incontestable de sa noblesse, le N°1 de Bavière a droit, tel un lord anglais ou comme le 15 c vert français, a être désigné par son seul prénom. On le dénomme &laquo;&nbsp;un Noir&nbsp;&raquo; de ce côté du Rhin et le &laquo;&nbsp;Schwarzer Einser&nbsp;&raquo; de l&rsquo;autre, une familiarité qui ne trompe pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Espagne (1851)</strong></p>
<p>N°8. 2 réals rouge</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Pas très belle, mais rare</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4676" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Espagne.jpg" alt="Espagne" width="154" height="181" /></a>Si vous avez pour le profil de cette Isabelle Il les yeux de Rodrigue, c&rsquo;est-à-dire si vous lui trouvez un charme fou, une seule explication : vous connaissez vos classiques d&rsquo;Espagne sur le bout de la pince et les quatre zéros qui suivent le premier chiffre de sa cote &#8211; un 9 -vous ont tourné la tête ! Et si vous rêvez de voir soudain le rouge de ce 2 réals virer au bleu &#8211; et un cinquième zéro s&rsquo;ajouter aux quatre précédents &#8211; c&rsquo;est que vous avez entendu dire qu&rsquo;un cliché vagabond de 2 réals est allé se promener dans la planche des 6 réals lors de l&rsquo;impression créant ce timbre dont vous rêvez et qui n&rsquo;est connu, en bleu, qu&rsquo;à quatre exemplaires !</p>
<p>Mais revenons à cette Isabelle &#8211; qui n&rsquo;a rien d&rsquo;une reine de beauté. Ce qui ne l&rsquo;empêche nullement de s&rsquo;être fait timbrifier sous vingt-neuf formes différentes &#8211; toujours de profil &#8211; pour vous permettre d&rsquo;aligner son portrait deux cent quatre-vingt-cinq fois si, d&rsquo;aventure, vous prenez la fantaisie d&rsquo;en faire le sujet-phare d&rsquo;une collection. A condition de ne pas vous limiter à l&rsquo;Espagne mais à étendre votre quête aux colonies ibériques d&rsquo;alors, de Cuba à Porto-Rico en passant par les Philippines.</p>
<p>N&rsquo;accablons cependant pas cette reine pas narcissique pour deux sous (ni même pour deux maravedis) : si on la timbrifiait avec régularité chaque année c&rsquo;est, tout simplement parce que les postes espagnoles pensaient éviter ainsi la contrefaçon de leurs timbres d&rsquo;usage courant!</p>
<p>Pourquoi le 2 réais est-il si rare? Tout simplement parce que, pendant les trois cent soixante-cinq jours de son existence, il ne servit que rarement, les plis recommandés auxquels on le destinait étant peu usités, d&rsquo;où son faible tirage : 1432 exemplaires, pas un de plus</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Terre-Neuve (1857)</strong></p>
<p>1 shilling rouge-orange</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un Vermillon venu du froid</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4677" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/TerreNeuve.jpg" alt="TerreNeuve" width="142" height="181" /></a>Ce Vermillon dont la couleur n&rsquo;est pas sans ressembler au plus célèbre classique français, le 1 F de 1849, n&rsquo;est autre que le second timbre le plus rare de cette lointaine colonie britannique au Canada, l&rsquo;île de Terre-Neuve.</p>
<p>Complètement isolée avec l&rsquo;extérieur plusieurs mois de l&rsquo;année parce que bloquée par les glaces de l&rsquo;hiver, Terre-Neuve ne dispose, au 1er janvier 1857, que d&rsquo;une douzaine de bureaux de poste. Ajoutez à cela un trafic de courrier local extrêmement réduit et vous comprendrez pourquoi les premiers Terre-Neuve sont rares.</p>
<p>Les deux cent trente-cinq lettres revêtues de timbres de la première émission connues et recensées jusqu&rsquo;à présent démontrent, s&rsquo;il le fallait, le peu d&rsquo;intérêt des Terre-Neuviens pour l&rsquo;écriture. Sans doute le savait-il, le postmaster général de Saint-John, la capitale, qui ne commanda que deux mille exemplaires de ce 1 shilling. Voulez-vous maintenant connaître la cote de cette authentique rareté ? Plutôt que l&rsquo;âge du capitaine, essayez de deviner le nombre d&rsquo;habitants à Terre-Neuve en 1857 ? Cent vingt mille ? Bravo, vous avez trouvé!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pérou (1857)</strong></p>
<p>N° 1. 1 réal bleu</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Vent d&rsquo;est, vent d&rsquo;ouest</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4678" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Perou.jpg" alt="Perou" width="216" height="173" /></a>Faites le compte : du 1er décembre 1857 au 28 février 1858, trois petits mois, telle est la durée d&rsquo;utilisation de deux timbres hors du commun, ceux que la Compagnie de l&rsquo;océan Pacifique accepta de céder au gouvernement péruvien, lequel attendait en vain depuis des années de concrétiser son désir de doter ses postes de vignettes postales !</p>
<p>Allez vous étonner qu&rsquo;ils soient rares, surtout lorsqu&rsquo;on vous aura appris qu&rsquo;ils servirent uniquement à affranchir le courrier entre Callao (le port de Lima) et Chovillas !</p>
<p>Quelques particularités à noter.</p>
<p>Sur ces deux timbres figurent la valeur faciale (1 et 2 reals) mais aussi le poids de la lettre qu&rsquo;ils transportaient (1/2 et 1 once).</p>
<p>Le 1 real bleu montre le navire navigant vers l&rsquo;ouest, tandis que le 2 reals rouge, lui, voit naviguer son navire vers l&rsquo;est.</p>
<p>Mais attention: les faux, les réimpressions et les essais abondent. Donc, méfiez-vous des fausses joies car, si les authentiques valent allègrement leurs 20 à 35 000 F pour les réimpressions, ôtez deux zéros !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ceylan (1857)</strong></p>
<p>N° 3. 4 pence rose</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le triomphe de l&rsquo;Inutile</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4679" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceylan.jpg" alt="Ceylan" width="144" height="186" /></a>C&rsquo;est parce que 4 pence ne correspondaient à aucun tarif que le 4 p. de Ceylan est si rare ! On n&rsquo;a jamais su pourquoi il fut créé et donc pourquoi il fut inclus dans une série où les vedettes abondent. Et comme si son extrême rareté ne lui suffisait pas, il est beau, le diable !</p>
<p>Jamais l&rsquo;effigie de l&rsquo;inusable reine Victoria n&rsquo;a été gravée avec tant de finesse. Jamais la teinte n&rsquo;a été plus fraîche. Quand à l&rsquo;encadrement, comme tous ceux de cette étonnante série, on le jugea si beau que l&rsquo;imprimeur, dans doute soucieux de faire des économies, l&rsquo;utilisa plus tard pour les timbres de la province australienne de Tasmanie.</p>
<p>A l&rsquo;état neuf, ce 4 pence est rarissime.</p>
<p>La preuve ? Sa cote, exprimée en livres ou en deutsche mark, tourne toujours aux alentours de 600 000 de nos francs !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Guyane anglaise (1856)</strong></p>
<p>n° 12. 4 cents magenta</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Il était un petit navire&#8230;</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4680" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/GuyaneAn.jpg" alt="GuyaneAn" width="207" height="182" /></a>Vous qui connaissez son frère, l&rsquo;unique &laquo;&nbsp;One cent magenta&nbsp;&raquo;, sous-entendu de Guyane anglaise, acheté il n&rsquo;y a pas si longtemps un million de dollars!, n&rsquo;allez surtout pas faire la moue face à ce &laquo;&nbsp;Four cents&nbsp;&raquo; qui, croyez-le, ne se trouve pas sous les pas d&rsquo;un cheval&#8230; même s&rsquo;il existe à quelques exemplaires, tous oblitérés du reste.</p>
<p>Si son &laquo;&nbsp;look&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas éblouissant c&rsquo;est parce qu&rsquo;il était difficile de faire mieux avec les moyens du bord, quelques caractères typographiques et une vignette empruntés aux maigres moyens techniques de l&rsquo;imprimerie de la gazette locale de Georgetown lorsque les timbres vinrent à manquer et qu&rsquo;il fallut bien, à la va-vite, en fabriquer sur place. Le général postmaster du reste, conscient de la pauvreté de sa production, n&rsquo;avait qu&rsquo;une peur : voir les falsifications fleurir, tant ces timbres étaient faciles à reproduire.</p>
<p>Seule parole : faire parapher chaque exemplaire par ses collaborateurs les plus fiables dont les autographes en forme d&rsquo;initiales &#8211; E.D.W, E.T.E, C.A.W, W.H.L &#8211; valent aujourd&rsquo;hui des fortunes, à condition de figurer sur ces méchants morceaux de papier.</p>
<p>Un dernier renseignement pour votre gouverne : celui présenté ici vaut tout de même 75 000 F!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Finlande (1867)</strong></p>
<p>1 mark. no 10 brun-jaune</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Des dents pour les mordus !</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4681" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Finlande.jpg" alt="Finlande" width="157" height="185" /></a>Regardez bien ce timbre de Finlande, émis à l&rsquo;époque où le grand-duché était vassal de la Russie des tsars. Faut-il parler, pour le désigner, de &laquo;&nbsp;dentelure&nbsp;&raquo; comme pour tous les timbres émis avant, pendant ou après la naissance de cette extraordinaire émission, ou plutôt de &laquo;&nbsp;denture&nbsp;&raquo; tant sont menaçants ces crocs de 1,5 mm et même de 2,5 mm de long qui entourent les timbres de 1860 à 1870 de Finlande ?</p>
<p>Du jamais vu, ces &laquo;&nbsp;percés en serpentins&nbsp;&raquo; qui font oublier les armoiries illustrant le timbre tant ils agressent le regard mais aussi tant cette dentition est fragile.</p>
<p>Au point que des barèmes ont été établis pour estimer la valeur des partiellement édentés: une dent perdue, c&rsquo;est 50 % de la valeur qui s&rsquo;envole, trois dents arrachées, votre timbre ne vaut plus que 10 à 15 % de sa valeur lorsqu&rsquo;il est intact.</p>
<p>Cette invraisemblable initiative des postes finlandaises, jamais rééditée depuis, valait bien un satisfecit. Timbroscopie le lui offre en faisant cohabiter ce 1 mark avec de plus grandes, mais moins originales, raretés.</p>
<p>Sur lettre, en général à destination de l&rsquo;Angleterre et accompagné d&rsquo;un 5 penni la même série, il est très rare.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Colombie (1920)</strong></p>
<p>N° 5. Poste aérienne 10 centavos</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>De Baranquilla à Carthagène</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4682" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/Colombie.jpg" alt="Colombie" width="283" height="183" /></a>Avec leur allure de bande dessinée, leur dessin naïf et leurs couleurs éclatantes, elles font toujours sensation lorsque, au hasard d&rsquo;un catalogue de vente, elles se retrouvent égarées au milieu de cohortes de timbres classiques aux teintes austères et aux dessins rigoureux.</p>
<p>Et pourtant les neufs vignettes de Poste aérienne de Colombie ne sont nullement déplacées, elles qui sont nées en 1920, parmi leurs aînées si l&rsquo;on se penche sur leur rareté et leurs cotes. Dame ! leurs prix oscillant entre 18000 et 60 000 F forcent le respect et cela d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils se justifient largement.</p>
<p>Lorsque la compagnie colombienne privée de navigation aérienne emporte le combat officiel de transport du courrier par voie aérienne entre Baranquilla et Carthagène, ses dirigeants s&rsquo;aperçoivent soudain que matériel et personnels sont fin prêts pour remplir leur mission mais que seuls manquent les timbres dont personne n&rsquo;a songé à se préoccuper !</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne : on achètera à un imprimeur local son stock de vignettes de propagande aéronautique lesquelles revêtues à la va-vite d&rsquo;une surcharge indiquant la surtaxe à payer feront parfaitement l&rsquo;affaire.</p>
<p>Cent séries seront ainsi transformées en timbres on ne peut plus authentiques, donnant ainsi naissance à neuf cents timbres dont tous les amateurs de Poste aérienne rêvent de faire l&rsquo;un des fleurons de leur collection.</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 53 &#8211; Décembre 1988</span></p>

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		<title>Les Jeux Olympiques d’Anvers de 1920</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2015 12:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Carole Gerothwohl]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Pays A-F]]></category>
		<category><![CDATA[Thématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[série belge]]></category>
		<category><![CDATA[thématique sports]]></category>

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		<description><![CDATA[Timbres magazine n°143 de mars 2013- La série semi moderne belge de 1920 dédiée aux Jeux olympiques d&#8217;Anvers, boudée en son temps, s&#8217;avère un objet d&#8217;étude peu connu et néanmoins passionnant. Démonstration avec cette collection très complète. A l’occasion des Jeux Olympiques organisés à Anvers durant l’été 1920, la poste belge a émis le 20<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/19/les-jeux-olympiques-danvers-de-1920/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Timbres magazine</em> n°143 de mars 2013-</span></p>
<h3><strong>La série semi moderne belge de 1920 dédiée aux Jeux olympiques d&rsquo;Anvers, boudée en son temps, s&rsquo;avère un objet d&rsquo;étude peu connu et néanmoins passionnant. Démonstration avec cette collection très complète.</strong></h3>
<p>A l’occasion des Jeux Olympiques organisés à Anvers durant l’été 1920, la poste belge a émis le 20 mai 1920 une série de trois timbres (fig. 1) représentant un lanceur de disque (5 cent. + 5 cent. de surtaxe), un quadrige (10 cent. + 10 cent.) et un marathonien (15 cent. + 15 cent.). La surtaxe était en faveur des mutilés de la 1<sup>ère</sup> guerre mondiale comme indiqué au bas de chaque valeur. Cette série a été commandée à l’ « American Banknote Company » de New York. Les coins originaux en métal ont été conservés (fig. 2) pour deux valeurs.</p>
<ol>
<li>
<h4>L&rsquo;émission de la série en 1920</h4>
</li>
</ol>
<p>La firme américaine a conservé quelques feuilles des timbres imprimés appelées ‘file copies’. Afin d’éviter que celles-ci ne soient mises en circulation, tous les exemplaires ont été perforés dans le coin inférieur gauche et surchargés « SPECIMEN »&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">Lire la suite en pdf <a style="color: #0000ff;" href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/143JO-dAnvers.pdf">143JO d&rsquo;Anvers</a></span></p>

<div class="ratings " data-post="4662">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Bruxelles la belle</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2015 13:33:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Pays A-F]]></category>

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		<description><![CDATA[Si cette ville a été moins chantée que Paris, ce n&#8217;est pourtant pas faute de charmes. Brel, l&#8217;enfant du pays, l&#8217;avait bien compris. Charme historique d&#8217;abord puisque la ville a fêté son millénaire en 79, et que l&#8217;on y trouve nombre de témoignages d&#8217;un passé somptueux. Et aujourd&#8217;hui, au carrefour des cultures française, germanique et<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/06/01/bruxelles-la-belle/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Si cette ville a été moins chantée que Paris, ce n&rsquo;est pourtant pas faute de charmes. Brel, l&rsquo;enfant du pays, l&rsquo;avait bien compris. Charme historique d&rsquo;abord puisque la ville a fêté son millénaire en 79, et que l&rsquo;on y trouve nombre de témoignages d&rsquo;un passé somptueux. Et aujourd&rsquo;hui, au carrefour des cultures française, germanique et anglo-saxonne, la capitale belge est devenue capitale de l&rsquo;Europe.<br />
Bruxelles a été très gâtée par la Régie des Postes : plus de cent timbres s&rsquo;y rapportent, de près ou de loin. Cet été, le Musée Postal, situé au Grand Sablon, un des plus jolis quartiers, a monté une exposition sur le timbre touristique. Double raison d&rsquo;aller y faire une balade. Nous commencerons par la promenade philatélique : suivez le guide!</h3>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/011.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4368" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/011-184x300.jpg" alt="01" width="184" height="300" /></a>La plus belle du monde ? Peut­ être&#8230; En tout cas, on voit rarement accumulées autant de richesses architecturales sur une aussi petite surface que la Grand-Place de Bruxelles. A tout seigneur&#8230; voici l&rsquo;hôtel de ville (en belge, la mairie). Quatre-vingt mètres de façade dans le plus pur style gothique, et une flèche, ou beffroi, de nonante mètres de haut. C&rsquo;est un des plus fameux édifices gothiques civils; lors de sa construction, qui débuta en 1402, il s&rsquo;effondra plusieurs fois, et l&rsquo;on a même soupçonné quelque intervention du Diable en personne: c&rsquo;est sans doute pour cela que la flèche est surmontée d&rsquo;un Saint-Michel, patron de la ville, terrassant le dragon, démoniaque symbole. Diabolique aussi, le maréchal de Villeroy ? Toujours est-il qu&rsquo;en 1695, à la tête des troupes de Louis le Quatorzième, il bombarda Bruxelles, et que cet édifice prit de méchants coups. Vite colmatés d&rsquo;ailleurs (<span style="color: #800000;"><strong>1</strong></span>)</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/021.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4369" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/021.jpg" alt="02" width="185" height="280" /></a>Si le Maréchal ne faisait pas dans la dentelle, vous pouvez en trouver ici -de la dentelle -de belle qualité: c&rsquo;est une spécialité du coin ( <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>). Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;atmosphère y est donc plus pacifique, avec un marché aux fleurs quotidien, des terrasses de café où il fait bon siroter un &laquo;&nbsp;demi&nbsp;&raquo; de bière et le Brussels jazz club.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/03-06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4370" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/03-06-300x214.jpg" alt="03-06" width="300" height="214" /></a>Tout autour de la Grand-Place, les Corporations de métiers, c&rsquo;est-à-dire des groupements d&rsquo;artisans, ont édifié leurs maisons : pour la plupart en style baroque, elles portent chacune une appellation. On trouve ainsi la maison des Bateliers (<strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>), celle des Brasseurs qui, en bonne logique, abrite aujourd&rsquo;hui le musée de la Bière (<strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>), la maison des Corporations (<strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>) et enfin la maison des Ducs de Brabant (<strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>). Victor Hugo affectionnait particulièrement cet endroit, et, en exil, séjourna à l&rsquo;enseigne dite &laquo;&nbsp;le Pigeon&nbsp;&raquo;, aux numéros 26 et 27 de la Place.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;"> 400 costumes pour le Manneken Pis</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/07-10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4371" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/07-10-216x300.jpg" alt="07-10" width="216" height="300" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4372" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/11.jpg" alt="11" width="171" height="300" /></a>En face de l&rsquo;hôtel de ville, vous trouverez la maison du Roi, gothique elle aussi, qui abrite le musée communal avec de superbes·tapisseries anciennes, autre spécialité bruxelloise. Celle illustrée par les timbres du Millénaire (<strong><span style="color: #800000;">7 à 10</span></strong>) représente la légende de Notre-Dame du Sablon, selon laquelle une statue miraculeuse aurait été enlevée et transportée par bateau d&rsquo;Anvers à Bruxelles. S&rsquo;y trouvent aussi les quelque quatre cents costumes que peut revêtir celui que vous attendiez tous, le &laquo;&nbsp;Manneken Pis&nbsp;&raquo;. Lui, intarissable (!) symbole de l&rsquo;esprit frondeur bruxellois, se trouve dans une rue avoisinante. Il porte bien son nom (menneke est le diminutif de man, homme), puisqu&rsquo;il ne mesure qu&rsquo;à peine soixante centimètres, preuve que la célébrité n&rsquo;est pas toujours une question de taille&#8230; Malheureusement, on ne le trouve que sur des essais (cf Bonnevalle),ou sur un timbre&#8230; hongrois (<span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span>).</p>
<p>Quittons notre admirable place pour aborder un vieux quartier restauré: l&rsquo;Ilot sacré. Dans cette zone piétonne, les nombreux restaurants présentent des étals alléchants de poissons et fruits de mer.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/12-13.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4373" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/12-13-300x97.jpg" alt="12-13" width="300" height="97" /></a>C&rsquo;est encore là que l&rsquo;on trouve un vivant aspect du folklore bruxellois : le théâtre des marionnettes de Toone (<strong><span style="color: #800000;">12 et 13</span></strong>). Au programme, des pièces du répertoire classique comme &laquo;&nbsp;les Trois Mousquetaires&nbsp;&raquo;, du Victor Hugo ou du Shakespeare, interprétées dans le langage du cru. Ce patois français coloré de flamand vous procurera une bonne rasade de rire.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/14-16.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4374" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/14-16-300x123.jpg" alt="14-16" width="300" height="123" /></a>Toute proche, la rue du Midi qui intéressera les philatélistes puisque la plupart des négociants en timbres y ont installé boutique. Proche encore, la place de la Monnaie, où le bruissement des fontaines est source d&rsquo;apaisement. C&rsquo;est là que se trouve le Centre de la Monnaie (<strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>), tour qui abrite les services administratifs des Postes, et d&rsquo;où viennent les timbres que vous commandez aux services philatéliques. En face, le théâtre de la Monnaie, ou Opéra national (<strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>). Sa très récente restauration a coûté 980 millions de francs belges, c&rsquo;était le prix à payer pour adapter l&rsquo;endroit aux exigences technologiques des spectacles modernes. Plus loin, si vous vous engagez dans la très commerçante rue Neuve, partez à la recherche de la place des Martyrs (<strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>). Ce superbe ensemble architectural classique doit son nom aux restes de 445 patriotes morts lors de la Révolution de 1830, date à laquelle la Belgique se libérait de l&rsquo;occupant hollandais.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/17-19.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4375" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/17-19-300x123.jpg" alt="17-19" width="300" height="123" /></a>Quittons maintenant le bas de la ville, pour nous diriger vers&#8230; le haut. A droite, de la gare centrale, s&rsquo;impose au regard la splendide Cathédrale Saint-Michel (<strong><span style="color: #800000;">17</span></strong>). S&rsquo;y trouvent représentées, toutes les époques du style gothique primitif au flamboyant. A gauche de la gare, on gravit le mont des Arts. Tout près, la place du Musée, avec l&rsquo;ancien palais de Charles de Lorraine, gouverneur des Pays-Bas dont faisait à l&rsquo;époque partie la Belgique. Ce superbe ensemble Louis XVI est aujourd&rsquo;hui le Cabinet des estampes (<strong><span style="color: #800000;">18</span></strong>). On y admire aussi un côté de la Bibliothèque royale (<strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>) et, dans le fond, le tout nouveau tout beau musée d&rsquo;Art moderne.</p>
<p>Là, par un prodigieux tour de passe passe architectural, les tableaux sont baignés de lumière naturelle. Parmi ces petits privilégiés, des œuvres de James Ensor, Réné Magritte, Paul Delvaux, Parmeke, Alechinsky, Arp, Ernst, Dali, etc.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/20.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4376" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/20-300x225.jpg" alt="20" width="300" height="225" /></a>Voilà, on est sur ce qui s&rsquo;appelle le haut de la ville. On reprend son souffle parce que la promenade qui mène du Palais royal au Palais de Justice est encore longue. Si le drapeau belge flotte à la hampe, le roi est au palais (<strong><span style="color: #800000;">20</span></strong>) à la grandiose façade Louis XVI. En face, le parc de Bruxelles: c&rsquo;est là que s&rsquo;étaient retranchés les Hollandais lors des combats de septembre 1830. A droite du Palais royal, la place du même nom, avec la statue équestre de Godefroy de Bouillon, ce petit Belge qui dirigea la première croisade et fut sacré premier roi de Jérusalem.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le saxophone: une invention belge</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4377" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/21.jpg" alt="21" width="242" height="202" /></a>La large perspective qui mène au Palais de Justice est la rue de la Régence. A droite, le musée d&rsquo;Art ancien, un peu plus loin, le Grand Sablon, avec le Musée postal au milieu de très belles demeures bourgeoises transformées soit en tavernes, soit en magasins d&rsquo;antiquités. Sur l&rsquo;autre côté de la rue de la Régence, à l&rsquo;emplacement où se trouvait, en 1516, l&rsquo;hôtel des princes de Tour et Tassis, le Conservatoire royal de Musique (<strong><span style="color: #800000;">21</span></strong>) avec, à côté, le Musée instrumental. C&rsquo;est l&rsquo;un des plus fameux du genre avec une superbe collection des instruments fabriqués par Adolphe Sax : car l&rsquo;inventeur du saxophone était belge.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/22-24.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4378" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/06/22-24-300x271.jpg" alt="22-24" width="300" height="271" /></a>Un peu plus loin, la Synagogue, dont vous pouvez admirer le tabernacle (<strong><span style="color: #800000;">22</span></strong>). Et, tout au bout de la perspective, imposant sa large et massive stature, le Palais de justice et sa coupole perchée à 188 m (<span style="color: #800000;"><strong>23</strong></span>), construit sur un lieu-dit &laquo;&nbsp;montagne de la potence&nbsp;&raquo; (!)&#8230; De là, vous dominez la ville entière, et, si vous jetez un œil en direction du centre, sur la droite vous apercevez la très jolie église Notre­Dame de la Chapelle (<strong><span style="color: #800000;">24</span></strong>). Intéressante: si le transept est roman, le reste du bâtiment est gothique, y compris la nef, du XVe siècle; longtemps le gothique brabançon a résisté au style renaissance.</p>
<p>Nous avons ainsi fait le tour du centre de Bruxelles, que vous-mêmes pouvez effectuer en deux jours, si vous êtes pressés. Bon séjour et, n&rsquo;oubliez pas le guide!&#8230;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 39 &#8211; Septembre 1987</span></p>

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		<title>Et si le graveur des &#171;&#160;Epaulettes&#160;&#187; était anglais?</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2015/05/29/et-si-le-graveur-des-epaulettes-etait-anglais/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2015 14:35:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Neuf ans après l&#8217;Angleterre et son &#171;&#160;Penny Black&#160;&#187;, la Belgique émet son premier timbre-poste: c&#8217;est un portrait &#171;&#160;en épaulettes&#160;&#187; élu roi Léopold, premier du nom : visage émouvant de vie et superbe gravure. Mais une question subsiste: qui a gravé les &#171;&#160;Epaulettes&#160;&#187;, comme les appellent familièrement les philatélistes belges ? A gauche, l&#8217;œuvre : &#160;&#187;l&#8217;Epaulette&#160;&#187;,<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/05/29/et-si-le-graveur-des-epaulettes-etait-anglais/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Neuf ans après l&rsquo;Angleterre et son &laquo;&nbsp;Penny Black&nbsp;&raquo;, la Belgique émet son premier timbre-poste: c&rsquo;est un portrait &laquo;&nbsp;en épaulettes&nbsp;&raquo; élu roi Léopold, premier du nom : visage émouvant de vie et superbe gravure. Mais une question subsiste: qui a gravé les &laquo;&nbsp;Epaulettes&nbsp;&raquo;, comme les appellent familièrement les philatélistes belges ?</h3>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/05/0114.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4347" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/05/0114-300x186.jpg" alt="01" width="300" height="186" /></a><span style="color: #800000;"><em>A gauche, l&rsquo;œuvre : &nbsp;&raquo;l&rsquo;Epaulette&nbsp;&raquo;, premier timbre de Belgique. A droite, l&rsquo;artiste &laquo;&nbsp;officiel&nbsp;&raquo;,<br />
Jacques Wiener, à l&rsquo;honneur sur l&rsquo;émission belge de la Journée du timbre, le 13 avril 1987.<br />
Prudente, la notice éditée par les Postes belges se garde d&rsquo;attribuer<br />
précisément à Wiener la gravure du timbre :<br />
&laquo;&nbsp;l&rsquo;épreuve du premier timbre belge fut approuvée en1848. Jacques et son frère en avaient gravé le projet<br />
(et non le timbre lui-même, NDLR). C&rsquo;est ainsi que les deux frères furent chargés<br />
de la fourniture du matériel de fabrication. Par la suite, Jacques Wiener dirigea la production des timbres&#8230;&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p>Action : fin 1840, année de la sortie du &laquo;&nbsp;Penny Black&nbsp;&raquo;, le gouvernement belge envoie un émissaire à Londres. Mission : y étudier la toute jeune réforme postale qui a donné naissance au premier timbre du monde. L&rsquo;émissaire remet un rapport circonspect, qui est immédiatement enterré. Le 6 juillet 1848 (huit ans plus tard !), Frère Orban, alors ministre des Travaux Publics, écrit à Jacques Wiener, un graveur de médailles de renommée internationale, pour le charger de la réalisation du premier timbre belge.</p>
<p>A partir de là, les choses ne vont plus traîner : un mois plus tard, Wiener remet sa soumission au ministre Rolin qui entre-temps a pris le portefeuille de Frère Orban. Le 7 août, contrat signé. 28 septembre, remise du premier coin au type adopté. 28 octobre, approbation ministérielle. Les nos 1 et 2 de Belgique, &laquo;&nbsp;Epaulettes&nbsp;&raquo; 10 c brun et 20 c bleu clair, sont imprimés dans le courant de mai 1849. Mise en vente dès fin juin, validité à partir du premier juillet. Fin du premier acte.</p>
<p>Le second concerne une confusion qui allait faire couler autant d&rsquo;encre que celle utilisée pour l&rsquo;impression des timbres eux ­mêmes. Au départ, aucune ambiguïté : les premiers spécialistes belges de la question philatélique se sont accordés pour reconnaître en Jacques Wiener le graveur de l&rsquo;Epaulette. Mais c&rsquo;était aller un peu vite en besogne, même si Wiener jouissait d&rsquo;un grande renommée. Car, qu&rsquo;avait-on en main pour étayer cette thèse ? Deux simples essais remis par Wiener peu de temps après la signature du contrat. Essais refusés qui plus est. Représentant Léopold 1er sur fond d&rsquo;entrelacs (comparable aux premiers timbres américains), ils sont de deux types: l&rsquo;un, comme le &laquo;&nbsp;Penny Black&nbsp;&raquo;, possède dans chaque coin inférieur, des cercles laissés vides pour contenir &laquo;&nbsp;les chiffres de contrôle et de série&nbsp;&raquo;, comme le stipulaient les premières instructions ministérielles. L&rsquo;autre type abandonne ces espaces vides.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Mais, que faisait Jacques Wiener ?</strong></span></p>
<p>Quoiqu&rsquo;il en soit, aucun des deux types ne sera adopté, car, même si la gravure était assez fine, le portrait manquait de vitalité. Par ailleurs, la paternité de Jacques Wiener sur ces deux projets est elle-même remise en question. Certains pensent, en effet, qu&rsquo;ils pourraient être l&rsquo;œuvre de son frère Léopold Wiener, car Jacques n&rsquo;aurait pas eu le temps de les réaliser, même maladroitement. Le mystère s&rsquo;épaissit&#8230;</p>
<p>Alors, que faisait Jacques Wiener entre-temps? Eh bien, ce qu&rsquo;on lui avait demandé, c&rsquo;est-à-dire la préparation de la fabrication des timbres. Et il n&rsquo;avait pas une minute à perdre. Il est certain qu&rsquo;il se rendit à Londres, au moins une fois, peut-être deux. Pourquoi Londres? Parce que les Anglais avaient déjà une solide expérience dans la facture des timbres. Et particulièrement la firme Perkins, Bacon and Co. chez qui Wiener se rend alors &laquo;&nbsp;en stage&nbsp;&raquo;. De là, Wiener expédie en Belgique le matériel destiné à la confection des timbres, des factures l&rsquo;attestent. Et on est en droit de supposer que là aussi, il rencontra un certain J.-H. Robinson, graveur en taille-douce.</p>
<p>Mais que vient faire ce Robinson dans notre histoire ? En 1926, dans la fabuleuse collection du baron Georges Caroly, fils naturel du roi Léopold II, on découvrit des essais du type &laquo;&nbsp;Médaillon&nbsp;&raquo;, celui qui a remplacé les Epaulettes trois mois après leur émission. L&rsquo;un d&rsquo;eux est un essai d&rsquo;Epaulette retravaillé, avec inscriptions manuscrites en anglais. L&rsquo;autre est tiré de la matrice des médaillons, au type adopté. Et que peut-on lire dans le coin inférieur droit de la matrice? &laquo;&nbsp;H. Robinson Sc.&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Sc.&nbsp;&raquo;est l&rsquo;abréviation de sculpsit, ce qui pour tout bon Anglais qui lit le latin signifie: &laquo;&nbsp;a gravé&nbsp;&raquo;. Pas de doutes : c&rsquo;est bien Robinson qui a créé les Médaillons. Or, le portrait du roi sur ces Médaillons est identique à celui des Epaulettes (à l&rsquo;exception des épaulettes absentes). Donc&#8230;</p>
<p>A joutons que le premier des Médaillons, le 40 c carmin rose a été mis en cours le 18 octobre 1849,c&rsquo;est-à-dire trois mois après les Epaulettes&#8230; La proximité des dates semble donc confirmer que le graveur fut le même : Robinson.</p>
<p>La dernière découverte a verser au dossier date de 1945, année où un certain Maes trouve au Cabinet des Estampes de Bruxelles, un portrait du roi Léopold ressemblant à celui figurant sur les timbres. Il a été gravé par Robinson en&#8230; 1842, d&rsquo;après une litho de 1841, exécutée par Charles Baugniet, portraitiste du roi. Résumons-nous : dessin initial de Baugniet, gravure de Robinson, que revient-il à Wiener dans la réalisation des premiers timbres belges ? Une vague paternité historique et technique&#8230;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Timbroscopie</em> n° 37 &#8211; Juin 1987</span></p>

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		<title>Ces Roue ailée qui font tourner la tête</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2015 16:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Carole Gerothwohl]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Pays A-F]]></category>
		<category><![CDATA[rareté belge]]></category>
		<category><![CDATA[Roue ailée]]></category>
		<category><![CDATA[timbre de chemin de fer]]></category>

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		<description><![CDATA[Timbres magazine n°109 de février 2010 Sans le travail de Henk Slabbinck, digne d&#8217;un Sherlock Holmes, les timbres des chemins de fer belges qui apparaissent en 1915 conserveraient encore de nombreuses zones d&#8217;ombre. Cette émission appelée &#171;&#160;roue ailée&#160;&#187; par les collectionneurs a tout pour faire parler d&#8217;elle : son caractère confidentiel, sa rareté, l&#8217;existence d&#8217;un<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2015/01/26/ces-roue-ailee-qui-font-tourner-la-tete/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><em>Timbres magazine</em> n°109 de février 2010</span></p>
<h3><span style="color: #000000;">Sans le travail de Henk Slabbinck, digne d&rsquo;un Sherlock Holmes, les timbres des chemins de fer belges qui apparaissent en 1915 conserveraient encore de nombreuses zones d&rsquo;ombre. Cette émission appelée &laquo;&nbsp;roue ailée&nbsp;&raquo; par les collectionneurs a tout pour faire parler d&rsquo;elle : son caractère confidentiel, sa rareté, l&rsquo;existence d&rsquo;un deuxième cachet, des falsifications, bref les ingrédients constitutifs d&rsquo;un polar philatélique.</span></h3>
<p>En 1915, la majeure partie de la Belgique est occupée par les Allemands et on utilise des timbres allemands surchargés &laquo;&nbsp;Belgien&nbsp;&raquo;. En Flandre occidentale, le roi des Belges est parvenu à maintenir ses armées avec le concours des Britanniques entre Ypres et La Panne, située à une trentaine de kilomètres d&rsquo;Ostende. C&rsquo;est en Belgique libre que se déroule majeure partie de notre histoire où d&rsquo;autres timbres sont en circulation. Elle débute toutefois avec les forces&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Lire la suite</strong> pdf 2 pages <span style="color: #993366;"><strong><a style="color: #993366;" href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2015/01/109roueailée.pdf">109roueailée</a></strong></span></p>

<div class="ratings " data-post="2808">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Collectionnez les beaux oblitérés !</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Dec 2014 10:33:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Les cachets ne se cachent plus &#160; La recherche des oblitérations et leur collection peut être un complément important de l&#8217;étude purement philatélique d&#8217;un timbre. Voici un exemple que nous traitons au travers de petits timbres belges. Mais qui est valable pour la plupart des &#171;&#160;petits&#160;&#187; timbres de tous pays, France comprise. Outre la recherche<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2014/12/17/collectionnez-les-beaux-obliteres/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #800000;">Les cachets ne se cachent plus</span></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La recherche des oblitérations et leur collection peut être un complément important de l&rsquo;étude purement philatélique d&rsquo;un timbre. Voici un exemple que nous traitons au travers de petits timbres belges. Mais qui est valable pour la plupart des &laquo;&nbsp;petits&nbsp;&raquo; timbres de tous pays, France comprise.</strong></p>
<p>Outre la recherche des types, sous-types, variétés d&rsquo;impression, de nuances, anomalies affectant les petits timbres d&rsquo;usage courant, quelle autre utilisation peuvent avoir des quantités importantes de figurines archicommunes, sans valeur marchande et ont on ne sait que faire !</p>
<p>Il s&rsquo;agit, on l&rsquo;aura compris, de collectionner les cachets, les timbres ne jouant désormais qu&rsquo;un&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong><a style="color: #800000;" href="http://ks3000282.kimsufi.com/timbresmag/wp-content/uploads/2014/12/Lire-la-suite-des-beaux-oblitérés-.pdf">&#8230;Lire la suite des beaux oblitérés !</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>

<div class="ratings " data-post="2177">  
  <ul   style="width:60px" title="0.00 / 5">    <li class="rating" style="width:0px">      <span class="average">        0.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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