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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Europe</title>
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		<title>Le Dodécanèse</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/06/03/le-dodecanese/</link>
		<comments>https://timbresmag.fr/2016/06/03/le-dodecanese/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Jun 2016 15:41:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous l’évoquions dans un éditorial, ce nom ne vous est pas forcément familier, il désigne un ensemble d’îles de la mer Egée disputées entre Turquie, Grèce et Italie dont la philatélie retrace les péripéties. &#160; Le Dodécanèse est l’ensemble des îles occupant le sud-est de la mer Egée. La traduction littérale de “Δωδεκανησοζ” (= Dodécanèse)<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/06/03/le-dodecanese/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Nous l’évoquions dans un éditorial, ce nom ne vous est pas forcément familier, il désigne un ensemble d’îles de la mer Egée disputées entre Turquie, Grèce et Italie dont la philatélie retrace les péripéties.</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Dodécanèse est l’ensemble des îles occupant le sud-est de la mer Egée. La traduction littérale de “Δωδεκανησοζ” (= Dodécanèse) est : douze îles, mais ce nom prête un peu à confusion, car l’ensemble est constitué de 14 îles plus ou moins grandes. Ces îles sont Patmos, Lipsos, Leros, Kalymnos, Kos, Nisyros, Tilos (Piscopi pour les Italiens), Khalki, Rhodos, Symi, Karpathos (Scarpanto pour les Italiens), Kassos, Astypalia (Stampalia pour les Italiens) et Kastellorizo. Vers 1900, le nombre d’habitants s’élevait à environ 100 000, la plupart d’origine hellénique.</p>
<p>Depuis 1309, ces îles étaient entre les mains de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, qui, grâce surtout à l’aide vénitienne, put résister aux attaques ottomanes jusqu’en 1522. A cette date, Philippe Villiers de l’Isle-Adam, grand-maître de l’Ordre, doit capituler devant l’armée de Soliman le Magnifique.</p>
<p>La domination ottomane va durer jusqu’en 1912. Cette domination est relativement douce, sauf après la guerre d’indépendance grecque, où la population a pris parti pour la Grèce : il y a alors de sévères représailles.</p>
<p>La prise de pouvoir par les Jeunes-Turcs à Constantinople en 1908 va tout changer : la population locale est contrainte de livrer des contingents pour l’armée ottomane. Cela engendre une émigration massive des jeunes, avec une crise économique comme conséquence.</p>
<p>Mais en 1911, l’Italie a déclaré la guerre à la Turquie, pour la possession des territoires nord-africains de Tripolitaine et de Cyrénaïque. Le 23 avril 1912, l’amiral italien Presbitero débarque à Astypalia, et de là, s’empare de toutes les îles. La conquête italienne du Dodécanèse est achevée le 20 mai 1912.</p>
<p>Le traité d’Ouchy du 18 octobre 1912 accorde les territoires d’Afrique du Nord à l’Italie, mais celle-ci doit rendre le Dodécanèse à la Sublime Porte.</p>
<p>Cependant, les deux guerres balkaniques (1912-1913) et la Première Guerre mondiale (1914-1918), qui sont une succession de défaites pour les Turcs, empêchent cette restitution, et les Italiens restent sur place. Après la guerre, le Dodécanèse est définitivement attribué aux Italiens par le traité de Sèvres du 10 août 1920. Ils vont rester sur place jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les timbres de la “Communauté des insulaires”</span></strong></p>
<p>Les Italiens ont été bien reçus dans les îles, surtout grâce à la promesse de pouvoir jouir d’une très large autonomie. Dans ce sens, l’amiral Presbitero promet même, le 12 mai 1912, à l’île de Kalymnos un statut qui équivaut à une quasi-indépendance, avec une souveraineté italienne purement nominale.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/013.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8692" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/013-300x105.jpg" alt="01" width="300" height="105" /></a><span style="color: #800000;">1 Mai 1912: les timbres avec la mention “ΚΟΙΝΟΝ ΝΗΣΙΩΤΩΝ”</span></p>
<p>Enchantés, les habitants de l’île projetent l’émission d’une série de timbres : Ils commandent le 21 mai 1912 trois timbres à l’effigie du dieu-soleil Apollon, avec la mention “ΚΟΙΝΟΝ ΝΗΣΙΩΤΩΝ” (= communauté des insulaires) <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Mais dès l’arrivée des timbres, le général Ameglio, nommé gouverneur militaire du Dodécanèse, désavoue la proclamation de Presbitero, et il confisque l’ensemble des timbres, afin de les détruire. Cet événement, annihilant tous les espoirs des insulaires, signifie dès le début la fin des bonnes relations entre les habitants et l’occupant italien.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">L’occupation italienne</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/023.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8693" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/023.jpg" alt="02" width="270" height="168" /></a><span style="color: #800000;">2 22 septembre 1912, n°s 1/2 &#8211; Surcharges “EGEO” sur timbres italiens,<br />
pour pouvoir concurrencer les services postaux étrangers.</span></p>
<p>Dès le début de l’occupation, le service postal turc est supprimé et remplacé par la poste italienne, mais les offices postaux russe, français et autrichien continuent à fonctionner. Les timbres italiens de 25 centesimi (tarif d’une lettre pour l’étranger) et de 50 centesimi (tarif pour un envoi recommandé) ont cependant peu de succès : aux bureaux étrangers, ces tarifs sont de 1 et 2 piastres, ce qui revient moins cher au taux de change. C’est pourquoi dès le 22 septembre 1912, les timbres à 25 et 50 centesimi sont surchargés “EGEO” <strong><span style="color: #800000;">2</span> </strong>et vendus eux aussi à 1 et 2 piastres.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/033.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8694" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/033-300x132.jpg" alt="03" width="300" height="132" /></a><span style="color: #800000;">3 1er décembre 1912, nos 1/4 &amp; 6/8 pour chaque île,<br />
nos 1/4 &amp; 7/9 pour Rhodes &#8211; 13 x 7 valeurs surchargées pour chaque île.</span></p>
<p>Dès le 1<sup>er</sup> décembre 1912, sept timbres italiens <strong><span style="color: #800000;">3</span> </strong>sont émis avec une surcharge spécifique pour 13 îles (Kastellorizo n’est pas encore italienne). Les trois plus grosses valeurs sont vendues en dessous de la valeur nominale (le 25c à 20c, le 40c à 35c et le 50c à 40c). Cela favorise la poste italienne par rapport aux bureaux étrangers, où le taux de change moyen est de 1 piastre = 22 centesimi.</p>
<p>Malgré la mention spécifique pour chaque île, chaque timbre surchargé peut être employé dans l’ensemble du Dodécanèse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/043.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8695" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/043.jpg" alt="04" width="282" height="186" /></a><span style="color: #800000;">4. Début 1916, n° 5 pour chaque île, et 1917, n° 6 pour Rhodes 13 x le timbre de 15 centesimi<br />
surchargé “cent. 20”, et le 20c spécial pour Rhodes.</span></p>
<p>Début 1916, suite à un changement de tarif, un ensemble de timbres de 15 centesimi avec la surcharge “cent. 20” est envoyé dans les îles. Mais à Rhodes, la quantité est insuffisante, et un 20c au type «<em>Floreale</em>» y est spécialement prévu pour pallier ce manque de figurines <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/053.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8696" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/053.jpg" alt="05" width="164" height="180" /></a><span style="color: #800000;">5 1917, n° 9 pour chaque île, n° 10 pour Rhodes 13 x<br />
le nouveau type de 20 centesimi</span></p>
<p>En juin 1917, un nouveau type de 20 centesimi au type «<em>Michetti</em>» est expédié dans les îles <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/063.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8697" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/063.jpg" alt="06" width="265" height="167" /></a><span style="color: #800000;">6 1921-1922, nos 10/11 pour chaque île, </span><br />
<span style="color: #800000;">n° 11/12 pour Rhodes 13 x les nouveaux 20c et 15c.</span></p>
<p>Un nouveau 20 centesimi, cette fois-ci avec filigrane, est envoyé de Rome aux îles, d’abord en 1919 pour Rhodes, et en 1921 pour toutes les autres îles. En avril 1922, il y a eu encore un nouveau 15c pour toutes les îles <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/073.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8698" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/073.jpg" alt="07" width="272" height="164" /></a><span style="color: #800000;">7 1922, nos 13 &amp; 14 de Rhodes Le 85c. spécial pour Rhodes,<br />
et le 1 lire non-émis.</span></p>
<p>Finalement, on trouve encore en septembre 1922 un 85c avec la seule surcharge de Rhodes. Un timbre à 1 lire, avec la surcharge “Rodi”, a été préparé en 1922, mais jamais envoyé au Dodécanèse : il n’a été vendu (pour les collectionneurs&#8230;) qu’à Rome <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong>.</p>
<p>Après le traité de Sèvres de 1920, qui accorde définitivement les îles à l’Italie, ce sont les timbres normaux d’Italie qui ont cours dans le Dodécanèse, mais les timbres surchargés peuvent être employés jusqu’à l’épuisement des stocks. Entre 1920 et 1923 il existe donc de nombreux affranchissements mixtes Italie-Dodécanèse.</p>
<p>Les timbres du Dodécanèse restent même pendant longtemps encore disponibles au bureau philatélique de la poste centrale de Rome : c’est pourquoi la plupart des timbres neufs ne sont pas très difficiles à trouver.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le Dodécanèse territoire italien</span></strong></p>
<p>Le traité de Lausanne du 24 juillet 1923, confirmant celui de Sèvres de 1920, accorde définitivement le Dodécanèse à l’Italie. L’Italie n’est donc maintenant plus un pays occupant, mais le Dodécanèse devient une partie intégrante du territoire italien.</p>
<p>Il est donc normal qu’à partir de 1923, les timbres italiens normaux soient employés. Les timbres émis par l’Italie à partir de 1929 spécialement pour le Dodécanèse sont donc complètement inutiles et superflus. Ils ne servent qu’à souligner l’importance de l’Italie fasciste comme puissance européenne et coloniale (Afrique du Nord et Afrique orientale).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/08a1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8699" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/08a1-300x205.jpg" alt="08a" width="300" height="205" /></a><span style="color: #800000;">8 1929, n°s 15/23 Timbres avec la mention “Rodi”.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/092.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8700" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/092-300x159.jpg" alt="09" width="300" height="159" /></a><span style="color: #800000;">9 1933, n°s P.A. 28/29 Timbres italiens avec la surcharge “Isole Italiane dell’Egeo”</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/103.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8701" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/103.jpg" alt="10" width="262" height="169" /></a><span style="color: #800000;">10 1933, Timbres avec la mention “Isole Italiane dell’Egeo”</span></p>
<p>Il y a d’abord des timbres avec la mention “Rodi” <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>, ensuite plusieurs séries italiennes avec la surcharge “Isole Italiane dell’Egeo” <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>, plus tard avec ce même texte comme mention normale sur les timbres <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/113.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8702" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/113-300x135.jpg" alt="11" width="300" height="135" /></a><span style="color: #800000;">11 1930, n°s 12/16 pour chaque île, n°s 24/28 pour Rhodes 14 x la série italienne “Ferrucci” surchargée.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/123.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8703" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/123-300x211.jpg" alt="12" width="300" height="211" /></a><span style="color: #800000;">12 1932, nos 17/26 pour chaque île, nos 29/38 pour Rhodes 14 x la série italienne “Garibaldi” surchargée.</span></p>
<p>On émet finalement encore deux séries (“<em>Ferrucci</em>” en 1930 <strong><span style="color: #800000;">11</span> </strong>et “<em>Garibaldi</em>” en 1932 <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong>), surchargées avec les noms des 14 îles séparément !</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les années 1943-1947</span></strong></p>
<p>Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’Italie continue à occuper le Dodécanèse, jusqu’en septembre 1943. Après la chute de Mussolini le 25 juillet 1943, l’entrée en vigueur le 8 septembre 1943 de l’armistice, signé par l’Italie de Badoglio, signifie la fin de l’alliance entre l’Italie et l’Allemagne.</p>
<p>Dès le 11 septembre, l’armée allemande commence à occuper toutes les îles du Dodécanèse, y remplaçant l’Italie, leur ex-allié. Les îles ayant une importance stratégique majeure, les troupes allemandes parviennent à y rester jusqu’à la fin de la guerre, et ce n’est que le 8 mai 1945 qu’elles acceptent de remettre leur capitulation aux forces britanniques, françaises et grecques.</p>
<p>L’autorité militaire britannique va exercer son administration sur les îles jusqu’à la signature du traité de Paris entre l’Italie et les Alliés, le 10 février 1947. Par ce traité, toutes les îles du Dodécanèse sont accordées à la Grèce, qui en prend possession le 31 mars 1947. Un an plus tard, le 7 mars 1948, le Dodécanèse devient officiellement une partie du territoire grec.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/133.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8704" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/133-300x106.jpg" alt="13" width="300" height="106" /></a><span style="color: #800000;">13 1943-1945 : exemples de timbres avec une surcharge à surtaxe émis par les autorités allemandes.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/142.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8705" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/142-300x79.jpg" alt="14" width="300" height="79" /></a><span style="color: #800000;">14 octobre 1944 : la seule série de nouveaux timbres, émise par les autorités allemandes.</span></p>
<p>De novembre 1943 à février 1945, les nouvelles autorités allemandes émettent des timbres, toujours à surtaxe, officiellement en faveur de la population locale, en fait surtout destinée à alimenter les caisses de l’armée allemande. Ce sont des surcharges sur des timbres italiens du Dodécanèse. Une seule série de nouveaux timbres est émise, en octobre 1944, pour les sinistrés de la guerre <strong><span style="color: #800000;">13, 14</span></strong>.</p>
<p>A partir de l’hiver 1944-1945, les communications entre les troupes allemandes, en garnison en Crète et dans le Dodécanèse, et l’Allemagne deviennent de plus en plus difficiles. C’est pourquoi les autorités militaires allemandes du Dodécanèse décident de limiter les envois : des timbres de franchise allemands sont surchargés “INSELPOST” (= poste des îles), et chaque militaire reçoit huit vignettes par mois. L’envoi de et vers les îles ne s’effectue pas si la lettre ou le colis ne porte pas la vignette “INSELPOST”, ce qui signifie que, pour recevoir une réponse, il faut envoyer une deuxième vignette au destinataire de la lettre ou du colis.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/151.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8706" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/151-300x58.jpg" alt="15" width="300" height="58" /></a><span style="color: #800000;">15 Fin 1944 : exemples de timbres allemands<br />
de franchise militaire surchargés “INSELPOST”</span></p>
<p>Il y a des surcharges effectuées à Vukovar, à Rhodes, à Zagreb et à l’île de Leros <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/161.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8707" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/161-300x71.jpg" alt="16" width="300" height="71" /></a><span style="color: #800000;">16 1945-1947 : exemples de timbres britanniques surchargés «M.E.F.»</span></p>
<p>Après la capitulation allemande du 8 mai 1945, c’est l’administration britannique qui dirige le service postal, employant les timbres anglais avec la surcharge “M.E.F.” (= Middle East Forces), qui sont envoyés au Dodécanèse en provenance d’Egypte <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>.</p>
<p>Le 31 mars 1947, l’ensemble du Dodécanèse est restitué à la Grèce, et immédiatement, les timbres préparés en Grèce entrèrent en vigueur : ce sont des timbres d’usage courant de Grèce, avec une surcharge en nouvelles drachmes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/171.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8708" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/171-300x101.jpg" alt="17" width="300" height="101" /></a><span style="color: #800000;">17 1 &amp; 2 avril 1947, nos 1 &amp; 1a Surcharge “Σ.Δ.Δ” argentée<br />
et rouge sur les timbres surchargés à 10 drachmes.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/181.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8709" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/181-300x141.jpg" alt="18" width="300" height="141" /></a><span style="color: #800000;">18 1947, nos 2/7. Autres timbres surchargés “Σ.Δ.Δ”, avec nouvelle valeur.</span></p>
<p>A l’arrivée des premiers timbres, surchargés à 10 drachmes, les milieux militaires grecs, dans un but purement spéculatif, font imprimer une surcharge “Σ.Δ.Δ” (= abréviation grecque de “administration grecque du Dodécanèse”) sur une petite quantité de ces timbres, d’abord en argent (1/4/1947), ensuite en rouge (2/4/1947), et les proposent à la vente à des prix élevés. Pour mettre fin à cette spéculation, Athènes décide d’apposer cette surcharge “Σ.Δ.Δ” sur l’ensemble du tirage. Les six autres valeurs, surchargées en nouvelles drachmes et portant donc l’abréviation “Σ.Δ.Δ”, arrivent dans le Dodécanèse en septembre 1947 <strong><span style="color: #800000;">17, 18</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/191.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8710" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/191.jpg" alt="19" width="168" height="201" /></a><span style="color: #800000;">19 30 avril 1947, nos 8/9. Timbres de deuil du roi Georges II, avec la surcharge “Σ.Δ.Δ”.</span></p>
<p>Le 30 avril 1947, deux timbres de Grèce de 1946 (roi Georges II), sont surchargés localement “Σ.Δ.Δ”, pour commémorer la mort du souverain, survenue le 1<sup>er</sup> avril 1947 <strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>.</p>
<p>Dès lors, ce sont évidemment les timbres grecs qui ont cours dans le Dodécanèse. La Grèce commémore le retour de ces îles lointaines avec plusieurs séries.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20a.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8711" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20a.jpg" alt="20a" width="250" height="187" /></a><span style="color: #800000;">20 Kastellorizo</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8712" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20b.jpg" alt="20b" width="236" height="180" /></a><span style="color: #800000;">20 Patmos</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8713" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20c.jpg" alt="20c" width="169" height="245" /></a><span style="color: #800000;">20 Vase égéen</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20d.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8714" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20d.jpg" alt="20d" width="185" height="245" /></a><span style="color: #800000;">20 Costume féminin du Dodécanèse</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20e.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8715" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20e.jpg" alt="20e" width="180" height="243" /></a><span style="color: #800000;">20 Emmanuil Xanthos</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20f.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8716" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20f.jpg" alt="20f" width="173" height="242" /></a><span style="color: #800000;">20 Projet des timbres de Kalymnos de 1912</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20g.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8717" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20g.jpg" alt="20g" width="171" height="242" /></a><span style="color: #800000;">20 Voilier et carte de Kassos.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20h.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8718" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20h.jpg" alt="20h" width="174" height="247" /></a><span style="color: #800000;">20  Le colosse de Rhodes.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20i.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8719" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20i.jpg" alt="20i" width="179" height="244" /></a><span style="color: #800000;">20 Hippocrate. </span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">1947-1951. Commémoration du retour du Dodécanèse à la Grèce</span></strong></p>
<p>La première, représentant des thèmes du Dodécanèse, est émise à partir du 20 novembre 1947 <strong><span style="color: #800000;">20</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/211.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8720" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/211-300x183.jpg" alt="21" width="300" height="183" /></a><span style="color: #800000;">21 Symbole de la perte des îles depuis 1309. Carte et drapeau. 1968, nos 962/963.<br />
20e anniversaire de l’incorporation du Dodécanèse à la Grèce.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/22.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8721" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/22-300x85.jpg" alt="22" width="300" height="85" /></a><span style="color: #800000;">22 1998, nos 1952/1955. 50e anniversaire de l’incorporation du Dodécanèse à la Grèce</span></p>
<p>Deux séries sont émises en 1968 et en 1998, pour le 20<sup>e </sup>et le 50<sup>e</sup> anniversaire de l’incorporation du Dodécanèse à la Grèce<strong><span style="color: #800000;"> 21, 22</span></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>

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  <ul   style="width:60px" title="4.00 / 5">    <li class="rating" style="width:48px">      <span class="average">        4.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Genèse de la Lituanie</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 10:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Lituanie]]></category>

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		<description><![CDATA[La Lituanie est le plus méridional 1 des trois pays baltes, avec au nord d’abord la Lettonie, puis l’Estonie. 1 Carte de la Lituanie (extrait de http://www.1clic1planet.com) Au sud-ouest, il y a la Pologne. Entre la Lituanie et la Pologne se situe une petite enclave russe, avec Kaliningrad, qui a repris son nom de Königsberg<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/06/01/genese-de-la-lituanie/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>La Lituanie est le plus méridional <span style="color: #800000;">1</span> des trois pays baltes, avec au nord d’abord la Lettonie, puis l’Estonie.</h4>
<h4 style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/01.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8604" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/01-300x225.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="225" /></a><span style="color: #800000;">1 Carte de la Lituanie (extrait de http://www.1clic1planet.com)</span></h4>
<h4>Au sud-ouest, il y a la Pologne. Entre la Lituanie et la Pologne se situe une petite enclave russe, avec Kaliningrad, qui a repris son nom de Königsberg en 1996. Au sud-est, il y a la Russie blanche, qui faisait autrefois partie de l’Union soviétique. Une situation géographique qui a beaucoup marqué son histoire millénaire&#8230;</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8605" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/02.jpg" alt="Pay baltes" width="259" height="180" /></a><span style="color: #800000;">2 &#8211; 2002. La chronique de Quedinburg</span></p>
<p>La Lituanie a fêté en 2009 son millénaire : cette date est choisie parce que la première mention du nom de « Lithuania » se trouve dans une chronique de Quedinburg <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>, en Allemagne, qui date de 1009.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/03.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8606" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/03-300x195.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;">3 &#8211; 2003. 750ème anniversaire du couronnement du grand-duc Mindaugas</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8607" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/04.jpg" alt="Pay baltes" width="233" height="161" /></a><span style="color: #800000;">4 &#8211; 2003. Le couronnement du grand-duc Mindaugas</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/05.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8608" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/05-300x80.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="80" /></a><span style="color: #800000;">5 &#8211; 1932. Le couronnement du grand-duc Mindaugas</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8609" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/06-300x90.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="90" /></a><span style="color: #800000;">6 &#8211; 1932. Mindaugas à la bataille de Šiauliai (1236)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/07.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8610" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/07-300x142.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="142" /></a><span style="color: #800000;">7 &#8211; La bataille de Šiauliai (1236)</span></p>
<p>Mais initialement, le pays était composé de petites communautés locales, jusque vers 1230, quand un personnage décida d’unifier la région sous sa domination : il s’agit du grand-duc Mindaugas <strong><span style="color: #800000;">3 à 7</span></strong>.</p>
<p>Il commença en 1236 par battre ses nombreux rivaux à la bataille de Šiauliai, et en 1253, il se fit couronner grand-duc de Lituanie, en fait l’équivalent du titre de roi.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/08a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8611" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/08a-300x115.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="115" /></a><span style="color: #800000;">8 &#8211; Le grand-duc Gediminas</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8612" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/09-300x182.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="182" /></a><span style="color: #800000;">9 &#8211; Gediminas et ses frères d’armes</span></p>
<p>Mindaugas est donc le fondateur, mais le personnage illustre qui a fortifié et consolidé le pouvoir et fait de la Lituanie une grande puissance dans la première moitié du XIV<sup>e</sup> siècle est sans conteste le grand-duc Gediminas (1275-1341) <strong><span style="color: #800000;">8, 9</span></strong>.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Gediminas, fondateur de Vilnius</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8613" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/10-300x103.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="103" /></a><span style="color: #800000;">10 &#8211; La forteresse de Trakai</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/11.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8614" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/11-300x94.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="94" /></a><span style="color: #800000;">11 &#8211; La forteresse de Trakai</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/12.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8615" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/12-300x206.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="206" /></a><span style="color: #800000;">12 Carte maximum &#8211; La forteresse de Trakai</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/13.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8616" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/13-300x122.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="122" /></a><span style="color: #800000;">13 &#8211; La forteresse de Trakai</span></p>
<p>Il régna de 1316 jusqu’à sa mort en 1341. Il avait d’abord fait de Trakai sa capitale, et il y construisit une imposante forteresse. Ce château <strong><span style="color: #800000;">10 à 13</span></strong> est actuellement parfaitement restauré, et est maintenant une des attractions touristiques majeures de la Lituanie.</p>
<p>Gediminas est surtout entré dans l’histoire comme le fondateur de la ville de Vilnius.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/14.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8617" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/14-300x113.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="113" /></a><span style="color: #800000;">14 &#8211; La fondation de la ville de Vilnius par Gediminas</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/15.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8618" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/15-300x98.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="98" /></a><span style="color: #800000;">15 &#8211; La fondation de la ville de Vilnius par Gediminas</span></p>
<p>Depuis son avènement, le grand-duc Gediminas s’attela à la construction d’une nouvelle ville, Vilnius, dont il fit en 1323 sa capitale <strong><span style="color: #800000;">14, 15</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/16.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8619" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/16-300x146.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="146" /></a><span style="color: #800000;">16 &#8211; Le suicide collectif de Pilenai . Gediminas s’empare d’une forteresse russe</span></p>
<p>Sa vie entière fut une longue lutte contre ses voisins, aussi bien à l’est contre les Russes, qu’à l’ouest, contre les Chevaliers Teutoniques, qu’il parvint à contenir. Le fait le plus marquant de cette guerre à l’ouest fut le suicide collectif des habitants de Pilenai <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>, où 4 000 habitants préférèrent se donner la mort après avoir détruit complètement leur ville, plutôt que de livrer celle-ci aux assiégeants teutoniques (1336).</p>
<p>Le bilan de cette suite ininterrompue de batailles fut plutôt positif, Gediminas ayant remporté plus de victoires que subi de défaites.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/17.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8620" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/17-300x170.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="170" /></a><span style="color: #800000;">17 &#8211; Kestutis et Algirdas</span></p>
<p>A la mort de Gediminas en 1341, une longue guerre fratricide opposa ses enfants, ce qui était normal à l’époque. Les deux vainqueurs, rescapés de cette lutte pour le pouvoir, furent Kestutis et Algirdas <strong><span style="color: #800000;">17</span></strong>, qui se partagèrent le pays.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/18.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8621" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/18.jpg" alt="Pay baltes" width="186" height="267" /></a><span style="color: #800000;">18 &#8211; Algirdas.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/18b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8622" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/18b-300x159.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="159" /></a><span style="color: #800000;">18a &#8211; Algirdas devant Moscou.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/18c.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8623" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/18c.jpg" alt="Pay baltes" width="222" height="213" /></a><span style="color: #800000;">18b &#8211; La bataille des eaux bleues (1362)</span></p>
<p>Les activités d‘Algirdas se déroulèrent surtout à l’est, contre les Russes et les Tartares. Il atteignit même les portes de Moscou <strong><span style="color: #800000;">18</span></strong>. Le fait d’armes le plus célèbre d’Algirdas <strong><span style="color: #800000;">18a</span></strong> est sa victoire contre les Tartares à la bataille des eaux bleues (1362) <strong><span style="color: #800000;">18b</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8624" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/19.jpg" alt="Pay baltes" width="157" height="188" /></a><span style="color: #800000;">18 &#8211; Kestutis</span></p>
<p>Kestutis <strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>, quant à lui, s’occupa surtout à l’ouest, dans sa lutte contre les Chevaliers Teutoniques.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8625" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/20.jpg" alt="Pay baltes" width="298" height="215" /></a><span style="color: #800000;">20 &#8211; Conversion de Jogaila au christianisme</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8626" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/21.jpg" alt="Pay baltes" width="174" height="262" /></a><span style="color: #800000;">21 &#8211; Conversion de Jogaila au christianisme</span></p>
<p>Algirdas mourut en 1377, et son fils Jogaila, également connu sous le nom de Jagellon, prit sa succession. Et sa première activité consista à conclure une alliance avec l’ennemi héréditaire, les Chevaliers Teutoniques, pour éliminer et tuer son oncle Kestutis (1382). Mais les Allemands posèrent une condition avant d’accepter cette alliance : Jogaila, et avec lui la Lituanie, devait se convertir au christianisme <strong><span style="color: #800000;">20, 21</span></strong>. Cela ne semble pas avoir posé un problème majeur à Jogaila : il devint catholique, et obligea son pays à le suivre dans cette voie (1387). C’est un peu l’équivalent du célèbre « Paris vaut bien une messe  » du roi de France Henri IV !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/22a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8627" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/22a-227x300.jpg" alt="Pay baltes" width="227" height="300" /></a><span style="color: #800000;">22a &#8211; Jadwiga</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/22b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8628" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/22b-226x300.jpg" alt="Pay baltes" width="226" height="300" /></a><span style="color: #800000;">22b &#8211; Jogaila (Ladislas II Jagellon)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/23.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8629" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/23-300x166.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="166" /></a><span style="color: #800000;">23 &#8211;  Jogaila et Jadwiga</span></p>
<p>Cette conversion au christianisme eut une conséquence remarquable : Jogaila fut autorisé à se marier avec Jadwiga<strong><span style="color: #800000;"> 22a</span></strong>, l’héritière du trône de Pologne. De cette façon, Jogaila devint aussi bien roi de Pologne (sous le nom de Ladislas II Jagellon) <strong><span style="color: #800000;">22b</span></strong> que grand-duc de Lituanie <strong><span style="color: #800000;">23</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le plus grand pays d’Europe</span></strong></p>
<p>A cette époque, donc vers 1400, la Lituanie est le plus grand pays d’Europe. Son territoire englobe les pays baltes, l’Ukraine, la Russie blanche, une partie de la Pologne et une partie de la Russie. C’est un pays puissant et florissant, et, avec en plus la Pologne, une puissance d’envergure mondiale.</p>
<p>Mais Kestutis, l‘oncle assassiné de Jogaila, a un fils, Vytautas.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/24.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8630" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/24.jpg" alt="Pay baltes" width="298" height="221" /></a><span style="color: #800000;">24 &#8211; Vytautas s’évade de sa prison (1382)</span></p>
<p>Celui-ci a été emprisonné avec son père par Jogaila, mais il est parvenu à s’évader <strong><span style="color: #800000;">24</span></strong>. Il est évidemment rempli de sentiments de revanche envers Jogaila, le meurtrier de son père.</p>
<p>Après une longue période d’une lutte indécise, de serments non tenus et de traités non respectés, Jogaila et Vytautas finissent par trouver un terrain d’entente : Jogaila garde le titre de roi de Pologne, tandis que Vytautas devient grand-duc de Lituanie, avec une volonté commune d’abattre une fois pour toutes le grand ennemi, les Chevaliers Teutoniques.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/25a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8645" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/25a-300x162.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="162" /></a><span style="color: #800000;">25 &#8211;  500e anniversaire de la mort de Vytautas</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/26.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8631" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/26.jpg" alt="Pay baltes" width="181" height="249" /></a><span style="color: #800000;">26 &#8211; Vytautas</span></p>
<p>Vytautas<strong><span style="color: #800000;"> 25, 26</span></strong> est considéré comme le héros national de la Lituanie. Il est un peu pour la Lituanie ce qu’est Philippe le Bon pour la Bourgogne : le monarque à la tête d’un pays au sommet de sa puissance et de sa gloire.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/27.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8632" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/27-300x115.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="115" /></a><span style="color: #800000;">27</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/28.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8633" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/28-220x300.jpg" alt="Pay baltes" width="220" height="300" /></a><span style="color: #800000;">28 &#8211; Les armoiries de la Lituanie représentent le grand-duc Vytautas à cheval</span></p>
<p>Ce qui démontre avec clarté l’importance de Vytautas dans l’histoire du pays est le fait que les armoiries actuelles de la Lituanie ne sont rien d’autre que l’image de ce grand-duc à cheval <strong><span style="color: #800000;">27, 28</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/29.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8634" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/29-300x150.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="150" /></a><span style="color: #800000;">29 &#8211; La bataille de Grunwald</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/30.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8635" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/30-300x87.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="87" /></a><span style="color: #800000;">30 &#8211; 550ème anniversaire de la bataille de Grunwald de 1410</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/31.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8636" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/31-300x172.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="172" /></a><span style="color: #800000;">31 &#8211; 600e anniversaire de la bataille de Grunwald</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/32.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8637" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/32-300x118.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="118" /></a><span style="color: #800000;">32 &#8211; La bataille de Grunwald, d’après l’œuvre de Jan Matejko</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/33.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8638" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/33-300x212.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="212" /></a><span style="color: #800000;">33 &#8211; La bataille de Grunwald de 1410, d’après l’œuvre de Jan Matejko</span></p>
<p>Le plus grand fait d’armes du temps de Vytautas est la bataille de Tannenberg de 1410, avec la victoire conclusive et définitive contre les Chevaliers Teutoniques. Les Allemands parlent de la bataille de Grunwald, les Lituaniens de la bataille de Žalgiris. Ce fut une des batailles les plus sanglantes de tout le moyen-âge, avec des milliers de victimes de chaque côté. Le roi de Pologne Ladislas II Jagellon (Jogaila) et le grand-duc Vytautas de Lituanie y écrasèrent les Chevaliers Teutoniques d’Ulrich von Jungingen. Cette journée peut être rangée sans conteste parmi celles qui ont déterminé l’histoire de l’Europe <strong><span style="color: #800000;">29 à 33</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/34.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8639" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/34.jpg" alt="Pay baltes" width="296" height="214" /></a><span style="color: #800000;">34 &#8211; Vytautas reçoit les monarques européens à Luzk en 1429</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/35.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8640" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/35.jpg" alt="Pay baltes" width="220" height="255" /></a><span style="color: #800000;">35 &#8211; 600e anniversaire de la naissance du grand-duc Vytautas</span></p>
<p>L’importance de Vytautas en Europe est illustrée par le «congrès des monarques» <strong><span style="color: #800000;">34</span></strong>, tenu en 1429 à Luzk, actuellement une ville d’Ukraine, mais alors sous domination lituanienne. Le but en est l’élaboration d’un programme commun de défense contre la menace de plus en plus pesante de l’Empire ottoman. Les grands monarques de l’Europe centrale et orientale y assistent : outre Vytautas <strong><span style="color: #800000;">35</span></strong>, il y a Ladislas II de Pologne, l’empereur germanique Sigismond I<sup>er</sup> de Luxembourg, le grand prince de Moscovie Vassili II, le roi de Danemark Eric VII, des délégués du pape et de l’empereur de Byzance, ainsi que des magnats tchèques, hongrois, croates et autrichiens.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/36.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8641" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/36.jpg" alt="Pay baltes" width="253" height="183" /></a><span style="color: #800000;">36 &#8211; La bataille de Pabaiskas de 1435</span></p>
<p>Après la mort de Vytautas en 1430 survient une période de guerre civile entre ses successeurs, qui se termine en 1435 par la bataille de Pabaiskas <strong><span style="color: #800000;">36</span></strong>, où Sigismond I<sup>er</sup> Kestutaitis, le frère de Vytautas, parvient, avec l’aide de la Pologne, à vaincre définitivement ses rivaux, qui sont soutenus une fois de plus par les Chevaliers Teutoniques.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/37.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8642" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/37-236x300.jpg" alt="Pay baltes" width="236" height="300" /></a><span style="color: #800000;">37 &#8211; Sigismond II Auguste</span></p>
<p>Cette bataille est suivie par une période d’un calme relatif. Les successeurs de Sigismond I<sup>er </sup>Kestutaitis sont souvent aussi bien rois de Pologne que grands-ducs de Lituanie &#8211; ils sont de la même famille ! – de telle façon que finalement, ils décident de fusionner. C’est ainsi que Sigismond II <strong><span style="color: #800000;">37</span></strong>, aussi bien roi de Pologne que grand-duc de Lituanie, décide de mettre définitivement fin à cette absurde dualité, et les deux pays fusionnent pour former l’empire polono-lituanien, sous l’autorité d’un roi élu par le parlement (le Sejm). Cette union se maintiendra jusqu’en 1795 !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/38.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8643" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/38-300x118.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="118" /></a><span style="color: #800000;">38 &#8211; L’Union de Lublin, 1569</span></p>
<p>Cette fusion officielle a lieu en 1569, et reçoit le nom d’Union de Lublin <strong><span style="color: #800000;">38</span></strong>. L’histoire de la Lituanie va se confondre pendant plus de deux siècles avec celle de la Pologne. Mais cette union, qui aurait dû signifier le summum de la puissance, est en même temps le début du déclin. Il est normal que la Lituanie ne consacre aucun timbre à des événements des XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles, car ces deux siècles ne sont rien d’autre qu’un déclin, un appauvrissement et une décadence progressive.</p>
<p>Cela s’effectua au profit du voisin gourmand de l’est, la Russie, dont la puissance grandit grâce à des tsars et des tsarines d’un tout autre calibre : Ivan le Terrible, Pierre le Grand, Elisabeth, la grande Catherine. Cette évolution continuelle fait qu’à la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle, la Lituanie a virtuellement cessé d’exister : en 1795 elle se trouve complètement engloutie par l’empire russe.</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Timbres de pénurie en Lettonie</title>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2016 15:12:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Lettonie]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors de l’écroulement de l’Empire allemand fin 1918, les Lettons se rendent parfaitement compte qu’il y a une occasion à ne pas manquer, et l’indépendance de la Lettonie est proclamée le 18 novembre 1918. Un gouvernement provisoire, présidé par Karlis Ulmanis, est instauré. La pénurie allait bientôt déboucher sur une émission très insolite&#8230; 1 Proclamation de<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/31/timbres-de-penurie-en-lettonie/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Lors de l’écroulement de l’Empire allemand fin 1918, les Lettons se rendent parfaitement compte qu’il y a une occasion à ne pas manquer, et l’indépendance de la Lettonie est proclamée le 18 novembre 1918.<br />
Un gouvernement provisoire, présidé par Karlis Ulmanis, est instauré.<br />
La pénurie allait bientôt déboucher sur une émission très insolite&#8230;</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0116.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8580" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0116.jpg" alt="Pay baltes" width="178" height="227" /></a><span style="color: #800000;">1 Proclamation de l’indépendance, le 18 novembre 1918.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0215.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8581" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0215.jpg" alt="Pay baltes" width="175" height="281" /></a><span style="color: #800000;">2  75e anniversaire de l’indépendance.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0314.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8582" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0314-300x138.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="138" /></a><span style="color: #800000;">3  80e anniversaire de l’indépendance.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0415.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8583" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0415.jpg" alt="Pay baltes" width="298" height="195" /></a><span style="color: #800000;">4  90e anniversaire de l’indépendance</span></p>
<p>La Lettonie allait souvent commémorer par des émissions de timbres-poste la proclamation de son indépendance, le 18 novembre 1918<strong><span style="color: #800000;"> 1 à 4</span></strong>. Les débuts de la jeune république lettonne furent particulièrement pénibles :</p>
<p>Il y eut d’abord une invasion des bolchéviques russes, qui s’emparèrent à la fin de 1918 de Latgale et de la Livonie, et qui occupèrent Riga le 3 janvier 1919. Le nouveau gouvernement letton d’Ulmanis dut se retrancher dans la ville côtière de Liepãja (Libau).</p>
<p>Ulmanis décida de demander le soutien des Allemands, et des unités de l’armée allemande, commandées par le général Rüdiger von der Goltz, parvinrent à chasser les bolchéviques. Riga fut libéré le 23 avril 1919.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0514.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8584" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0514.jpg" alt="Pay baltes" width="223" height="269" /></a><span style="color: #800000;">5 Oskar Kalpaks, l’organisateur de l’armée lettonne (1882-1919).</span></p>
<p>L’organisateur de la jeune armée lettonne fut Oskar Kalpaks  qui s’illustra surtout dans la lutte contre les bolchéviques, aux côtés des Allemands. Il fut tué au combat le 6 mars 1919. <span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p>Mais les Allemands de von der Goltz tentèrent ensuite d’éliminer le gouvernement letton et de faire de la Lettonie un territoire allemand. Ils furent battus à la bataille de Wenden, le 23 juin 1919, par les jeunes troupes estoniennes et lettonnes.</p>
<p>Von der Goltz, refusant de renoncer malgré sa défaite, reconstitua un ensemble de corps-francs avec les débris de son armée, et se joignit aux troupes pro-allemandes du général russe anti-bolchévique Pavel Bermondt-Avalov. Ils reçurent l’aide de l’aristocratie lettonne, qui craignait à juste titre de perdre ses privilèges de grands propriétaires fonciers. Finalement, les corps-francs allemands et les troupes de Bermondt-Avalov furent battus fin 1919 par l’amée lettonne, aidée par les marines française et britannique.</p>
<p>Début 1920, l’armée lettonne parvint à refouler définitivement les restants des troupes bolchéviques de son territoire.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0616.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8585" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0616-300x97.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="97" /></a><span style="color: #800000;">6 1919 : timbres russes surchargés pour l’armée de Bermondt-Avalov.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0716.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8586" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0716.jpg" alt="Pay baltes" width="146" height="182" /></a><span style="color: #800000;">7 1919 : timbres lettons surchargés pour l’armée de Bermondt-Avalov.</span></p>
<p>En octobre et en novembre 1919, l’armée de Bermondt-Avalov employa ses propres timbres : c’était des timbres de Lettonie ou de Russie, surchargés d’une croix orthodoxe. <strong><span style="color: #800000;">6 et 7</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0816.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8587" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0816-251x300.jpg" alt="Pay baltes" width="251" height="300" /></a><span style="color: #800000;">8 18 décembre 1919 Recto et verso du premier timbre letton, émis dentelé et non dentelé.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0915.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8588" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0915-215x300.jpg" alt="Pay baltes" width="215" height="300" /></a><span style="color: #800000;">9 Recto d’un fragment de feuille entière du n° 1, imprimé sur carte d’état-major allemande</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1016.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8589" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1016-209x300.jpg" alt="Pay baltes" width="209" height="300" /></a><span style="color: #800000;">10 Verso de ce même fragment de feuille entière du n° 1</span></p>
<p>Pendant ce temps, la jeune république lettonne avait également émis ses premiers timbres, dès le 18 décembre 1918. Comme le papier manquait, les timbres furent imprimés au verso de vieilles cartes d’état-major allemandes. <strong><span style="color: #800000;">8, 9 et 10</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Imprimés au dos de vieilles cartes</span></strong></p>
<p>Les timbres allaient suivre fidèlement les événements qui se succédaient à un rythme rapide :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1116.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8590" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1116.jpg" alt="Pay baltes" width="162" height="191" /></a><span style="color: #800000;">11 1919, Libération de Riga.</span></p>
<p>Le 15 juin 1919, la libération de Riga fut fêtée par trois timbres. <strong><span style="color: #800000;">11</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1213.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8591" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1213-239x300.jpg" alt="Pay baltes" width="239" height="300" /></a><span style="color: #800000;">12 1919-1920, Premier anniversaire de la proclamation<br />
de l’indépendance de la Lettonie.</span></p>
<p>Entre le 18 novembre 1919 et le 22 janvier 1920, quatre timbres furent émis pour commémorer le premier anniversaire de la déclaration d’indépendance. <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1315.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8592" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1315.jpg" alt="Pay baltes" width="207" height="285" /></a><span style="color: #800000;">13 1919-1920,Libération de Courlande et de Zemgale.</span></p>
<p>Entre le 16 décembre 1919 et le 5 janvier 1920, quatre timbres furent émis pour célébrer la libération de la Courlande et de la Zemgale, après la défaite des troupes de Bermondt-Avalov. <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1415.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8593" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1415-300x77.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="77" /></a><span style="color: #800000;">14 1920, recto et verso &#8211; Réunion des provinces lettonnes.</span></p>
<p>En mars 1920, la Lettonie fêtait la réunion de ses quatre provinces, après la libération de la Latgale. Toujours par manque de papier, ces timbres furent imprimés au verso de planches de billets de banque périmés. <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1516.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8594" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1516-300x290.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="290" /></a><span style="color: #800000;">15 1920, recto et verso &#8211; Timbres pour la Croix-Rouge.</span></p>
<p>Toujours suite à la pénurie de papier, les timbres pour la Croix-Rouge de 1920 furent également imprimés au verso de planches de billets de banque périmés. <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1615.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8595" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1615.jpg" alt="Pay baltes" width="298" height="215" /></a><span style="color: #800000;">16 1919: timbres locaux de Smiltene.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1712.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8596" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1712-300x187.jpg" alt="Pay baltes" width="300" height="187" /></a><span style="color: #800000;">17 1919: timbres locaux d’Eleja.</span></p>
<p>Des timbres locaux eurent cours pendant cette période de troubles et d’incertitudes : d’abord à Smiltene fin mai 1919, ensuite à Eleja en octobre 1919. Il y a cependant des doutes en ce qui concerne le véritable emploi postal de ces derniers (une surcharge sur des timbres fiscaux). On souçonne un accord entre le maître des postes local et un marchand de timbres… <strong><span style="color: #800000;">16 et 17</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/189.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8597" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/189.jpg" alt="Pay baltes" width="177" height="214" /></a><span style="color: #800000;">18 1920, Réouverture du parlement à Riga, en mai 1920.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/198.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8598" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/198.jpg" alt="Pay baltes" width="186" height="233" /></a><span style="color: #800000;">19 2009, Réouverture du parlement à Riga, en mai 1920.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après avoir refoulé les occupants russes et allemands et avoir réuni les provinces lettonnes, le pays pouvait enfin commencer à s’organiser<strong><span style="color: #800000;"> 18 et 19</span></strong>. La paix fut conclue avec l’Allemagne (15 juillet 1920) et avec la Russie (11 août 1920), et les grandes puissances reconnurent le 26 janvier 1921 l’existence de la Lettonie comme république indépendante.</p>
<p>Le 22 septembre 1921, la Lettonie entrait dans la Société des Nations.</p>
<p>Le 15 février 1922, une constitution démocratique fut votée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>L’âge d’or de la Grande Bulgarie médiévale</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/05/30/lage-dor-de-la-grande-bulgarie-medievale/</link>
		<comments>https://timbresmag.fr/2016/05/30/lage-dor-de-la-grande-bulgarie-medievale/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 May 2016 15:10:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bulgarie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Un premier grand royaume bulgare fut fondé en 632 sur les côtes du nord de la Mer Noire par le khan Koubrat. Cet Etat était reconnu par l’empereur byzantin Heraclius Ier, et la paix fut respectée entre la “Grande Bulgarie” et Byzance jusqu’à la mort des deux souverains. C’est le début d’un âge d’or qui<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/30/lage-dor-de-la-grande-bulgarie-medievale/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Un premier grand royaume bulgare fut fondé en 632 sur les côtes du nord de la Mer Noire par le khan Koubrat. Cet Etat était reconnu par l’empereur byzantin Heraclius I<sup>er</sup>, et la paix fut respectée entre la “Grande Bulgarie” et Byzance jusqu’à la mort des deux souverains.<br />
C’est le début d’un âge d’or qui vit l’expansion du royaume bulgare sur la quasi-totalité des Balkans au règne glorieux de Siméon I<sup>er</sup> au X<sup>e</sup> siècle.</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0112.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8413" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0112-300x115.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="115" /></a><span style="color: #800000;">1 Koubrat</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0212.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8414" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0212-300x66.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="66" /></a><span style="color: #800000;">2 Asparoukh</span></p>
<p>Koubrat <strong><span style="color: #800000;">1</span> </strong>avait cinq fils, dont le troisième, Asparoukh <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>, allait jouer un grand rôle dans l’histoire de la Bulgarie : il s’installa avec son peuple dans la région du delta du Danube. Il s’y allia aux Slaves et fonda en 681 le premier royaume bulgare dans les Balkans.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0312.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8415" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0312.jpg" alt="Bulgarie" width="184" height="243" /></a><span style="color: #800000;">3 La cavalerie d’Asparoukh</span></p>
<p>Asparoukh parvint en 680 à infliger une défaite à l’empereur de Byzance Constantin IV, grâce à sa cavalerie très bien entraînée <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>, et Byzance fut obligée de reconnaître le nouvel Etat bulgare.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0412.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8416" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0412.jpg" alt="Bulgarie" width="286" height="227" /></a><span style="color: #800000;">4 Tervel</span></p>
<p>Asparoukh mourut vers 700, et son fils Tervel<strong><span style="color: #800000;"> 4</span></strong> lui succéda de 700 à 721. Tout comme Charles Martel à Poitiers en 732, Tervel parvint en 717 à éviter la menace arabe en se joignant à l’empereur byzantin pour repousser les Arabes qui assiégeaient Byzance.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0510.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8417" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0510-300x143.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="143" /></a><span style="color: #800000;">5 Le chevalier de Madara</span></p>
<p>A Madara, près de Pliska, on peut voir l’image d’un cavalier, sculptée dans un rocher à hauteur de 23 mètres. Il est accompagné de son chien et il enfonce sa pique dans le corps d’un lion abattu. Cette gigantesque sculpture <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong> date probablement du temps de Tervel.</p>
<p>Après Tervel vinrent quelques khans de moindre importance (721–803). Cette période se caractérise par une suite incessante de conflits armés avec Byzance, entrecoupée de quelques trêves et quelques rares périodes de paix.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0612.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8418" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0612.jpg" alt="Bulgarie" width="187" height="250" /></a><span style="color: #800000;">6 Kroum</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0713.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8419" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0713.jpg" alt="Bulgarie" width="252" height="185" /></a><span style="color: #800000;">7 Bataille de Virbitsa</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0812.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8420" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0812-300x228.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="228" /></a><span style="color: #800000;">8 L’attaque de la Bulgarie par Nicéphore &#8211; kroum fête sa victoire de 811</span><br />
<span style="color: #800000;">Retraite des Byzantins après la bataille de 811 &#8211; La victoire de Kroum contre Byzance en 811</span></p>
<p>Il faut attendre l’avènement du khan Kroum <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong> en 803 pour voir une renaissance de la puissance bulgare : Kroum agrandit et renforce l’Etat bulgare qui devient la troisième force en Europe, après Byzance et l’empire des Francs. Il écrase l’armée de Byzance à Virbitsa en 811 <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong> et il fait décapiter l’empereur Nicéphore<strong><span style="color: #800000;"> 8</span></strong>, dont il fait argenter le crâne pour s’en servir comme coupe à vin. La ville de Byzance même n’échappe que de justesse à la conquête bulgare, grâce à la mort de Kroum en 813.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">De Budapest aux portes de Byzance</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0912.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8421" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0912.jpg" alt="Bulgarie" width="291" height="200" /></a><span style="color: #800000;">9 Kroum et Omourtag</span></p>
<p>Son successeur est son fils Omourtag <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>, qui règne jusqu’en 831. Dans une position de force très favorable par rapport à Byzance, il impose en 816 un dur traité de paix à l’empereur. Il reconstruit entièrement sa capitale Pliska. Pendant son règne, l’Etat bulgare couvre un immense territoire : de Budapest aux portes de Byzance, englobant toute la moitié occidentale de la Mer Noire.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1012.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8422" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1012-300x82.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="82" /></a><span style="color: #800000;">10 Boris 1er</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1113.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8423" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1113-300x80.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="80" /></a><span style="color: #800000;">11 Baptème de Boris 1er en 863</span></p>
<p>Les successeurs d’Omourtag sont païens comme lui et persécutent les chrétiens, jusqu’à l’avènement de Boris Ier <strong><span style="color: #800000;">10</span> </strong>en 852. Isolé entre deux mondes chrétiens, la Germanie et Byzance, ce dernier comprend que seule une conversion à la religion chrétienne lui permettra d’échapper à l’isolement. En 863, il se fait baptiser <strong><span style="color: #800000;">11</span> </strong>par le patriarcat de Constantinople et la christianisation en masse de la population bulgare est entreprise dès 864.</p>
<p>Cette christianisation efface les dernières différences entre les Bulgares et les Slaves, et la langue slave s’impose dans le royaume.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8424" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a2-300x107.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="107" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8425" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b2-300x173.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="173" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12e.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8428" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12e-300x180.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="180" /></a><span style="color: #800000;">12 Saints Cyrille et Méthode</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12c2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8438" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12c2-248x300.jpg" alt="Bulgarie" width="248" height="300" /></a><span style="color: #800000;">12 Saint Cyrille</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12f.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8437" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12f-185x300.jpg" alt="Bulgarie" width="185" height="300" /></a><span style="color: #800000;">12 Saint Méthode</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12d.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8427" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12d-258x300.jpg" alt="Bulgarie" width="258" height="300" /></a><span style="color: #800000;">12 1150e anniversaire de l’arrivée de Saint Cyrille et Saint Méthode</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1311.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8429" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1311-292x300.jpg" alt="Bulgarie" width="292" height="300" /></a><span style="color: #800000;">13 1100e anniversaire de l’introduction de l’écriture cyrillique<br />
en Bulgarie. Roi Boris Ier &amp; Simon 1er.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13b1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8430" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13b1-300x64.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="64" /></a><span style="color: #800000;">13 Millénaire de l’alphabet cyrillique. Saints Cyrille et Méthode</span></p>
<p>Mais les missionnaires byzantins venus en Bulgarie prêchent dans une langue inaccessible au peuple. Boris demande l’envoi de prédicateurs en langue slave, et deux frères <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong> sont mandatés pour évangéliser le pays : Constantin le Philosophe, qui prit plus tard le nom de Cyrille, et Méthode. Ensemble, ils ont déjà créé un alphabet slave <strong><span style="color: #800000;">13</span> </strong>(le “glagolithique”, qui, après quelques modifications, devint le “cyrillique”). Ils traduisent en slave les livres ecclésiastiques et forment de nombreux disciples.</p>
<p>Cyrille meurt en 869 à Rome, Méthode en 885. Ils sont reconnus comme “saints“ aussi bien par les catholiques que par les orthodoxes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1411.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8431" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1411-250x300.jpg" alt="Bulgarie" width="250" height="300" /></a><span style="color: #800000;">14 Clément d’Ohrid</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1512.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8432" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1512.jpg" alt="Bulgarie" width="176" height="246" /></a><span style="color: #800000;">15 Naoum de Preslav</span></p>
<p>Les disciples de Cyrille et Méthode continuent leur œuvre, et bientôt toutes les églises orthodoxes bulgares célèbrent leur liturgie en langue slave. Pliska et Ohrid devinrent deux grands centres culturels et religieux. Les principaux disciples étaient Clément d’Ohrid (Kliment) <strong><span style="color: #800000;">14</span> </strong>et Naoum de Preslav <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1611.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8433" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1611-300x116.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="116" /></a><span style="color: #800000;">16 Le sacre de Siméon 1er par son père Boris 1er</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/178.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8434" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/178.jpg" alt="Bulgarie" width="200" height="246" /></a><span style="color: #800000;">17 Le siècle d’or bulgare</span></p>
<p>Le plus grand souverain bulgare est un des fils de Boris, Siméon Ier, <strong><span style="color: #800000;">16</span> </strong>qui règne de 893 à 927. Il proclame le slavo-bulgare langue officielle du pays et fait de Preslav sa nouvelle capitale. Le règne de Siméon est le point culminant de l’histoire médiévale bulgare, le pays englobant alors pratiquement tous les Balkans <strong><span style="color: #800000;">17 </span>:</strong> la Bulgarie actuelle, la Serbie, la Bosnie, le Monténégro, la Macédoine, l’Albanie, et la Thrace. C’est un royaume puissant et un centre exceptionnel de la culture et de la littérature. On parle du siècle d’or bulgare.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8435" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a1-300x91.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="91" /></a><span style="color: #800000;">18 Siméon devant Byzance  &#8211; Victoire de Siméon en 917</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8436" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b1-300x100.jpg" alt="Bulgarie" width="300" height="100" /></a><span style="color: #800000;">18 Victoire de Siméon face à Byzance en 896</span></p>
<p>Siméon est un grand chef militaire et politique : il remporte de nombreuses victoires contre l’empereur de Byzance <strong><span style="color: #800000;">18</span> </strong>(894, 896, et surtout en 917, près de l’actuelle Akheloi). Bien que n’obtenant jamais le titre de “basileus”, il a été pendant de nombreuses années le véritable maître de Byzance. Son règne marque l’apogée du royaume bulgare, qui connaît un certain déclin par la suite.</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>

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		<title>La Hongrie royaume sans roi la régence de l’amiral Horthy (1920-1944)</title>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2016 13:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Hongrie]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Par un traité injuste –le Traité de Trianon de juin 1920– la Hongrie passe de 283 000 km2 à 93 000 km2 et de plus de 18 millions d’habitants à 8 millions. C’est l’amiral Miklós Horthy (1868-1957) qui sera régent de ce royaume sans souverain jusqu’en 1944, tout d’abord partisan de la neutralité puis poussé à l’alliance avec l’Allemagne<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/30/la-hongrie-royaume-sans-roi-la-regence-de-lamiral-horthy-1920-1944/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Par un traité injuste –le Traité de Trianon de juin 1920– la Hongrie passe de 283 000 km<sup>2</sup> à 93 000 km<sup>2</sup> et de plus de 18 millions d’habitants à 8 millions. C’est l’amiral Miklós Horthy (1868-1957) qui sera régent de ce royaume sans souverain jusqu’en 1944, tout d’abord partisan de la neutralité puis poussé à l’alliance avec l’Allemagne pour ensuite revenir vers les Alliés.</h4>
<p>Après le départ des Roumains et l’entrée de Horthy à Budapest en novembre 1919, une coalition gouverna la Hongrie, qui était encore toujours une république. Les Alliés étaient farouchement opposés à une restauration du roi Charles IV, et ce point de vue était partagé par la grande majorité du peuple hongrois. Charles IV essaya pourtant à deux reprises de rentrer au pays pour remonter sur le trône, en mars-avril 1921 et en octobre 1921, mais il fut chaque fois refoulé, et il finit ses jours en exil à Funchal en 1922.</p>
<p>Pendant ce temps, les Alliés s’étaient penchés sur le sort de la Hongrie à la conférence de la paix de Paris. Le résultat en était le traité de Trianon, signé le 4 juin 1920. Ce traité était catastrophique pour le pays : la Hongrie passa de 283.000 km<sup>2</sup> à 93.000 km<sup>2</sup> et de plus de 18 millions d’habitants à 8 millions.</p>
<p>Les trois pays grands bénéficiaires du traité étaient :<br />
&#8211; la Tchécoslovaquie, qui recevait au nord la Slovaquie et la Ruthénie.<br />
&#8211; la Roumanie, qui recevait à l’est la plus grande partie de la Transylvanie.<br />
&#8211; l’Etat des Slovènes, des Croates et des Serbes, la future Yougoslavie, qui recevait au sud la Croatie et une grande partie du Bánát.</p>
<p>Ce traité, d’une injustice flagrante, a fortement traumatisé la Hongrie. Il a pendant vingt ans déterminé la politique révisionniste du régime Horthy et entraîné l’opinion publique au nationalisme.</p>
<p>Jusqu’à la deuxième guerre mondiale, l’irrédentisme sera le dénominateur commun de la société hongroise, et la politique aura comme souci majeur l’obtention de la révision du traité.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0111.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8382" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0111-198x300.jpg" alt="01" width="198" height="300" /></a><span style="color: #800000;">1 Carte maximum de 1930 représentant Miklós Horthy,<br />
régent de Hongrie</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0211.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8383" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0211.jpg" alt="02" width="161" height="143" /></a><span style="color: #800000;">2 1930, n° 426 &#8211; Miklós Horthy.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0311.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8384" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0311.jpg" alt="03" width="171" height="236" /></a><span style="color: #800000;">3 1938, n° 506.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0411.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8385" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0411.jpg" alt="04" width="249" height="183" /></a><span style="color: #800000;">4 1941, n° 570.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/059.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8386" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/059.jpg" alt="05" width="256" height="185" /></a><span style="color: #800000;">5 1943, n° 636 (nouveau filigrane).<br />
Miklós Horthy, régent de Hongrie.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0611.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8387" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0611-300x70.jpg" alt="06" width="300" height="70" /></a><span style="color: #800000;">6 1940, nos 547/549. 20ème anniversaire de la régence de Horthy</span></p>
<p>Le premier souci du nouveau gouvernement était de donner une base solide aux nouvelles institutions. Dès le 1<sup>er</sup> mars 1920, l’assemblée nationale hongroise confirmait le rétablissement de la monarchie, mais, ne voulant en aucun cas le retour des Habsbourg, elle nomma l’amiral Miklós Horthy (1868-1957)<strong><span style="color: #800000;"> 1, 2, 3, 4, 5 et 6</span></strong> régent d’un “royaume sans roi”. Le 6 novembre 1921, une loi fut votée excluant définitivement les Habsbourg du trône, et Horthy allait rester régent de Hongrie jusqu’à la fin de 1944.</p>
<p>Horthy eut la chance de pouvoir compter pendant dix ans sur un excellent premier ministre, István Bethlen (1874-1946), chef du gouvernement hongrois d’unité nationale de 1921 à 1931. Bethlen parvint à donner une grande stabilité à la Hongrie après les années mouvementées de 1914 à 1920, et il redressa l’économie et les finances. Pour rendre le redressement monétaire efficace, il remplaça la couronne hongroise fortement dévaluée par une nouvelle monnaie, le pengö.</p>
<p>Il est étonnant que ce grand serviteur de l’Etat, qui fut finalement exécuté à Moscou en 1946, n’ait pas encore reçu l’honneur d’un timbre-poste en Hongrie!</p>
<p>La crise économique qui frappa le monde entier à partir de 1929 provoqua la chute de Bethlen. Son successeur le plus important fut Gyula Gömbös, premier ministre de 1932 à 1936.</p>
<p>Celui-ci, malgré la neutralité officielle de la Hongrie, effectua progressivement un virage à droite, cherchant auprès de Mussolini et de Hitler le soutien qu’il ne trouvait pas ailleurs, pour obtenir la révision du traité de Trianon.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Tout le drame de la Hongrie</span></strong></p>
<p>Ici se situe tout le drame de la Hongrie de Horthy : alors que Hitler essayait de se concilier la Hongrie dans le cadre de sa politique expansionniste, Horthy restait partisan de la neutralité et voulait seulement le soutien du fascisme et du nazisme pour obtenir les rectifications de frontières après le draconien traité de Trianon.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0712.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8388" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0712-300x273.jpg" alt="07" width="300" height="273" /></a><span style="color: #800000;">7a 1947, n° 867</span><br />
<span style="color: #800000;">7b 1955, n° 1181</span><br />
<span style="color: #800000;">7c 1980, n° 2725</span><br />
<span style="color: #800000;">7d 2005, n° 4059 Attila József</span></p>
<p>Pendant la régence de Horthy, la « pensée unique nationale-chrétienne » avait la faveur de l’Etat et de l’Eglise. Mais une fois de plus, de nombreux intellectuels, écrivains et poètes ruèrent dans les brancards et formèrent un courant appelé populiste, qui était animé par le souci d’attirer l’attention sur le problème social de la déplorable condition paysanne. Un des chefs de file de cette littérature d’opposition était le poète révolutionnaire et anarchiste Attila József (1905-1937).<strong><span style="color: #800000;"> 7a à 7d</span></strong></p>
<p>Après le décès de Gömbös en 1936, ses successeurs (Kálmán Darányi de 1936 à 1938 et Béla Imrédy de 1938 à 1939) continuèrent le glissement vers l’Allemagne, et l’on assista à l’adoption des premières lois antisémites. Les mouvements fascistes prenaient de l’ampleur, comme le mouvement des Croix Fléchées de Ferenc Szálasi.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0811.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8389" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0811-300x176.jpg" alt="08" width="300" height="176" /></a><span style="color: #800000;">8a et 8b 1938, nos 504/505. Retour des territoires du Nord.<br />
La surcharge “Hazatérés” signifie “retour au bercail”</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0911.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8390" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0911-300x260.jpg" alt="09" width="300" height="260" /></a><span style="color: #800000;">9 a à 9e 1939, nos 519/523. Premier anniversaire<br />
du retour des territoires du Nord.</span></p>
<p>Après les accords de Munich de fin septembre 1938, l’arbitrage germano-italien redonna le 2 novembre 1938 une partie des territoires du Nord à la Hongrie, au détriment de la Tchécoslovaquie, et au moment de la décomposition de la Tchécoslovaquie en mars 1939, la Hongrie put récupérer la Ruthénie. <strong><span style="color: #800000;">8a, 8b et 9a 9e</span></strong></p>
<p>Le 30 août 1940, l’arbitrage germano-italien permit à la Hongrie de récupérer une grande partie de la Transylvanie au détriment de la Roumanie, qui reçut d’autres compensations.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1011.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8391" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1011.jpg" alt="10" width="251" height="190" /></a><span style="color: #800000;">10 1940, n° 558. Retour de la Transylvanie.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1112.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8392" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1112-300x125.jpg" alt="11" width="300" height="125" /></a><span style="color: #800000;">11a à 11c 1940, nos 559/561. Retour de la Transylvanie</span></p>
<p>Cela n’était évidemment pas gratuit : Hitler demandait en contrepartie à la Hongrie une participation toujours plus active dans l’effort de guerre aux côtés de l’Allemagne. <strong><span style="color: #800000;">10 et 11a à 11c</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/129.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8393" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/129.jpg" alt="12" width="208" height="266" /></a><span style="color: #800000;">12 1991, n° 3322. Pál Teleki.</span></p>
<p>Hitler ayant en avril 1941 attaqué la Yougoslavie, il demanda un soutien militaire beaucoup plus efficace à la Hongrie. L’intègre et lucide Pál Teleki (1879-1941) <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong>, premier ministre depuis 1939, préféra se suicider le 3 avril 1941 plutôt que d’entériner la violation du pacte d’amitié qui existait entre la Hongrie et la Yougoslavie.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1310.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8394" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1310-300x185.jpg" alt="13" width="300" height="185" /></a><span style="color: #800000;">13a et 13b 1941, nos 568/569. Retour des territoires </span><br />
<span style="color: #800000;">du Sud (“Visszatér” signifie “le retour”).</span></p>
<p>Le successeur de Teleki, László Bárdossy, eut moins de scrupules : Il aligna sa politique sur celle de l’Allemagne nazie, et le 26 juin 1941, la Hongrie déclara la guerre aux Alliés. En contrepartie la Hongrie récupéra en avril 1941 un nouveau morceau de territoire au Sud, au détriment de la Yougoslavie.<strong><span style="color: #800000;"> 13a et 13b</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1410.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8395" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1410-300x126.jpg" alt="14" width="300" height="126" /></a><span style="color: #800000;">14a et 14b 1942, P.A. n° 57 1943, P.A. n° 57.<br />
Timbres de deuil pour István Horthy.</span></p>
<p>Les réticences de Horthy et de Miklós Kállay, le nouveau premier ministre de 1942 à 1944, étaient cependant grandes envers Hitler, mais la Hongrie était prise dans un engrenage fatal qui allait la conduire au désastre. Les réticences augmentèrent encore après les premiers échecs militaires de Hitler. Déjà en 1942, Horthy laissa son fils, le vice-régent István Horthy, prendre contact avec les Alliés, mais les Allemands eurent vent du double jeu hongrois. István Horthy périt le 20 août 1942 dans un accident d’avion, que l’on suppose avoir été un attentat organisé par les nazis. <strong><span style="color: #800000;">14a et 14b</span></strong></p>
<p>A partir de 1943, Horthy et Kállay cherchèrent de plus en plus l’ouverture vers les Alliés. Hitler, voulant mettre fin à cette attitude équivoque, laissa l’armée allemande occuper la Hongrie le 19 mars 1944.</p>
<p>Depuis lors, Horthy se tourna résolument contre Hitler, et demanda un armistice avec les Russes en octobre 1944. Hitler le destitua de toutes ses fonctions, et le fit arrêter le 15 octobre 1944.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1511.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8396" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1511.jpg" alt="15" width="235" height="178" /></a><span style="color: #800000;">15 1945, n° 676. Endre Kálmán Bajcsy-Zsilinszky.</span></p>
<p>Le fasciste Ferenc Szálasi, leader des “Croix Fléchées” prit – ou plutôt reçut – le pouvoir. Ce furent quelques mois d’une période extrêmement sombre pour la Hongrie : déportation massive des juifs hongrois, représailles, et terreur. Une des victimes les plus marquantes de cette terreur fut Endre Kálmán Bajcsy-Zsilinszky (1866-1944), un des principaux leaders anti-nazis. <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1610.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8397" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1610-300x216.jpg" alt="16" width="300" height="216" /></a><span style="color: #800000;"> 2003, n° 3876. A la mémoire des soldats<br />
hongrois pendant l’hiver 1942-1943</span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;"><span style="color: #003366;"><strong>Une très forte inflation</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca01a.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8401" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca01a.jpg" alt="Enca01a" width="136" height="161" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8400" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca01.jpg" alt="Enca01" width="139" height="164" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca01b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8402" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca01b.jpg" alt="Enca01b" width="207" height="138" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8403" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca02.jpg" alt="Enca02" width="203" height="141" /></a><strong><span style="color: #003366;">1920-1923 : l’amiral Horthy ayant été nommé régent du royaume<br />
(une royauté officielle, mais qui resta toujours sans souverain), une nouvelle série fut émise portant<br />
la légende MAGYAR KIR. POSTA (poste royale hongroise)<br />
puisque la république avait été abolie et la royauté rétablie !</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8404" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca03.jpg" alt="Enca03" width="138" height="164" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca03a.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8405" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca03a.jpg" alt="Enca03a" width="138" height="164" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca03b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8406" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca03b-300x208.jpg" alt="Enca03b" width="300" height="208" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8407" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca04.jpg" alt="Enca04" width="204" height="144" /></a><strong><span style="color: #003366;">1923-1924 : l’inflation étant galopante, il fallut se résoudre à émettre<br />
une nouvelle série avec des valeurs faciales plus élevées.</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca06a.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8410" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca06a.jpg" alt="Enca06a" width="136" height="161" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8408" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca05.jpg" alt="Enca05" width="141" height="164" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8409" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/Enca06.jpg" alt="Enca06" width="202" height="139" /></a><strong><span style="color: #003366;">1924: la très forte inflation nécessita une ultime série, avec des valeurs faciales<br />
encore plus élevées. En même temps, un nouveau filigrane fut introduit.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>La » Generación » del 98</title>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2016 13:07:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Pays A-F]]></category>

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		<description><![CDATA[Le renouveau culturel au tournant du XXe siècle Cette période, qui fut particulièrement féconde pour la littérature espagnole, a souvent été appelée, en analogie avec le siècle d’or, le « siècle d’argent», commencé en 1898 et achevé avec le déclenchement de la Guerre Civile en 1936. La première de ces dates marque la perte par l’Espagne<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/30/la-generacion%e2%80%af-del-98/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le renouveau culturel au tournant du XX<sup>e</sup> siècle</h3>
<h4>Cette période, qui fut particulièrement féconde pour la littérature espagnole, a souvent été appelée, en analogie avec le siècle d’or, le « siècle d’argent», commencé en 1898 et achevé avec le déclenchement de la Guerre Civile en 1936. La première de ces dates marque la perte par l’Espagne de ses dernières colonies, et, en général, la conclusion d’une période de déclin qui avait commencé au XVII<sup>e</sup> siècle. Un groupe d’écrivains réagit en essayant de trouver des remèdes pour la régénération de l’Espagne.</h4>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;">Ci-dessus La Casa Batlló est un édifice moderniste conçu par l’architecte<br />
Antoni Gaudí, chef de file de ce mouvement, de 1904 à 1906.<br />
Il est situé dans l’Illa de la Discòrdia, au 43 Passeig de Gràcia à Barcelone.</span></p>
<p>Ils devinrent connus sous le nom de la Génération de 98 et on comptait parmi eux plusieurs grands noms de la littérature. Leur activité n’était cependant pas limitée à la littérature, mais étendue aux domaines de la science, de la médecine, de l’histoire et des essais.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0110.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8350" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0110.jpg" alt="01" width="255" height="185" /></a><span style="color: #800000;">1 La « Generación del 98 » de gauche à droite : Miguel de Unamuno,<br />
Pío Baroja, Ramiro de Maeztu, Azorín, Ramón del Valle-Inclán<br />
et Antonio Machado</span></p>
<p>La « Generación del 98 » est un groupe d’écrivains <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>, d’essayistes et de poètes espagnols, qui étaient profondément affectés par la crise morale, politique et sociale engendrée par la perte de Cuba, de Puerto Rico et des Philippines en 1898.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0210.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8351" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0210.jpg" alt="02" width="186" height="211" /></a><span style="color: #800000;">2 (1866-1943)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0310.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8352" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0310.jpg" alt="03" width="182" height="257" /></a><span style="color: #800000;">3 (1873-1967)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0410.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8353" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0410.jpg" alt="04" width="254" height="161" /></a><span style="color: #800000;">4 (1872-1956)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/058.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8354" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/058.jpg" alt="05" width="182" height="209" /></a><span style="color: #800000;">5 (1866-1954), Prix Nobel de littérature en 1922</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0610.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8355" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0610.jpg" alt="06" width="186" height="212" /></a><span style="color: #800000;">6 (1870-1905)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0711.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8356" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0711.jpg" alt="07" width="256" height="188" /></a><span style="color: #800000;">7 (1865-1898)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0810.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8357" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0810.jpg" alt="08" width="135" height="163" /></a><span style="color: #800000;">8 (1867-1928)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0910.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8358" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0910.jpg" alt="09" width="256" height="158" /></a><span style="color: #800000;">9 (1875-1939)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8359" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1010.jpg" alt="10" width="181" height="255" /></a><span style="color: #800000;">10 (1869-1968)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1111.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8360" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1111.jpg" alt="11" width="187" height="214" /></a><span style="color: #800000;">11 (1864-1936)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/128.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8361" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/128.jpg" alt="12" width="183" height="213" /></a><span style="color: #800000;">12 (1866-1936)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/139.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8362" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/139.jpg" alt="13" width="184" height="259" /></a><span style="color: #800000;">13 (1877-1936)</span></p>
<p>Tous les membres du groupe sont nés entre 1857 et 1875. Bien qu’eux-mêmes ne se soient jamais définis comme formant un groupement homogène, on considère que les écrivains suivants ont suffisamment en commun pour les considérer comme faisant partie de la «Generación del 98»: Carlos Arniches <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>, Azorín <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>, Pío Baroja <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>, Jacinto Benavente <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>, José María Gabriel y Galán <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>, Ángel Ganivet <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong>, Vicente Blasco Ibáñez <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>, Antonio &amp; Manuel Machado <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>, Ramiro de Maeztu, Manuel Gómez Moreno, Miguel Asín Palacios, Serafín &amp; Joaquín Álvarez Quintero, Ramón Menéndez Pidal <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>, Miguel de Unamuno <strong><span style="color: #800000;">11</span></strong>, Ramón del Valle-Inclán <strong><span style="color: #800000;">12</span> </strong>et Francisco Villaespesa <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong>. Ils se retrouvaient en plusieurs «tertulias» (clubs, assemblées) dans les grands cafés de Madrid.</p>
<p>Quelques membres de cette génération atteignirent un rang universel, comme c’est le cas du Basque Miguel de Unamuno, qui, dans son « <em>Sentimientos Tragico de la vida</em> », anticipe les réflexions et les thèmes basiques de l’existentialisme. Un autre Basque, Pio Baroja, le grand écrivain de romans réalistes, narre avec tant de simplicité, de naturel et de dynamisme qu’il n’est pas surprenant qu’Hemingway le nomme son maître. Le Valencien Azorin, chantait avec une sensibilité impressionniste la sereine Castille et ses habitants, la « beauté ordinaire ». Le Galicien Ramón Maria del Valle Inclan offrit la musique à la prose espagnole, venant premièrement d’un esthétisme moderne, puis d’un expressionnisme espagnol connu sous le nom de « esperento ». L’Andaloucien Antonio Machado inventa la poésie espagnole contemporaine en fusionnant la réflexion sérieuse, la profonde méditation temporelle et le motif civique avec le symbolisme. Le long de ses mêmes lignes sentimentales naquit la poésie du lauréat du Prix Nobel Juan Ramòn Jimenez, qui évolua avec le temps, conduit par son perfectionnisme envers un lyrisme plus profond, abstrait et culturel.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La «régénération» pour mission</span></strong></p>
<p>Ils étaient adeptes du réalisme, et allaient dans leur style jusqu’à l’impressionnisme. Admirateurs de Schopenhauer et de Nietzsche, leur philosophie était pessimiste, et parfois nihiliste. Ils faisaient une nette distinction entre l’Espagne officielle, dont la façade hypocrite cachait une autre Espagne, réelle, pauvre et misérable. De tendance très critique et plutôt gauchissante, ils se donnaient pour mission le «Regeneracionismo», c’est-à-dire la régénérescence culturelle du peuple espagnol.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/149.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8363" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/149.jpg" alt="14" width="181" height="259" /></a><span style="color: #800000;">14 Autoportrait</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1510.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8364" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1510.jpg" alt="15" width="248" height="177" /></a><span style="color: #800000;">15 Vue de ségovie</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/169.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8365" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/169.jpg" alt="16" width="160" height="182" /></a><span style="color: #800000;">16</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/177.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8366" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/177.jpg" alt="17" width="182" height="213" /></a><span style="color: #800000;">17</span></p>
<p>L’état d’esprit qui animait la « Generación del 98 » se retrouve également dans la peinture et dans la musique. En peinture, il s’agissait surtout d’Ignacio Zuloaga (1870-1945)<strong><span style="color: #800000;"> 14, 15</span> </strong>et de Ricardo Baroja (1871-1953), en musique d’Isaac Albéniz (1860-1909)<strong><span style="color: #800000;"> 16</span> </strong>et d’Enrique Granados (1867-1916)<strong><span style="color: #800000;"> 17</span></strong>.</p>
<p>En architecture, ce fut la période du style moderniste, ou éclectique : c’est une tendance en architecture qui consiste à mêler des éléments empruntés à différents styles ou époques de l’histoire de l’art et de l’architecture. C’est surtout à Barcelone que cet art s’est développé.</p>
<p>Les plus importants représentants de l’architecture moderniste sont presque tous catalans :</p>
<p>– Josep Puig i Cadafalch (1867-1956), qui fut l’architecte principal de l’exposition universelle de Barcelone de 1929.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/186.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8367" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/186-300x203.jpg" alt="18" width="300" height="203" /></a><span style="color: #800000;">18</span></p>
<p>– Lluís Domènech i Montaner (1850-1923) , dont les œuvres principales sont à Barcelone l’hôpital de Sant Pau et le palais de la musique catalane <strong><span style="color: #800000;">18</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/196.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8368" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/196.jpg" alt="19" width="257" height="161" /></a><span style="color: #800000;">19</span></p>
<p>Hors de Catalogne, il y eut Antonio Palacios Ramilo (1874-1945) <strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>, surtout connu pour le Palacio de Comunicaciones de Madrid.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/206.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8369" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/206.jpg" alt="20" width="258" height="164" /></a><span style="color: #800000;">20</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/215.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8370" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/215.jpg" alt="21" width="159" height="256" /></a><span style="color: #800000;">21</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/224.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8371" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/224.jpg" alt="22" width="177" height="246" /></a><span style="color: #800000;">22</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/234.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8372" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/234.jpg" alt="23" width="179" height="256" /></a><span style="color: #800000;">23</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/246.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8373" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/246.jpg" alt="24" width="183" height="257" /></a><span style="color: #800000;">24</span></p>
<p>Et bien sûr, l’inimitable Antoni Gaudí (1852-1926) <strong><span style="color: #800000;">20</span></strong>, qui a atteint le sommet de l’art moderniste. Il employa des éléments de tous les styles, pour faire cohabiter architecture et ornementation. Ses œuvres majeures se trouvent à Barcelona : l’église de la Sagrada Familia<strong><span style="color: #800000;"> 21, 22</span></strong>, lla Casa Vicens <strong><span style="color: #800000;">23</span></strong>, la Casa Milà, la Casa Batlló <strong><span style="color: #800000;">24</span></strong>, le palais et le parc Güell.</p>
<p>Sur le point purement intellectuel, deux hommes ont marqué cette époque :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/255.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8374" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/255.jpg" alt="25" width="151" height="213" /></a><span style="color: #800000;">25</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/265.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8375" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/265.jpg" alt="26" width="138" height="162" /></a><span style="color: #800000;">26</span></p>
<p>Il y d’abord Francisco Giner de los Ríos (1839-1915) <strong><span style="color: #800000;">25</span></strong>. Philosophe et pédagogue, il a été le fondateur de <em>l’Institución Libre de Enseñanza. </em>Professeur de philosophie et de droit à l’université de Madrid, il voulait un enseignement libre avec pour but la création d’hommes utiles à la société, capables de concevoir un idéal. Il fut secondé par Gumersindo de Azcaráte (1840–1917) <strong><span style="color: #800000;">26</span></strong>, qui fut avec Giner de los Ríos le grand partisan du krausisme dans l’enseignement. Le krausisme essayait de concilier la pensée libérale et la religion dans un « rationalisme harmonieux ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/275.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8376" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/275.jpg" alt="27" width="133" height="158" /></a><span style="color: #800000;">27</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/284.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8377" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/284.jpg" alt="28" width="255" height="184" /></a><span style="color: #800000;">28</span></p>
<p>Ensuite, un personnage qui a marqué son époque par ses idées : Joaquín Costa (1846–1911) <strong><span style="color: #800000;">27 et 28</span></strong>. Homme politique, juriste, économiste et historien, il réorganisa la justice et le notariat en Espagne. Promoteur d’une réforme agraire très sociale, il fut le représentant le plus marquant du mouvement intellectuel connu sous le nom de « Regeneracionismo ». Il essaya de persuader les politiciens d’effectuer de grands travaux hydrauliques, afin d’améliorer l’irrigation des terres arides et peu rentables.</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>L’Estado Novo</title>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2016 09:22:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Pays P-Z]]></category>
		<category><![CDATA[Portugal]]></category>

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		<description><![CDATA[La première république portugaise fut suivie par une dictature militaire, la “Ditadura Nacional“, de 1926 à 1933. C’est le général Manuel Gomez da Costa qui, le 28 mai 1926, prit le pouvoir, investissant Lisbonne et mettant fin aux activités politiques normales. Sous le joug autoritaire de Salazar le pays dut attendre 1974 et la révolution des<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/30/lestado-novo/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>La première république portugaise fut suivie par une dictature militaire, la “Ditadura Nacional“, de 1926 à 1933. C’est le général Manuel Gomez da Costa qui, le 28 mai 1926, prit le pouvoir, investissant Lisbonne et mettant fin aux activités politiques normales. Sous le joug autoritaire de Salazar le pays dut attendre 1974 et la révolution des Œillets pour que soit restaurée la démocratie.<br />
Les timbres témoignent.</h4>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/019.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8319" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/019.jpg" alt="Portugal Volume II" width="197" height="198" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/029.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8320" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/029.jpg" alt="Portugal Volume II" width="171" height="195" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/039.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8321" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/039.jpg" alt="Portugal Volume II" width="285" height="242" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/049.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8322" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/049-207x300.jpg" alt="Portugal Volume II" width="207" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/057.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8323" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/057.jpg" alt="Portugal Volume II" width="175" height="199" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/069.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8324" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/069.jpg" alt="Portugal Volume II" width="178" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0710.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8325" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0710.jpg" alt="Portugal Volume II" width="178" height="201" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/089.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8326" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/089.jpg" alt="Portugal Volume II" width="171" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/099.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8327" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/099.jpg" alt="Portugal Volume II" width="172" height="199" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/109.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8328" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/109.jpg" alt="Portugal Volume II" width="168" height="194" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1110.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8329" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1110.jpg" alt="Portugal Volume II" width="170" height="196" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p>Après une lutte à l’intérieur même de l’armée, Manuel Gomes da Costa fut écarté dès le 9 juillet 1926 et remplacé par le général António Óscar Carmona, (1869–1951), l’homme fort de la “Ditadura Nacional “de 1926 à 1933 <strong><span style="color: #800000;">1 à 11</span></strong>. Chef du gouvernement dès le 9 juillet 1926 et jusqu’en 1928, il fut nommé président provisoire la même année 1926. Il fut officiellement élu à la présidence en 1928, et garda ce titre jusqu’à sa mort en 1951, bien que dès 1933, la présidence était plutôt une fonction honorifique, le véritable pouvoir étant concentré entre les mains de Salazar.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/127.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8330" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/127.jpg" alt="Portugal Volume II" width="183" height="219" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/138.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8331" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/138.jpg" alt="Portugal Volume II" width="177" height="202" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/148.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8332" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/148.jpg" alt="Portugal Volume II" width="175" height="227" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/159.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8333" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/159.jpg" alt="Portugal Volume II" width="178" height="221" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/168.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8334" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/168.jpg" alt="Portugal Volume II" width="176" height="205" /></a><span style="color: #800000;"><strong>16</strong></span></p>
<p>Après la mort de Carmona, Salazar lui–même assuma la présidence pendant quelques semaines, avant de céder la place à Francisco Craveiro Lopes, qui, tint cette charge de 1951 à 1958. Américo Tomás lui succéda en 1958.<strong><span style="color: #800000;"> 12 à 16</span></strong></p>
<p>Américo Tomás (parfois écrit Thomaz) est né à Lisbonne en 1894. Ministre de la marine en 1944, il fut élu président de la république en 1958, et réélu en 1965 et 1972, chaque fois lors d’élections plus que douteuses.</p>
<p>Pendant cette période, le Portugal était dirigé par le régime autoritaire de Salazar et le président de la république n’avait qu’un rôle de figuration. Tomás n’utilisa qu’une seule fois ses prérogatives présidentielles : pour démettre Salazar quand, en septembre 1968, suite à un accident vasculaire cérébral, il fut dans l’incapacité de gouverner. Tomás nomma Marcello Caetano comme premier ministre en remplacement de Salazar. Il prit alors un rôle beaucoup plus actif dans le gouvernement et devint le point de ralliement des durs du régime qui trouvaient que même les réformes cosmétiques de Caetano allaient trop loin.</p>
<p>Quand la Révolution des œillets déposa Caetano le 25 avril 1974, Tomás fut également renversé et envoyé en exil au Brésil jusqu’en 1980 où il revint au Portugal. Il mourut à Cascais en 1987.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Le régne de Salazar</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/176.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8335" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/176.jpg" alt="Portugal Volume II" width="248" height="286" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/185.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8336" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/185-234x300.jpg" alt="Portugal Volume II" width="234" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>18</strong></span></p>
<p>L’homme fort du Portugal, de 1928 à 1970, était António de Oliveira Salazar, né en 1889<strong><span style="color: #800000;"> 17 et 18</span></strong>. Il fit d’abord ses études au séminaire, mais renonça à entrer dans les ordres pour s’orienter vers le droit. Il commença sa carrière comme professeur d’économie politique à l’université de Coimbra en 1916.</p>
<p>En 1926, une dictature militaire ayant mis fin au régime républicain, le pays connaissait une crise économique et financière sans précédent. Le nouvel homme fort du régime, le général Carmona, proposa déjà en 1926 à Salazar le poste de ministre des Finances, mais Salazar déclina l’invitation, ne recevant pas les pleins pouvoirs pour opérer une politique de redressement.</p>
<p>En 1928, la situation étant devenue catastrophique, Carmona dut accepter les conditions de Salazar, qui devint ministre des Finances avec pleins pouvoirs en matière budgétaire.</p>
<p>Salazar réussit l’exploit de procéder à un redressement économique spectaculaire : rétablissement de l’équilibre budgétaire et stabilisation de la monnaie, l’escudo.</p>
<p>Devenu indispensable, le président Carmona le nomma en 1932 premier ministre, tout en conservant le portefeuille des Finances. Salazar allait rester premier ministre jusqu’en 1968 !</p>
<p>Consolidant le régime autoritaire, il présenta en 1933 une nouvelle constitution, qui devait mettre fin à la dictature militaire et introduire l’Etat Nouveau, en portugais l’Estado Novo.</p>
<p>Cet Etat Nouveau était un régime politique nationaliste, proche de l’idéologie fasciste de Mussolini mais moins totalitaire et moins basé sur le culte de la personnalité. L’État Nouveau est surtout fondé sur le catholicisme et l’anti-communisme.</p>
<p>Les syndicats et la presse indépendante furent abolis ainsi que toute opposition politique, dissidence ou autre institution hostile. Il créa le parti unique, l’Union Nationale, sur lequel il s’appuyait et il favorisa l’église catholique et les corporations pour prendre le contrôle de la société portugaise. En économie, Salazar imposa, surtout à partir de 1933, un régime corporatiste.</p>
<p>Durant la guerre civile d’Espagne, il accorda son soutien à Franco. Malgré ses sympathies très poussées à droite, il parvint à maintenir le Portugal dans la neutralité pendant la Deuxième Guerre mondiale. D’un côté, il fit mettre les drapeaux en berne à l’annonce de la mort d’Hitler, mais d’un autre côté, il accepta la venue de plus de 100 000 Juifs au Portugal, qui échappèrent ainsi à l’holocauste. Il permit aussi aux Alliés d’installer une base militaire aux Açores. Il cumulait à cette époque les portefeuilles de premier ministre, des Finances, de la Guerre et des Affaires étrangères !</p>
<p>En 1949, le Portugal intégrait l’OTAN. Défenseur d’une politique colonialiste, alors que le reste des nations européennes décolonisait progressivement, il s’opposa à toutes les tendances d’autodétermination des colonies portugaises, et il mena une guerre coloniale coûteuse et impopulaire pour garder la mainmise du Portugal sur ses colonies, en premier lieu l’Angola et le Mozambique. Cette guerre ne s’achèvera qu’en 1974, avec la révolution du 25 avril.</p>
<p>L’isolement international que cette politique engendra, provoqua une période de récession économique et culturelle du Portugal, à partir de 1958.</p>
<p>En 1968, il dut renoncer au pouvoir en raison d’une hémorragie cérébrale. Très diminué, il fut remplacé par Marcello Caetano, bien que Salazar, ayant été nommé premier ministre à vie, continuât à être nominalement à la tête du pays. Il mourut en 1970. En 2007, il fut élu à une écrasante majorité «Plus Grand Portugais de tous les temps».</p>
<p>Marcello Caetano (1906–1980) était un professeur de droit qui avait fait sa carrière à l’ombre de Salazar. Promu à la tête du gouvernement en 1968, il n’avait pas l’envergure de son prédécesseur pour museler l’opposition, qui devenait de plus en plus remuante suite à l’affaiblissement et l’isolement international du Portugal engendrés par la ruineuse politique colonialiste de Salazar. Il fut renversé par la révolution des œillets, le 25 avril 1974, et dut s’enfuir au Brésil où il mourut en 1980.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">25 avril 1974 : La révolution des œillets</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/195.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8337" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/195-300x207.jpg" alt="Portugal Volume II" width="300" height="207" /></a><span style="color: #800000;"><strong>19</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/205.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8338" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/205.jpg" alt="Portugal Volume II" width="258" height="240" /></a><span style="color: #800000;"><strong>20</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/214.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8339" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/214.jpg" alt="Portugal Volume II" width="237" height="240" /></a><span style="color: #800000;"><strong>21</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/223.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8340" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/223.jpg" alt="Portugal Volume II" width="239" height="227" /></a><span style="color: #800000;"><strong>22</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/233.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8341" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/233.jpg" alt="Portugal Volume II" width="257" height="201" /></a><span style="color: #800000;"><strong>23</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/245.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8342" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/245.jpg" alt="Portugal Volume II" width="299" height="214" /></a><span style="color: #800000;"><strong>24</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/254.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8343" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/254.jpg" alt="Portugal Volume II" width="277" height="207" /></a><span style="color: #800000;"><strong>25</strong></span></p>
<p>L’histoire du Portugal moderne commence le 25 avril 1974, avec la révolution des œillets. <strong><span style="color: #800000;">19 à 25</span></strong></p>
<p>Cette révolution a entraîné la chute de la dictature salazariste, qui dominait le Portugal depuis 1933. La fin de ce qui était appelé “l’Estado Novo“ a permis aux dernières colonies portugaises de prendre leur indépendance.</p>
<p>Le régime vieillissant de Salazar, suivi de Caetano, paraissait ankylosé dans un monde en pleine mutation culturelle et intellectuelle. Les révoltes des colonies africaines forçaient le régime à investir de plus en plus d’énergie dans une vaine guerre de pacification visant à garder la mainmise du Portugal sur les restes de son empire colonial.</p>
<p>L’armée se rendait compte de l’impasse où le pays était engagé, et dans son milieu naquit au début des années 1970 le M.F.A. (Movimento das Forças Armadas), dont le but était l’arrêt immédiat des guerres coloniales. Son chef était le capitaine Otelo Saraiva de Carvalho.</p>
<p>En février 1974, le général António Spínola, qui était très favorable au M.F.A., fut limogé. Ce fut la goutte qui fit déborder le vase, et le 25 avril 1974, les forces de ce mouvement s’emparèrent des points stratégiques. La foule suivit le mouvement, et le soir même, la révolution triomphait partout. Il n’y eut au total que six morts parmi les rares membres de la police politique PIDE qui tentèrent de résister.</p>
<p>Le nom de Révolution des œillets vient du fait que les soldats de Lisbonne mettaient un œillet, reçu au marché aux fleurs, dans le canon de leur fusil.</p>
<p>Le lendemain, le général António Spínola annonça la formation d’une junte de salut national, ayant pour but la remise du pouvoir aux civils et l’instauration de la politique des trois «D»: démocratiser, décoloniser et développer.</p>
<p>Les dirigeants des partis politiques en exil purent dès lors rentrer triomphalement au Portugal : le socialiste Mário Soares le 29 avril et le communiste Alvaro Cunhal le 30.</p>
<p>Le 25 avril 1975, exactement un après la Révolution des œillets, des élections générales se déroulèrent au Portugal, afin d’élire un parlement qui devait se réunir en assemblée constituante.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/264.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8344" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/264-300x117.jpg" alt="Portugal Volume II" width="300" height="117" /></a><span style="color: #800000;"><strong>26</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/274.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8345" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/274-300x196.jpg" alt="Portugal Volume II" width="300" height="196" /></a><span style="color: #800000;"><strong>27</strong></span></p>
<p>Le 2 juin 1975 eut lieu l’ouverture de ce parlement, qui se mit aussitôt au travail pour élaborer une nouvelle constitution. <strong><span style="color: #800000;">26 et 27</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/283.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8346" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/283.jpg" alt="Portugal Volume II" width="288" height="210" /></a><span style="color: #800000;"><strong>28</strong></span></p>
<p>Dès le 31 mars 1976, les travaux de l’assemblée étaient terminés, et la nouvelle constitution votée dès le 2 avril 1976.<strong><span style="color: #800000;"> 28</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Guy Coutant</p>

<div class="ratings " data-post="8318">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Le courrier des volontaires belges pendant la campagne du Mexique   1864-1867</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/05/19/le-courrier-des-volontaires-belges-pendant-la-campagne-du-mexique-1864-1867/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2016 13:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>

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		<description><![CDATA[L’histoire postale du corps expéditionnaire français qui est allé combattre au Mexique sous le règne de l’empereur Maximilien et de l&#8217;impératrice Charlotte dans les années 1860 a été de manière récurrente étudiée ces dernières décennies par des spécialistes de renom. En ce qui concerne le volet belge de l’aventure, c’est une autre histoire. James van<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/19/le-courrier-des-volontaires-belges-pendant-la-campagne-du-mexique-1864-1867/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>L’histoire postale du corps expéditionnaire français qui est allé combattre au Mexique sous le règne de l’empereur Maximilien et de l&rsquo;impératrice Charlotte dans les années 1860 a été de manière récurrente étudiée ces dernières décennies par des spécialistes de renom. En ce qui concerne le volet belge de l’aventure, c’est une autre histoire. James van der Linden et Jean-Claude Porrignon ont récemment publié dans des revues distinctes de très intéressants articles. C’est à notre connaissance les premiers chercheurs à s’être penchés sérieusement sur le sujet en prenant un tant soit peu de perspective tant historique que philatélique. En revanche, une synthèse des documents qui sont parvenus jusqu’à nous, remis dans leur contexte historique pour les différents types de courriers vus jusqu’à présent, n’a pas encore, croyons-nous, été publiée. La rareté des pièces rencontrées explique aisément en grande partie cet état de fait.</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme nous allons le détailler plus avant, seules quelques rares pièces ont pu être répertoriées. A côté de la rareté intrinsèque des documents, un autre écueil et non des moindres est l’égale difficulté à trouver des sources historiques qui puissent être exploitées en prenant soin de les vérifier, en les confrontant par exemple aux témoignages de l’époque et parfois même en lisant simplement le contenu du maigre courrier retrouvé !</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Contexte historique</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/013.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7996" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/013-300x196.jpg" alt="01" width="300" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>1 Maximilien recevant en audience la délégation mexicaine venue lui offrir le trône le 3</em><em> octobre 1863.<br />
(Albert Duchesne, «</em><em> L’Expédition des volontaires belges au Mexique 1864-1867 ».)</em></span></p>
<p>Que diable sont allés faire si loin de leur patrie 1 500 bonshommes partis d’Audenarde (petite ville située non loin de Gand) où une instruction accélérée leur a été prodiguée avec pour la plupart l’espoir un peu naïf de pouvoir faire fortune pour les uns, de revenir couronnés de gloire pour les autres, une fois les quelques dizaines de trublions mexicains neutralisés ? C’est en caricaturant à peine, le tableau qui en avait été fait auprès des autorités belges par la délégation « mexicaine » venue plaider sa cause auprès du roi Léopold I<sup>er </sup><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Les « trublions mexicains », nous dirions aujourd’hui des « insurgés » vont se révéler être en fait une véritable armée structurée connaissant parfaitement le terrain et bénéficiant bien souvent du soutien de la population. L’empereur Napoléon III était de son côté tout heureux de trouver un allié auprès d’une autre cour d’Europe. Les Etats-Unis sont en pleine guerre civile et bien que voyant d’un très mauvais œil une intervention étrangère chez son voisin direct, ne peuvent réagir militairement. Nous verrons qu’aussitôt la guerre de Sécession terminée, le géant américain se réveillera et les conséquences se feront sentir immédiatement pour les parties en présence.</p>
<p><strong> Les origines de l’intervention militaire</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/023.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7997" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/023-300x236.jpg" alt="02" width="300" height="236" /></a><span style="color: #800000;"><em>2 Uniformes de la légion belge au Mexique.</em></span></p>
<p>Bien avant l’entrée en lice des volontaires belges, l’armée française était partie dès janvier 1862 au Mexique sous le prétexte de créances impayées par Mexico et la suspension décidée par le congrès mexicain emmené par Benito Juarez de ne plus rien rembourser. Il faudra par la suite, après plus d’un an de présence française, mettre sur le trône du futur empire un personnage de haut rang issu du gotha européen. Ainsi, il pourrait faire rapatrier les troupes stationnées sur place et reprendre ses billes sans y perdre trop de plumes…</p>
<p>Son choix se porte sur l’archiduc Maximilien qui par son mariage avec la princesse Charlotte, fille de Léopold I<sup>er</sup>, est le candidat idéal à ses yeux. Le couple qui avait espéré une destinée digne de leur rang reçoit comme une bénédiction la proposition offerte sur un plateau d’argent de régner sur le Mexique. Leur inexpérience mais aussi et surtout les encouragements venant de toute part les font mordre à l’hameçon de Napoléon III. Le futur couple impérial doit être entouré d’une garde rapprochée. François-Joseph à Vienne et Léopold I<sup>er</sup> à Bruxelles vont tout mettre en œuvre pour créer, à l’aide de volontaires des deux pays, une garde « impériale ». Il fallait coûte que coûte une troupe capable de protéger le nouveau régime. Il faut attendre mars 1864 pour voir apparaître dans différents journaux l’annonce d’un recrutement de volontaires. Les uniformes ressemblent à s’y méprendre à celui des volontaires de la garde civique belge. <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p><strong>Les volontaires du régiment Impératrice Charlotte</strong></p>
<p>Il est décidé d’établir à Audenarde une commission chargée de l’admission des candidats. Entre le début des engagements d’août 1864 et les mois qui suivirent, les conditions très strictes du début vont peu à peu s’assouplir considérablement au vu du peu d’enthousiasme des candidats et faire place à un contrôle très sommaire. Des 2 000 engagés s’étant inscrits, il n’y aura qu’un peu plus de 1 500 qui s’embarqueront effectivement en plusieurs contingents au port de Saint-Nazaire. Il est frappant de constater que, sur ce nombre, près de 200 volontaires sont étrangers dont un bon nombre profitera de l’aubaine d’être transporté gratuitement jusqu’à Vera-Cruz pour s’évanouir dans la nature aussitôt débarqués…</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/033.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7998" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/033-300x177.jpg" alt="03" width="300" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><em>3 Le «</em><em> Floride ».</em></span></p>
<p>Le premier contingent composé de 600 volontaires partit d’Audenarde le 14 octobre 1864 et s’embarqua sur le <em>Louisiane</em> appartenant à la Compagnie générale transatlantique qui quitta le port le 16 octobre. Un deuxième contingent de 400 hommes (dont quatre cantinières) embarque un mois plus tard, le 15 novembre 1864, sur un autre navire de la Compagnie, <em>Le</em><em> Floride </em>qui arriva à Vera-Cruz le 15 décembre <span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span>. Un troisième composé cette fois de 362 participants embarque à bord du <em>Tampico</em> en décembre 1864 qui arriva en rade de Vera-Cruz le 14 janvier 1865. Un peu moins de 200 hommes composeront le dernier contingent qui embarqua sur le « Louisiane » le 24 janvier 1865 pour arriver à Vera-Cruz le 8 mars 1865.</p>
<p><strong>Le coût de la vie sur place y compris pour l’affranchissement du courrier</strong></p>
<p>De Vera-Cruz, chaque contingent rejoindra plus ou moins rapidement la capitale, Mexico. Les Belges vont vite perdre toutes leurs illusions quant à une vie plus confortable sur place. La plupart des denrées et des biens de consommation sont plus chers qu’en Belgique ! Dans un premier temps, les Belges sont cantonnés à Mexico et sa périphérie et ont pour principale tâche de former la garde impériale. Le premier détachement arrivé à Mexico le 7 janvier 1865 est réparti entre le palais impérial et plusieurs garnisons en périphérie de la capitale dont Rio Frio dont nous reparlerons plus loin. Comme le décrit Albert Duchesne, les tarifs postaux avec l’Europe sont prohibitifs pour les hommes de troupe : <em>« Le tarif d’affranchissement des lettres pour l’Europe était exorbitant. </em></p>
<p><em>Jusqu’au baptême du feu de la Légion, qui entraîna en avril 1865 la décision impériale de réduire à un </em>medio<em> le port des lettres, nos compatriotes n’étaient pas en mesure d’écrire régulièrement à leurs parents. Il faut savoir que promesse avait été faite aux volontaires d’être logés, nourris et habillés et de recevoir 37,5 centimes par jour d’argent de poche. En réalité, devant la mauvaise qualité de la nourriture reçue, ils devaient acheter leur propre pain et ne recevaient que 65 centimes tous les cinq jours !</em><em> </em>»</p>
<p><strong>La légion belge en campagne</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/043.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7999" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/043-300x168.jpg" alt="04" width="300" height="168" /></a><span style="color: #800000;"><em>4 La place de Monterey, les volontaires belges à la sortie de la messe.</em></span></p>
<p>Les Belges reçoivent l’ordre de se rendre dans la province du Michoacan pour pacifier la région aux prises avec les troupes de Benito Juarez, le président destitué suite à l’arrivée des troupes françaises au Mexique. La ville de garnison, centre politique de la région, est Morelia où arrivent les troupes belges le 30 mars 1865. Début avril une partie des troupes partie défendre la petite bourgade de Tacambaro est décimée par les troupes juaristes et les survivants faits prisonniers. Après à peine quelques semaines de campagne, la légion belge perdait un sixième de son effectif initial en comptant les décès, les blessés et les 200 prisonniers. La légion prendra sa revanche en juillet 1865 en infligeant une première défaite aux troupes de Juarez lors d’un combat qui se déroula non loin de la terrible défaite de Tacambaro, à La Loma. La légion belge put faire un nombre suffisant de prisonniers parmi les troupes mexicaines pour ouvrir des pourparlers en vue d’une libération des prisonniers belges. Il faudra attendre décembre 1865 pour qu’un échange de prisonniers ait lieu. Après de nombreuses péripéties, la légion belge est envoyée dans le Nord, dans la ville de Monterey, proche de la frontière avec les Etats-Unis <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/052.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8000" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/052-288x300.jpg" alt="05" width="288" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>5 Plan d’ensemble des opérations belges au Mexique.</em></span></p>
<p>Durant l’année 1866, les troupes belges vont rester cantonnées dans le Nord jusqu’en septembre où la situation sur place devient intenable. Les troupes belges étaient installées à Queretaro. Elles reçurent l’ordre d’aller protéger la ville de Tula. Sur la route, les soldats apprirent la chute de la ville d’Ixmiquilpan plus au Nord. La décision fut prise de reprendre la ville. L&rsquo;offensive tourna au désastre pour les Belges qui durent se retirer avec de nombreuses pertes. Après un nouveau casernement à Tulancingo, situé au Nord-Est de Mexico, les Belges apprennent que l’empereur Maximilien avait signé l’acte de dissolution des légions étrangères sur le sol mexicain et l’ordre d’évacuation. Après une retraite sur Puebla, les Belges rembarquent vers l’Europe dans la deuxième moitié de janvier 1867. <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Histoire postale</span></strong></p>
<p><strong>Le courrier à destination du Mexique</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/062.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8001" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/062-300x121.jpg" alt="06" width="300" height="121" /></a><span style="color: #800000;"><em>6 Lettre expédiée d’Anvers le 12</em><em> novembre 1864 à destination d’un sous-lieutenant qui au moment<br />
de la réception au Mexique était en poste à Rio Frio, proche banlieue de Mexico.<br />
Elle a transité par Ostende le 13</em><em> novembre et par Londres le 14. Le port correct était de 1,50 franc dont seulement<br />
90 centimes sont représentés ici. 20 centimes était dû à l’office belge et 1,30 à l’office anglais pour le transit<br />
de mer jusqu’au port de destination de Vera-Cruz indiqué partiellement à l’encre rouge par la marque<br />
«</em><em> 1/1 » soit un shilling 1 penny. La poste mexicaine a apposé une taxe<br />
de «</em><em> 2 » reales en noir pour le port de Vera-Cruz à Mexico. (Collection Jean-Claude Porignon.)</em></span></p>
<p> Lorsque l’on tente de rassembler du courrier concernant la légion belge au Mexique, il faut tout d’abord s’armer de patience. Les raisons pour lesquelles ce courrier est quasi introuvable sont, pour une bonne part, facilement compréhensibles. Le nombre tout d’abord : alors que la présence française au Mexique est très importante, la légion belge compte tout au plus 1 500 unités desquelles il faut déduire les déserteurs de la première heure qui se sont évaporés dans la nature dès leur arrivée à Vera-Cruz. Ensuite, nous l’avons vu, envoyer une lettre coûte horriblement cher et cela vaut aussi pour le courrier envoyé à destination de la légion. En pratique, seuls les privilégiés ont reçu de temps à autre du courrier, sans parler de la difficulté de faire parvenir une missive dans un pays en constante ébullition où les diligences se faisaient régulièrement attaquer.</p>
<p>Nous ne connaissons pour l’instant qu’un seul document parti de Belgique qui nous soit parvenu et encore privé de la moitié supérieure <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/073.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8002" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/073-300x221.jpg" alt="07" width="300" height="221" /></a><span style="color: #800000;"><em>7 Rio Frio peu après la fin de l’Empire</em></span></p>
<p>Bien que le nom du destinataire soit absent, il est fort vraisemblable qu’il s’agisse du sous-lieutenant Alfred-Désiré Stoeps qui avait reçu l’ordre, dès l’arrivée du premier contingent à Mexico, de relever le poste français de Rio Frio. <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong></p>
<p>Nous avons connaissance d’une lettre conservée aux archives de l’armée à Bruxelles envoyée de Bruxelles au lieutenant Loiseau mais dont l’affranchissement a été découpé de manière tout à fait déplorable…</p>
<p><strong>Le courrier expédié par des membres de la légion belge</strong></p>
<p>Le courrier par achemineur privé</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/083.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8003" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/083-300x200.jpg" alt="08" width="300" height="200" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Lettre expédiée de Mexico le 9</em><em> juillet 1865 vers Fosses en Belgique avec mention manuscrite<br />
«</em><em> </em><em>par l’intermédiaire de Mr Edmond Vanden Wyngaert / négociant rue capuchinao </em><em>N°</em><em> 1 Mexico</em><em> ».<br />
Transportée par bateau de commerce pour Anvers, la lettre a été affranchie à l’aide d’un 20 centimes<br />
</em><em>Médaillon</em><em> et on y a apposé au verso le cachet encadré «</em><em> E.VANDENWYNGAERT/ANVERS.<br />
Le timbre est oblitéré par le cachet «</em><em> 12 » du bureau d’Anvers le 10</em><em> août 1865. A l’arrivée à Fosses,<br />
la lettre est taxée (griffe AFFR. INSUFF. 133) pour une lettre d’un poids de «</em><em> 11 gr »<br />
et taxée «</em><em> 3 » décimes (20 centimes et 10 centimes de pénalité) au bureau de Fosses. Collection E. Van Tendeloo</em></span></p>
<p>Il ne s’agit pas à proprement parlé ici d’une lettre d’un membre de la légion mais d’un Belge installé au Mexique depuis de nombreuses années et qui est soupçonné d’entraîner à la désertion des membres de la légion belge. Dans la lettre qui suit, Wodon de Sorinne, c’est son nom, tente de se disculper de ces allégations auprès d’un proche resté en Belgique. Après avoir passé un temps en prison, il sera finalement libéré. Après ces années tumultueuses, il restera au Mexique et se révélera comme architecte pour de nombreux édifices publics à travers le pays. Par peur bien compréhensible que sa lettre soit interceptée par les autorités officielles, il préfère confier son courrier à un ami qui prend un bateau à destination de l’Europe et qui une fois en Belgique a affranchi la lettre au tarif du port intérieur belge <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong>.</p>
<p>L’expéditeur fait allusion à la difficulté d’envoyer du courrier en mentionnant « <em>Je suppose que tu n’as pas reçu ma lettre, elle se sera perdue comme tant d’autres qui se sont égarées, comme tant d’autres lettres enlevées par les guérillas qui sillonnent partout les chemins… »</em></p>
<p>Le courrier de la légion avec affranchissement mexicain</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/093.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8004" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/093-237x300.jpg" alt="09" width="237" height="300" /></a><em><span style="color: #800000;">9</span></em></p>
<p>Nous avons vu que le port des lettres était prohibitif et qu’à partir d’avril 1865, les membres de la légion belge sont autorisés à affranchir leur courrier avec un timbre à un medio real. Quelques lettres sont ainsi répertoriées. Il existe un document qui provient de la documentation de Robert Abensur qui est du plus haut intérêt à ce sujet. Elle émane de l’officier payeur du contingent français qui s’adresse au directeur général des Postes en France au sujet du traitement du courrier de la légion belge qui vient d’arriver à Mexico. Il y est fait mention « <em>des courriers anglais et français</em> » qui devront prendre en charge la correspondance des Belges sur place. La lettre est datée du 14 décembre 1864 et porte un cachet de la poste « CORRESPONDANCES ÉTRANGÈRES » du 13 janvier 1865. <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/103.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8005" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/103-300x300.jpg" alt="10" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>10 Lettre expédiée de Morelia, affranchie à l’aide d’un 2 reales annulé par la griffe sur deux lignes<br />
«</em><em> FRANCO EN/PATZCUARO</em><em> », district postal de Morelia, vers Bruxelles. Indication manuscrite<br />
«</em><em> Par voie d’Angleterre</em><em> » et taxation «</em><em> 1/2</em><em> » (un shilling 2 pence) pour le transit par mer<br />
par la Royal Mail Steam Company. Dans le cas présent, après le 8</em><em> août 1865 (date de la convention<br />
entre la Grande-Bretagne et la Belgique par laquelle la bonification entre les deux pays est passée de 3sh2p à 1sh1p).<br />
La lettre a été probablement transportée de Vera-Cruz le 17</em><em> août 1865 par le «</em><em> Solent</em><em> »<br />
avec arrivée à Saint-Thomas et réembarquée à bord du «</em><em> Seine</em><em> »jusqu&rsquo;à Southampton le 13</em><em> septembre et arrivée<br />
le 14</em><em> octobre 1865. Le port indiqué sur la lettre est 1sh2p pour la Grande-Bretagne<br />
et 15 décimes pour la Belgique. La poste belge a donc payé 14 décimes à la Grande-Bretagne<br />
et gardé un décime pour le port intérieur. Dans la convention, le port dû à la Grande-Bretagne<br />
est de 1sh1p soit 13 décimes à payer par le destinataire (circ. 696 annexe</em><em> V, tableau L). </em></span></p>
<p>Un premier courrier a été envoyé depuis Morelia par le secrétaire du colonel Van der Smissen, commandant la légion belge. Léon Mans, originaire de Saint-Trond, était étudiant à l’Université libre de Bruxelles lorsqu’il s’engagea le tout premier sur la liste des volontaires en août 1864. Ses études et le fait d’être le tout premier inscrit ont certainement joué en sa faveur pour être désigné secrétaire du Commandant du régiment comme indiqué au verso de sa lettre adressée à sa mère. La lettre ne comporte aucune date ou cachet à date. Nous savons que les troupes belges arrivent en mars 1865 à Morelia. De plus, le tarif interne au Mexique est encore de 2 reales, soit le tarif en vigueur avant la diminution d’avril 1865. On peut donc en déduire que cette lettre a été envoyée dans cette courte période avant le changement de tarif <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>.</p>
<p>A la lecture de l’ouvrage de L. Corbett dont est issue cette illustration, il nous apparaît que la région de Michoacan où ont été envoyés les Belges est tout sauf une sinécure. L’histoire postale du bureau de Morelia en est le témoignage passant d’un camp à l’autre avec les conséquences que l’on devine dans le transport du courrier et l’approvisionnement en timbres.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/114.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8006" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/114-207x300.jpg" alt="11" width="207" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>11 Le colonel Albert van der Smissen.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8007" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12a-300x199.jpg" alt="12a" width="300" height="199" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8008" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12b-300x172.jpg" alt="12b" width="300" height="172" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>12 Lettre affranchie à un medio Real correspondant au tarif intérieur (équivalent à 30 centimes)<br />
expédiée vers Bruxelles. L’enveloppe porte au verso la devise «</em><em> Vestigia nulla retrorsum</em><em> »<br />
</em><em>(jamais un pas en arrière)</em><em> avec les initiales «</em><em> AS</em><em> », le papier à lettre du colonel Albert van der Smissen</em><em> !<br />
Elle a été transportée par la poste civile jusqu’à Vera-Cruz où elle embarque à bord du «</em><em> Eider</em><em> »<br />
de la Royal Mail Steam Packet Company, à destination de Saint-Thomas. «</em><em> L’Atrato</em><em> » prend le relais le 29</em><em> mai<br />
pour arriver à Southampton le 28</em><em> juin. Elle parvient à Londres le même jour<br />
(cachet de passage «</em><em> LONDON JU-28 1865</em><em> » au verso). Taxation «</em><em> 1/1 » soit 1 shilling 1 penny)<br />
apposée à Londres pour le transit par mer et port dû de 13 décimes par le destinataire.<br />
La convention a été signée le 20</em><em> mai 1865 à Londres mais n’est d’application qu’à la date du 1<sup>er</sup></em><em> août 1865<br />
en Belgique (circ. 696, annexe</em><em> V, tableau L). Le timbre n’a pas été oblitéré, mais les surcharges présentes<br />
permettent de déterminer qu’il s’agit à nouveau du bureau postal de Morelia avec l’indication<br />
de l’envoi «</em><em> 220 1864 » qui a été expédié à ce bureau le 23</em><em> novembre 1864 (1</em><em> 000 exemplaires du medio real).</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/133.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8009" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/133-300x189.jpg" alt="13" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;"><em>13 Lettre expédiée de Mexico envoyée de Morelia par Ernest Mallié, natif de Lille,<br />
engagé en octobre</em><em> 1864 à la légion belge. Affranchie d’un medio real, elle est expédiée<br />
de Mexico le 14</em><em> décembre 1865 à destination de Lille. Elle a transité par un navire français, cachet octogonal<br />
«</em><em> VERA-CRUZ/16 DEC. 65/PAQ. FR. B N°</em><em> 5</em><em> » et arriva à Lille le 14</em><em> janvier 1866.<br />
Un port de 8 décimes a été frappé en noir, le port dû à cette époque pour une lettre<br />
du Mexique vers la France. Ernest Mallié était l’adjoint de l’officier payeur du régiment belge.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/143.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8010" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/143-300x168.jpg" alt="14" width="300" height="168" /></a> <span style="color: #800000;"><em>14 Lettre affranchie à un medio real expédiée de Mexico le 13</em><em> mai 1866<br />
vers Orsainfaing près de Marbehan. Elle embarque à Vera-Cruz sur le paquebot<br />
«</em><em> France</em><em> » de la Compagnie générale transatlantique, ligne B</em><em> : Vera-Cruz-Saint-Nazaire.<br />
Marque du cachet consulaire «</em><em> Mexique/1/13 MAI 66</em><em> » (Salles, 1361) pour arriver le 7</em><em> juin à Saint-Nazaire.<br />
Marque de transit «</em><em> F/26</em><em> » apposée à Paris par erreur</em><em> : ce cachet devait être apposé sur le courrier<br />
venant de Suisse vers la Belgique en transit par la France. Cette marque se rencontre aussi sur du courrier<br />
en transit par la France venant d’autres pays. Dans ce cas-ci, l’erreur est probablement due au fait<br />
qu’il n’y avait pas de convention entre la France et le Mexique. Taxation «</em><em> 12 » en noir biffée<br />
et modifiée en «</em><em> 10 » à l’encre. Le bureau de Paris a frappé le «</em><em> 12 » en pensant que la lettre<br />
était distribuée en France. La taxation a été rectifiée en Belgique, 2 x 5 décimes (double port de 5 décimes,<br />
port d’une lettre simple depuis la France depuis le 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866). Transit par Namur le 7</em><em> juin 1866 et arrivée le 8</em><em> juin à destination.</em></span></p>
<p>De la même archive provient la lettre suivante, cette fois affranchie au tarif préférentiel d’un medio real toujours transportée par bateau anglais comme en résulte le port de mer dû à la poste anglaise avec cette fois un calcul du port conforme à la convention entrée en vigueur en Belgique au mois d’août 1865 <strong><span style="color: #800000;">11, 12, 13 et 14</span></strong>.</p>
<p>Ceci est un bel exemple des adaptations des règles faites par un bureau de départ au moment d’une nouvelle convention postale. Cela montre aussi la confusion du personnel du bureau frontière d’Ostende qui transforme le port anglais en 13 décimes à l’encre rouge comme prescrit pour des lettres vers la Grande-Bretagne. Le bureau de Bruxelles oublie d’y ajouter 2 décimes, et donc le destinataire ne doit payer finalement que 13 décimes au lieu des 15 prévus.</p>
<p>Le courrier vers la Belgique affranchi avec timbre français</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/153.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8011" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/153-151x300.jpg" alt="15" width="151" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>15 Sous-officier de la légion belge</em></span></p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/163.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8012" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/163-300x176.jpg" alt="16" width="300" height="176" /></a><span style="color: #800000;"><em>16 Lettre à destination de Aalter, affranchie à l’aide d’un 20 centimes, tarif propre<br />
aux soldats français, oblitéré par le cachet a «</em><em> CEM A</em><em> » (Blot type 11)<br />
et porte le cachet de départ «</em><em> CORPS EXP. Mexique / 26 FEVR / 66 Beau A</em><em> ».<br />
Les lettres ainsi transportées étaient pourvues du cachet «</em><em> CORPS EXP. Mexique</em><em> » à l’arrivée à Paris<br />
pour la voie française. Au vu du cachet de transit du 31 mars, cette lettre toute comme la suivante n’a pu être transportée<br />
par le «</em><em> Louisiana</em><em> » de cette ligne ni par le «</em><em> Conway</em><em> » de la ligne anglaise arrivé bien plus tard en Europe.<br />
Elle a dû être transportée par un navire de la marine française pour arriver au bureau frontière<br />
«</em><em> France MIDI II</em><em> » le 31 mars 1866. Griffe «</em><em> AFFRANCHISSEMENT/15/ INSUFFISANT</em><em> »<br />
apposée à Paris (service de l’Etranger) et taxation «</em><em> 3 » décimes suite au nouveau tarif<br />
de 50 centimes du 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866 avec la Belgique, déduction faite des 20 centimes<br />
déjà payés au départ. Cachet d’arrivée à Aeltre le 1<sup>er</sup></em><em> avril 1866. </em></span></p>
<p> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/172.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8013" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/172-300x177.jpg" alt="17" width="300" height="177" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>17 Toutes les lettres devaient passer entre les mains d’un officier français pour bénéficier du tarif préférentiel de 20 centimes.</em></span></p>
<p><em> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8014" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18a-300x179.jpg" alt="18a" width="300" height="179" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8015" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18b-300x177.jpg" alt="18b" width="300" height="177" /></a></em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><em>18 Lettre envoyée par un membre du régiment belge avec mention au verso «</em><em> …du Rég. Etrang…Le Capitaine</em><em> »<br />
qui a vraisemblablement autorisé l’expédition de cette lettre avec un affranchissement<br />
de 20 centimes. Il est oblitéré «</em><em> CEM A</em><em> » (Blot type 11) et porte le cachet de départ<br />
«</em><em> CORPS EXP. Mexique / 26 FEVR / 66 Beau A</em><em> ». Le cachet de transit «</em><em> France PAR MOUSCRON</em><em> »<br />
du 31</em><em> mars porte à croire que la lettre a été transportée par un bateau de la flotte française, le bateau anglais reliant<br />
Mexico à Southampton n’y arriva que le 11</em><em> avril. La lettre étant à destination de la Belgique,<br />
le bureau de Paris apposa la griffe «</em><em> AFFRANCHISSEMENT/15/ INSUFFISANT 15</em><em> » (service de l’étranger)<br />
et taxa la lettre «</em><em> 3 » décimes. Depuis le 1<sup>er</sup></em><em> janvier 1866, le port d’une lettre était de 50 centimes<br />
duquel les 20 centimes ont été déduits formant ainsi une taxe de 3 décimes.<br />
Marque de transit à Roulers le 1<sup>er</sup></em></span><em><span style="color: #800000;"> avril 1866 et arrivée à Moorslede le même jour. </span> </em></p>
<p>Après l’installation du corps expéditionnaire français, il était nécessaire d’ouvrir une ligne maritime pour permettre un ravitaillement régulier en hommes et en matériel. En avril 1862, la Compagnie générale transatlantique ouvre cette ligne directe mensuelle de Saint-Nazaire vers Vera-Cruz. Nous connaissons deux lettres qui ont été affranchies au tarif préférentiel de 20 centimes (circulaire 258 BM 78) dévolu aux soldats, à destination de la Belgique, envoyée par un membre de la légion belge 15. Dans ce cas-ci, il n’a pas été possible de préciser avec certitude le nom de l’expéditeur, deux voire trois volontaires étant originaires de la région. Il s’agit du seul exemple à ce jour de l’emploi du tarif français de 20 centimes <strong><span style="color: #800000;">16,17 et 18</span></strong>.</p>
<p>Deux frères originaires de Aalter étaient membres de la légion et l’un deux pourrait être l’expéditeur de cette missive.</p>
<p>Nous serions heureux de pouvoir publier toute pièce provenant d’un membre de la légion belge. Malgré le nombre plus que restreint de pièces répertoriées, nous sommes persuadés qu’il reste encore beaucoup à découvrir dans ce domaine.</p>
<p>Le retour des troupes étrangères en Europe va précipiter la chute de Maximilien. Fait prisonnier à Queretaro, les Mexicains ne vont pas lui pardonner certains comportements odieux des troupes étrangères. Il sera fusillé âgé à peine de 34 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Vincent Schouberechts</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Remerciements à Messieurs Yves-Maxime Danan, Robert Abensur, James van der Linden, Patrick Maselis et E. Van Tendeloo sans qui cet article n’aurait pu être élaboré. L’ouvrage d’Albert Duchesne est un incontournable sur le sujet qui, bien au-delà des faits historiques, nous fait vivre les coulisses de la politique étrangère tant belge que française pendant cette période de l’Empire mexicain.</strong></p>

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		<title>Le premier timbre des Féroé</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/04/28/le-premier-timbre-des-feroe/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2016 10:07:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Féroé]]></category>
		<category><![CDATA[Pays A-F]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quatre-vingts ans paraissait le premier timbre des îles Féroé. Les îles Féroé, ce petit archipel danois situé au nord de l&#8217;Ecosse, est bien connu des philatélistes depuis qu&#8217;il a acquis son indépendance postale le 30 janvier 1975. Mais si le catalogue Yvert et Tellier commence la numérotation des timbres de ces îles<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/28/le-premier-timbre-des-feroe/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Il y a quatre-vingts ans paraissait le premier timbre des îles Féroé.</h4>
<p>Les îles Féroé, ce petit archipel danois situé au nord de l&rsquo;Ecosse, est bien connu des philatélistes depuis qu&rsquo;il a acquis son indépendance postale le 30 janvier 1975.</p>
<p>Mais si le catalogue Yvert et Tellier commence la numérotation des timbres de ces îles à leur indépendance postale, pour les collectionneurs spécialisés comme pour la plupart des catalogues étrangers, le « numéro 1 » des îles Féroé se cache &#8211; dans notre catalogue national- sous le numéro 121 du Danemark&#8230;</p>
<p>Au lendemain de la première guerre mondiale, le 16 novembre 1918, les postes danoises fixent au 1er janvier 1919 un nouveau tarif pour la lettre intérieure : le port passe de 5 ore à 7 ore.</p>
<p>Dès le 28 décembre 1918, a été émis au Danemark un timbre à 7 ore, orange. Un stock de ces nouveaux timbres est embarqué sur le navire effectuant la liaison entre le Danemark et les îles pour approvisionner les bureaux de l&rsquo;archipel. Mais plusieurs jours de navigation lui sont nécessaires. Les postes des Féroé devront donc se débrouiller toutes seules pour faire face à cette augmentation tarifaire.</p>
<p>A partir du 2 janvier1919, le stock de timbres à 2 ore étant presque inexistant, on commence à couper en deux les timbres à 4 ore disponibles. Dès le 6 janvier, les timbres à 4 ore sont épuisés. On découpe alors en deux les vignettes des bandes de journaux à 4 ore émises en 1913.</p>
<p>Devant le retard pris par le navire et face à l&rsquo;épuisement des vignettes à 4 ore coupées en deux, les postes des Féroé décident donc de surcharger le timbre courant à 5 ore disponible en quantité à la poste de Torshavn. Pour éviter les tentatives de fraude mais aussi pour fournir un complément d&rsquo;affranchissement aux personnes en possession de timbres à l&rsquo;ancien tarif, il est décidé de ne pas faire de surcharge à 7ore mais un timbre provisoire à 2 ore.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0115.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7688" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0115-276x300.jpg" alt="01" width="276" height="300" /></a>Le tampon est confectionné, et c&rsquo;est à la main que cette surcharge est apposée. Le timbre est mis à la disposition du public le lundi 13 janvier 1919 (<strong>1</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0212.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7689" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0212-207x300.jpg" alt="02" width="207" height="300" /></a>Environ 15 000 timbres sont ainsi surchargés et restent en vente jusqu&rsquo;au 24 janvier 1919 (<strong>2</strong>), date de l&rsquo;arrivée des nouveaux timbres à 7 ore. Les courriers affranchis avec ce timbre durant les dix jours de sa vente sont bien sûr très recherchés.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/03-043.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7690" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/03-043-300x224.jpg" alt="03-04" width="300" height="224" /></a>Lors de la première émission Europa de l&rsquo;archipel, en 1979, ayant pour thème l&rsquo;histoire de la poste, tout naturellement les Féroé rappelèrent cet épisode en reproduisant le 2 ore surchargé de janvier 1919 et le 4 ore coupé en deux (<strong>3 et 4</strong>). Des souvenirs philatéliques de 1975 sont illustrés des trois combinaisons du 5 ore associé au 4 ore coupé en deux (<strong>5</strong>) ; à la vignette des bandes de journaux coupée en deux (<strong>6</strong>) ; au timbre à 5 ore surchargé 2 ore (<strong>7</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0510.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7691" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0510-300x206.jpg" alt="05" width="300" height="206" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/068.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7692" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/068-300x205.jpg" alt="06" width="300" height="205" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0710.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7693" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0710-300x200.jpg" alt="07" width="300" height="200" /></a><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 538 &#8211; Mars 1999</span></p>
<p>&nbsp;</p>

<div class="ratings " data-post="7687">  
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		<title>La Macédoine antique</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/03/31/la-macedoine-antique/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 12:58:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Macédoine]]></category>
		<category><![CDATA[Pays G-N]]></category>

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		<description><![CDATA[Seul des quinze pays de l&#8217;Union européenne, la Grèce refuse de reconnaître la République de Macédoine ex-yougoslave. Car elle s&#8217;estime unique dépositaire historique du nom de Macédoine et entend le faire savoir. Jusqu&#8217;à utiliser la philatélie comme messager. A la fin de l &#8216;année 1993, une flamme à impression continue &#8211; longtemps en service &#8211;<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/03/31/la-macedoine-antique/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Seul des quinze pays de l&rsquo;Union européenne, la Grèce refuse de reconnaître la République de Macédoine ex-yougoslave. Car elle s&rsquo;estime unique dépositaire historique du nom de Macédoine et entend le faire savoir. Jusqu&rsquo;à utiliser la philatélie comme messager.</h4>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/0111.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7272" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/0111-300x87.jpg" alt="01" width="300" height="87" /></a>A la fin de l &lsquo;année 1993, une flamme à impression continue &#8211; longtemps en service &#8211; oblitère le courrier au départ de Thessalonique, capitale de la province grecque de Macédoine, proclamant en anglais : « Macedoni Greece 4000 years/of hellenic civilisation» (La Macédoine, Grèce, 4 000 ans de civilisation grecque) (<strong>1</strong>).</p>
<p>La Macédoine moderne est, depuis les guerres balkaniques de 1912-1913, répartie politiquement entre trois pays : la Grèce en détient 50 %, l&rsquo;ex-République yougoslave 30 % et la Bulgarie 20 %. Dans l&rsquo;Antiquité, la Macédoine, avant le IVe siècle av. J.-C., forme un territoire mal délimité au nord de la Thessalie. Ses habitants sont alors considérés comme des barbares, c&rsquo;est-à-dire des peuples qui ne parlent pas grec. Au VIIe siècle, la Macédoine est unifiée autour de sa capitale Aigai. Ce qui n&rsquo;empêche pas les Grecs de fonder des colonies sur les côtes. Des colons de Chalcis (île d&rsquo;Eubée) s&rsquo;installent dans la triple péninsule à laquelle ils donneront le nom de leur métropole : la Chalcidique. Citons aussi Abdère, patrie du philosophe Démocrite auquel on doit la conception atomiste de l&rsquo;univers. Un timbre grec de 1959 montre une monnaie de cette cité grecque, datée du Ve siècle av. J.-C.</p>
<p>C&rsquo;est à cette époque que la Macédoine se constitue en Etat fort sous l&rsquo;autorité de rois énergiques. Archélaos (413-399) se montre grand organisateur. Il déplace la capitale du royaume d&rsquo;Aigai à Pella, à l&rsquo;ouest de Thessalonique, dont il fait un centre administratif et culturel de première importance. Afin de se faire reconnaître définitivement comme Grecs &#8211; les historiens modernes sont généralement d&rsquo;accord sur l&rsquo;idée que les Macédoniens étaient des Indo-Européens comme les Grecs auxquels ils étaient apparentés -, Archélaos et ses successeurs invitent à leur cour hommes de lettres et artistes renommés.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/029.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7273" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/029.jpg" alt="02" width="193" height="244" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/038.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7274" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/038-300x215.jpg" alt="03" width="300" height="215" /></a></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/049.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7275" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/049.jpg" alt="04" width="182" height="251" /></a>Si, aujourd&rsquo;hui, les ruines de cette nouvelle capitale ne sont guère impressionnantes, il en va tout autrement des pavements en mosaïque conservés au Musée archéologique. Un détail de l&rsquo;une de ces mosaïques a été reproduit sur un timbre grec de 1970 (<strong>2</strong>). On y voit un jeune homme s&rsquo;apprêtant à frapper un coup d&rsquo;épée. La scène complète montre une chasse au lion et pourrait représenter Cratéros (à droite) sauvant  son ami Alexandre le Grand (à gauche) (<strong>3</strong>). Cette mosaïque en galets polychromes date de la fin du IVe siècle, ce qui en fait l&rsquo;une des plus anciennes que nous connaissons. Une autre scène de chasse, au cerf cette fois, est l &lsquo;un des motifs d&rsquo;une série de sept timbres émise par la Grèce le 17 juillet 1992 (<strong>4</strong>). Signée par son auteur, Gnosis, cette mosaïque est datée d&rsquo;environ 300 av. J.-C.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le soleil de la discorde</strong></span></p>
<p>Emise un an après l&rsquo;accession à l&rsquo;indépendance de la République de Macédoine (1991), la série illustre l&rsquo;apport culturel de la Macédoine antique considérée comme partie intégrante du territoire grec. Toutes les valeurs comportent le soleil de la dynastie macédonienne, dont les plus célèbres représentants seront Philippe II et son fils Alexandre le Grand. Ce symbole a été retrouvé sous diverses formes dans des tombes macédoniennes : sur des boucliers miniatures décorant des objets et sur un bouclier peint sur les murs de la tombe.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/05-07.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7276" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/05-07-300x144.jpg" alt="05-07" width="300" height="144" /></a>L&rsquo;exemple le plus éclatant provient des fouilles de la nécropole royale de Vergina. Jusqu&rsquo;au IIIe siècle av. J.-C., les rois de Macédoine étaient ensevelis dans la nécropole d&rsquo;Aigai, l&rsquo;ancienne capitale. Mais après le pillage des tombeaux par les Galates &#8211; une peuplade celtique d&rsquo;Asie mineure &#8211; en 274-273, il fut décidé de transférer à Vergina les tombeaux endommagés. En 1977-1978, Manolis Andronicos, professeur d&rsquo;archéologie classique à l&rsquo;Université de Thessalonique, entreprit de fouiller le site. Il y découvrit une tombe voûtée comme c&rsquo;était la coutume dans les sépultures macédoniennes. Passé une porte d&rsquo;entrée surmontée d&rsquo;une fresque ornée de scènes de chasse au sanglier et au lion, on pénétrait dans une première chambre funéraire. On y trouva un sarcophage en marbre contenant un coffret en or qui enfermait les ossements d&rsquo;une femme. A côté, une couronne en or de feuilles et de fleurs de myrte, un carquois recouvert d&rsquo;une plaque d&rsquo;or décorée de scènes en relief représentant sans doute la prise de Troie par les Grecs, une paire de jambières en bronze doré. Un des timbres de 1992 reproduit, d&rsquo;après photo, la partie de l&rsquo;antichambre qui vient d&rsquo;être décrite, à laquelle on a adjoint le portrait de M. Andronicos (<strong>5</strong>). Déjà en 1979, les découvertes archéologiques de Vergina avaient donné lieu à l&rsquo;émission de sept timbres parmi lesquels l&rsquo;un montre la couronne (<strong>6</strong>) et un autre un détail du décor du carquois (<strong>7</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Une tombe d&rsquo;une incroyable richesse</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/08-10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7277" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/08-10-300x116.jpg" alt="08-10" width="300" height="116" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/11-12.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7278" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/11-12-300x174.jpg" alt="11-12" width="300" height="174" /></a>De l&rsquo;antichambre, on passait par une porte de marbre dans la pièce principale, un carré de 4,46 mètres de côté. Dans un coin ont été découverts des vases et des armes en bronze, dans un autre des vases en argent dont un pichet orné d&rsquo;un Silène (compagnon de Dionysos) barbu et chevelu. Ce vase figure sur un timbre de 1979 (<strong>8</strong>), alors qu&rsquo;un autre montre une lanterne en bronze ajouré à l&rsquo;intérieur de laquelle on suspendait une lampe à huile (<strong>9</strong>). On peut encore mentionner une cuirasse constituée de plaques de fer revêtues de cuir et de tissu. Trois bandes d&rsquo;or et des têtes de lion du même métal la décoraient (<strong>10</strong>) : ce devait être la cuirasse du défunt dont les restes enveloppés dans une étoffe de pourpre étaient conservés dans une deuxième urne funéraire en or insérée dans un sarcophage de marbre. Ce coffret était fermé par un couvercle orné de l&rsquo;emblème dynastique, le soleil rayonnant, visible sur le timbre de 1979 (<strong>11</strong>). Devant le sarcophage ont été retrouvés des restes de figurines en ivoire et en or provenant d &lsquo;un mobilier. Une minuscule tête en ivoire, haute de 2 centimètres, représente une tête d&rsquo;homme barbu qui pourrait être celle du roi Philippe II (<strong>12</strong>). Une autre tête représenterait Alexandre et une troisième Olympias, sa mère, dont le premier sarcophage contenait vraisemblablement les restes. Car, pour M. Andronicos, la richesse des découvertes effectuées dans cette tombe conduit à conclure «<em> qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la tombe de Philippe II, car aucun autre roi n&rsquo;est mort en Macédoine entre 350 et 325 </em>», datation obtenue par l&rsquo;examen de la tombe.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/139.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7279" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/139-300x226.jpg" alt="13" width="300" height="226" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/148.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7280" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/148.jpg" alt="14" width="184" height="259" /></a>Aux yeux des Grecs, le soleil macédonien est donc bien la propriété de la Macédoine grecque. Or, et c&rsquo;est là l&rsquo;objet de la controverse, la toute récente République de Macédoine a émis en 1992 trois timbres montrant le drapeau du nouvel Etat, rouge frappé en son centre du soleil rayonnant (<strong>13</strong>). Dès 1990, la Grèce avait voulu faire sien ce symbole en le portant au revers de nou­velles pièces de 100 drachmes, auxquelles fait écho un des timbres de 1992 associant une monnaie macédonienne antique au soleil à dix-huit branches de la dynastie des Argéades (<strong>14</strong>). Sur ce point, il semblerait que Skopje ait fait un pas pour calmer la colère d&rsquo;Athènes en s&rsquo;engageant à abandonner ce symbole.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>L&rsquo;ambition du roi Philippe</strong></span></p>
<p>Avant le transfert de la capitale du royaume de Macédoine à Pella, les Macédoniens n&rsquo;ont joué qu&rsquo;un rôle secondaire dans l&rsquo;histoire hellénique. Une nouvelle période s&rsquo;ouvre ensuite qui verra la Macédoine supplanter une Grèce désunie à la fin du Ve siècle, quand Athènes sort vaincue de la guerre du Péloponnèse qui l&rsquo;a opposée à sa rivale de toujours, Sparte. Le IVe siècle débute dans le royaume du nord par une longue suite d&rsquo;assassinats et de défaites militaires. Mais en 359, Philippe, âgé seulement de vingt-trois ans, devient régent du royaume au nom de son neveu, trop jeune pour gouverner. Il impose si rapidement son autorité que trois ans plus tard, en 356, il se proclame roi. Commence alors un règne de vingt ans à l&rsquo;issue duquel l&rsquo;emprise de la Macédoine sur la Grèce sera consommée.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/155.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7281" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/155-300x229.jpg" alt="15" width="300" height="229" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/165.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7282" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/165.jpg" alt="16" width="181" height="256" /></a>Pour assouvir son ambition, Philippe doit tout d&rsquo;abord faire de son royaume un Etat puissant, bien organisé au plan intérieur et disposant d&rsquo;une armée solide, dont la phalange est le fer de lance. Il peut ainsi repousser ses voisins ou annexer leur territoire, comme le district aurifère du mont Pangée, en Thrace, qui sera la source essentielle de son revenu. Formé à la culture grecque pendant une captivité à Thèbes, Philippe n&rsquo;a de cesse de poursuivre l&rsquo;hellénisation de la Macédoine et des régions nouvellement conquises : il démentait en cela l&rsquo;orateur athénien Démosthène &#8211; le plus célèbre adversaire politique de Philippe &#8211; dont les discours enflammés, appelés« philippiques», dépeignaient le souverain macédonien comme un ennemi de la Grèce. Afin de surveiller les mines du Pangée, il conquiert en 356 une ancienne ville de la Macédoine thrace à laquelle il donne son nom, Philippes. Les postes grecques ont émis en 1987 un timbre associant le théâtre de cette cité et la comédienne Hélène Papadakis jouant Hécube dans la tragédie éponyme d&rsquo;Euripide (<strong>15</strong>). C&rsquo;est à Philippes que l&rsquo;apôtre saint Paul fonda une des premières communautés chrétiennes d&rsquo;Europe, à laquelle il adressa sa fameuse Epître aux Philippiens. D&rsquo;où sa présence sur un timbre de 1992 (<strong>16</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Concurrencer les Perses et les Grecs</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/175.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7283" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/175.jpg" alt="17" width="200" height="235" /></a>Les bénéfices que Philippe tirait de l&rsquo;exploitation des mines lui permettaient de battre monnaie et de concurrencer sur ce terrain les Perses et les Grecs. Deux monnaies en argent de Philippe ont fait l&rsquo;objet de timbres, l&rsquo;un grec et l&rsquo;autre bulgare. Emis en 1956 au profit de l&rsquo;Association des études macédoniennes, le premier est un timbre de bienfaisance apposé en sus de l&rsquo;affranchissement sur le courrier interne à la Macédoine (<strong>17</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/185.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7284" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/185.jpg" alt="18" width="193" height="211" /></a>On y voit Zeus de profil et la légende «Philippos». Le second date de 1967 et montre un cavalier macédonien, la main droite levée, avec dans le champ l&rsquo;inscription « Philippou » : (monnaie) de 27 Philippe (<strong>18</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/194.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7285" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/194.jpg" alt="19" width="236" height="200" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/203.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7286" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/203.jpg" alt="20" width="217" height="272" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/212.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7287" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/212.jpg" alt="21" width="199" height="243" /></a>A l&rsquo;instar de ses prédécesseurs, le roi éclairé, et décidément philhellène, sait s&rsquo;entourer des meilleurs poètes, artistes ou philosophes grecs tels le peintre Apelle, portraitiste d&rsquo;Alexandre le Grand, ou le philosophe Aristote qu&rsquo;il a chargé de l&rsquo;éducation de son fils, âgé de treize ans. Ce que nous rappelle une autre valeur de 1992 rapprochant un portrait de l&rsquo;illustre philosophe et une carte de la province grecque de Macédoine (<strong>19</strong>). Il est vrai qu&rsquo;Aristote y était né, en 384, à Stagire dans la péninsule de Chalcidique, comme l&rsquo;avait indiqué un des timbres commémorant en 1978 les deux mille trois cents ans de la mort d&rsquo;Aristote (322). Un cercle rouge localise la patrie du fondateur à Athènes du Lycée, sorte d&rsquo;institut supérieur de philosophie et des sciences (<strong>20</strong>). Le timbre reproduit en outre une inscription épigraphique disant qu&rsquo;« Alexandre fit élever ce portrait du divin Aristote, fils de Nicomaque, fontaine de toute sagesse». Cette inscription, trouvée à Athènes fournit la preuve qu&rsquo;une statue d&rsquo;Aristote, aujourd&rsquo;hui perdue, fut dédiée à son maître par l&rsquo;élève reconnaissant. Un second timbre de bienfaisance de 1956 offre un profil du philosophe (<strong>21</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/222.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7288" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/222.jpg" alt="22" width="278" height="158" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/232.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7289" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/232.jpg" alt="23" width="294" height="166" /></a>En 336, Philippe II est assassiné. Alexandre, son fils aîné, n&rsquo;a que vingt ans quand il monte sur le trône de Macédoine. Sa mère, Olympias, fille du roi d&rsquo;un peuple d&rsquo;Epire (au sud-ouest de la      Macédoine) n&rsquo;est peut-être pas étrangère à la mort de son époux qui lui a préféré Cléopâtre, fille d&rsquo;un des généraux de Philippe. Par sa mère, Alexandre se réclamait du bouillant Achille, héros de la guerre de Troie. Par son père, il se disait descendre d&rsquo;Héraclès, fils de Zeus. Des monnaies datant de son règne (336-323) montrent le jeune homme coiffé d&rsquo;une peau de lion, à la manière de son divin ancêtre. Voyez par exemple celles reproduites sur des timbres de Chypre de 1966 ou de Grèce de 1959 et 1963 (<strong>22 et 23</strong>) : l&rsquo;avers est orné de la tête d&rsquo;Alexandre tandis qu&rsquo;au revers siège zeus.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/242.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7290" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/242.jpg" alt="24" width="246" height="175" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/251.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7291" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/251-257x300.jpg" alt="25" width="257" height="300" /></a>Une pareille lignée engageait Alexandre III, qui sera bientôt surnommé le Grand, sur le projet grandiose de bâtir un empire universel, le plus vaste que l&rsquo;Antiquité ait connu avant les Romains. Décidé à attaquer les Perses, éternels ennemis de la Grèce depuis. Marathon et Salamine, sur leur propre, territoire, Alexandre quitte Pella en 334 pour une expédition qui durera douze ans et conduira l&rsquo;armée macédonienne jusqu&rsquo;aux rives de l&rsquo;Indus. Après avoir remporté une première victoire sur les Perses, dès l&rsquo;été 334, Alexandre bat l&rsquo;année suivante le roi perse Darios III à Issos, en Cilicie (sud de la Turquie). Une &#8211; célèbre mosaïque de sol, aujourd&rsquo;hui conservée au Musée archéologique de Naples, évoque cette bataille. Réalisée dans la deuxième moitié du IIe siècle av. J.-C., elle décorait la maison du Faune à Pompéi et reproduisait un tableau peint par Philoxénos d&rsquo;Erétrie à la fin du IVe siècle. Un détail a été repris sur un timbre de la série « Macédoine » : Alexandre, tête nue, chevauche Bucéphale (<strong>24</strong>). C&rsquo;est le roi Darios sur son char qui a été choisi pour illustrer un timbre du Mali émis en 1974 (<strong>25</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Alexandre sur le chemin de l&rsquo;Egypte</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/261.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7292" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/261.jpg" alt="26" width="184" height="271" /></a></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/271.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7293" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/271.jpg" alt="27" width="265" height="175" /></a>Le Musée archéologique d&rsquo;Istanbul conserve un sarcophage en marbre sculpté par un Grec d&rsquo;Ionie, sur la côte occidentale de la Turquie, peu après 333. Trouvé en 1855 dans la nécropole royale de Sidon (aujourd&rsquo;hui Sayda au Liban), ce sarcophage, dit d&rsquo;Alexandre, représente également des scènes de la bataille d&rsquo;Issos qui libéra la cité phénicienne du joug perse. Les postes helléniques ont reproduit des détails de la décoration de ce sarcophage sur un timbre de la série Histoire de 1937-1938 (<strong>26</strong>), dont un gros plan apparaît en 1968 (<strong>27</strong>). Le conquérant macédonien, coiffé d&rsquo;une tête de lion, écrase avec son cheval un soldat perse.</p>
<p>En 332, Alexandre conquiert la Palestine en enlevant Tyr après un siège de sept mois. Il s&rsquo;empare de Gaza et pousse jusqu&rsquo;en Egypte où il est accueilli en libérateur. Il rend visite à l&rsquo;oracle du dieu Amon qui le proclame son fils, légitimant ainsi l&rsquo;ambition du jeune souverain. A la fin de l&rsquo;année, il fonde Alexandrie d&rsquo;Egypte, première d&rsquo;une longue série de villes qui jalonneront la conquête asiatique d&rsquo;Alexandre. Selon l&rsquo;historien grec Plutarque, Alexandre a fondé plus de soixante-dix villes qui sont autant de relais pour la diffusion de l&rsquo;hellénisme dans ces contrées «barbares». La moitié d&rsquo;entre elles sont identifiées à ce jour, dont vingt ont pour nom Alexandrie.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/281.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7294" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/281-300x136.jpg" alt="28" width="300" height="136" /></a></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/291.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7295" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/291-300x99.jpg" alt="29" width="300" height="99" /></a>Le bureau français installé dans le port égyptien en 1830 permet à travers son courrier d&rsquo;évoquer le passage du conquérant macédonien. A partir de 1902, le bureau fut doté de timbres aux types Blanc, Mouchon et Merson portant la mention «Alexandrie», telle cette lettre recommandée du 5 novembre 1919 à destination de Paris (<strong>28</strong>). Le bureau fut fermé le 31 mars 1931 mais le paquebot Alexandrie de la compagnie des Messageries maritimes, a oblitéré le 50 c Semeuse lignée affranchissant une lettre pour Montélimar (<strong>29</strong>). Ce paquebot joignait Marseille à Beyrouth via Alexandrie et Port-Saïd en Egypte, et Jaffa en Palestine. Sous le nom d&rsquo;Alexandre &#8211; les personnages mythiques ou historiques de l&rsquo;Antiquité gréco-romaine étaient alors fréquemment choisis pour baptiser des navires -, un autre paquebot de cette compagnie a sillonné la Méditerranée de 1851 à 1861. Il disposait lui aussi d&rsquo;une agence postale embarquée.</p>
<p>Une fois parvenu aux portes de l&rsquo;Inde, Alexandre dut, sous la pression de ses soldats désireux de rejoindre leur patrie &#8211; nous sommes en 326 et cela fait neuf ans que l&rsquo;expédition a quitté la Macédoine &#8211; engager ses troupes sur le chemin du retour. Parvenu à Babylone en 323, le jeune roi succomba à une attaque de malaria. En Orient comme en Occident, la renommée d&rsquo;Alexandre prit dès sa mort des proportions inouïes. Il devint un héros quasi mythique capable d&rsquo;accomplir les exploits les plus invraisemblables. D&rsquo;où une floraison d&rsquo;images et de récits. En émettant le 23 juillet 1977 &#8211; 2 300 ans après la mort du divin conquérant de l&rsquo;Asie &#8211; une série de sept timbres consacrés à l&rsquo;œuvre civilisatrice d&rsquo;Alexandre le Grand, les postes grecques nous ont offert quelques-unes de ces images. S&rsquo;y côtoient :</p>
<p>&#8211; le phare d&rsquo;Alexandrie, une des Sept Merveilles du monde, sur une monnaie romaine,</p>
<p>&#8211; Alexandre déposant les œuvres d&rsquo;Homère sur la tombe d &lsquo;Achille, d&rsquo;après une fresque de Raphaël (Vatican),</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/301.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7296" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/301.jpg" alt="30" width="265" height="217" /></a>- Alexandre plongeant au fond de la mer dans un tonneau de verre, sur une miniature flamande du XIVe siècle, sujet déjà évoqué par un timbre de Monaco en 1962 (<strong>30</strong>),</p>
<p>&#8211; Alexandre à cheval sur un tapis copte,</p>
<p>&#8211; Alexandre recevant l&rsquo;oracle qui lui annonce que ses jours touchent à sa fin, sur un manuscrit byzantin,</p>
<p>&#8211; la mort d&rsquo;Alexandre le Grand sur une miniature persane.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/311.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7297" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/311.jpg" alt="31" width="170" height="220" /></a>Chacun de ces timbres montre en outre une monnaie de Lysimaque, lieutenant d&rsquo;Alexandre dont le profil orne le revers. Le motif avait servi en 1954 (<strong>31</strong>).</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/321.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7298" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/321.jpg" alt="32" width="202" height="211" /></a>Deuxième agglomération de Grèce après Athènes et deuxième port après Le Pirée, Thessalonique -ou simplement Salonique d&rsquo;après son nom turc ­ conserve aujourd&rsquo;hui encore le nom de la sœur d&rsquo;Alexandre, dit-on, qui avait épousé le général Cassandre. Ce dernier avait fondé la ville au bord du golfe Thermaïque en 316 av. J.-C. Un timbre grec de 1985 rend hommage au fondateur de la capitale de la Macédoine grecque à travers une monnaie ancienne. Déjà florissante sous les rois macédoniens successeurs d&rsquo;Alexandre Thessalonique vit son importance s&rsquo;accroître rapidement après la conquête romaine (168 av. J.-C.) aux dépens de Pella. Bien située sur la voie Egnatia, qui reliait l&rsquo;Italie à Constantinople, elle devint tout naturellement capitale de la province romaine de Macédoine en 150. Datant de cette période, une monnaie, reproduite sur un timbre bulgare de 1967, montre un dieu &#8211; Zeus ou Poséidon- au centre d&rsquo;un bouclier macédonien (<strong>32</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Un foyer de tensions</strong></span></p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/331.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7299" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/03/331-300x228.jpg" alt="33" width="300" height="228" /></a>« La Macédoine est grecque ! » scandaient les manifestants athéniens de 1992. Considérée par les anciens Grecs comme un Etat archaïque et thrace &#8211; donc « barbare»-, désireuse, sous Philippe II et Alexandre, d&rsquo;unir les Grecs contre le vaste empire perse, la Macédoine a toujours été un foyer de tensions. Quand l&rsquo;empire ottoman s&rsquo;est affaibli, dans la seconde moitié du XIXe siècle, Bulgares, Serbes et Grecs ont manifesté leurs visées sur cette région stratégique au cœur des Balkans. Le traité de Bucarest (10 août 1913) a partagé la Macédoine entre les trois peuples. Pendant la première guerre mondiale, la Bulgarie a occupé la partie serbe de la Macédoine, mais en 1919 elle a perdu la Thrace maritime qui lui offrait un accès à la mer Egée. Pourtant, pendant la seconde guerre mondiale, la Bulgarie, alliée à l&rsquo;Allemagne, annexera, entre 1941 et 1944, presque toute la Macédoine, comme on le voit sur un timbre de 1941 (<strong>33</strong>) : sur la carte sont indiquées, du nord au sud, les villes de Pirot (Serbie), Sofia (capitale bulgare), Skopje, Ohrid et Bitola (Macédoine ex-yougoslave). Il faudra attendre le traité de Paris en 1947 pour voir rétablies les frontières de 1919. Dès 1946, le maréchal Tito acceptait une république de Macédoine dans la fédération yougoslave. On connaît la suite&#8230;</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 502 &#8211; Décembre1995</span></p>

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