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	<title>Timbres magazine - Mensuel de la presse philatélique française &#187; Autres spécialités</title>
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		<title>La télégraphie sémaphorique</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jun 2016 14:08:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Thématiques]]></category>

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		<description><![CDATA[ou comment, depuis la terre, communiquer avec les bateaux en mer  Comme il convient de surveiller les côtes et d’échanger des informations entre la terre et la mer, les hommes ont imaginé et perfectionné différents systèmes pour ce faire, dont la télégraphie depuis les sémaphores. Et pour le plus grand plaisir des collectionneurs, des marques<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/06/06/la-telegraphie-semaphorique/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>ou comment, depuis la terre, communiquer avec les bateaux en mer</h3>
<h4> Comme il convient de surveiller les côtes et d’échanger des informations entre la terre et la mer, les hommes ont imaginé et perfectionné différents systèmes pour ce faire, dont la télégraphie depuis les sémaphores. Et pour le plus grand plaisir des collectionneurs, des marques et des télégrammes existent pour en porter témoignage.</h4>
<p><strong><span style="color: #800000;"> C’était, au départ, l’équation à résoudre</span></strong></p>
<p>Au XVI<sup>e</sup> siècle, le littoral méditerranéen abrite des tours de guet, dites tours génoises. En Corse il y en aura une centaine. Depuis ces tours, une vigie communique par signaux, feux et fumées avec les navigateurs et les terriens, notamment pour prévenir de l’arrivée de pirates ou envahisseurs.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/014.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8728" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/014-300x225.jpg" alt="01" width="300" height="225" /></a><span style="color: #800000;">1 Batterie de l’île aux moines (Morbihan) </span></p>
<p>Au XVII<sup>e</sup> le secrétaire d’état à la Marine Royale, Jean-Baptiste Colbert, théoricien du protectionnisme et de l’interventionnisme de l’Etat, crée un service de batteries côtières <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong> afin d’assurer la protection des côtes du Royaume contre l’ennemi (suivez mon regard, c’est évidemment l’Angleterre). Ces batteries sont un instrument de guerre. En 1795, elles sont remplacées par des vigies qui surveillent les mouvements des flottes ennemies et communiquent entre elles. Ces vigies sont placées sous la direction du ministère de la Marine.</p>
<p>Et puis, tout arrive, Napoléon 1<sup>er</sup>, encore lui, décide en 1806 de la création d’un dispositif de surveillance des navires depuis la côte, avec échange d’informations entre la terre et la mer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/024.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8729" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/024-107x300.jpg" alt="02" width="107" height="300" /></a><span style="color: #800000;">2 Dictionnaire de la Marine à voiles. C.V. Pâris et de Bonnefoux</span></p>
<p>Charles Depillon (1768-1805), officier d’artillerie, propose un système de transmission inspiré du télégraphe Chappe. Il décédera avant de voir son système en service. Un mât, 3 bras articulés, le sémaphore est né (introduit dans le dictionnaire en 1806). <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/034.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8730" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/034-247x300.jpg" alt="03" width="247" height="300" /></a><span style="color: #800000;">3 Le mât est monté sur un bâtiment promontoire.<br />
A gauche le mât des signaux par pavillons.</span></p>
<p>De Séma = signe et de phoros = qui porte. Le sémaphore, c’est le mât à signaux. <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong></p>
<p>Le sémaphore est l’aboutissement du service des vigies et des batteries côtières qui surveillaient le front de mer, pour informer du danger d’invasion, depuis Colbert.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/044.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8731" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/044-300x193.jpg" alt="04" width="300" height="193" /></a><span style="color: #800000;">4 Le mât du sémaphore et la maison des guetteurs.<br />
A gauche le mât des signaux par pavillons.</span></p>
<p>Construite à partir de 1820 la ligne sémaphorique du Second Empire va efficacement les remplacer avec la mise en œuvre ultérieure du service de la télégraphie électro sémaphorique. <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong></p>
<p><span style="color: #800000;">La construction d’une tour viendra ultérieurement, entre 1840 à 1870</span></p>
<p>La chaîne sémaphorique métropolitaine comptera jusqu’à 162 postes. En 1862 il en existe 134, mais en 2014 l’effectif n’est plus que de 59 sémaphores.</p>
<p>La tour porte le mât du télégraphe lui donnant une meilleure lisibilité depuis la mer. Elle permet aussi une surveillance plus efficace du trafic maritime.</p>
<p>Le sémaphore est fait pour voir.</p>
<p>A gauche le mât des signaux traditionnels. Le cône noir pointe en bas signale un avis de coup de vent.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/054.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8732" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/054-209x300.jpg" alt="05" width="209" height="300" /></a><span style="color: #800000;">5</span></p>
<p>Le sémaphore du Cap de la Chèvre a été construit en 1862, détruit par l’occupant en 1944. <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong></p>
<p>Clarification : il convient de différencier le sémaphore, tour de guet militaire destinée à voir et transmettre, du phare, tour civile (Ponts et Chaussées division phares et balises) destinée à <strong>être vue</strong>. Son nom vient du grec <em>Pharos</em>, île sur laquelle se trouvait le phare d’Alexandrie.</p>
<p>En anglais (<em>lighthouse</em>) ou allemand (<em>leuchturm</em>), c’est la référence directe à la fonction : tour lumineuse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/064.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8733" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/064-242x300.jpg" alt="06" width="242" height="300" /></a><span style="color: #800000;">6 Service électro-sémaphorique inspection de Rochefort</span></p>
<p>Le décret du 17 mai 1862 est le texte fondateur portant organisation du personnel du service électro-sémaphorique du littoral de l’Empire. Dans chaque arrondissement maritime le service est dirigé par un Major général et par des inspecteurs électro sémaphoriques au grade de capitaine de frégate (équivalence Terre : lieutenant-colonel). <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Ouverture à la télégraphie privée</span></strong></p>
<p>La loi du 27 mai 1863 ouvre droit aux dépêches privées, donc payantes, entre les navires en mer et les postes électro-sémaphoriques du littoral.</p>
<p>La circulaire 388 du 31 décembre 1864 annonce l’ouverture à la télégraphie privée des postes électro-sémaphoriques à la date du 1<sup>er</sup> janvier 1865 ; en l’espèce, seul l’usage de la langue française est admis.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/074.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8734" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/074-300x255.jpg" alt="07" width="300" height="255" /></a><span style="color: #800000;">7</span></p>
<p>Sur la tour du sémaphore de Cayeux on distingue la mention BUREAU TELEGRAPHIQUE / PUBLIC <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/082.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8735" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/082-300x214.jpg" alt="08" width="300" height="214" /></a><strong><span style="color: #800000;">8</span></strong></p>
<p>Le bureau électro-sémaphorique a les heures d’ouverture d’un bureau des PTT, il reçoit, en dehors des télégrammes sémaphoriques spécifiques, tous les télégrammes, sauf ceux de la presse qui bénéficient alors de tarifs préférentiels. <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong></p>
<p>L’agence britannique de presse Dalziel est créée en 1890 par Davidson Dalziel ; sa durée de fonctionnement sera courte ; elle est fermée en juillet 1893. Son directeur parisien est Jules-Hippolyte Percher signataire de la carte.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/093.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8736" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/093-300x210.jpg" alt="09" width="300" height="210" /></a><span style="color: #800000;">9</span></p>
<p>L’avis imprimé au dos de la carte d’admission au tarif réduit fait état de l’impossibilité de transmettre les télégrammes par les postes sémaphoriques. <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/104.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8737" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/104-300x217.jpg" alt="10" width="300" height="217" /></a><span style="color: #800000;">10 Monsieur le Commandant L’Eurydice en rade île d’Aix.</span></p>
<p>C’est une enveloppe modèle 329 pour télégramme privé, transformée par la grâce d’un trait de plume en télégramme officiel. <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong></p>
<p><em>L’Eurydice</em> est une corvette de 1<sup>er </sup>rang à coque bois armée de 28 canons, mise en service le 10 septembre 1849. Après des campagnes dans l’océan Indien, à l’île de la Réunion, au Kamtchatka, elle est transformée en transport à voiles affecté au port de Rochefort avec mouillage officiel en rade de l’île d’Aix.</p>
<p>Télégramme modèle 324 du Préfet maritime à Rochefort pour l’île d’Aix, reçu à 06 h 40 du soir par le guetteur (sémaphorique). La mention imprimée L’employé est rayée. L’urgence est signalée.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/114.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8738" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/114-286x300.jpg" alt="11" width="286" height="300" /></a><span style="color: #800000;">11</span></p>
<p>Texte : «<em> Préfet maritime de Rochefort à Commandant Eurydice rade Ile d’Aix. Vous pouvez partir quand le temps le permettra&#8230; » Pour copie conforme le guetteur de service Charbonnier. </em><strong><span style="color: #800000;">11</span></strong></p>
<p>Il y a une distorsion entre l’urgence signalée du télégramme et la latitude laissée au commandant de <em>L’Eurydice</em> pour apprécier le moment du départ.</p>
<p>Rien de plus normal, le commandant du bord est l’autorité légitime pour décider de ce moment, dès lors qu’il a reçu l’autorisation d’appareiller.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/124.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8739" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/124-211x300.jpg" alt="12" width="211" height="300" /></a><span style="color: #800000;">12</span></p>
<p>Le vice-amiral (3*) Peyron est ministre de la Marine et des colonies dans le gouvernement Jules Ferry. Il appelle son collègue, le ministre des Postes et Télégraphes au bienveillant intérêt qu’il convient d’accorder à la demande du conseil municipal de l’île Tudy. <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong></p>
<p>Il n’y a pas de sémaphore sur l’île Tudy, presqu’île polderisée du sud Finistère.</p>
<p>Un service télégraphique ne pourra qu’y être utile à l’autorité maritime (<em>l’importance qui s’attacherait au point de vue des intérêts maritimes à la création dont il s’agit…</em>) sans la charge administrative de l’établissement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/134.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8740" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/134-300x288.jpg" alt="13" width="300" height="288" /></a><span style="color: #800000;">13</span></p>
<p>La délibération du conseil municipal de l’île Tudy en date du 16 octobre 1892 (le contrat fait 4 pages) qui déclare souscrire aux dispositions en vue d’obtenir la création d’un service télégraphique, notamment la mise à disposition gratuite ainsi que l’entretien des locaux et matériels. <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong></p>
<p>Autant de frais en moins qui éveille l’intérêt du ministre de la Marine et des Colonies.</p>
<p>Le service télégraphique est installé en novembre 1892. Une recette auxiliaire rurale est ouverte le 1<sup>er</sup>/2/1898.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les marques de la télégraphie électro-sémaphorique</span></strong></p>
<p>Il n’existe pas de modèle unique, c’eût été trop simple, pour les marques télégraphiques des sémaphores. Ce ne sont pas des oblitérations, il n’y a rien à oblitérer. Ces marques se rapprochent souvent des timbres à date des P.T.T. qui étaient en service aux mêmes dates.</p>
<p>On peut les classer en quatre types, avec de multiples variantes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/143.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8741" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/143.jpg" alt="14" width="243" height="224" /></a><span style="color: #800000;">14 L’original de cette empreinte est encré en rouge.</span></p>
<p>LE TYPE 1 Facile, il n’est connu qu’en un seul exemplaire. Non daté, diamètre 30 mm, vu sur une dépêche télégraphique de l’île d’Yeu du 30 juillet 1872. <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/152.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8742" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/152.jpg" alt="15" width="243" height="213" /></a><span style="color: #800000;">15</span></p>
<p>LE TYPE 2 Cachet aux contours chantournés, avec pont central et dateur mobile. <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/162.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8743" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/162-300x107.jpg" alt="16" width="300" height="107" /></a><span style="color: #800000;">16 Ile d’Yeu, opérateur du 8e génie station TSF à l’île d’Yeu 22/2/1918</span></p>
<p>Ce type de cachet est utilisé par la télégraphie militaire sans mention de lieu. <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong></p>
<p>LE TYPE 3 Il a un petit air de famille avec le timbre à date des bureaux de recette des PTT, (type Lautier A1) pour ce qui est de la couronne composée d’un cercle extérieur plein, diamètre de 24 mm, le cercle intérieur comptant 12 tirets.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/172.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8744" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/172.jpg" alt="17" width="203" height="203" /></a><span style="color: #800000;">17 Absence de cuvette mobile (par oubli ?)</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/182.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8745" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/182.jpg" alt="18" width="210" height="207" /></a><span style="color: #800000;">18 Sémaphore dans la couronne, répété dans la cuvette</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/192.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8746" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/192-300x92.jpg" alt="19" width="300" height="92" /></a><span style="color: #800000;">19 Le cachet au type 3 sur télégramme officiel (le préfet de la Charente-Inférieure<br />
au maire de Rochefort) des PTT du 6 août 1889.<br />
Le type est identique à celui de la télégraphie sémaphorique.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/201.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8747" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/201-300x153.jpg" alt="20" width="300" height="153" /></a><span style="color: #800000;">20 Télégramme privé XP (Express payé) par la voie sémaphorique<br />
de particulier (Orléans) à particulier Pointe de Besnard commune<br />
de St-Coulomb. Cachet encre bleue, au type 3, du 20 août 1902</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/212.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8748" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/212-300x231.jpg" alt="21" width="300" height="231" /></a><span style="color: #800000;">21 Type 3 sémaphore de la Pointe de Saint-Mathieu 12 sept 24.<br />
Situé sur la commune de Plougonvelin, le cachet est libellé pointe<br />
de St-Mathieu ; la terminologie géographique est pointe Saint-Mathieu.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/221.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8749" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/221.jpg" alt="22" width="229" height="220" /></a><span style="color: #800000;">22 Type 3 comportant la mention sémaphore (abrégé)<br />
dans la couronne et dans la cuvette mobile.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/231.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8750" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/231-261x300.jpg" alt="23" width="261" height="300" /></a><span style="color: #800000;">23 Sémaphore de Camaret cuvette mobile sem (aphore) 22 absence de mois 15 . </span><br />
<span style="color: #800000;">Il s’agit du 22 janvier 1915, cachet du bureau de Camaret. Mention manuscrite : le chef de reconnaissance </span><br />
<span style="color: #800000;">du sém. de Camaret. Construit sur le site de la pointe des Tas de Pois,</span><br />
<span style="color: #800000;"> il a été détruit à la fin de la 2e guerre mondiale.</span></p>
<p>La différence provient de la cuvette mobile qui présente plusieurs variantes. <strong><span style="color: #800000;">17 à 23</span></strong></p>
<p>LE TYPE 4 c’est le timbre à date des bureaux de recette, type Lautier A4.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/241.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8751" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/241.jpg" alt="24" width="272" height="249" /></a><span style="color: #800000;">24 La couronne porte la mention T.S.F. et la cuvette la lettre T<br />
(télégraphie) à la place de l’heure ou de ★</span></p>
<p>Un cercle extérieur unique de 27 mm, identification géographique dans la couronne, cuvette mobile avec bloc dateur. <strong><span style="color: #800000;">24</span></strong></p>
<p>Correspondance au départ du sémaphore de Saint Vaast la Hougue, en franchise militaire pour un militaire du corps expéditionnaire d’Orient.</p>
<p>Cachet militaire Marine : artillerie du front de mer de la Hougue</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/25.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8752" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/25-300x143.jpg" alt="25" width="300" height="143" /></a><span style="color: #800000;">25 Sémaphore de Saint Vaast La Hougue Lettre T et ★</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/261.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8753" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/261-300x238.jpg" alt="26" width="300" height="238" /></a><strong><span style="color: #800000;">26</span></strong></p>
<p>Au dos cachet du vaguemestre et Trésor et Postes 409. <strong><span style="color: #800000;">25 et 26</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/271.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8754" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/271-300x118.jpg" alt="27" width="300" height="118" /></a><span style="color: #800000;">27 Les Baleines Charente inferieure. Lettre T / ★<br />
Barre de fraction entre le T et l’étoile. Du 10 juillet 1917</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/281.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8755" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/281-300x238.jpg" alt="28" width="300" height="238" /></a><span style="color: #800000;">28 Même type, plus moderne, 1955. Les indications horaires<br />
de la cuvette mobile (ligne du haut) sont remplacées par un 0 . ★</span></p>
<p>Le sémaphore est situé sur la commune de Saint Clément Les Baleines, dans l’île de Ré.<strong><span style="color: #800000;"> 27 et 28</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/281.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8755" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/281-300x238.jpg" alt="28" width="300" height="238" /></a><span style="color: #800000;">29 Même principe, la ligne du haut ne comporte que le 0</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/301.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8756" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/301-290x300.jpg" alt="30" width="290" height="300" /></a><span style="color: #800000;">30 Pour comparaison, le timbre à date de recette distribution de l’îile d’Aix en août 1929.</span></p>
<p>La décision de construire un sémaphore à l’île d’Aix date du 16 juillet 1860. Il sera construit 2 ans plus tard. <strong><span style="color: #800000;">29 et 30</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/311.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8757" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/311-300x165.jpg" alt="31" width="300" height="165" /></a><strong><span style="color: #800000;">31</span></strong></p>
<p>Certains sémaphores ont une tour ronde, voire carrée, celle de l’île d’Aix est bilobée. Sur la tour du sémaphore, le système de télégraphie, à droite le mât à haubans pour les signaux. <strong><span style="color: #800000;">31</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/321.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8758" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/321-300x92.jpg" alt="32" width="300" height="92" /></a><strong><span style="color: #800000;">32</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/331.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8759" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/331-300x278.jpg" alt="33" width="300" height="278" /></a><span style="color: #800000;">33</span></p>
<p>Dans ce timbre à date au type 4 figurent le lieu, la localisation du sémaphore (pointe du But) et la mention Sem (aphore) dans la cuvette mobile <strong><span style="color: #800000;">32 et 33</span></strong>. Bâtiment construit en 1861, détruit en 1944 par l’occupant.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/341.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8760" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/341-300x294.jpg" alt="34" width="300" height="294" /></a><span style="color: #800000;">34</span></p>
<p>Sémaphore de Chemoulin sans autre précision géographique. Astérisque dans la cuvette mobile. <strong><span style="color: #800000;">34</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/351.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8761" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/351-300x140.jpg" alt="35" width="300" height="140" /></a><span style="color: #800000;">35</span></p>
<p>La position géographique dominante ne justifiait pas la construction d’une tour. Le mât télégraphique est accolé à la maison des guetteurs, le mât des signaux est devant. <strong><span style="color: #800000;">35</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/361.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8762" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/361-183x300.jpg" alt="36" width="183" height="300" /></a><span style="color: #800000;">36</span></p>
<p>Construit en 1861 suite à la destruction, par la foudre en 1820, du simple poste de signaux qui existait.<strong><span style="color: #800000;"> 36</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/371.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8763" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/371-300x274.jpg" alt="37" width="300" height="274" /></a><span style="color: #800000;">37</span></p>
<p>Le timbre à date porte le T de télégraphie dans la cuvette mobile. <strong><span style="color: #800000;">37</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/381.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8764" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/381-300x300.jpg" alt="38" width="300" height="300" /></a><span style="color: #800000;">38</span></p>
<p>Sans cuvette mobile. Oubli ou matériel non livré ?<strong><span style="color: #800000;"> 38</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/39.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8765" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/39-300x266.jpg" alt="39" width="300" height="266" /></a><span style="color: #800000;">39</span></p>
<p>Un inclassable, sur le type des recettes auxiliaires rurales (Lautier E6 millésime à 4 chiffres). <strong><span style="color: #800000;">39</span></strong></p>
<p>Le sémaphore de la Pointe Grave est situé pointe Saint-Nicolas sur la commune du Verdon sur Mer ; il surveille l’entrée de l’estuaire de la Gironde (signalé en mer par le phare de Cordouan.)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/40.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8766" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/40-300x187.jpg" alt="40" width="300" height="187" /></a><span style="color: #800000;">40</span></p>
<p>L’expéditeur n’a pas utilisé le timbre à date du sémaphore (type 3) ne s’agissant pas d’un envoi télégraphique. Le timbre à date est celui de la recette auxiliaire rurale de l‘île Molene (agence postale ouverte le 9 août 1921, R.A.R. le 9 décembre 1936). <strong><span style="color: #800000;">40</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/41.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8767" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/41-192x300.jpg" alt="41" width="192" height="300" /></a><span style="color: #800000;">41</span></p>
<p>La majorité des bureaux électro-sémaphoriques participant au service télégraphique public a été fermée à compter du 30 juin 1958 (circulaire du 23 juin). <strong><span style="color: #800000;">41</span></strong></p>
<p>Le service de la correspondance publique en étant considéré comme nul ou insignifiant.</p>
<p>Outre les télégrammes officiels du service de la Marine impériale, royale puis nationale, les bureaux électro-sémaphoriques envoyaient tous les télégrammes (sauf de presse) et ils recevaient toutes les correspondances à distribuer dans la commune de leur implantation (moyennant des frais).</p>
<p>Peu de ces empreintes sont disponibles, l’activité de la majorité des bureaux étant nulle ou insignifiante ; souvent mal frappées (les guetteurs sémaphoriques n’avaient pas la dextérité des employés des P.T.T. pour manier le tampon) sur du papier administratif, elles n’ont pas été (ou peu) conservées par les destinataires.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/42.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8768" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/42-300x215.jpg" alt="42" width="300" height="215" /></a><span style="color: #800000;">42</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/43.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8769" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/06/43-300x189.jpg" alt="43" width="300" height="189" /></a><span style="color: #800000;">43</span></p>
<p>Pour continuer cette collection à moindres frais, il est possible de se procurer des cachets commémoratifs des sémaphores <strong><span style="color: #800000;">42 et 43</span></strong>. On y perd le sel iodé de l’aventure et de la recherche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Raymond Loëdec<br />
Académie européenne de philatélie</p>
<p>&nbsp;</p>

<div class="ratings " data-post="8726">  
  <ul   style="width:60px" title="4.00 / 5">    <li class="rating" style="width:48px">      <span class="average">        4.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
        <li class="s1">          <a title="Give 1 out of 5 stars">1 / 5</a>        </li>      
        
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</div>

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		<title>Evacuation d’une île volcanique</title>
		<link>https://timbresmag.fr/2016/05/31/evacuation-dune-ile-volcanique/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2016 08:49:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Thématiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors d’une éruption, il est indispensable d’évacuer la population vivant dans les zones à risque élevé. Le seul exemple historique d’évacuation totale d’une île pendant deux ans est celui de Tristan da Cunha (1961-1963), qui a été abondamment illustré par les timbres. Les éruptions volcaniques font l’objet de très nombreuses représentations philatéliques. Par contre, leurs<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/31/evacuation-dune-ile-volcanique/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Lors d’une éruption, il est indispensable d’évacuer la population vivant dans les zones à risque élevé. Le seul exemple historique d’évacuation totale d’une île pendant deux ans est celui de Tristan da Cunha (1961-1963), qui a été abondamment illustré par les timbres.</h4>
<p>Les éruptions volcaniques font l’objet de très nombreuses représentations philatéliques. Par contre, leurs conséquences humaines, et notamment le devenir des populations vivant dans les zones exposées, sont beaucoup moins fréquemment illustrés. Une exception remarquable est celle de l’éruption intervenue sur l’île anglaise de Tristan da Cunha (Atlantique Sud) en 1961 : bien que mineure (aucune victime humaine, dégâts limités), elle entraîna l’évacuation totale – et initialement planifiée comme définitive – de l’île pendant deux ans. Les étapes de cet exode et du difficile retour au bercail d’une population qui s’adaptait mal à la vie en Grande-Bretagne sont exceptionnellement bien représentées au niveau de la riche production philatélique de Tristan da Cunha.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">L’île habitée la plus isolée du monde</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0113.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8464" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0113.jpg" alt="01" width="207" height="291" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0213.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8465" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0213.jpg" alt="02" width="207" height="292" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0313.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8466" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0313-205x300.jpg" alt="03" width="205" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p>Tristan da Cunha, à 2 000 km au sud de Sainte-Hélène dans l’Atlantique Sud <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>, est considérée comme l’île habitée la plus isolée du monde. Proche de la dorsale médio-atlantique, elle se situe à 2 400 km de l’Afrique du Sud et à 3 400 km des côtes sud-américaines. C’est une île conique de 11 km de diamètre <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>, qui culmine à 2 060 m, et représente le sommet émergé d’un grand volcan actif de point chaud, dont la base repose sur la croûte océanique atlantique à 3 500 m de profondeur. La zone sommitale de l’île est déserte ; ses 297 habitants regroupés en 80 familles (qui se partagent 8 patronymes seulement) vivent exclusivement dans la zone côtière nord de l’île, dans un village baptisé quelque peu pompeusement « Edinburgh of the Seven Seas » mais plus connu sous le nom de « The Settlement ». L’île n’est desservie que par des bateaux de pêche sud-africains qui y font escale 8 à 10 fois par an. Les deux îles voisines <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>, Inaccessible et Nightingale, sont inhabitées.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0413.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8468" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0413-300x188.jpg" alt="04" width="300" height="188" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0511.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8469" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0511.jpg" alt="05" width="177" height="260" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0613.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8470" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0613.jpg" alt="06" width="177" height="256" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0714.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8471" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0714.jpg" alt="07" width="260" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0813.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8472" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0813.jpg" alt="08" width="258" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p>Ce groupe insulaire fut découvert en 1506 par le navigateur portugais Tristão da Cunha, qui n’y aborda pas mais laissa son nom (anglicisé ultérieurement en Tristan da Cunha) à l’île principale. Il fut visité épisodiquement par divers navires, mais sa cartographie demeura quelque peu fantaisiste <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong> jusqu’au début du XIX<sup>e</sup> siècle. Il fut annexé par le Royaume-Uni en 1816, très probablement pour l’empêcher de servir de base à une éventuelle opération de libération de Napoléon, alors détenu à Sainte-Hélène. Une garnison réduite y fut donc installée et constitua le noyau de la population permanente (97 habitants en 1886) de Tristan, où les baleiniers faisaient parfois escale. L’ouverture du Canal de Suez aboutit à un isolement de plus en plus grand de l’île. La vie très calme de ses habitants ne fut jalonnée que par quelques événements exceptionnels, comme le naufrage catastrophique du canot de sauvetage de l’île en 1885 <strong><span style="color: #800000;">5 et 6</span></strong>, et le passage de l’expédition polaire de Shackleton et Rowett en 1921 <strong><span style="color: #800000;">7 et 8</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0913.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8473" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/0913.jpg" alt="09" width="247" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1013.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8474" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1013.jpg" alt="10" width="251" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1114.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8475" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1114.jpg" alt="11" width="260" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1210.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8476" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1210.jpg" alt="12" width="250" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1312.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8477" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1312.jpg" alt="13" width="248" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1412.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8478" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1412.jpg" alt="14" width="257" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1513.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8479" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1513.jpg" alt="15" width="256" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1612.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8480" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/1612.jpg" alt="16" width="258" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>16</strong></span></p>
<p>Au niveau des ressources, la pêche à la baleine fut remplacée par celle de la langouste locale (<em>Jasus tristani</em>) <strong><span style="color: #800000;">9</span></strong>, qui donna naissance à une industrie toujours florissante de nos jours <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>. Avant que le volcan ne se signale à leur attention, les îliens vivaient paisiblement au sein d’une nature superbe riche en plantes endémiques <strong><span style="color: #800000;">11</span></strong>, dont l’animal emblématique demeure le célèbre pingouin appelé gorfou sauteur (<em>southern rockhopper</em>) <strong><span style="color: #800000;">12 et 13</span></strong>. Ils ne s’intéressaient guère aux curiosités minéralogiques de Tristan : cristaux de pyroxène des laves <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>, d’aragonite dans leurs cavités <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>, et de soufre près des anciennes fumerolles <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un volcan modérément actif</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/179.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8481" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/179.jpg" alt="17" width="216" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/187.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8482" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/187.jpg" alt="18" width="209" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>18</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/197.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8483" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/197.jpg" alt="19" width="211" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>19</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/207.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8484" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/207.jpg" alt="20" width="211" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>20</strong></span></p>
<p>L’activité d’un point chaud situé à environ 400 km à l’est de la dorsale médio-atlantique a d’abord formé, depuis environ 18 millions d’années, l’île de Nightingale, puis l’île Inaccessible, et enfin Tristan da Cunha au cours des derniers trois millions d’années. Tristan est un stratovolcan typique, fait de couches alternées de coulées de lave et de dépôts de cendres et de ponces projetées par des explosions volcaniques <strong><span style="color: #800000;">17 et 18</span></strong>. Ces dernières se produisent soit au niveau du cratère sommital <strong><span style="color: #800000;">19 et 20</span></strong>, soit à celui de points de sortie périphériques qui sont appelés des cônes adventifs. Ceux-ci, très nombreux, sont répartis dans l’ensemble de l’île 17, mais ne sont habituellement actifs que lors d’une seule éruption. Avant celle de 1961, la seule enregistrée par l’histoire locale était celle de Stony Hill sur la côte sud de l’île, qui mit en place un cône de scories et une coulée de lave noirâtre au cours des années 1750.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">L’éruption de 1961-1962 et l’évacuation de l’île</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/216.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8485" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/216.jpg" alt="21" width="242" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>21</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/225.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8486" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/225.jpg" alt="22" width="242" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>22</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/235.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8487" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/235.jpg" alt="23" width="256" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>23</strong></span></p>
<p>Une crise sismique, qui débuta au mois d’août 1961, fut suivie le 9 octobre par l’ouverture d’une fissure à proximité immédiate du village, entre celui-ci et l’usine de traitement des langoustes. Le lendemain 10 octobre, un dôme de lave visqueuse (appelé « tholoïde » en géologie) issu de cette fracture se mit en place à 300 m seulement du village, émettant des gaz et des cendres <strong><span style="color: #800000;">21 et 22</span></strong>. Il atteignit rapidement 100 m de hauteur ; entre le 20 et le 27 octobre il s’affaissa en partie, et une coulée de lave issue de la zone effondrée atteignit la côte sur environ 1 200 m de largeur, détruisant au passage l’usine et recouvrant les deux plages permettant l’accès le plus commode au village. Cette activité cessa en janvier 1962 ; elle fut suivie par la mise en place en février d’un second dôme à l’intérieur de la partie effondrée du premier<strong><span style="color: #800000;"> 23</span></strong>. L’éruption proprement dite se termina à la mi-mars 1962, et seules les émissions de gaz (fumerolles) se poursuivirent pendant plusieurs mois. Aucune éruption n’a eu lieu depuis sur l’île proprement dite ; en 2004, une nouvelle crise sismique fut suivie d’une éruption sous-marine à 24 km au sud-est de celle-ci, et produisit des ponces flottantes qui furent recueillies par les pêcheurs de Tristan.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/247.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8488" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/247.jpg" alt="24" width="253" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>24</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/256.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8489" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/256-300x200.jpg" alt="25" width="300" height="200" /></a><span style="color: #800000;"><strong>25</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/266.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8490" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/266.jpg" alt="26" width="258" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>26</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/276.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8491" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/276.jpg" alt="27" width="252" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>27</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/285.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8492" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/285.jpg" alt="28" width="253" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>28</strong></span></p>
<p>L’éruption de 1961-1962 peut incontestablement être qualifiée de mineure, le volume de lave émis demeurant faible et aucune perte humaine n’étant à déplorer. Elle engendra cependant une réponse radicale de la part de la population et des autorités britanniques, réaction amplement justifiée par l’isolement de l’île, la difficulté des liaisons maritimes, la menace directe de destruction du village très proche du dôme, et l’absence sur place de scientifiques susceptibles de gérer la crise. Le 9 octobre, l’administrateur de l’île et les habitants décidèrent en commun d’abandonner le village pour se réfugier pendant la nuit dans des abris éloignés du site de l’éruption. Le lendemain 10 octobre, la population de Tristan (264 îliens et 26 « expatriés ») fut évacuée par les deux bateaux de pêche disponibles, le<em> Tristania</em> <strong><span style="color: #800000;">24</span></strong> et le <em>Frances Repetto</em>, sur l’île inhabitée de Nightingale. Le 11 octobre, après une nuit plutôt inconfortable, elle embarqua à bord d’un navire néerlandais, le <em>Tjisadane </em><strong><span style="color: #800000;">25 et 26</span></strong>, qui par chance avait une escale prévue à Tristan ce jour-là. Les évacués débarquèrent à Cape Town<strong><span style="color: #800000;"> 27</span></strong> le 16, puis furent transférés en Angleterre, où ils arrivèrent le 3 novembre à bord du <em>Stirling Castle</em><strong><span style="color: #800000;"> 28</span></strong>. Ils furent alors hébergés dans une base désaffectée de la Royal Air Force à Calshot près de Southampton, où ils passèrent le dur hiver 1961-1962 dans des conditions assez précaires.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les étapes du retour (1962-1963)</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/293.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8493" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/293.jpg" alt="29" width="249" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>29</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/303.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8494" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/303.jpg" alt="30" width="268" height="186" /></a><span style="color: #800000;"><strong>30</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/313.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8495" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/313-300x203.jpg" alt="31" width="300" height="203" /></a><span style="color: #800000;"><strong>31</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/323.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8496" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/323.jpg" alt="32" width="267" height="184" /></a><span style="color: #800000;"><strong>32</strong></span></p>
<p>La Royal Society décida dès novembre 1961 de financer une expédition scientifique pour étudier le déroulement de l’éruption et ses effets. Une courte escale du <em>HMS Jaguar </em><strong><span style="color: #800000;">29</span></strong> ayant conclu à l’absence de danger imminent dans la zone de l’éruption, une équipe de 12 personnes, comprenant quatre volcanologues expérimentés (P.E. Baker, I.G. Gass, P.G. Harris, R.W. Le Maitre) et deux îliens, débarqua <strong><span style="color: #800000;">30</span></strong> à Tristan le 29 janvier 1962. Elle y passa près de deux mois avant de réembarquer le 20 mars à bord du <em>HMS Protector</em> <strong><span style="color: #800000;">31</span></strong>, ce qui permit aux volcanologues de disposer d’un hélicoptère <strong><span style="color: #800000;">32</span> </strong>pendant la dernière partie de leur mission. Ils assistèrent à la fin de l’éruption, et estimèrent en conséquence que le retour de la population était scientifiquement envisageable.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/333.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8497" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/333.jpg" alt="33" width="264" height="182" /></a><span style="color: #800000;"><strong>33</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/343.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8498" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/343.jpg" alt="34" width="266" height="184" /></a><span style="color: #800000;"><strong>34</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/353.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8499" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/353.jpg" alt="35" width="252" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>35</strong></span></p>
<p>Dans l’esprit du gouvernement britannique, l’évacuation de Tristan était définitive. Néanmoins, les nombreuses difficultés d’adaptation des ex-îliens à la société de consommation occidentale des années 1960 les conduisirent à demeurer groupés et solidaires, puis à envisager leur retour, qu’ils demandèrent de façon de plus en plus insistante après avoir pris connaissance des conclusions de la Royal Society. Ils obtinrent l’envoi d’une nouvelle équipe <strong><span style="color: #800000;">33</span> </strong>comportant 12 îliens, qui visita Tristan en septembre-octobre 1962 afin d’évaluer les conditions possibles de ce retour. Elle aboutit à un avis positif <strong><span style="color: #800000;">34</span> </strong>en dépit de la dégradation du village abandonné, et revint en Grande-Bretagne à bord du <em>HMS Puma</em> <strong><span style="color: #800000;">35</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/363.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8500" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/363-300x203.jpg" alt="36" width="300" height="203" /></a><span style="color: #800000;"><strong>36</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/373.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8501" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/373.jpg" alt="37" width="261" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>37</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/382.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8502" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/382.jpg" alt="38" width="265" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/393.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8504" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/393.jpg" alt="39" width="262" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>39</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/403.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8505" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/403-300x203.jpg" alt="40" width="300" height="203" /></a><span style="color: #800000;"><strong>40</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/413.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8506" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/413.jpg" alt="41" width="249" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>41</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/422.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8507" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/422.jpg" alt="42" width="256" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>42</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/432.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8508" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/432.jpg" alt="43" width="248" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>43</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/442.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8509" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/442.jpg" alt="44" width="252" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>44</strong></span></p>
<p>Après de nombreuses péripéties administratives incluant un vote qui approuva massivement le retour (148 pour, 5 contre), une première vague de 51 habitants arriva sur l’île le 9 avril 1963 pour entreprendre la remise en état du village et la récupération des animaux domestiques abandonnés devenus sauvages. Enfin, le reste de la population, soit 198 îliens, embarqua sur le ferry danois <em>Bornholm </em><strong><span style="color: #800000;">36</span> </strong>le 24 octobre 1963, quittant Southampton sans regrets <strong><span style="color: #800000;">37 et 38</span></strong>. Ils arrivèrent à Tristan <strong><span style="color: #800000;">39</span> </strong>le 10 novembre, débarquèrent <strong><span style="color: #800000;">40 et 41</span></strong>, récupérèrent leurs bagages <strong><span style="color: #800000;">42 et 43</span></strong>, et firent promptement leurs adieux au navire qui les avait transportés <strong><span style="color: #800000;">44</span> </strong>avant de se réadapter à la vie insulaire qui leur convenait le mieux.</p>
<p>Il est certes exceptionnel que les conséquences sociales d’un événement géologique somme toute mineur soient illustrées de façon aussi détaillée par les timbres.</p>
<p>Peut-être n’est-il pas inutile de préciser qu’après le commerce de la langouste, les émissions philatéliques représentent la seconde source de revenus extérieurs de Tristan da Cunha, qui permet entre autres le bon fonctionnement des services publics de l’île (santé, éducation)…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">René Maury,<br />
Professeur émérite à l’Université<br />
de Bretagne Occidentale,<br />
Laboratoire Domaines océaniques,<br />
Membre de la Société philatélique de Rennes</p>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;">Sylvain Blais,<br />
Maître de Conférences à l’Université de Rennes I,<br />
Géosciences Rennes,<br />
Membre de la Société philatélique de Rennes</p>

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		<title>Salade de fruits</title>
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		<pubDate>Fri, 27 May 2016 14:03:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les fruits exotiques participent largement à la réputation des pays où ils poussent et il est normal qu’ils figurent en bonne place en timbrologie, d’autant plus qu’ils sont souvent accompagnés d’histoires, légendaires ou réelles, qui peuvent en rehausser l’intérêt (si ce n’est le goût !). Pour vous mettre en appétit démonstration avec cet assortiment polynésien. 1<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/27/salade-de-fruits/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Les fruits exotiques participent largement à la réputation des pays où ils poussent et il est normal qu’ils figurent en bonne place en timbrologie, d’autant plus qu’ils sont souvent accompagnés d’histoires, légendaires ou réelles, qui peuvent en rehausser l’intérêt (si ce n’est le goût !). Pour vous mettre en appétit démonstration avec cet assortiment polynésien.</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu01.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8223" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu01-214x300.jpg" alt="158Beslu01" width="214" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>1</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu02.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8224" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu02-300x175.jpg" alt="158Beslu02" width="300" height="175" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu03.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8225" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu03-201x300.jpg" alt="158Beslu03" width="201" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu04.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8226" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu04-300x209.jpg" alt="158Beslu04" width="300" height="209" /></a><span style="color: #800000;"><em>4 Ce timbre, montrant pourtant une agréable préparatrice<br />
de coprah en plein ouvrage, fut retiré de la vente sur plainte de la dame<br />
qui se trouvait trop déshabillée. Il devint, bien évidemment, un des plus recherchés de Polynésie.</em></span></p>
<p> On prête d’innombrables utilisations à l’arbre providentiel qu’est le cocotier, à son bois, ses feuilles et bien sûr, aux noix dont la chair et l’huile entrent dans une infinité de produits, la coque elle-même se prêtant à nombre d’utilisations<strong><span style="color: #800000;"> 1 à 4</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu05.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8227" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu05-300x214.jpg" alt="158Beslu05" width="300" height="214" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8228" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu06-300x156.jpg" alt="158Beslu06" width="300" height="156" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu07.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8229" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu07-297x300.jpg" alt="158Beslu07" width="297" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu08.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8230" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu08-300x176.jpg" alt="158Beslu08" width="300" height="176" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Comme le cocotier, le pandanus est une plante autochtone, aux multiples racines en forme<br />
d’échasses, qui pousse sur n’importe quel sol, en bord de mer comme en montagne. Comme lui, c’est un arbre<br />
aux vertus multiples entrant autant dans l’utilitaire que dans la nourriture. Le fruit était d’ailleurs autrefois la base<br />
de l’alimentation des habitants des atolls. Ils étaient consommés crus ou cuits au four de terre.<br />
Les fruits d’un beau coloris rouge ou jaune vif continuent à être utilisés dans la confection des couronnes<br />
et des guirlandes et entrent même encore dans l’élaboration de certains remèdes.</em></span></p>
<p> Le uru, <strong>fruit de l’arbre à pain </strong>(maiore) est, lui, intimement lié à l’épopée de la « <em>Bounty</em> », le but principal de l’expédition de ce célèbre navire, commandé par le capitaine Bligh, étant en effet la collecte de plants de cet arbre dont le fruit devait contribuer à la nourriture des esclaves employés dans les plantations aux Antilles. On lui consacre de nos jours un festival <strong><span style="color: #800000;">5 à 8</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu09.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8231" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu09-300x204.jpg" alt="158Beslu09" width="300" height="204" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8232" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu10-229x300.jpg" alt="158Beslu10" width="229" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8233" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu11.jpg" alt="158Beslu11" width="159" height="241" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu12.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8234" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu12-300x233.jpg" alt="158Beslu12" width="300" height="233" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p>On ne compte plus le nombre d’espèces de <strong>bananes</strong> poussant en Polynésie. Les sauvages qui ne demandent aucun entretien couvrent le fond des vallées alors que de petites bananeraies s’éparpillent autour des habitations pour la consommation familiale et la vente, y compris les fe’i dont les régimes se dressent dans le prolongement du tronc et qui, une fois cuites, entrent dans la composition de nombreux plats (popoi)<strong><span style="color: #800000;"> 9 à 12</span></strong>.</p>
<p>Les<strong> oranges</strong> de Tahiti sont particulièrement juteuses mais il faut maintenant les cueillir acrobatiquement haut dans la montagne, les arbres qui parsemaient les bords de mer et les entrées de vallées ayant quasiment disparu. Une légende veut que ceux qui parsèment le « plateau des orangers », dans le district de Punaauia, y aient été introduits via les déjections des indigènes rebelles qui s’étaient réfugiés dans les montagnes lors des guerres franco-tahitiennes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu13.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8235" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu13-300x214.jpg" alt="158Beslu13" width="300" height="214" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu14.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8236" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu14-300x184.jpg" alt="158Beslu14" width="300" height="184" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu15.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8237" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu15-300x65.jpg" alt="158Beslu15" width="300" height="65" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p>Tous les ans, au moment de la récolte, des groupes de « porteurs de fruits » se confrontent lors de courses épiques qui ont un grand succès auprès de la population. Les fruits portés sont surtout composés de régimes entiers de bananes et de gros filets d’oranges pendant à chaque extrémité d’un bambou porté alternativement sur chaque épaule et il vaut mieux ne pas se trouver sur le chemin du porteur au moment du changement d’épaule, lorsqu’il déboule de la montagne par des chemins à peine tracés <strong><span style="color: #800000;">13 à 15</span></strong>.</p>
<p>A la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, c’est par bateaux entiers que les oranges de Tahiti étaient exportées vers les Etats-Unis ; celles vendues aujourd’hui sur les marchés proviennent essentiellement de Californie&#8230;</p>
<p>Il semble que d’autres agrumes tels les citrons verts et les pamplemousses aient été introduits dans le pays lors de différentes expéditions européennes, dont celles de James Cook. Si les citrons sont petits, les pamplemousses sont énormes et extrêmement juteux, les deux sont très appréciés par la population.</p>
<p>L’île montagneuse de Moorea est couverte d’immenses plantations d’<strong>ananas</strong>, ce qui a d’ailleurs permis l’implantation de la plus importante usine à jus de fruits du pays.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8238" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu16.jpg" alt="158Beslu16" width="242" height="161" /></a><strong><span style="color: #800000;">16</span></strong></p>
<p>Introduit à Tahiti en 1848 par l’expédition du contre-amiral Le Goarant de Tromelin, le <strong>manguier</strong> fournit un des fruits préférés des Polynésiens qui les mangent crues, en sorbet ou cuites en confiture. Outre le tronc du manguier qui offre le meilleur des bois pour creuser des pirogues, il peut également entrer dans de nombreuses utilisations médicinales <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>.</p>
<p>Les <strong>papayers</strong> sont originaires du Mexique et leur implantation en Polynésie se perd dans la nuit des temps. Les fruits sont globuleux et allongés ; leur chair juteuse, sucrée et parfumée. Ce sont les fruits les plus riches en vitamines A, B1, B2 et C. Ils sont généralement consommés en dessert, crus ou cuits (peo).</p>
<p>Les<strong> fruits de la passion</strong> apparaissaient autrefois un peu dans toutes les haies mais celles-ci ont malheureusement tendance à disparaître de nos jours devant d’horribles murs en parpaings&#8230; et les passions avec !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu17.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8239" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu17-300x198.jpg" alt="158Beslu17" width="300" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu18.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8240" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu18-216x300.jpg" alt="158Beslu18" width="216" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>18</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8241" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu19.jpg" alt="158Beslu19" width="243" height="164" /></a><span style="color: #800000;"><strong>19</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu20.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8242" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/158Beslu20-180x300.jpg" alt="158Beslu20" width="180" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>20</strong></span></p>
<p> Bien qu’il soit difficile de la faire passer pour un fruit, la <strong>vanille</strong> de Tahiti accompagne la majorité des préparations fruitières et l’on peut aisément la joindre à cette thématique. D’ailleurs, lors de l’émission du carnet « spécial fruits » du 21 juillet 1999, la responsable du Centre philatélique de Papeete prit l’excellente initiative d’accueillir chaque client avec une coupe « salade de fruits » dans la composition de laquelle entraient aussi quelques gousses de vanille, les philatélistes se souviennent avec nostalgie de cette émission bénie<strong><span style="color: #800000;"> 17 à 20</span></strong>.</p>
<p style="text-align: right;">Chistian Beslu</p>
<p>&nbsp;</p>

<div class="ratings " data-post="8222">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>De Tintin… à Lao-tseu : trouver la Voie !</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2016 13:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Thématiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui eut cru que Tintin et son Lotus bleu populariseraient le taoïsme, une religion chinoise multiséculaire, auprès des 7 à 77 ans ? Un enseignement transmis par Lao-tseu (ou Laozi), dont les philatélistes vont découvrir des portraits à travers quelques blocs-feuillets qui pourront compléter leur collection. Une manière d’élargir le champ des thématiques tant « religion » que « BD »<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/23/de-tintin-a-lao-tseu-trouver-la-voie/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Qui eut cru que Tintin et son Lotus bleu populariseraient le taoïsme, une religion chinoise multiséculaire, auprès des 7 à 77 ans ? Un enseignement transmis par Lao-tseu (ou Laozi), dont les philatélistes vont découvrir des portraits à travers quelques blocs-feuillets qui pourront compléter leur collection. Une manière d’élargir le champ des thématiques tant « religion » que « BD » auxquelles La Poste a apporté une contribution récente avec son souvenir philatélique sur l’année du cheval&#8230;</h4>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/017.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8168" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/017-205x300.jpg" alt="01" width="205" height="300" /></a> <span style="color: #800000;">1 Carte postale Tintin © Hergé Moulinsart Editions Atlas</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/01A.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8169" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/01A-300x205.jpg" alt="01A" width="300" height="205" /></a><span style="color: #800000;"><em>1a Extraits du Lotus bleu, planche de timbres belges</em></span></p>
<p><em> Lao Tseu l’a dit, il faut trouver la voie !&#8230; Moi je l’ai trouvée !… C’est très simple : je vais vous couper la tête !&#8230; Alors vous aussi vous connaîtrez la vérité !&#8230;</em> ». Ainsi s’exprime le jeune Chinois dans les aventures du <em>Lotus bleu </em><strong><span style="color: #800000;">1 et 1a</span></strong> voulant « aider » Tintin et ses compagnons, tous trois ficelés sur leur chaise, à trouver la Voie… Un pauvre fou, prêt à les décapiter avec son cimeterre ! La scène aurait pu prêter à rire, s’il n’y avait eu le contexte dramatique de cet épisode de Tintin menacé par la folie du pseudo taoïste provoquée par l’injection d’une drogue. Curieuse rencontre avec la Voie, le Tao, et avec le personnage investi de la mission de la transmettre, dont l’extravagance de la proposition aurait pu alors évoquer les facéties dont certains maîtres taoïstes sont friands…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/027.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8170" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/027-218x300.jpg" alt="02" width="218" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>2 Effigie de Rabelais, timbre de Chine paru en 1953 (série de quatre timbres des Hommes célèbres<br />
avec le révolutionnaire cubain José Corti, l’astronome polonais Copernic, et le poète chinois Qu Yuan)</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/037.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8171" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/037-209x300.jpg" alt="03" width="209" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>3 Anciens lettrés de la Chine, série de quatre timbres de Chine parue en 1994.</em></span></p>
<p>Cultiver l’absurde, comme y excellait Rabelais <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>, et par là l’étonnement qu’il suscite, est une façon pour certains maîtres taoïstes de casser la forme, le « conforme », le conventionnel, tout carcan social, politique, moral, physique, etc. C’est aussi rire et <em>se</em> rire du monde pour mieux le mettre à distance et <em>se</em> mettre à distance, une manière de retrouver la « simplicité » et la joie de l’enfance… Ermite invisible, confondu avec la montagne, dans ces peintures dites de « montagne et eau » (<em>shanshui</em>), ou poète-ermite humant une fleur de chrysanthème, comme aime à l’exalter le poète Tao Yuanming (vers 370-427) <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>, l’homme est animé – tout comme le paysage, la nature et l’univers tout entier avec lequel il fait corps –, par les « souffles », les <em>Qi</em>, qui circulent et transforment toute vie, animale, végétale, minérale, etc.</p>
<p>Si l’adepte taoïste se garde de tout conformisme contraire au cours naturel des choses, il se conforme, en revanche, au Tao ou Dao, la Voie centrale de l’harmonie cosmique, la Voie de l’alliance des contraires – les souffles primordiaux Yin/Yang, lumière/obscurité, soleil/lune, masculin/féminin, eau/feu, etc. – formant l’Unité dynamique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/047.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8172" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/047.jpg" alt="04" width="269" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><em>4 Effigie de Rimbaud, timbre de France YT n° 910</em></span></p>
<p> Se libérer de tout ordre conventionnel, aussi bien social que moral, etc., fait partie des postures pour accéder à la vraie liberté, la vraie spontanéité que procure l’unité avec la Voie. Cette liberté résonne dans ces vers de Rimbaud <strong><span style="color: #800000;">4 </span></strong>:</p>
<p>« […] Des humains suffrages,</p>
<p>Des communs élans</p>
<p>Là tu te dégages</p>
<p>Tu voles selon. […] ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/055.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8173" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/055.jpg" alt="05" width="180" height="259" /></a><span style="color: #800000;"><em>5 Gao Xingjian (Prix Nobel de littérature 2000), timbre de Zambie paru en 2002.</em></span></p>
<p> Résonance avec celle que revendique le peintre et écrivain français, prix Nobel de littérature (2000), Gao Xingjian <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong>… Il refuse tout système politique voire idéologique, tout « isme » (communisme, marxisme, socialisme, etc.) dans la création artistique et la mise en valeur de l’authenticité de la voix individuelle de l’artiste.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Laozi, le Vieux Maître ou Vieil enfant</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/067.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8174" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/067-300x155.jpg" alt="CHINA - Ancient Thinkers" width="300" height="155" /></a><span style="color: #800000;"><em>6 carte postale chinoise avec des timbres de la série des philosophes anciens</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/06bis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8175" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/06bis.jpg" alt="06bis" width="177" height="240" /></a><span style="color: #800000;"><em>6bis Effigie de Laozi, timbre de Chine paru en 2000 (dans la série des philosophes anciens)</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/078.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8176" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/078.jpg" alt="07" width="236" height="289" /></a><span style="color: #800000;"><em>7 Buste de Confucius, timbre de Chine paru en 1947</em></span></p>
<p>A l’origine, Laozi (Lao-Tseu) <span style="color: #800000;"><strong>6 et 6 bis</strong></span> – littéralement le « Vieux Maître » ou « Vieil Enfant » –, personnage semi-légendaire, dont la tradition chinoise a fait un contemporain de Confucius (VI<sup>e</sup> siècle avant notre ère) <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong>, aurait vécu de 570 à 490 avant notre ère. Laozi se retrouve divinisé sous les Han Orientaux (25 -220) en tant que personnification du Dao, le Principe suprême d’où tout procède, et instauré sauveur des hommes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/087.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8177" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/087-196x300.jpg" alt="08" width="196" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><em>8 Laozi chevauchant son buffle, feuillet commémoratif offert par la poste chinoise à ses abonnés, sans valeur d’affranchissement</em></span></p>
<p>Selon la légende, alors qu’il se dirigeait, à la fin de sa vie, chevauchant un buffle, vers les monts Kunlun <strong><span style="color: #800000;">8</span> </strong>à l’ouest de la Chine pour fuir la décadence de la dynastie des Zhou (env. &#8211; 1046 &#8211; -256) et se retirer du monde, il aurait transmis son enseignement, à la demande du gardien de la Passe, Yinxi : un livre divisé en deux parties, comprenant plus de cinq mille mots, le <em>Daodejing</em> (Tao-Te-King), <em>le Livre de la Voie et de la Vertu. </em>Cette transmission légendaire est, là encore, tout aussi douteuse que ne l’est avérée l’existence du Vieux Maître.</p>
<p>Le <em>Livre de la Voie et de la Vertu</em>, également intitulé du nom de son auteur supposé, <em>Laozi</em>, est sans conteste l’un des textes majeurs de la littérature chinoise voire mondiale. La version que l’on connaît se présente en deux grandes parties – le Dao ou Tao (la Voie) – et le De ou Te (la Vertu ou Efficience) –, en tout quatre-vingt-un chapitres, rédigés sous la forme de courts poèmes.</p>
<p>Plusieurs notions fondamentales émergent des quatre-vingt-un poèmes qui le composent, telles que : la Voie <em>Dao</em> (Tao), la Vertu ou Efficience <em>De</em> (Te), le Un, la Spontanéité, le Non-intervenir, le Retour, etc. Pour l’essentiel, qu’est-ce que le Dao ? Dans l’acception chinoise courante, l’idéogramme signifie « voie » – la fameuse Voie évoquée dans le <em>Lotus bleu</em> –, « méthode », « règle de vie », « procédé ». Mais le <em>Daodejing</em> (<em>Livre de la Voie et de la Vertu</em>) donne à ce mot une qualité singulière, que l’on perçoit dans l’avertissement suivant : on ne connaît pas le nom véritable du Dao, « Dao » n’est qu’une appellation, et un écrit du XI<sup>e</sup> siècle de préciser que « <em>le Dao n’a pas de nom, le sage l’a nommé par artifice </em>».</p>
<p>C’est le Principe suprême, jamais défini, tout au plus esquissé par des « artifices » de langage, des appellations voire des négations. Il maintient en cohésion les deux principes régissant l’univers, appelés souffles primordiaux, Yin/Yang (à la fois opposés et complémentaires, associés analogiquement aux couples tels que obscurité/lumière, froid/chaud, souple/dur, féminin/masculin, etc.).</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Zhuangzi (Tchouang-Tseu) et l’« homme authentique »</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/097.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8178" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/097-300x159.jpg" alt="09" width="300" height="159" /></a><span style="color: #800000;"><em>9 carte oblitérée avec les timbres de la série « Anciens lettrés de la Chine », série de quatre timbres de Chine parue en 1994</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09bis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8179" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09bis.jpg" alt="09bis" width="220" height="219" /></a><span style="color: #800000;"><em>9bis Effigie de Sima Qian, monnaie de Chine parue en 1986 (série de quatre pièces, Figures historiques) valeur 5 yuan.</em></span></p>
<p>Autre figure majeure du taoïsme philosophique de l’époque des Royaumes Combattants (-481 &#8211; -221), Zhuangzi. Zhuang Zhou, alias Zhuangzi ou Maître Zhuang, aurait, quant à lui, réellement vécu au IV<sup>e</sup> siècle avant notre ère selon Sima Qian (- 145 &#8211; &#8211; 86) <strong><span style="color: #800000;">9 et 9 bis</span></strong>, et serait originaire de la région de Song, dans l’actuelle province du Henan. On lui attribue la rédaction d’un recueil éponyme, composite mais formant cependant un ensemble littéraire, trente-trois chapitres de littérature classique remarquable, rédigés entre le IV<sup>e</sup> siècle avant notre ère et la fin du III<sup>e</sup> siècle sous les Han (-206 &#8211; +220).</p>
<p>Le personnage central du Saint, l’« homme authentique », immortel, s’y ébat aux quatre coins de l’univers en toute liberté, hors des normes, du monde limité des sens, des formes, des conventions humaines, dans un état de « <em>contemplation extatique de l’Unité universelle</em> » (<em>Zhuangzi</em> 17).</p>
<p>Zhuangzi insiste sur l’au-delà des mots, qui limitent la connaissance du monde. « <em>Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle, ne sait pas </em>» (<em>Zhuangzi</em> 13, 9 ; <em>idem</em> <em>Laozi</em>, 56).</p>
<p>Par ailleurs, il exalte la figure du saint dont le cœur pur, exempt de passions, « reflet du Ciel-Terre » (<em>Zhuangzi</em>, 33) est comme un miroir. Le Saint s’oublie soi-même car « <em>dans le spontané qui consiste à s’accorder aux choses, il n’y a pas de place pour le moi</em> » (<em>Zhuangzi</em> 7, 3).</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Huainanzi, duc de Huainan</strong></span></p>
<p>Le troisième personnage, essentiel pour la version philosophique du taoïsme, est Huainanzi ou maître Huainan, en réalité Liu An, roi de Huainan (-179- -122) près de Shanghai, et oncle de l’empereur Wudi (- 156 – &#8211; 87) des Han.</p>
<p>L’œuvre éponyme, d’inspiration taoïste, le <em>Huainanzi</em>, systématise principalement les idées sur la cosmologie et le gouvernement, et influencera nombre d’écoles postérieures.</p>
<p>Pour ce qui est du gouvernement, c’est la notion de non-agir qui intervient au premier plan, dont l’idée consiste en une forme d’agir en adéquation avec le cours naturel des choses.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/107.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8180" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/107-300x173.jpg" alt="10" width="300" height="173" /></a><span style="color: #800000;"><em>10 Baoyu et Daiyu, deux beautés du roman </em><em>Le Rêve dans le pavillon rouge </em><em>de Cao Xueqin, feuillet de Chine paru en 1981.</em></span></p>
<p>Traduit en français par un collectif de sinologues français et publié en second tome du corpus des philosophes taoïstes dans La Pléiade (Gallimard, 2003), le <em>Huainanzi</em> a, lui aussi, noblement rejoint le fonds intellectuel français, aux côtés d’autres œuvres littéraires chinoises telles que le roman <em>le Rêve dans le pavillon rouge </em><strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La «longue vie»</span></strong></p>
<p>D’un point de vue général, d’après Vincent Goossaert, la quête de l’immortalité « <em>consiste en un travail sur l’individu,</em> <em>corps et esprit, afin d’y retrancher la racine du déclin et de la mort, de maîtriser le cours du temps et de s’assimiler au rythme naturel de l’univers</em> ».</p>
<p>La Voie (<em>dao</em>) taoïste apporte des solutions à l’immortalité, contrairement à Confucius, qui semble s’en détourner : « <em>Le Maître ne parlait pas des choses extraordinaires, […] ni des esprits. </em>» (<em>Entretiens de Confucius</em> 7, 20)</p>
<p>Cette recherche d’une vie «<em> aussi longue que le Ciel et la Terre », </em>comme la qualifient les textes, remonterait en Chine aux temps mythiques de l’empereur Jaune, Huangdi, premier des cinq souverains, considéré comme le père de la civilisation chinoise.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/118.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8181" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/118-210x300.jpg" alt="11" width="210" height="300" /></a><span style="color: #800000;">11 Année du dragon, timbre du Liechtenstein paru en 2011.</span></p>
<p>La tradition raconte qu’il aurait obtenu l’immortalité après avoir accompli un rituel et serait monté au ciel en plein jour, emporté par un dragon <strong><span style="color: #800000;">11</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/125.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8182" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/125-300x256.jpg" alt="12" width="300" height="256" /></a><span style="color: #800000;"><em>12 Vue aérienne de l’armée de terre cuite du premier empereur Qin Shihuangdi, bloc représentant des figurines issues de l’armée en terre cuite Qing.</em></span></p>
<p>La quête de longévité voire d’immortalité connaît après Zhuangzi ses heures de gloire en Chine ancienne auprès des grands : empereurs, rois et riches familles. Ainsi au III<sup>e</sup> siècle avant notre ère, le premier empereur Qin Shihuangdi (- 259 &#8211; &#8211; 210) <strong><span style="color: #800000;">12</span> </strong>s’entoure de « maîtres des techniques » – devins, géomanciens, astrologues, thaumaturges, alchimistes et autres spécialistes lettrés – afin d’obtenir l’immortalité.</p>
<p>Funeste exemple puisque, malgré tous les moyens déployés – tant pécuniaires qu’alchimiques – pour accéder à l’immortalité, il n’échappe pas à la mort ni son corps à la putréfaction. L’histoire relate à ce propos qu’il fallut ajouter au cortège funéraire des chariots de poissons séchés pour en masquer l’odeur pestilentielle. Quelques siècles plus tard, sous la dynastie des Han (-206 &#8211; 220), un autre empereur, Wudi (- 156 &#8211; &#8211; 87), se porte candidat lui aussi à l’immortalité.</p>
<p>Nombreux sont les prétendants à l’immortalité à la suite de ces deux spectaculaires exemples, sans qu’on en connaisse les heureux élus, en dehors des nombreux immortels, vénérés sous forme de divinités du panthéon populaire… Les voies de l’immortalité sont impénétrables pour le vulgaire !</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Voie une, voix polyphoniques…</span></strong></p>
<p>Ce n’est qu’au II<sup>e</sup> siècle avant notre ère, sous les Han (-206 &#8211; +220), que l’historiographe Sima Qian (-145 &#8211; -86), parle d’« <em>école taoïste</em> » pour désigner le courant se réclamant à la fois de l’empereur Jaune (Huangdi) et de Laozi, dit <em>Huanglao, </em>nom formé à partir de la première syllabe de ces deux personnages majeurs du taoïsme. Les diverses recherches en vigueur avant les Han (-206 &#8211; +220), philosophiques et mystiques, rattachées à la figure de Laozi, sont regroupées avec les courants thérapeutiques, magiques, chamaniques, alchimiques, etc., préoccupés de longévité et d’immortalité, sous le patronage de Huangdi, l’empereur Jaune, dont certaines techniques – respiratoires, sexuelles, diététiques, etc. – faisaient partie du fonds culturel chinois le plus ancien.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/136.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8183" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/136-300x207.jpg" alt="13" width="300" height="207" /></a><span style="color: #800000;"><em>13 Mont Longhu (province du Jiangxi, Chine), timbre de Chine paru en 2013.</em></span></p>
<p>C’est à cette époque qu’émerge une véritable organisation religieuse taoïste, l’« Eglise des Maîtres célestes », et que s’impose avec elle une forme d’orthodoxie taoïste, en réaction aux petits cultes populaires. Elle se structure autour de la figure – plus ou moins légendaire – de Zhang Daoling, « Maître céleste », se développe dans la région du Sichuan, et s’implante dans la région du Jiangxi au Longhu shan, le « Mont du Dragon et du Tigre ». Les actuels maîtres célestes, descendants supposés de Zhang Daoling, résident sur cette montagne sainte. <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong></p>
<p>Le taoïsme est loin d’être une construction monolithique. Les esprits taoïstes se sont frottés constamment aux deux autres grands courants de pensée principaux en vigueur en Chine, le confucianisme dès les débuts, puis le bouddhisme.</p>
<p>Si les Trois enseignements de la culture chinoise – taoïsme, confucianisme, bouddhisme – se mêlent au sein du peuple, il en est autrement avec le pouvoir en place où leurs rapports sont avant tout marqués par des luttes d’influence et de la concurrence. Ce pouvoir n’a pas attendu la mise en garde de Jean-François de La Harpe (1739-1803) adressée à l’Occident des Lumières pour lutter contre les « chefs de sectes » – les taoïstes pour La Harpe –, et plus largement contre tout groupe religieux politiquement opposé à la doctrine d’Etat ou en constituant une menace. Un fait historique déterminant de ce point de vue, à l’origine d’une stigmatisation des groupes religieux politiquement hétérodoxes, est celui de la « révolte des Turbans jaunes » (184 &#8211; 186) à l’époque des Han orientaux (25 &#8211; 220). Alors que le confucianisme est orthodoxie d’Etat, le pouvoir est mis en péril à cause d’une révolte initiée par le chef du mouvement d’inspiration taoïste la « Voie de la Grande Paix », Zhang Jue, sorte de « messie » dont le but est de renverser la dynastie en place pour en instaurer une nouvelle. La révolte est écrasée, difficilement, non sans avoir ébranlé au passage la dynastie des Han, dont la chute advient quelques décennies plus tard. Cet épisode est relaté dans la célèbre épopée chinoise des <em>Trois Royaumes</em> (<em>Sanguo yanyi</em>) – écrite par Luo Guanzhong au XIV<sup>e</sup> siècle d’après un roman du III<sup>e</sup> siècle – mettant en scène notamment la figure du général Cao Cao (155 &#8211; 220), surnommé le « héros du chaos », que les familiers des films et des jeux vidéo sur la Chine ancienne connaissent bien.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/146.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8184" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/146-300x196.jpg" alt="14" width="300" height="196" /></a><span style="color: #800000;"><em>14 Trois royaumes, bloc-feuillet de Macao.</em></span></p>
<p>La philatélie s’est intéressée à ce roman, très populaire, non seulement en Chine mais aussi en Asie du Sud-Est et au Japon. En témoigne notamment ce bloc-feuillet provenant de Macau <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>.</p>
<p>Un tournant historique s’opère pour le taoïsme entre les X<sup>e</sup> et XIV<sup>e</sup> siècles, particulièrement à la fin de la dynastie Song. C’est l’apparition en 1170, au nord de la Chine, d’une école se réclamant des Trois enseignements – taoïsme, confucianisme, bouddhisme – appelée « Achèvement de l’authenticité » (<em>Quanzhen</em>) qui va faire florès, propager « l’alchimie intérieure », une pratique psychophysiologique liée à la quête de l’immortalité, et être à l’origine de nombreuses écoles actuelles.</p>
<p>Pour ce qui est du Canon taoïste, différentes versions ont été compilées, notamment dès le VIII<sup>e</sup> siècle, aujourd’hui perdues. Ces versions étaient commandées par les empereurs, et le contenu décidé par les taoïstes de cour. Celle que nous connaissons actuellement a été reconstituée au XV<sup>e</sup> siècle, sous les Ming (1368 &#8211; 1644).</p>
<p style="text-align: right;">Muriel Chemouny</p>

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		<title>Le mémorial postal du Gaullisme</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2016 12:33:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[France, Monaco, Andorre]]></category>
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		<description><![CDATA[Le timbre, on le sait, est le vecteur favori de la propagande politique au sens où il incarne &#8211; par le choix que fait l’administration des visuels qu’elle imprime- les idées et l’imagerie du pouvoir en place. Le Gaullisme en est une intéressante illustration. Le Mémorial Charles De Gaulle, le nouvel espace muséographique ouvert en 2008<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/23/le-memorial-postal-du-gaullisme/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Le timbre, on le sait, est le vecteur favori de la propagande politique au sens où il incarne &#8211; par le choix que fait l’administration des visuels qu’elle imprime- les idées et l’imagerie du pouvoir en place. Le Gaullisme en est une intéressante illustration.</h4>
<p>Le Mémorial Charles De Gaulle, le nouvel espace muséographique ouvert en 2008 au pied de la monumentale Croix de Lorraine à Colombey-les-deux-églises concentre désormais tous les superlatifs dans le domaine du souvenir gaullien : 4 000 m², 1600 m² d’espace d’exposition, 50 installations audiovisuelles et multimédias, 1 000 photographies… Il dépasse en ampleur, comme en ambition, l’Historial Charles De Gaulle inauguré presque simultanément sous la cour de la Valeur de l’Hôtel national des Invalides et dont l’approche muséographique est centrée exclusivement sur l’image. La proximité géographique directe avec la demeure familiale de La Boisserie renforce, il est vrai, sa légitimité tant morale que scientifique. Toutefois, dès 1944 le Gaullisme avait déjà trouvé au sein de l’imagerie postale un lieu pour l’expression et la mise en scène de sa propre mémoire.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Une présence symbolique (1944-1968)</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/016.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8115" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/016.jpg" alt="Entre Historial et Mémorial, les représentations du Gaullisme" width="172" height="197" /></a><span style="color: #800000;"><strong>1</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/026.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8116" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/026.jpg" alt="Entre Historial et Mémorial, les représentations du Gaullisme" width="183" height="218" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>L’image du général De Gaulle a très vite entretenu, mais d’une manière bien involontaire cependant, une certaine proximité voire familiarité avec l’iconographie postale. En effet, durant la Seconde Guerre mondiale, des résistants niçois rattachés au groupe <em>Combat</em> réalisèrent et diffusèrent un premier timbre-poste à l’effigie du chef de la France libre <span style="color: #800000;"><strong>1</strong></span>. Le portrait n’était guère ressemblant et cette impression générale plutôt négative se trouvait renforcée par la mauvaise qualité du papier utilisé comme la réalisation superficiellement artisanale de la vignette. Rétrospectivement cette initiative peut faire sourire. Ce serait oublier un peu vite les risques réels encourus les auteurs de cette fraude politique. Toutefois, en règle générale, les services du secrétariat général à l’information se montraient plus débonnaires que ceux de la <em>propaganda abteilung</em> d’Otto Abetz. Loin de n’être qu’anecdotiques cependant, les activités liées à la propagande politique constituaient l’un des services spécialisés de l’une des quatre branches du groupe <em>Combat</em>, un des mouvements de résistance parmi les plus importants de la zone sud voire même de ceux représentés au niveau national au sein du Conseil national de la Résistance. De plus, il ne s’agit que d’un amateurisme de façade, car ses créateurs dont le photograveur Robert Thivin s’étaient en fait librement inspirés de deux timbres-poste d’usage courant à l’effigie du maréchal Pétain dessinés et gravés respectivement par Jean Bersier et Jules Piel pour le premier <strong><span style="color: #800000;">2</span> </strong>et Pierre Gandon pour le second. En jouant sur la couleur, l’aspect général du décor et le profil martial assez proche, ce faussaire de talent, qui réalisa par ailleurs quantité de faux papiers et de cachets pour la Résistance, espérait sans doute créer une confusion qui en faciliterait ultérieurement la diffusion au sein de la population et, par là même, de celle de l’image du chef de la France libre.</p>
<p>D’autres initiatives proches furent signalées, notamment dans le département des Bouches-du-Rhône. Elles utilisèrent d’une manière très astucieuse les bandes de papier gommé et dentelé qui sur, chaque feuille, séparaient les timbres-poste avant qu’ils ne soient détaillés. Afin de lutter contre ce nouveau comportement frauduleux et politiquement très incorrect, la direction régionale des P.T.T. émit dans la foulée une circulaire qui fut adressée à tous les bureaux de poste précisant que lesdites vignettes ne possédaient aucune valeur réelle d’affranchissement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/036.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8117" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/036.jpg" alt="03" width="177" height="217" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/046.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8118" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/046.jpg" alt="04" width="177" height="213" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/054.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8119" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/054.jpg" alt="05" width="177" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/066.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8120" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/066.jpg" alt="06" width="177" height="216" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/077.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8121" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/077.jpg" alt="07" width="177" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/086.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8122" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/086.jpg" alt="08" width="177" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/096.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8123" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/096.jpg" alt="09" width="273" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/106.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8124" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/106-300x232.jpg" alt="Entre Historial et Mémorial, les représentations du Gaullisme" width="300" height="232" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/117.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8125" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/117.jpg" alt="11" width="177" height="220" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12A.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8126" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12A-300x202.jpg" alt="Entre Historial et Mémorial, les représentations du Gaullisme" width="300" height="202" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12A</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12B.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8127" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12B.jpg" alt="12B" width="177" height="260" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12B</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/135.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8128" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/135.jpg" alt="13" width="267" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/145.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8129" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/145.jpg" alt="14" width="273" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/157.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8130" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/157.jpg" alt="15" width="294" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p>Dans les mois qui suivirent le débarquement, les timbres-poste émis sous l’égide du régime de Vichy furent brutalement démonétisés. Cette mesure, hautement symbolique, intervint le 7 août 1944 à Alger, le 26 août suivant en Corse et le 26 septembre pour l’ensemble du territoire national. Un arrêté rectificatif vint cependant différer son application au 1<sup>er</sup> novembre. Dans l’entremise, afin de pallier la pénurie, le G.P.R.F. autorisa des émissions de « timbres surchargés sur ordre des commissaires de la République » plus connus sous le vocable de « timbres de la Libération ». Il s’agissait en fait de timbres-poste officiellement démonétisés dont il restait cependant d’importants stocks qui furent alors remis temporairement en circulation avec une surcharge masquant en partie ou en totalité l’ancienne figurine. Le monogramme « RF » <strong><span style="color: #800000;">3, 4 et 5</span></strong> a été à cette occasion très largement plébiscité, qu’il apparaisse seul ou encadré dans un souci de lisibilité. Plus rares, en revanche, sont les croix de Lorraine souvent associées à la mention « Libre »<strong><span style="color: #800000;"> 6, 7</span></strong>. Bien d’autres exemples encore ont été répertoriés car de telles initiatives n’étaient pas dénuées d’arrière-pensées philatéliques ou simplement commerciales. Seules quelques-unes ont d’ailleurs a posteriori été reconnues et officialisées. Certaines, bien qu’ainsi légalisées, demeurent néanmoins aussi anecdotiques que régionales, à l’image de « F.F.I. Savoie » <strong><span style="color: #800000;">8, 9</span></strong>. L’épisode collectif de résistance philatélique le plus connu intervint cependant lors de la libération de Paris. Entre le 20 et le 26 août pendant l’interruption du service postal les Forces Françaises de l’Intérieur ont utilisé pour leurs besoins propres des enveloppes affranchies par un timbre-poste à 1 f. 50 surchargé par une imposante croix de Lorraine qui dissimilait le portrait du maréchal Pétain et accompagné d’une vignette bleue sans valeur faciale à l’effigie du général De Gaulle, mais dont l’usage postal demeura néanmoins insignifiant <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>. De telles initiatives ne dépassèrent donc pas toutefois un stade expérimental. La personnification qui avait caractérisé le régime de Vichy interdisait en effet de tels prolongements républicains après la Libération. En revanche la croix de Lorraine, emblème officiel de la France libre dès juillet 1940, s’immisça dans l’imagerie postale à partir du mois de novembre 1944 <strong><span style="color: #800000;">11</span></strong>. Il est difficile de retracer avec exactitude la chronologie de son invention symbolique, d’autant qu’elle ne fut pas exempte d’une certaine forme d’improvisation, propre à ces circonstances troublées. L’amiral Muselier souhaitait opposer à la croix gammée un autre symbole fort tout aussi immémorial. Originaire de Lorraine, son choix semble s’être porté naturellement sur cette croix à double traverse adoptée par les ducs d’Anjou avant qu’ils ne deviennent ducs de Lorraine. Ces derniers décidèrent en effet d’afficher ostensiblement leur vénération respectueuse pour ce fragment de la vraie croix contenu dans un reliquaire dont l’origine remonte selon toute vraisemblance à Byzance au début du XIII<sup>e</sup> siècle et dont la présence sur leur emblème temporel renforçait leur prestige. À cette fin, ils choisirent donc de l’inclure sur leur blason et dans leurs armoiries. Des origines familiales dont il ne faut pas toutefois exagérer l’importance, car cette croix de Lorraine figurait également sur les armes du 507<sup>ème</sup> régiment de chars commandé par un certain colonel De Gaulle lors de la campagne de France en juin 1940. Quelques mois après le Débarquement, dès novembre 1944, elle apparaît ainsi successivement, même si ce fut au départ d’une manière très discrète, au côté des principaux emblèmes de la République comme le coq gaulois en 1944 ou le profil de Marianne, l’année suivante. Elle constitua même le point focal d’une représentation allégorique célébrant la fin de l’oppression évoquée à travers l’image de cet écu frappé de la croix de Lorraine brisant une lourde chaîne. Toutefois, elle ne fut pas associée du moins dans sa version contemporaine à la libération de certaines villes, même Metz, qui lui préféra une représentation plus classique du point de vue héraldique. La création du rassemblement du peuple français (R.P.F.) le 14 avril 1947, qui l’avait logiquement adopté comme logo explique sans doute ensuite sa provisoire éviction de l’iconographie postale française. La même année en effet l’administration des Postes décida d’émettre une figurine sur le thème de la Résistance. Elle sollicita plus de 10 artistes, un effectif plutôt inhabituel et souvent révélateur d’un enjeu dépassant le strict cadre philatélique. Au total, c’est près de 33 maquettes qui furent présentées dont celles de Paul-Pierre Lemagny et c’est la plus impersonnelle qui fut retenue. Tout du moins, celle présentant une expression acceptable de la révolte et totalement expurgée de ces discrets graffitis gaullistes<strong><span style="color: #800000;"> 12A et 12B</span></strong>. La croix de Lorraine effectua néanmoins quelques apparitions épisodiques comme en 1952 à l’occasion du dixième anniversaire de la victoire de Bir Hakeim <strong><span style="color: #800000;">13</span> </strong>ou en 1954 pour celui de la Libération <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>. Une discrétion qui perdura d’ailleurs après le 13 mai 1958. Cette césure institutionnelle sembla néanmoins décomplexer l’administration des Postes vis-à-vis de l’appel du 18 juin 1940, car l’espace de quelques années, ce ne sont pas moins de deux timbres-poste qui lui furent directement consacrés et sans qu’il soit possible, pour l’un d’entre eux du moins <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>, de douter de son aussi illustre que politique auteur.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Images d’un passé présent (1969-1980)</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/166.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8131" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/166-300x93.jpg" alt="16" width="300" height="93" /></a><span style="color: #800000;"><strong>16</strong></span></p>
<p>De la démission du général De Gaulle, le 28 avril 1969, à l’issue du référendum sur le double projet relatif à la régionalisation et à la transformation du Sénat à sa disparition brutale l’année suivante, le 9 novembre 1970, l’administration des Postes à l’image de la France sembla avoir tué le père. En effet, les allusions gaullistes qu’elles soient directes ou indirectes semblèrent soudain bannies de l’imagerie postale. Le bien-fondé scientifique de cette esquisse d’analyse psychanalytique de comptoir a certes ses limites, mais ce n’est néanmoins que le 9 novembre 1971 qu’elles firent de nouveau leur apparition pour commémorer, non pas l’anniversaire de la mort de l’ancien chef de l’État, mais soutenir la décision de réaliser un mémorial à Colombey-les-deux-Églises. L’initiative de ce projet revient au comité national du Mémorial du général De Gaulle. Ce dernier fut constitué le 23 mars 1971 sous l’égide de Georges Pompidou et lança une vaste souscription afin de réunir les fonds nécessaires à sa réalisation. Elle toucha tant des individus qui y apportèrent leur soutien financier à titre personnel, que des pays entiers comme le Liban ou encore des institutions. Dans cet épisode de communion nationale l’administration des Postes prit ainsi la décision d’émettre une bande de quatre timbres-poste. Le choix se porta sur deux épisodes de la France libre et deux portraits du général De Gaulle. Le premier en uniforme de général de brigade à titre provisoire et le second en Président de la République <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong>. Cette initiative n’était pas sans rappeler une ou plutôt deux autres, d’une période où pour paraphraser Georges Pompidou : « <em>les Français ne s’aimaient pas </em>».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/174.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8132" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/174-300x95.jpg" alt="17" width="300" height="95" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17</strong></span></p>
<p>En effet, successivement en 1942 et 1943, le secrétariat général des P.T.T. a mis pour la première fois en circulation à l’occasion des quatre-vingt-septième et quatre-vingt-huitième anniversaires du chef de l’État des bandes postales comportant de quatre à cinq figurines. La première se composait exclusivement d’effigies du chef de l’État en uniforme et en civil <strong><span style="color: #800000;">17</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/183.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8133" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/183-300x92.jpg" alt="18" width="300" height="92" /></a><span style="color: #800000;"><strong>18</strong></span></p>
<p>La seconde avait gardé le principe des deux portraits qui venaient cette fois encadrer non pas une francisque, mais la devise de l’État français « Travail, famille, Patrie » <strong><span style="color: #800000;">18</span></strong>. Du point de vue esthétique, la parenté est évidente mais la similitude se retrouve également sur le plan graphique, bien qu’elles ne fussent pas réalisées par les mêmes artistes. Mais cette vieille recette avait déjà fait ses preuves et le succès fut immédiat à l’image de la souscription d’ailleurs. Les sommes récoltées furent deux fois plus importantes que prévues, ce qui permit de financer l’acquisition d’un important domaine foncier, la réalisation de voies d’accès et d’un logement pour le gardien du site.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/193.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8134" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/193.jpg" alt="19" width="270" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>19</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/203.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8135" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/203.jpg" alt="20" width="177" height="286" /></a><span style="color: #800000;"><strong>20</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/213.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8136" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/213.jpg" alt="21" width="177" height="275" /></a><span style="color: #800000;"><strong>21</strong></span></p>
<p>Après cette évocation, non dénuée d’une certaine grandiloquence, les apparitions du gaullisme postal furent certes récurrentes, mais plus timides. Elles se firent à travers la commémoration de quelques grandes dates ou figures de la France libre et de la résistance gaulliste. Le général Philippe Kieffer en 1973 <strong><span style="color: #800000;">19</span></strong>, le général Koenig en 1974 <strong><span style="color: #800000;">20</span> </strong>et le 40<sup>e</sup> anniversaire de l’appel du 18 juin en 1980 <strong><span style="color: #800000;">21</span></strong>. Ce gaullisme postal sembla cependant traverser durant cette période une phase de transition car il connaît alors d’autres développements périphériques ou parallèles.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/222.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8163" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/222.jpg" alt="22" width="177" height="272" /></a><span style="color: #800000;"><strong>22</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/232.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8137" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/232.jpg" alt="23" width="177" height="296" /></a><span style="color: #800000;"><strong>23</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/244.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8138" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/244.jpg" alt="24" width="266" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>24</strong></span></p>
<p>L’évocation de quelques grandes figures tutélaires du gaullisme politique comme Eugène Thomas ou Georges Pompidou en font partie, mais également et c’est plus novateur les gardiens associatifs de la mémoire du gaullisme avec en 1976 le 30<sup>e</sup> anniversaire de la fondation de l’association des Français libres <strong><span style="color: #800000;">22</span> </strong>et l’année suivante le quinquennat de l’inauguration du mémorial à Colombey-les-deux-Églises <strong><span style="color: #800000;">23</span> </strong>dont le succès public ne semble pas s’être démenti depuis sa création, sans oublier l’inauguration du premier des grands chantiers éponymes avec l’aéroport Roissy Charles-De-Gaulle <strong><span style="color: #800000;">24</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">De la négation à la « Panthéonisation » (1981-2010)</span></strong></p>
<p>En 1981, l’élection à la magistrature suprême de l’ennemi politique intime du général De Gaulle sembla dans un premier temps sonner définitivement le glas de l’imagerie postale du gaullisme. En effet, durant le premier mandat de François Mitterrand, aucun timbre-poste n’y fit allusion, pas même en filigrane.</p>
<p>Cet ostracisme iconographique passa cependant relativement inaperçu. Affichant un goût immodéré pour la modernité, le précédent occupant du palais de l’Élysée l’avait pour ainsi dire déjà anticipé en prenant ses distances avec ce lourd passé politique, dont les représentations pouvaient s’avérer aussi monumentales qu’envahissantes. Ce qui peut donc s’apparenter à une forme respectueuse de défiance constitua ainsi involontairement une douce transition avant ce néant vengeur. L’imagerie postale sembla donc soudain avoir été définitivement épurée des derniers vestiges iconographiques de cette présence gaulliste, y compris pour les émissions de figurines intervenant dans le cadre du cycle commémoratif de la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/253.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8139" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/253-300x79.jpg" alt="25" width="300" height="79" /></a><span style="color: #800000;"><strong>25</strong></span></p>
<p>En 1984, par exemple, lors des cérémonies organisées dans le cadre du quarantième anniversaire de la Libération, le choix se porta sur deux représentations évoquant d’une part les maquis et d’autre part le débarquement des forces alliées en Normandie <strong><span style="color: #800000;">25</span></strong>. Cette absence remarquable de références gaullistes se renouvela l’année suivante en 1985 pour célébrer cette fois la fin du second conflit mondial.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/263.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8140" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/263-300x156.jpg" alt="26" width="300" height="156" /></a><span style="color: #800000;"><strong>26</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/273.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8141" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/273.jpg" alt="27" width="298" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>27</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/282.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8142" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/282.jpg" alt="28" width="177" height="279" /></a><span style="color: #800000;"><strong>28</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/292.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8143" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/292.jpg" alt="29" width="278" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>29</strong></span></p>
<p>Les deux nouvelles créations originales de Raymond Moretti <strong><span style="color: #800000;">26</span> </strong>symbolisaient respectivement le retour à la paix et à la liberté à travers une allégorie républicaine et une autre évocation, beaucoup moins évanescente cette fois, de la libération des camps de concentration. Ce réalisme saisissant accentué par un graphisme très caractéristique, librement inspiré sans doute des photographies réalisées par l’armée américaine contrastait d’ailleurs singulièrement avec la première figurine dans laquelle les couleurs du drapeau français semblaient avoir enfanté une sorte d’hybride de maquisard et de Marianne au combat. Ce négationnisme philatélique ne s’inscrivit pas toutefois dans la longue durée. Dès 1988, le portrait du général De Gaulle fit de nouveau son apparition dans l’imagerie postale. Une évocation très consensuelle car associée à celle de Konrad Adenauer à l’occasion du trentième anniversaire de la construction européenne <strong><span style="color: #800000;">27</span> </strong>qui fut l’un des rares, sinon le seul invité officiel de La Boisserie. Cette figurine sembla même avoir fait sauter un véritable verrou mémoriel, car à partir de cette année le gaullisme s’afficha de nouveau sans complexe dans l’imagerie postale française. Comme durant la période précédente, il fut à nouveau associé également aux commémorations de la Seconde Guerre mondiale<strong><span style="color: #800000;"> 28, 29</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/302.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8144" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/302.jpg" alt="30" width="270" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>30</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/312.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8145" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/312.jpg" alt="31" width="177" height="270" /></a><span style="color: #800000;"><strong>31</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/322.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8146" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/322.jpg" alt="32" width="177" height="263" /></a><span style="color: #800000;"><strong>32</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/332.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8147" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/332.jpg" alt="33" width="237" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>33</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/342.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8148" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/342.jpg" alt="34" width="177" height="272" /></a><span style="color: #800000;"><strong>34</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/352.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8149" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/352.jpg" alt="35" width="243" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>35</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/362.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8150" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/362-300x198.jpg" alt="36" width="300" height="198" /></a><span style="color: #800000;"><strong>36</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/372.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8151" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/372.jpg" alt="37" width="281" height="207" /></a><span style="color: #800000;"><strong>37</strong></span></p>
<p>Cette tendance initiée durant le deuxième septennat de François Mitterrand se poursuivit en s’accentuant sous ceux de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy. Il s’étendit également aux grandes figures du gaullisme parallèlement aux disparitions successives, comme celle de Michel Debré en 1998 <strong><span style="color: #800000;">30</span> </strong>ou de Jacques Chaban-Delmas en 2001 <strong><span style="color: #800000;">31</span> </strong>et l’utilisation massive des anniversaires pour les autres. Ce n’est que plus récemment en 2003 qu’une figurine est allée au-delà de l’homme du 18 juin 1940 et du père fondateur de la V<sup>e</sup> République avec une évocation de sa famille à travers une figurine dédiée à sa sœur Geneviève Anthonioz De Gaulle <strong><span style="color: #800000;">32</span></strong>, résistante et ancienne présidente de l’association caritative ATD Quart Monde. Elle ne fit cependant qu’effleurer l’intimité du grand homme, car la même année c’est une figurine plus classique consacrée au nouveau fleuron de la marine française, le porte-avions <em>Charles De Gaulle </em><strong><span style="color: #800000;">33</span></strong>, qui sembla inaugurer un cycle des plus classiques avec les anniversaires successifs de la disparition de Félix Eboué en 2004 <strong><span style="color: #800000;">34</span></strong>, de la création de la V<sup>e</sup> République en 2008 <strong><span style="color: #800000;">35</span> </strong>et de l’appel du 18 juin 1940 en 2010 <strong><span style="color: #800000;">36</span> </strong>auxquelles il faut ajouter en 2008 la véritable renaissance du Mémorial Charles De Gaulle à Colombey-les-deux-Églises <strong><span style="color: #800000;">37</span> </strong>et qui invita pour la première fois à pénétrer dans l’intimité de la sphère familiale d’une manière cependant très elliptique.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les développements ultramarins</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38A.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8152" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38A.jpg" alt="38A" width="270" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38A</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38B.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8153" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38B.jpg" alt="38B" width="268" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38B</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38C.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8154" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38C.jpg" alt="38C" width="269" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38C</strong></span></p>
<p>Cette expression philatélique du Gaullisme ne s’est pas limitée non plus à la seule France métropolitaine. Elle a également connu des développements ultramarins, qui constituèrent la première étape vers une diffusion internationale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’empire colonial a été érigé un enjeu stratégique majeur pour l’ensemble des forces en présence. Il est frappant de constater que, successivement, laIII<sup>e</sup> République, le régime de Vichy et la iv<sup>e</sup> République utilisèrent la même figurine avec quelques aménagements mineurs cependant pour le célébrer. Cette mappemonde, dessinée et gravée par Jules Piel, illustrant le caractère universel de la présence française dans le monde en constitua en effet le support iconographique en 1940, 1941 et 1945<strong><span style="color: #800000;"> 38A, 38B et 38C</span></strong>. Outre la palette chromatique, elles se distinguent également par la disparition du monogramme « RF » entre 1940 et 1941 remplacé par le plus neutre « Postes françaises » et son retour en 1945 accompagné cette fois d’une croix de Lorraine dans sa version historique non stylisée.</p>
<p>Ce gaullisme postal ultramarin s’exprima dans un premier temps à travers les surcharges qui accompagnèrent symboliquement le ralliement des différentes parties de l’empire à la France libre entre 1940 à 1944. Les timbres-poste utilisés dans l’empire colonial étaient, dans leur immense majorité, réalisés en France. La rupture des relations avec la métropole obligea l’utilisation des stocks restés sur place qui furent actualisés par l’apposition d’une surcharge.</p>
<p>Leur variété sémantique est pour ainsi dire absolue et certaines firent même assaut d’originalité. L’adjectif « Libre » qu’il soit employé seul ou associé à un territoire comme « France libre » ou « Afrique française libre » revient néanmoins d’une manière récurrente. Il peut être également accompagné d’une croix de Lorraine, voire d’une date correspondant à celle du ralliement, comme en Afrique équatoriale française. Certaines mentions, plus rares, firent allusion aux forces navales ou aériennes de la France libre. La mention de la « Résistance » apparaît que plus tardivement à partir de 1942, d’abord dans les territoires français du Levant puis en Afrique équatoriale française.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/392.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8155" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/392.jpg" alt="39" width="177" height="268" /></a><span style="color: #800000;"><strong>39</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/402.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8156" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/402.jpg" alt="40" width="265" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>40</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/412.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8157" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/412.jpg" alt="41" width="288" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>41</strong></span></p>
<p>Quant au Général De Gaulle, il n’est apparu qu’une seule fois nominativement sur une émission du Cameroun qui se caractérise par une très grande variété de surcharges dont certaines demeurent rétrospectivement quelque peu obscures masquant très maladroitement la tentative de manipulations philatéliques comme « Spitfire » <strong><span style="color: #800000;">39</span> </strong>ou « Valmy » ou encore « Ambulance Laquintinie » <strong><span style="color: #800000;">40</span></strong>, en l’honneur du héros éponyme de la France libre ayant œuvré au ralliement du Cameroun à la France libre <strong><span style="color: #800000;">41</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/421.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8158" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/421.jpg" alt="42" width="266" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>42</strong></span></p>
<p>Cette floraison sémantique s’avéra sans lendemain car dès l’immédiate après-guerre, évocation ou allusion à des personnalités vivantes furent de nouveau bannie de l’imagerie postale. Une disposition qui ne s’appliquait cependant qu’à la France, car 1946 le général De Gaulle apparut en personnage secondaire dans une série de 6 timbres-poste dédiée au président Théodore Roosevelt émise par l’administration postale nicaraguayenne <strong><span style="color: #800000;">42</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/431.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8159" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/431.jpg" alt="43" width="187" height="249" /></a><span style="color: #800000;"><strong>43</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/441.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8160" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/441-186x300.jpg" alt="44" width="186" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>44</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/451.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8161" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/451-262x300.jpg" alt="45" width="262" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>45</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/461.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8162" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/461.jpg" alt="46" width="244" height="149" /></a><span style="color: #800000;"><strong>46</strong></span></p>
<p>Par la suite, il devint l’une des figures thématiques tutélaires de la philatélie car de nombreux pays en Afrique subsaharienne principalement <strong><span style="color: #800000;">43, 44, 45</span></strong> mais également au Moyen-Orient et en Amérique du Sud <strong><span style="color: #800000;">46</span> </strong>lui consacrèrent une ou plusieurs émissions de timbres-poste.</p>
<p>Le gaullisme occupe en France une place à part au sein de la nébuleuse idéologique constituée par la pensée politique contemporaine. Du fait de la jeunesse de sa genèse, son emprise idéologique ne devrait logiquement être que très superficielle. Or, depuis la fin de la décennie 1980, cette dernière a très largement dépassé les clivages politiques traditionnels pour accéder à l’une de ces formes nationales d’universalité, assez indissociable d’ailleurs de l’identité culturelle française.</p>
<p>Une telle évolution peut surprendre. En effet, si les principes définis ou simplement mis en exergue par son fondateur éponyme avaient, dès l’origine, pour ambition de dépasser voire de sublimer l’individu., celui-ci ne chercha jamais à jeter les bases d’une nouvelle doctrine.</p>
<p>Ni corpus théorique donc, ni <em>Res Gestae</em>, mais un ensemble d’écrits dont l’hétérogénéité structurelle appelait, sinon interpellait, les exégètes de tous bords.</p>
<p>La mémoire du gaullisme serait-elle donc en passe de devenir un enjeu politique majeur dans les années à venir ?</p>
<p>Dans l’affirmative, l’imagerie postale devra nécessairement y trouver sa place. Sur cette « destinée » il semble que le général De Gaulle lui-même ait manqué cette fois de clairvoyance. D’après André Malraux, en se promenant à proximité de La Boisserie, il aurait confié à un journaliste en 1954 : <em>« Voyez cette colline. C’est la plus élevée. On y édifiera une Croix de Lorraine quand je serai mort</em> » avant d’ajouter sceptique : « <em>personne n’y viendra, sauf les lapins pour y faire de la résistance</em> ». La Croix de Lorraine est bien là, les lapins aussi mais ils ne sont pas les seuls et derniers gardiens du temple gaullien.</p>
<p style="text-align: right;">Grégory Aupiais</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>La voie de Confucius</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 10:26:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-mer]]></category>
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		<description><![CDATA[ Paradoxalement, c’est l’Indochine française, dès 1927, qui a émis les premiers timbres faisant explicitement référence à maître Kong, le « roi sans couronne », plus connu sous le nom de Confucius&#8230; 1 2 Baptisé « Confucius » par les jésuites missionnaires en Chine (XVIIe &#8211; XVIIIe siècles), Kongfuzi – Kong Qiu ou encore Kongzi –, littéralement « Maître Kong » serait né<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/20/la-voie-de-confucius/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4> Paradoxalement, c’est l’Indochine française, dès 1927, qui a émis les premiers timbres faisant explicitement référence à maître Kong, le « roi sans couronne », plus connu sous le nom de Confucius&#8230;</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/015.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8093" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/015-300x220.jpg" alt="01" width="300" height="220" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/025.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8094" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/025.jpg" alt="02" width="191" height="267" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02bis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8095" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02bis.jpg" alt="02bis" width="177" height="217" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p>Baptisé « Confucius » par les jésuites missionnaires en Chine (XVII<sup>e</sup> &#8211; XVIII<sup>e</sup> siècles), Kongfuzi – Kong Qiu ou encore Kongzi –, littéralement « Maître Kong » serait né à Qufu au VI<sup>e</sup> siècle dans l’État de Lu, situé dans l’actuelle province du Shandong <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong>. Un « géant » de deux mètres vingt – rapporte Sima Qian (-145 / -85 avant notre ère), au crâne concave et relevé sur les bords, rappelant la forme du tertre sur lequel sa mère aurait prié avant sa naissance : tel est l’impressionnant et insolite portrait qu’en dresse l’historiographe des Han (-206 &#8211; +220), dans sa biographie plus ou moins légendaire. <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/035.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8096" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/035-300x255.jpg" alt="03" width="300" height="255" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p>C’est l’époque des « Printemps et Automnes » (-771 à &#8211; 481/453), marquée par l’effondrement du régime féodal et l’instabilité, à laquelle succédera celle des Royaumes combattants (environ -V<sup>e</sup> siècle/ -221), jusqu’à l’unification de la Chine et l’avènement de l’Empire en -221 par le premier empereur Qin Shihuangdi, célèbre notamment pour son armée de statues en terre cuite. <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong></p>
<p>Diverses principautés luttent pour le pouvoir, pendant que la dynastie royale des Zhou s’essouffle. Cinq d’entre elles occupent le devant de la scène : Qi, Jin, Song, Qin et Chu. Lu, le pays natal de Confucius, n’est que l’un des multiples autres petits pays existant à cette époque.</p>
<p>Mû par la volonté de lutter contre le désordre ambiant, de restaurer la paix et l’harmonie sociale, et inspiré par le modèle des trois premières dynasties chinoises –Xia (II<sup>e</sup> millénaire avant notre ère), Shang (XVIII<sup>e</sup> &#8211; XI<sup>e</sup> siècle), Zhou (env. XI<sup>e</sup> siècle &#8211; -256) – aux règles exemplaires, maître Kong voyage d’un pays à l’autre en quête d’un prince sage qui saurait reconnaître la valeur de ses conseils.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/045.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8097" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/045.jpg" alt="04" width="177" height="269" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p>Se gouverner soi-même avant de gouverner les autres, maintenir le cap dans la « Voie du Bien et du Juste », c’est mettre en pratique la vertu d’humanité, le <em>ren</em>, expression de la pleine noblesse morale dans les relations avec autrui. Le « roi sans couronne », comme le surnommera son biographe Sima Qian, prône cette conduite, dynamique, dans laquelle chacun met en jeu son perfectionnement personnel pour le bien collectif, un programme éthique élargi en programme politique. Ce qui fera dire à Voltaire (1694-1778) – tout empreint de l’imaginaire d’une Chine aux sages empereurs imprégnée de Confucius et de son modèle de gouvernement exemplaire –, dans son <em>Essai sur les mœurs et l’esprit des nations et sur les principaux faits de l’histoire, depuis Charlemagne jusqu’à Louis XIII</em>, « <em>qu’il ne recommande que la vertu et ne prêche aucun mystère.</em> » <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong></p>
<p>Il n’y a pas de définition de la vertu d’humanité chez Confucius mais quelques prescriptions livrées à travers des aphorismes, tel celui d’« <em>aimer les hommes </em>», dans le respect d’autrui comme dans le respect de soi-même. « <em>Est-elle inaccessible ? Il suffit de la désirer, et la voilà ! </em>», affirme comme en se jouant Maître Kong dans ses <em>Entretiens (Lunyu)</em>.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Confucius et la vertu d’humanité ou <em>ren</em></strong></span></p>
<p>Sous ce jeu apparent se cache une réalité profonde, le <em>li</em> – les veines naturelles du jade ou d’une pierre précieuse – la « raison des choses », la « raison d’être », pour reprendre les termes du sinologue Léon Vandermeersch (« <em>Le néoconfucianisme au crible de la philosophie analytique</em> », <em>Archives de Philosophie</em>, 2007), sur laquelle l’homme de Bien doit s’appuyer.</p>
<p>En scrutant la nature des choses, le <em>li</em>, l’homme trouve la voie de sa propre nature cachée, la voie du perfectionnement de soi vers l’ultime humanisation, la « Voie du Bien et du Juste ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8099" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b2-300x141.jpg" alt="05b" width="300" height="141" /></a> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8098" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a2-300x137.jpg" alt="05a" width="300" height="137" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p>Cependant, ce perfectionnement ne peut s’envisager seul et ne peut s’accomplir qu’au contact de l’autre. C’est cela la vertu d’humanité, le <em>ren</em>. Elle s’éveille, se cultive (<em>xiu</em>), se réalise sans relâche à travers les relations humaines. Des relations humaines codifiées par les rites qui ordonnent la société chinoise, policent les rapports sociaux, assurent la cohésion et l’harmonie collective, du plus grand, le Fils du Ciel, aux plus humbles, gens du peuple. Personne n’est laissé pour compte car l’enseignement de Maître Kong s’adresse <em>« à tous, sans distinction »</em> (<em>Lunyu</em> [Entretiens de Confucius], chap. <em>Weilinggong</em>, 38) <strong><span style="color: #800000;">5</span></strong></p>
<p>C’est peu après la mort de Confucius qu’un temple est érigé (478 avant notre ère) en sa mémoire à Qufu, sa ville natale, tandis qu’à partir des Tang (618-907), d’autres temples essaiment à travers toute la Chine.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/065.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8100" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/065.jpg" alt="06" width="177" height="210" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p>Tour à tour détruit puis reconstruit, rénové au fil des siècles sous l’égide financière des empereurs successifs, puis gravement brûlé au cours d’un incendie au XV<sup>e</sup> siècle, le temple est à nouveau reconstruit et sert de modèle architectural à d’autres dédiés à Confucius en Asie du Sud et de l’Est (Corée, Japon, Vietnam, etc.). Pour preuve, l’édition, dès 1927, d’un timbre en Indochine figurant une scène de labour devant la pagode de Confucius <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>. Marcel Monnier, correspondant au journal <em>Le Temps</em> de 1894 à 1897, a pris notamment un cliché de cette pagode, la pagode Tien Mu à Hué, ancienne capitale de l’empire d’Annam (Voir « <em>Tour d’Asie, Cochinchine, Annam, Tonkin </em>», paru en 1899 chez Plon et site Internet http://belleindochine.free.fr/HueDescription1896 Monnier.htm).</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">152 bâtiments répertoriés par l’Unesco</span></strong></p>
<p>Quant à la résidence familiale de Confucius, petite maison à l’origine accolée au temple, elle prospère au cours du temps, s’étendant en un véritable complexe pour lequel l’UNESCO répertorie actuellement pas moins de 152 bâtiments préservés, où travaillaient et demeuraient les descendants mâles de la famille, chargés d’entretenir les biens, le temple et le cimetière.</p>
<p>La dévotion dont Confucius est l’objet apparaît dès que le confucianisme est reconnu comme idéologie d’État, par l’empereur Wudi (-141 /-87) des Han, et se traduit très tôt par des pèlerinages à sa tombe, à laquelle se sont agrégées par la suite celles de ses descendants mâles, soit quelque 100 000 tombes actuellement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/076.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8101" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/076.jpg" alt="07" width="177" height="224" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7 </strong><em>Temple</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/085.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8102" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/085.jpg" alt="08" width="230" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8 <em>Ancienne demeure</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/095.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8103" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/095.jpg" alt="09" width="233" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9 <em>Cimetière</em></strong></span></p>
<p>En 1947 en Chine, l’édition de timbres – figurant le temple, l’ancienne demeure et le cimetière de Confucius – atteste de l’intérêt manifeste d’une part pour le maître, d’autre part pour ce site. <strong><span style="color: #800000;">7, 8 et 9</span></strong></p>
<p>Inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994, les bâtiments sont estampillés « valeur universelle exceptionnelle » depuis 2012.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/105.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8104" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/105-225x300.jpg" alt="10" width="225" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10 <em>Temple de Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/116.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8105" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/116-226x300.jpg" alt="11" width="226" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11 </strong></span><span style="color: #800000;"><strong><em>Maison de Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/124.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8106" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/124-226x300.jpg" alt="12" width="226" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong><em>12 Temple de Confucius</em></strong></span></p>
<p>Trois timbres édités en Chine le 28 septembre 2010<strong><span style="color: #800000;"> 10, 11 et 12</span></strong>, date-anniversaire de la naissance du « sage », témoignent de la reconnaissance internationale de cet ensemble artistique, architectural et historique exceptionnel, tout comme de la vénération qu’inspira le maître chinois, et de l’impact de sa pensée, au sein de l’Empire du milieu, et à travers le monde&#8230;</p>
<p>Le portrait de Confucius semble flotter au-dessus du temple, représenté ici par la porte du Grand Sage, flanquée de deux couples de sentences du maître, tracés en caractères sigillaires.</p>
<p>Les deux autres timbres, la demeure et le cimetière, sont coiffés respectivement de deux tercets et de deux distiques confucéens. On identifie, au-dessus de la maison, un manuscrit des <em>Entretiens</em> (<em>Lunyu</em>), exemplaire qui, selon l’historiographie des Han, aurait été retrouvé dans les murs de la maison, mais dont l’authenticité est en réalité douteuse. Sa découverte, fortuite, est attribuée au prince Gong de Lu, à la fin du règne de l’empereur Wudi de la dynastie des Han occidentaux (-206 / +24). Plusieurs manuscrits – identifiés comme <em>Livre des Documents</em>, <em>Mémoire sur les rites</em>, <em>Entretiens</em> et <em>Livre de la piété filiale</em> – auraient été trouvés dans les murs de la maison, démolis en vue de l’agrandissement de la maison, manuscrits dont l’authenticité a été battue en brèche par des historiens postérieurs.</p>
<p>Enfin, on reconnaît pour le troisième timbre de cette série un portique accédant au cimetière, sur lequel est inscrit <em>wangu changchun</em> <em>« le printemps éternel de 10 000 ans »</em>, surmonté de la tombe de Confucius.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Zhu Xi, le « Thomas d’Aquin » chinois</strong></span></p>
<p>Lorsque la « Voie du Bien et du Juste » de Maître Kong devient orthodoxie d’État sous le règne de l’empereur Wudi (-156 – -87), l’étude des classiques confucéens devient matière aux épreuves des concours impériaux des hauts-fonctionnaires lettrés.</p>
<p>Puis au contact d’autres courants de pensée, taoïsme – les partisans de Laozi dès les débuts, puis le bouddhisme, plus tard, sous les Tang – le confucianisme subit de profondes transformations. Sous l’impulsion de Zhu Xi (1130-1200), se réclamant de la lignée spirituelle de la « tradition de la Voie » – dont les rois civilisateurs de l’Antiquité, et Confucius, Mencius (env. -380 -289) <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong> sont les premiers représentants –, il renaît à la période des Song du Sud (1127-1279), à travers une nouvelle interprétation des enseignements du Maître.</p>
<p>Zhu Xi – surnommé le « Thomas d’Aquin » chinois « <em>en raison du système interprétatif qu’il donna à la tradition canonique</em> » (Darrobers, 2008) chinoise – accomplit un travail de synthèse remarquable.</p>
<p>Il étudie, commente méthodiquement et inlassablement les Classiques confucéens de la période pré-impériale (II<sup>e</sup> siècle avant notre ère) – regroupés dans un nouveau corpus canonique qui s’ajoute aux Cinq Classiques –, Les <em>Quatre Livres</em>, comprenant les<em> Entretiens</em> (<em>Lunyu</em>), le <em>Mencius</em> (<em>Mengzi</em>), la <em>Grande Étude</em> (<em>Daxue</em>), l’<em>Invariable Milieu</em> (<em>Zhongyong</em>) – dont la connaissance figurait au programme des examens impériaux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14et14bis.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8107" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14et14bis-300x300.jpg" alt="14et14bis" width="300" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13 et 13 bis</strong></span></p>
<p>A partir de certains de ces textes, il systématise une pensée éthico-politique qui commence par le perfectionnement de soi. « <em>Lorsqu’on lit, on ne se contente pas de rechercher les principes moraux sur le papier, il faut les chercher en soi-même</em><em> </em><em>: c’est là qu’ils trouvent leur réalité et leur application</em> »<sup>2</sup>. Chef de file de l'&nbsp;&raquo;École de la Voie&nbsp;&raquo;, il dispense son enseignement tandis que ses disciples se chargent de le diffuser largement. Deux timbres ont été imprimés en 2010, à l’occasion du 880<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Zhu Xi (1130-1200), dessinés par Fan Zeng. L’un reproduit son portrait tandis que l’autre représente la diffusion de son enseignement auprès de disciples <strong><span style="color: #800000;">13 et 13 bis</span></strong>.</p>
<p>Sous la dynastie des Yuan (1271-1368), le « néoconfucianisme » devient la version officielle orthodoxe du confucianisme et la demeure jusqu’au début du XX<sup>e</sup> siècle où après la révolution de 1911, le confucianisme, en butte à des attaques violentes, ne se relèvera pas malgré une tentative de reconstruction.</p>
<p>De son vivant, Zhu Xi, tout comme l’a fait Confucius en son temps, s’écarte des honneurs et des richesses et passe sa vie à chercher un souverain réceptif à sa pensée (Darrobers 2008). <em>«</em><em> </em><em>Serein dans la pauvreté, fidèle à la Voie</em><em> </em><em>; d’une intégrité et d’une modestie digne d’éloges</em><em> </em>»<sup>3</sup> telle est la formule en huit caractères que rédige en sa faveur l&rsquo;empereur Xiaozong en 1173.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les instituts Confucius à travers le monde aujourd’hui</span></strong></p>
<p>Créés en 2004 par la République populaire de Chine, les instituts Confucius sont des établissements publics à but non lucratif. Ils délivrent des cours de chinois, des diplômes de langue, participent à la diffusion de la culture chinoise, favorisent les échanges entre la Chine et des autres pays.</p>
<p>Vecteurs culturels pour promouvoir l’influence de la Chine dans le monde, ils sont parfois décriés comme instruments de propagande chinois.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/156.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8108" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/156-300x119.jpg" alt="15" width="300" height="119" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14 <em>Paire de timbre dédiée aux instituts Confucius</em></strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/165.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8109" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/165-300x208.jpg" alt="16" width="300" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15 <em>Photo de la cérémonie accompagnant l&rsquo;émission de la paire de timbres<br />
dédiés aux instituts Confucius, le 1er décembre 2012.</em></strong></span></p>
<p>La poste chinoise émet le 1<sup>er</sup> décembre 2012 une paire de timbres dédiés aux instituts Confucius <span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span>. Leur émission est l’occasion d’une cérémonie particulière à Pékin, en présence de Xu Lin, la directrice générale du Bureau national pour l’enseignement du chinois langue étrangère (<em>Hanban</em>) et directrice exécutive du Siège de l’Institut Confucius et de Li Pizheng, vice-président du Groupe postal de Chine <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>.</p>
<p>« Echanger » et « Enseigner » en sont les motifs et la mission de ces instituts, essaimés à travers le monde.</p>
<p>Sur le timbre de gauche, la colombe, emblème de la paix, tenant dans son bec un « bonjour » annonciateur d’une ouverture vers l’échange ; sur celui de droite, le panda, emblème de la Chine, tient un tableau d’école portant l’inscription « institut Confucius », en chinois et en anglais.</p>
<p>Un arc-en-ciel, au graphisme dynamique, s’élançant des ailes de la colombe vers le panda, symbolise le pont et l’échange entre les cultures dont l’institut est le représentant, un échange dispensateur de paix entre les pays.</p>
<p>La France comptait 15 instituts en 2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Muriel Chemouny</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Pierre Fauchard, le père de la dentisterie moderne</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2016 10:16:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Thématiques]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1961, le bicentenaire de la mort de Pierre Fauchard a donné l’occasion à la Poste française d’honorer celui que l’on nomme le « père de la dentisterie » par l’émission d’un timbre, seul et unique timbre de thématique dentaire publié à ce jour en France. Ces pages montrent les diverses facettes de la création de ce<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/19/pierre-fauchard-le-pere-de-la-dentisterie-moderne/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>En 1961, le bicentenaire de la mort de Pierre Fauchard a donné l’occasion à la Poste française d’honorer celui que l’on nomme le « père de la dentisterie » par l’émission d’un timbre, seul et unique timbre de thématique dentaire publié à ce jour en France. Ces pages montrent les diverses facettes de la création de ce timbre.</h4>
<p>L&rsquo;ouvrage de Pierre Fauchard <em>Le Chirurgien-dentiste, ou Traité des dents, </em>paru en 1728 est considéré comme marquant le début de l’odontologie moderne. Pierre Fauchard n&rsquo;y décrit pas simplement l&rsquo;anatomie dentaire, mais également des techniques d&rsquo;intervention sur les différentes pathologies, et y présente les instruments qu&rsquo;il a conçus.</p>
<p>La toute première apparition philatélique de l’effigie de Pierre Fauchard se trouve sur une vignette sans valeur postale publiée à l’occasion de la Semaine odontologique lors du 39<sup>e</sup> Congrès dentaire à Paris en 1929. Le buste du chirurgien-dentiste est, par ailleurs, présent dans beaucoup de manifestations de la profession dentaire. Aux Etats-Unis, il a également donné son nom à une académie internationale (Pierre Fauchard Academy, à Logan) et à un musée (The Pierre Fauchard Museum of Dental History, Nevada).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/012.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7976" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/012.jpg" alt="01" width="275" height="277" /></a><strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p>Le 23 juillet 1950, une effigie de Pierre Fauchard est utilisée pour un cachet postal. <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p>Cette oblitération fut utilisée à l’occasion du 50<sup>e</sup> anniversaire de la Fédération dentaire internationale (FDI), créée à Paris le 15 août 1900, par Charles Godon, doyen de l’École dentaire de Paris. Ce jour-là cinq autres chirurgiens-dentistes étaient présents : Florestan Aguilar, de Madrid, George Cunningham de Cambridge, Elof Förberg de Stockholm, A W Harlan de Chicago et E Sauvez de Paris.</p>
<p>Ces hommes, ainsi que les Dr Grevers (Pays-Bas), Hesse (Allemagne) et Pichler (Autriche) avaient été élus par le 3<sup>e</sup> Congrès dentaire international, pour former le premier conseil exécutif d’un organisme qui deviendra la Fédération dentaire internationale. Ce comité a ensuite élu le Dr Godon président et le Dr Sauvez, secrétaire général, deux fonctions que ces deux hommes occupaient au Congrès.</p>
<p>En 1960, se crée un Comité national du bicentenaire de Pierre Fauchard, sous le patronage commun du Conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes, de la Confédération nationale des syndicats dentaires et de l’Académie nationale de chirurgie dentaire. Ce comité a nommé Max Filderman secrétaire général.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Genèse du timbre-poste</span></strong></p>
<p>En mai 1960, le chirurgien-dentiste Michel Jamot, également député de Seine-et-Oise, conseiller général, et maire de Mesnil-le-Roi, sollicité par le Comité, écrit une lettre à Michel Maurice-Bokanowski, ministre des P.T.T., pour lui demander de soutenir l’émission d’un timbre à l’effigie de Pierre Fauchard, à l’occasion de la célébration, les 1<sup>er </sup>et 2 juillet 1961, du bicentenaire de sa mort. Afin d’appuyer sa demande, il précise : « J’espère que vous pourrez prendre en considération cette demande, surtout à une période où ma profession est si peu ménagée par le Ministère de la Santé ». Déjà en 1960 !</p>
<p>Afin de soutenir cette proposition, Raymond Warnault, chef de clinique et chargé de cours à l’École dentaire de France, joint à cette première lettre une longue note concernant la vie et l’œuvre de Pierre Fauchard. Il termine cette note par les termes suivants : « Il sollicite de Monsieur le Ministre des Postes et Télécommunication l’honneur d’un timbre à l’effigie de ce grand Français qui a fait et fera encore beaucoup pour la gloire de la France dans le monde ».</p>
<p>Mais, dans les années 1960 comme de nos jours l&rsquo;émission d&rsquo;un timbre-poste n&rsquo;est pas chose facile. Une commission consultative des timbres-poste sélectionne 40 à 50 sujets parmi les sollicitations présentées. Le choix final est fait par le ministre des P.T.T., celles qui seront retenues pour l’émission dans le courant de l’année suivante.</p>
<p>Dans sa réponse le 21 juillet 1960, le ministre écrit : « Je suis, pour ma part, très favorable à l’idée de vulgarisation par un timbre-poste, les mérites de ce Français, trop souvent encore sans doute ignoré de nos contemporains et c’est très volontiers que j’envisagerai de procéder à l’émission sollicitée. » Ce qui est déjà une très bonne avancée pour ce projet.</p>
<p>Le 21 novembre 1960, Max Filderman, ayant été informé de l’acceptation de l’émission d’un timbre commémoratif de la mort du chirurgien-dentiste, envoie une lettre de remerciement au ministre pour ces marques d’intérêt pour la profession dentaire. Il écrit : <em>« L’émission du timbre Fauchard sera ressentie comme un événement des plus heureux,</em> <em>non seulement par les chirurgiens-dentistes français, mais par leurs confrères du monde entier qui professent la plus vive admiration pour notre grand précurseur. Elle nous permettra d’attirer enfin l’attention du grand public, qui l’ignore complètement, sur les mérites de ce grand Français qui a rendu à l’humanité des services inestimables.</em><em> »</em></p>
<p>Dans une seconde lettre adressée au ministre, le 5 janvier 1961, Max Filderman demande l’autorisation d&rsquo;organiser une émission Premier jour du timbre à Paris, ainsi que l’ouverture d’un bureau de poste temporaire dans les locaux de l’École odontologique de Paris, au 5, rue Garancière, dans le V<sup>e </sup>arrondissement où se tiendront les deux journées du bicentenaire.</p>
<p>Une note manuscrite du ministre apposée sur cette lettre indique de <em>« répondre favorablement étant donné que l’on ne connaît pas le lieu de naissance ». </em>Il demande aussi que soit créée une flamme postale d’oblitération à imprimer sur les envois postaux.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Un peu d’histoire</span></strong></p>
<p>Avec la publication de l&rsquo;ouvrage de Pierre Fauchard <em>Le Chirurgien-Dentiste, ou le Traité des dents</em>, la dentisterie est devenue une branche scientifique à part de la médecine.</p>
<p>Le XVIII<sup>e</sup> siècle, siècle des Lumières et de la raison, constitue une étape capitale dans l’évolution de l’art dentaire. C’est la coexistence, pas toujours pacifique, entre l’empirisme du passé et l’avènement des sciences exactes, dans lequel s&rsquo;illustre Pierre Fauchard. Dans son <em>Traité</em>, il déplore l’absence totale d’un enseignement permettant aux praticiens de connaître et de dominer leurs techniques. Son ouvrage aura un important retentissement et sera réédité à trois reprises, en 1746 et en 1786. Il parut aussi en 1933 en Allemagne. Dans les deux volumes, il expose l’ensemble des connaissances de son époque et identifie des spécialités qui n’étaient pas encore définies.</p>
<p>En 1941, un praticien américain, le Dr Weinberger a écrit : « Ce livre a fait de la dentisterie une profession ». Cet esprit brillant suscita l’émulation et a eu de nombreux disciples.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">La création du timbre</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/022.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7977" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/022-222x300.jpg" alt="02" width="222" height="300" /></a> <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/032.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7978" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/032-300x255.jpg" alt="03" width="300" height="255" /></a><strong><span style="color: #800000;">3</span></strong></p>
<p>C’est Albert Decaris (1901-1988) qui est retenu pour la création de ce timbre commémoratif <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>. Il se basera pour ce travail sur le portrait de Pierre Fauchard réalisée par Le Bel, portrait que l’on retrouve en frontispice dans les trois éditions de l’ouvrage.<strong><span style="color: #800000;">3</span></strong></p>
<p>L&rsquo;artiste exécutera une maquette qui sera retenue le 2 février 1961 par les services postaux, et ensuite il en fera une gravure, qui est travaillée à l’envers, par une vue au travers d’un miroir, dont les dentistes connaissent bien l’usage.</p>
<p>Les maquettes se situent au début du processus de fabrication du timbre, suivies de près par les tirages d’épreuves. Les maquettes se présentent généralement comme des dessins à l’encre de Chine ou au crayon.</p>
<p>Une observation comparative du tableau originel et du dessin de Decaris, qui donne une impression de modernisme, montre des différences assez subtiles, dont celles-ci :<br />
&#8211; sur le livre que tient Fauchard, le graveur a ajouté le titre « LE CHIRURGIEN DENTISTE »,<br />
&#8211; une bibliothèque est apparue en arrière-plan,<br />
&#8211; le visage du dentiste est un peu plus carré, avec des yeux plus ouverts et un sourire plus marqué,<br />
&#8211; dans la perruque, les boucles sont mieux marquées, plus régulières<br />
&#8211; on ne voit que quatre doigts sur la main droite et sur celle de gauche, les doigts sont plus allongés avec disparition de la bague à l’annulaire,<br />
&#8211; le poignet gauche est plus visible,<br />
&#8211; le col de la chemise est plus fermé et le graveur a ajouté quatre boutons,<br />
&#8211; Decaris a placé sa signature en vertical sous le mot « POSTE ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/051.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7980" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/051.jpg" alt="05" width="152" height="236" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p>Une fois la maquette acceptée, il est procédé à la fabrication de la gravure au burin <strong><span style="color: #800000;">4</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">L’émission du timbre</span></strong></p>
<p>C’est finalement, à l’occasion des deux journées des 1<sup>er</sup> et 2 juillet 1961 consacrées au Bicentenaire de Pierre Fauchard que ce timbre verra le jour. Ce Congrès est placé sous le haut patronage des ministres de la Santé publique et de la Population, des Affaires étrangères, des Postes et Télécommunication, et de l’éducation nationale, et sous la Présidence d’honneur de Georges Duhamel, de l’Académie Française.</p>
<p>Un bureau de poste temporaire pour la vente Premier Jour du timbre <em>Fauchard</em> et des cartes spéciales éditées par le Comité est installé dans les locaux de l’École odontologique de Paris. Dans le programme il est précisé que les « Congressistes pourront faire leur correspondance et la faire affranchir ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/06a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7981" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/06a-229x300.jpg" alt="06a" width="229" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p>La poste émet aussi des notices explicatives <strong><span style="color: #800000;">5</span> </strong>pour chaque timbre avec une impression du timbre-poste. Il ne s’agit pas du document officiel avec timbre-poste et cachet Premier jour, car celui-ci est apparu seulement en 1974.</p>
<p>A cette occasion également, un fac-similé de la deuxième édition du célèbre ouvrage de Fauchard, paru en 1746, et introuvable, est édité par Julien Prélat, éditeur à Paris.</p>
<p>Le tarif de 0,50 F correspond à une lettre au 1<sup>er</sup> échelon de poids (20 grammes) pour l’étranger (tarif du 6 janvier 1959), soit le double du tarif intérieur en France.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/072.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7983" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/072-300x167.jpg" alt="07" width="300" height="167" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p>Cet affranchissement ne va malheureusement pas permettre la diffusion souhaitée en France <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>.</p>
<p>Cependant, en 1963, le ministre des Postes et Télécommunication reçoit une requête émanant de l’Association des anciens élèves de l’École dentaire de l’Université Temple de Philadelphie (Etats-Unis) qui souhaite acheter dix mille timbres sur enveloppes avec le cachet de la Poste de Paris et la mention « Centenaire de l’École dentaire de Philadelphie ». Il ne nous a pas été possible de connaître la suite de cette demande.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Les épreuves</span></strong></p>
<p>Avant de passer au choix définitif de la teinte d’un timbre, des essais de couleur sont réalisés à l’imprimerie. Ils se présentent généralement sur du papier non gommé (ou exceptionnellement sur du carton), et sont le plus souvent non dentelés, même lorsqu’ils se rapportent à de futurs timbres dentelés. Pour les essais des timbres imprimés en feuilles, il s’agit en réalité d’essais de couleurs.</p>
<p>Le choix définitif se fera finalement le 11 avril 1961 avec un mélange de trois teintes de base : noire, bistre et vert, avec bon à tirer et signature.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/082.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7984" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/082-300x279.jpg" alt="08" width="300" height="279" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p>Cette épreuve est conservée au Musée de La Poste, à Paris. <strong><span style="color: #800000;">7</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/092.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7985" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/092-300x167.jpg" alt="09" width="300" height="167" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/113.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7987" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/113-300x167.jpg" alt="11" width="300" height="167" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p>Il existe aussi des enveloppes Premier jour avec le timbre <em>Pierre fauchard.</em> Ce sont des enveloppes produites en grande quantité pour les bureaux temporaires ouverts lors des ventes anticipées. <strong><span style="color: #800000;">8 et 9</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/102.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7986" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/102-300x236.jpg" alt="10" width="300" height="236" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p>Le timbre, l’oblitération et l’illustration originale seront en concordance également. Il s’agit de production privée. Et l’enveloppe éditée par l’École odontologique de Paris. <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong></p>
<p>En 1967, à l’occasion du XIV<sup>e</sup> Congrès dentaire mondial de la Fédération dentaire internationale (FDI) qui s’est tenu à Paris du 7 au 13 juillet, la firme allemande Siemens a édité un carton avec un timbre du fondateur de la société, Werner von Siemens (édité en Allemagne en 1966) et celui de Fauchard.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Des timbres fiscaux au Liban !</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/122.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7988" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/122-207x300.jpg" alt="12" width="207" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/132.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7989" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/132-300x102.jpg" alt="13" width="300" height="102" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/142.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7990" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/142-300x104.jpg" alt="14" width="300" height="104" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/152.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7991" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/152-199x300.jpg" alt="15" width="199" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p>Des timbres fiscaux <strong><span style="color: #800000;">11 et 12</span></strong>, avec l’effigie de Pierre Fauchard, ont été édités, et ce afin de mieux cibler fiscalement la profession médicale, les patients reçoivent une prescription sur laquelle un timbre est appliqué, dont la valeur est reversée à l’association. D’autres timbres fiscaux <strong><span style="color: #800000;">13</span> </strong>ont encore été émis au Liban en 1961,1966, 1967 et 1970.<br />
Ici une série de dix timbres fiscaux de 5, 10 et 25 P.L. avec les portraits d&rsquo;Hippocrate, à gauche et d&rsquo;Avicenne (Ibn Sina), à droite. Et une ordonnance <strong><span style="color: #800000;">14</span> </strong>avec des timbres fiscaux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/162.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7992" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/162-300x194.jpg" alt="16" width="300" height="194" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p>Nous avons trouvé tout récemment cette carte postale éditée en Roumanie, avec une figure de l’effigie de Fauchard, reprise de son ouvrage. <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Docteur Henri Aronis<br />
Diplômé de la Faculté de médecine de Bruxelles</p>
<p>http://timbreetdent.free.fr</p>

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  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Regards philatéliques sur la Joconde</title>
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		<pubDate>Wed, 18 May 2016 09:15:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres spécialités]]></category>
		<category><![CDATA[Thématiques]]></category>

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		<description><![CDATA[1 En dépit de ses cinq cents ans, l’œuvre de Léonard de Vinci 1 se retrouve régulièrement sous les feux de l’actualité artistique : en 2012, on lui a trouvé par deux fois une sœur, grande ou petite, voire des jumelles ! Chaque année ajoute aussi des titres à la liste déjà longue des ouvrages qui lui sont<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/18/regards-philateliques-sur-la-joconde-2/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/011.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7902" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/011-214x300.jpg" alt="01" width="214" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>1</strong></span></h4>
<h4>En dépit de ses cinq cents ans, l’œuvre de Léonard de Vinci <span style="color: #800000;"><strong>1</strong> </span>se retrouve régulièrement sous les feux de l’actualité artistique : en 2012, on lui a trouvé par deux fois une sœur, grande ou petite, voire des jumelles ! Chaque année ajoute aussi des titres à la liste déjà longue des ouvrages qui lui sont consacrés.</h4>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/021.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7903" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/021-235x300.jpg" alt="02" width="235" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/031.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7904" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/031-300x87.jpg" alt="03" width="300" height="87" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p> La Joconde, ou Portrait de Mona Lisa, est un tableau réalisé entre 1503 et 1506 par Léonard de Vinci. Il représente un buste, très probablement celui de la Florentine Mona Lisa del Giocondo <strong><span style="color: #800000;">2</span></strong>. Cette peinture à l’huile sur panneau de bois de peuplier de 77 x 53 cm est exposée au musée du Louvre à Paris dont elle est la pièce phare <strong><span style="color: #800000;">3</span></strong>. C’est l’un des rares tableaux attribué de façon certaine au peintre italien mort à Amboise en 1519.</p>
<p>Ce portrait est devenu célèbre d’abord parce que, dès sa réalisation, de nombreux peintres l’ont pris pour référence : il constitue alors l’aboutissement des recherches du XV<sup>e</sup> siècle sur la représentation d’un modèle. Par la suite, à l’époque romantique, les artistes ont été fascinés par l’énigme du personnage, contribuant à développer le mythe qui l’entoure et faisant de cette peinture l’une des œuvres d’art les plus connues au monde, si ce n’est la plus connue. Au XXI<sup>e</sup> siècle, elle est passée au rang d’objet d’art le plus visité de la planète, juste devant le diamant Hope. Au musée du Louvre, <em>la Joconde </em>bénéficie depuis mars 2005 d’une salle rénovée et spécialement aménagée pour la recevoir, la salle des États<em>. </em>Sa mise en valeur et sa protection sous vitre blindée ont été cofinancées par une chaîne de télévision japonaise.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/041.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7905" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/041-300x206.jpg" alt="04" width="300" height="206" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7906" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05a-227x300.jpg" alt="05a" width="227" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5a</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7907" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05b-300x131.jpg" alt="05b" width="300" height="131" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5b</strong></span></p>
<p>En 2012, <em>la Joconde</em> est, par deux fois, venue défrayer la chronique avec la publicité faite à deux importants tableaux. L’un se trouvait depuis 1819 au Musée du Prado à Madrid <strong><span style="color: #800000;">4</span> </strong>mais n’a été authentifié qu’il y a peu, après qu’un nettoyage méticuleux a fait réapparaître le paysage du fond<strong><span style="color: #800000;"> 5a, 5b</span></strong> et a permis d’établir qu’il s’agissait d’une copie. Non pas d’une copie quelconque mais d’un tableau présentant la particularité d’avoir été réalisé dans l’atelier du Maître en même temps que l’original, sans doute par l’un de ses plus proches élèves. Réalisée sur bois de noyer, la <em>Joconde de Madrid</em> est d’un format très semblable à sa sœur du Louvre : 76 x 57 cm<strong><em>.</em></strong></p>
<p>Le battage pour l’autre tableau remonte au mois de septembre dernier avec la présentation très médiatisée de la <em>Mona Lisa d’Isleworth</em>. Découvert en 1913 par un collectionneur, Hugh Blaker, dans un manoir de l’ouest de l’Angleterre, il avait été transféré près de Londres dans le quartier d’Isleworth, dont il a pris le nom. Après avoir changé de mains plusieurs fois et passé quarante ans dans un coffre d’une banque suisse, il est à présent propriété de la <em>Mona Lisa Foundation</em> basée à Zürich, émanation d’un consortium emmené par David Feldman, bien connu des collectionneurs et des philatélistes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/061.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7908" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/061-300x114.jpg" alt="06" width="300" height="114" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p>Pour cette Fondation, l’attribution à Léonard ne fait pas de doute. Il s’agirait d’une version antérieure d’une dizaine d’années de la <em>Joconde </em>du Louvre, présentant la même femme plus jeune de dix ans <strong><span style="color: #800000;">6</span></strong>. Des différences marquantes distinguent cependant les deux peintures : si la posture du modèle et ses vêtements sont similaires, la dernière huile découverte est plus grande, ses couleurs sont plus vives, elle a été peinte sur toile et non sur bois &#8211; qui était pourtant le support préféré de Léonard. Les spécialistes sont donc partagés. Devant les interrogations de certains spécialistes, on peut penser que l’on n’a pas fini d’en entendre parler.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/071.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7909" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/071-194x300.jpg" alt="07" width="194" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p>Une œuvre aussi considérable a naturellement suscité une bibliographie exceptionnellement importante. Le meilleur y côtoie le pire. La complexité du tableau a inspiré des interprétations les plus variées. A côté de l’histoire de l’art, de la science, de la psychanalyse, de la vulgarisation, l’ésotérisme s’en est aussi emparé. Paru dans la foulée du <em>Da Vinci Code </em><strong><span style="color: #800000;">7</span></strong><em>, </em>succès mondial tiré à 85 millions d’exemplaire avec une couverture illustrée avec Mona Lisa, le dernier du genre s’intitule <em>Isis, la Joconde révélée </em>(Editions Maxiness). Pour Thierry Gallier, auteur de l’ouvrage, le visage serait en fait un portrait scindé en deux parties : d’un côté Lisa à 20 ans, de l’autre la même à 30 ans, preuve selon lui que Léonard n’a pas voulu faire le portrait d’une personne mais … celui de la déesse égyptienne Isis, épouse d’Osiris&#8230;</p>
<p>La notoriété de l’œuvre de Léonard de Vinci explique le nombre de reproductions de son tableau par les différentes Postes du monde. Michel Wagner, plasticien et philatéliste, en dénombre près de cinquante mais n’est sans doute pas exhaustif<strong>,</strong> d’autant que son chiffre ne prend pas en compte les entiers postaux<strong><em>.</em></strong> Cette évaluation ne doit cependant pas faire illusion, tant sont variables l’intérêt thématique et la qualité des différentes vignettes postales (ou prétendues telles). Pour permettre au philatéliste de s’y retrouver, essayons de trier dans cet ensemble disparate.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Emissions montrant l’intégralité du tableau</span></strong></p>
<p>Nous mettrons à part les vignettes prohibées par la Fédération internationale de philatélie (FIP) évoquées plus loin. Si l’on s’en tient aux timbres-poste émis licitement sur <em>la Joconde</em>, on s’aperçoit que le collectionneur souhaitant présenter une reproduction intégrale de <em>Mona Lisa</em> dans une exposition philatélique officielle n’a en réalité qu’un choix restreint. En dépit de l’abondance apparente de la production mondiale sur le sujet. Trop peu d’émissions présentent en effet un cadrage d’ensemble correct et une fidélité des couleurs satisfaisantes. Parmi les exceptions, retenons :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/081.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7910" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/081-300x233.jpg" alt="08" width="300" height="233" /></a>8</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Guinée Bissau, 2007 <strong><span style="color: #800000;">8</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/091.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7911" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/091-300x208.jpg" alt="09" width="300" height="208" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/101.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7912" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/101-209x300.jpg" alt="10" width="209" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Guinée équatoriale,1974 <strong><span style="color: #800000;">9</span> </strong>et <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/111.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7913" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/111-226x300.jpg" alt="11" width="226" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Guyana, 1993 <strong><span style="color: #800000;">11</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/121.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7914" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/121-229x300.jpg" alt="12" width="229" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Mali 1969, <em>YT</em> PA 80 <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/131.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7915" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/131-300x195.jpg" alt="13" width="300" height="195" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Moldavie, 2002, bloc-feuillet 29 avec un autoportrait du Maître <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Des reproductions philatéliques inégalement fidèles</span></strong></p>
<p>Dans certaines émissions, la qualité d’impression laisse, hélas, plus ou moins à désirer. Par exemple :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/141.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7916" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/141-211x300.jpg" alt="14" width="211" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Bulgarie, 1980, <em>yt</em> 93 <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/151.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7917" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/151-195x300.jpg" alt="15" width="195" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">France, avec le timbre autocollant issu du carnet «Chef-d’œuvre de la peinture »<br />
qui ne donne pas le meilleur exemple de fidélité dans l’émission du 28 janvier 2008, <em>yt</em> 4135 <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/161.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7918" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/161-129x300.jpg" alt="16" width="129" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>16</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Hongrie 1974 <strong><span style="color: #800000;">16</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/171.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7919" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/171-300x183.jpg" alt="17" width="300" height="183" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Hongrie 1975 <strong><span style="color: #800000;">17</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/181.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7920" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/181-300x229.jpg" alt="18" width="300" height="229" /></a><span style="color: #800000;"><strong>18</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Yémen 1969 <strong><span style="color: #800000;">18</span></strong></p>
<p>Au niveau technique, le tableau original du Louvre se caractérise par son flou, en italien <em>sfumato, </em>très difficile à rendre sur un timbre-poste, à moins d’un effort particulier de l’imprimerie<em>.</em> Le <em>sfumato</em>, qui signifie littéralement « enfumé » également traduisible par « évanescence », est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis. Léonard de Vinci a notamment employé cette technique au niveau des yeux dans la mise en ombrage. Ce flou est en quelque sorte la « marque de fabrique » du peintre qui distingue l’œuvre originale de ses innombrables copies.</p>
<p>A la décharge des administrations postales, notons que sur les timbres, la fidélité aux teintes d’origine est également rendue très difficile par leur évolution au cours des siècles. Au fil du temps, les couleurs ont en effet fini par se mélanger en une sorte de grisaille, comme l’a récemment et très parfaitement mis en évidence une émission télévisée de France 5.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il nous semble que les émissions suivantes auraient pu être plus soignées :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/191.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7921" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/191-240x300.jpg" alt="19" width="240" height="300" /></a>Bhoutan, 1972, <em>yt</em> 375 <strong><span style="color: #800000;">19</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/201.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7922" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/201-218x300.jpg" alt="20" width="218" height="300" /></a>Corée du Nord, 1986 <strong><span style="color: #800000;">20</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/211.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7923" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/211-289x300.jpg" alt="21" width="289" height="300" /></a>Paraguay, 1971 <strong><span style="color: #800000;">21</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Emissions zoomant un détail du tableau</span></strong></p>
<p>Des timbres ne s’attachent qu’à certains détails de l’œuvre. Avec la position des mains, l’expression du visage, les yeux et la bouche sont le plus souvent isolés .</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/221.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7924" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/221-300x196.jpg" alt="22" width="300" height="196" /></a>France : sur le pont joignant les timbres de la bande Louvre de 1993 <strong><span style="color: #800000;">22</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/231.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7925" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/231-300x222.jpg" alt="23" width="300" height="222" /></a>Grande-Bretagne, 2008 <strong><span style="color: #800000;">23</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/241.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7926" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/241-220x300.jpg" alt="24" width="220" height="300" /></a>Japon, 2011, local <strong><span style="color: #800000;">24</span></strong></p>
<p>Le sourire de <em>La Joconde</em> constitue à l’évidence l’élément le plus caractéristique du tableau. Il a le plus contribué au développement du mythe généré par l’œuvre. Ce sourire est comme suspendu, prêt à s’éteindre : quand on le fixe directement, il semble partir pour réapparaître lorsque la vue se porte sur d’autres parties du visage. Le jeu des ombres accentue l’ambiguïté qu’il produit.</p>
<p>Depuis des siècles, le visage énigmatique de <em>Mona Lisa</em> est source d’interrogations, de même que la personnalité réelle du personnage représenté.</p>
<p>Très majoritairement, les historiens s’accordent à considérer Lisa del Giocondo, née Lisa Maria Gherardini en mai 1479 à Florence (Toscane), épouse de Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo avec qui elle eut trois enfants, comme le modèle du tableau dont le nom viendrait de Madonna (Ma dame, en français), abrégé en Mona, et Lisa, son premier prénom. Mais d’autres conjectures ont aussi été émises : on continue parfois à considérer le tableau de <em>La Joconde</em> comme un autoportrait travesti, ce qu’attesterait la superposition sur le portrait de <em>Mona Lisa </em>des calques des autoportraits du peintre présents dans ses carnets de croquis<em>.</em></p>
<p>On s’est aussi basé sur une analogie : le visage de Mona Lisa serait superposable à celui de Catherine Sforza, princesse de Forli dans un portrait peint par Lorenzo di Credi. Mais ces deux points de vue sont restés minoritaires.</p>
<p>La charge symbolique du tableau est particulièrement remarquable. En italien, <em>giocondo</em> signifie « heureux, serein ». Léonard était sûrement conscient qu’il peignait non seulement le portrait d’une femme, mais aussi celui d’une expression. <em>La Joconde</em> constitue réellement le portrait de la sérénité idéale, comme la maternité épanouie de Mona Lisa del Giocondo qui venait de donner la vie à son troisième enfant lors de la réalisation de l’œuvre.</p>
<p>La toile présente d’ailleurs une caractéristique bien particulière : les cheveux du modèle, non pas attachés mais pendants, ce qui, à l’époque, n’était autorisé qu’aux femmes relevant de couche … ou aux prostituées. Des recherches récentes ont en outre établi que le sujet portait d’ailleurs le voile dont se couvraient les accouchées.</p>
<p>D’aucuns voient donc dans <em>La Joconde</em> l’expression de la féminité, voire de la maternité, car la jeune femme a l’air de tenir un enfant dans ses bras. Dans une analyse fouillée, Sigmund Freud attribue à <em>« Caterina, la propre mère de Léonard … ce mystérieux sourire, un temps pour lui perdu, et qui le captiva si fort quand il le retrouva sur les lèvres de la dame florentine »</em>.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Emissions d’une image recadrée avec parties manquantes</span></strong></p>
<p>Beaucoup de reproductions philatéliques, en fait la majorité, souffrent d’un recadrage plus ou moins pertinent. Certes, le format original de l’œuvre 77 x 53 cm ne se prête pas à un rapport de réduction adaptable à celui d’un timbre. Mais la plupart des redécoupages conduisent à l’omission des détails du fond, d’importance non négligeable. Exemples:</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/251.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7927" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/251-205x300.jpg" alt="25" width="205" height="300" /></a>Allemagne, 1952 <em>yt</em> 34 sur carte maximum <strong><span style="color: #800000;">25</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/261.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7928" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/261-300x200.jpg" alt="26" width="300" height="200" /></a>Gambie 1993 <strong><span style="color: #800000;">26</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/271.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7929" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/271-212x300.jpg" alt="27" width="212" height="300" /></a>Guinée, 1998, <em>yt</em> 1337 <strong><span style="color: #800000;">27</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/281.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7930" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/281-289x300.jpg" alt="28" width="289" height="300" /></a>Guinée Bissau, 2003, <em>yt </em>1182 <strong><span style="color: #800000;">28</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/291.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7931" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/291-300x223.jpg" alt="29" width="300" height="223" /></a>Guyana,1993 <strong><span style="color: #800000;">29</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/301.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7932" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/301-223x300.jpg" alt="30" width="223" height="300" /></a>Irlande, 2000, <em>yt </em>1238 <strong><span style="color: #800000;">30</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/311.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7933" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/311-300x230.jpg" alt="31" width="300" height="230" /></a>Macédoine, 2002, <em>yt </em>246 <strong><span style="color: #800000;">31</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/321.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7934" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/321-211x300.jpg" alt="32" width="211" height="300" /></a>Sierra Leone, 2004, <em>yt </em>3836 <strong><span style="color: #800000;">32</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/331.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7935" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/331-217x300.jpg" alt="33" width="217" height="300" /></a>Tchad, 1999 <strong><span style="color: #800000;">33</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/341.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7936" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/341-235x300.jpg" alt="34" width="235" height="300" /></a>Togo, 1972, <em>yt</em> 755 <strong><span style="color: #800000;">34</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/351.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7937" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/351-300x220.jpg" alt="35" width="300" height="220" /></a><span style="color: #800000;"><strong>35</strong></span></p>
<p>On peut regretter ces recadrages dans la mesure où un examen attentif de l’arrière-plan de l’original montre un paysage montagneux également remarquable, bien visible sur la carte maximum allemande, à défaut de l’être sur le timbre. Deux sujets secondaires s’y détachent: un chemin sinueux et une rivière enjambée par un pont de pierre, seul élément architecturé de l’ensemble <strong><span style="color: #800000;">35</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/361.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7938" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/361-255x300.jpg" alt="36" width="255" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>36</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/371.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7939" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/371-300x210.jpg" alt="37" width="300" height="210" /></a><span style="color: #800000;"><strong>37</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/381.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7940" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/381-238x300.jpg" alt="38" width="238" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/391.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7941" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/391-292x300.jpg" alt="39" width="292" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>39</strong></span></p>
<p>Daniel Arasse, éminent historien de l’art, explique que ce pont peut être vu comme le symbole du temps qui passe. Pourquoi pas ? Mais chez Léonard de Vinci tout comme chez ses disciples, la présence du pont est récurrente. Réminiscence d’ingénieur ? C’est également possible. Ce génie universel a lui-même inspiré la construction du pont de la Sainte Trinité à Florence <strong><span style="color: #800000;">36</span></strong>, édifié après sa mort à partir d’une des esquisses qu’il a réalisées. On lui doit également l’invention des ponts tournants, que commémore une maquette visible au château du Clos-Lucé à Amboise en Indre-et-Loire, ultime demeure du grand savant, aujourd’hui devenu musée <strong><span style="color: #800000;">37</span></strong>. Un pont se retrouve aussi sur d’autres peintures inspirées par Léonard de Vinci à ses successeurs, comme par exemple <em>Léda, </em>huile sur panneau de bois, 112 x 86 cm réalisée vers 1505-1510, visible Galleria Borghese à Rome <strong><span style="color: #800000;">38, 39</span></strong>.</p>
<p>L’observation minutieuse du fond révèle également une cassure de la ligne d’horizon, détail également très intéressant. La tête de <em>Mona Lisa</em> sépare le tableau en deux parties dans lesquelles l’horizon ne se trouve pas au même niveau : du côté droit du tableau, cette ligne semble plus élevée que du côté gauche. Selon Daniel Arasse ceci renforcerait le symbolisme féminin. Pour Thierry Gallier, cette dissymétrie participe à sa démonstration de l’Isis révélée.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Images détournées</span></strong></p>
<p>Des timbres, bien qu’issus d’émissions officielles, n’ont gardé que des rapports lointains avec le chef-d’œuvre source de leur inspiration. Ils relèvent de la masse des représentations détournées qui ont fait florès dans la lignée des créations surréalistes des années 1920, notamment celles du peintre Marcel Duchamp. Ces images se veulent souvent une parodie et sont très nombreuses sur carte postale comme Serge Zeyons l’a montré dans ces colonnes. Deux exemples philatéliques issus de cette veine.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/401.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7942" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/401-264x300.jpg" alt="40" width="264" height="300" /></a>Monténégro, 2006, yt 141 né de l’imagination du peintre Fernando Botero <strong><span style="color: #800000;">40</span></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/411.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7943" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/411-234x300.jpg" alt="41" width="234" height="300" /></a>Pologne, 2002 <strong><span style="color: #800000;">41</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Vignettes abusives ou illégales</span></strong></p>
<p>Terminons par les fabrications des pseudo-émetteurs pointées par la Fédération Internationale de philatélie qui les juge, tout comme la Fédération française des associations philatéliques (FFAP)indésirables dans les expositions qu’elles patronnent : pays du Golfe des années 1970, Etats issus de l’ex-URSS, îles écossaises, différents pays africains, etc. Il s’agit d’émissions abusives voire illégales sans aucune valeur d’affranchissement que les philatélistes avisés se gardent de prendre pour des timbres- poste, même s’ils peuvent être légitimement tentés par une relative qualité de reproduction et par l’intérêt de la vignette du point de vue de l’histoire de l’art.</p>
<p>Bien entendu, chacun collectionne ce qu’il veut, mais tant qu’à faire, autant le faire à bon escient. Parmi les plus fréquemment proposées sur le marché, mentionnons dans cette rubrique:</p>
<p>Arabie-Ras al Khaima, 1968</p>
<p>Arabie-Seyun, 1967</p>
<p>Ajman, 1970</p>
<p>Comores, 2004</p>
<p>Davaar, pseudo-émission écossaise</p>
<p>Granada-Cariacou</p>
<p>Liberia, 2003</p>
<p>Russie, 2011, pseudo-poste privée</p>
<p>Sao Tomé, 2004, 2005</p>
<p>Turkménistan, 1999, 2000</p>
<p><span style="color: #800000;">Michel Krempper</span></p>
<p>&nbsp;</p>

<div class="ratings " data-post="7901">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Des volcans si prodigues</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2016 14:57:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une éruption volcanique est en général perçue comme une catastrophe naturelle. C’est bien sûr fréquemment le cas, mais il ne faut pas oublier pour autant les bienfaits des volcans : créateurs de sols fertiles issus de l’altération des cendres ; fournisseurs de matériaux d’excellente qualité pour la construction et la sculpture ; principales sources d’or, de cuivre et<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/05/17/des-volcans-si-prodigues/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Une éruption volcanique est en général perçue comme une catastrophe naturelle. C’est bien sûr fréquemment le cas, mais il ne faut pas oublier pour autant les bienfaits des volcans : créateurs de sols fertiles issus de l’altération des cendres ; fournisseurs de matériaux d’excellente qualité pour la construction et la sculpture ; principales sources d’or, de cuivre et de diamants ; réservoirs inépuisables d’énergie géothermique renouvelable et peu coûteuse, ainsi que d’eau chaude ; et enfin sites touristiques naturels de premier plan.</h4>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7838" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/01.jpg" alt="01" width="296" height="177" /></a> <strong><span style="color: #800000;">1</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7839" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/02-204x300.jpg" alt="02" width="204" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>2</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7840" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/03.jpg" alt="03" width="159" height="225" /></a><span style="color: #800000;"><strong>3</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7841" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/04.jpg" alt="04" width="203" height="166" /></a><span style="color: #800000;"><strong>4</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7842" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/05.jpg" alt="05" width="207" height="252" /></a><span style="color: #800000;"><strong>5</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/06.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7843" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/06-300x171.jpg" alt="06" width="300" height="171" /></a><span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span></p>
<p>Le volcanisme est généralement considéré comme un phénomène catastrophique, à l’origine de nombreuses pertes de vies humaines et de destructions de toutes sortes. Les éruptions volcaniques sont en effet redoutables, surtout dans les arcs insulaires comme les Philippines <span style="color: #800000;"><strong>1 </strong></span>et l’Indonésie <span style="color: #800000;"><strong>2</strong> </span>où elles sont violemment explosives. Cependant, les cendres volcaniques s’altèrent très facilement sous un climat tropical, et les sols qui en dérivent produisent en conséquence, dans les régions exposées aux risques éruptifs, de riches récoltes de riz <span style="color: #800000;"><strong>3</strong> </span>et de canne à sucre <strong><span style="color: #800000;">4</span> </strong>permettant de nourrir les populations. De même, si l’éruption explosive d’avril-mai 2010 de l’Eyjafjallajökull en Islande <strong><span style="color: #800000;">5</span> </strong>a considérablement perturbé le trafic aérien européen, il ne faut pas oublier que la vie des Islandais serait bien plus difficile sans l’énergie géothermique bon marché associée à leurs volcans actifs. Ceux-ci sont en effet à l’origine de leur électricité, de leur chauffage, et aussi de leurs nombreuses cultures sous serres <span style="color: #800000;"><strong>6</strong></span>. Le volcan n’est donc pas toujours un destructeur, il est également un bienfaiteur, source de matériaux de construction, d’importantes ressources minérales (pierres précieuses et métaux comme l’or et le cuivre), et bien sûr d’énergie (géothermie, sources chaudes et thermalisme). Enfin, le volcanisme crée de superbes paysages, qui comptent parmi les grandes attractions touristiques mondiales.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Outils, matériaux de construction et sculptures</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7844" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/07.jpg" alt="07" width="250" height="190" /></a><span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/08.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7845" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/08.jpg" alt="08" width="220" height="137" /></a><span style="color: #800000;"><strong>8</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7846" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/09-300x187.jpg" alt="09" width="300" height="187" /></a><span style="color: #800000;"><strong>9</strong></span></p>
<p>Les roches volcaniques sont en général très résistantes à l’altération mais se débitent ou se sculptent parfois assez facilement. Tout naturellement, elles ont compté parmi les premiers matériaux utilisés par l’homme pour la fabrication d’outils. En particulier, l’obsidienne, rhyolite vitreuse très tranchante, fut un matériel de choix pour la confection de bifaces <span style="color: #800000;"><strong>7</strong></span>, de lames et de pointes <strong><span style="color: #800000;">8</span> </strong>abondamment utilisées par de nombreuses civilisations préhistoriques et par les cultures américaines précolombiennes. De même, les basaltes, durs et homogènes, ont été taillés en pilons, lames d’herminettes <strong><span style="color: #800000;">9</span> </strong>et autres outils depuis la préhistoire jusqu’aux temps modernes dans les îles volcaniques du Pacifique Sud. L’analyse chimique des lames en obsidienne européennes et des herminettes polynésiennes démontre que certains de ces outils ont été transportés sur plus de 1 000 km depuis leurs lieux de taille ; ils faisaient donc l’objet d’échanges très importants dont les raisons, sociologiques ou religieuses, sont encore mal comprises.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/10.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7847" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/10-207x300.jpg" alt="10" width="207" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>10</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7848" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/11.jpg" alt="11" width="256" height="168" /></a><span style="color: #800000;"><strong>11</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7849" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/12.jpg" alt="12" width="130" height="153" /></a><span style="color: #800000;"><strong>12</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7850" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/13-164x300.jpg" alt="13" width="164" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>13</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7851" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/14.jpg" alt="14" width="225" height="158" /></a><span style="color: #800000;"><strong>14</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/15.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7852" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/15-300x205.jpg" alt="15" width="300" height="205" /></a><span style="color: #800000;"><strong>15</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7853" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/16.jpg" alt="16" width="94" height="124" /></a><span style="color: #800000;"><strong>16</strong></span></p>
<p>Les roches volcaniques ont également été beaucoup utilisées en tant que matériaux de construction. Les tunnels de lave et les abris sous coulée ont certes servi de refuge contre les intempéries depuis des temps immémoriaux, et jusqu’au XVIII<sup>e</sup> siècle à Pitcairn pour les mutins de la <em>Bounty</em> <strong><span style="color: #800000;">10</span></strong>. Les motivations religieuses ont conduit à sculpter directement dans la masse des coulées basaltiques pour construire les temples d’Ajanta et Ellora en Inde et les églises de Lalibela en Ethiopie <strong><span style="color: #800000;">11</span> </strong>(XII<sup>e</sup> siècle), ainsi que les temples et églises troglodytes dans les brèches volcaniques plus tendres de nombreuses régions du monde (comme en Cappadoce en Turquie). Le débit en prismes hexagonaux réguliers, parfois appelés « orgues », des basaltes, tels ceux de la Chaussée des Géants en Irlande <strong><span style="color: #800000;">12</span></strong>, d’Arménie <strong><span style="color: #800000;">13</span></strong>, de Bohême <strong><span style="color: #800000;">14</span></strong>, et bien entendu du Massif Central français, a intrigué les premiers géologues qui le comparaient à des formes cristallines. Ces prismes, produits lors du refroidissement des coulées fluides, fournissent des matériaux « pré-taillés » et très résistants pour la construction, qui furent largement utilisés pour le revêtement des voies romaines. Le refroidissement des phonolites, plus visqueuses, forme des prismes de plus grande taille <strong><span style="color: #800000;">15</span></strong>. Ceux-ci se débitent en lames parallèles ou « lauzes », qui servirent pendant des siècles à revêtir les toits des constructions en Auvergne. Plus récemment, les scories des cônes stromboliens ont été largement utilisées pour l’empierrement des routes, à tel point qu’il fallut au milieu du siècle dernier protéger des volcans célèbres de la Chaîne des Puys <strong><span style="color: #800000;">16</span> </strong>de leur destruction consécutive à l’ouverture inopportune de carrières…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/17.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7854" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/17.jpg" alt="17" width="249" height="180" /></a><span style="color: #800000;"><strong>17</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7855" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/18-300x179.jpg" alt="18" width="300" height="179" /></a><span style="color: #800000;"><strong>18</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7856" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/19.jpg" alt="19" width="246" height="165" /></a><span style="color: #800000;"><strong>19</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/20.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7857" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/20-300x169.jpg" alt="20" width="300" height="169" /></a><span style="color: #800000;"><strong>20</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7858" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/21.jpg" alt="21" width="196" height="298" /></a><span style="color: #800000;"><strong>21</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7859" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/22-300x175.jpg" alt="22" width="300" height="175" /></a><span style="color: #800000;"><strong>22</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7860" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/23-250x300.jpg" alt="23" width="250" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>23</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/24.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7861" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/24.jpg" alt="24" width="165" height="219" /></a><span style="color: #800000;"><strong>24</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/25.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7862" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/25.jpg" alt="25" width="194" height="250" /></a><span style="color: #800000;"><strong>25</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/26.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7863" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/26.jpg" alt="26" width="177" height="227" /></a><span style="color: #800000;"><strong>26</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/27.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7864" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/27-300x196.jpg" alt="27" width="300" height="196" /></a><span style="color: #800000;"><strong>27</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/28.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7865" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/28.jpg" alt="28" width="177" height="268" /></a><span style="color: #800000;"><strong>28</strong></span></p>
<p>Les roches volcaniques sont d’excellents matériaux, adaptés aux constructions simples comme les ponts des îles Féroé <strong><span style="color: #800000;">17</span> </strong>ou plus complexes comme le château de Dunluce en Irlande <strong><span style="color: #800000;">18</span></strong>, installé sur un promontoire basaltique prolongeant la Chaussée des Géants ; ou bien encore la ville ancienne de Salers <strong><span style="color: #800000;">19</span> </strong>dans le Cantal, avec ses murs de brèches volcaniques et ses toits de lauzes phonolitiques. En raison de leur très grande résistance à l’altération, les pierres et les sculptures de la cathédrale de Clermont-Ferrand <strong><span style="color: #800000;">20</span></strong>, où fut célébré le mariage du fils de saint Louis, sont remarquablement conservées, de même que celles du temple de Borobudur <strong><span style="color: #800000;">21</span> </strong>à Java (IX<sup>e</sup> siècle). Constructions et sculptures sont indissociables, comme le montre l’extraordinaire ensemble de pyramides et de bâtiments couverts de bas-reliefs de Teotihuacan au Mexique <strong><span style="color: #800000;">22</span></strong>, édifiés en andésite du I<sup>er</sup> au V<sup>e</sup> siècle de notre ère. Innombrables sont d’ailleurs les sculptures en roches volcaniques, qu’il s’agisse de dieux aztèques en basalte soigneusement poli <strong><span style="color: #800000;">23</span></strong>, de « tiki » polynésiens en basalte <span style="color: #800000;"><strong>24</strong> </span>ou en brèche volcanique rougeâtre <strong><span style="color: #800000;">25</span></strong>, ou encore des « moai » de l’île de Pâques, impressionnantes statues <strong><span style="color: #800000;">26</span></strong>, <span style="color: #800000;"><strong>27</strong> </span>taillées dans un tuf volcanique tendre. Les sculptures des calvaires bretons de Guimiliau <strong><span style="color: #800000;">28</span> </strong>et de Plougastel-Daoulas sont elles aussi taillées dans une roche magmatique, la kersantite, refroidie lentement dans le substratum d’un volcan de l’ère primaire.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Or, cuivre et pierres précieuses</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/29.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7866" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/29.jpg" alt="29" width="265" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>29</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/30.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7867" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/30.jpg" alt="30" width="164" height="242" /></a><span style="color: #800000;"><strong>30</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/31.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7868" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/31.jpg" alt="31" width="177" height="262" /></a><span style="color: #800000;"><strong>31</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/33.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7870" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/33.jpg" alt="33" width="273" height="217" /></a><span style="color: #800000;"><strong>32</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/32.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7869" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/32-300x227.jpg" alt="32" width="300" height="227" /></a><span style="color: #800000;"><strong>33</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/34.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7871" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/34-300x186.jpg" alt="34" width="300" height="186" /></a><span style="color: #800000;"><strong>34</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/35.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7872" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/35.jpg" alt="35" width="168" height="234" /></a><span style="color: #800000;"><strong>35</strong></span></p>
<p>Le volcanisme est responsable de l’arrivée en surface des diamants, qui sont les minéraux les plus profonds connus. En effet, ils se sont formés dans le manteau terrestre à plus de 150 km de profondeur, puis ont été incorporés sous forme d’enclaves dans une roche volcanique, la kimberlite <strong><span style="color: #800000;">29</span></strong>, elle-même mise en place sous forme d’intrusions verticales ou « pipes » lors d’éruptions violemment explosives <strong><span style="color: #800000;">30</span> </strong>qui l’ont fragmentée. Les diamants ont été exploités depuis environ six mille ans en Inde, dans la région mythique de Golconde, où ils se rencontrent remaniés dans des alluvions. La production de diamants a fortement augmenté et est devenue industrielle à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle avec la prospection systématique des brèches kimberlitiques <strong><span style="color: #800000;">31</span> </strong>de l’Afrique méridionale et centrale, de la Russie et plus récemment de l’Australie. De nombreuses autres pierres précieuses ou semi-précieuses sont elles aussi associées aux roches volcaniques : c’est le cas des olivines <strong><span style="color: #800000;">32</span></strong>, qui sont les constituants principaux du manteau et sont incorporées sous forme d’enclave dans les basaltes qui dérivent de la fusion de celui-ci ; du sphène ou titanite, qui est un constituant normal de certaines laves <strong><span style="color: #800000;">33 </span></strong>; ou bien encore des opales <strong><span style="color: #800000;">34</span> </strong>et des améthystes <strong><span style="color: #800000;">35</span> </strong>qui résultent de dépôts de silice par les eaux chaudes dans les cavités des coulées ou le substratum des volcans.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/36.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7873" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/36-207x300.jpg" alt="36" width="207" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>36</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/37.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7874" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/37.jpg" alt="37" width="216" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>37</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7875" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/38-300x248.jpg" alt="38" width="300" height="248" /></a><span style="color: #800000;"><strong>38</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/39.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7876" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/39.jpg" alt="39" width="252" height="191" /></a><span style="color: #800000;"><strong>39</strong></span></p>
<p>La plupart des ressources minières en cuivre et or sont également liées aux volcans. A Chypre, les minerais de cuivre sont associés aux basaltes de la croûte océanique fossile du Troodos <strong><span style="color: #800000;">36</span></strong>, qui comporte des gisements hydrothermaux similaires à ceux de l’axe des dorsales actuelles. Ces minerais sont à l’origine de la richesse de l’île dans l’Antiquité, et en bonne partie du développement des premières civilisations grecques. Si l’or a autrefois été exploité dans les alluvions où il est remanié sous forme de pépites <strong><span style="color: #800000;">37</span></strong>, les grandes ressources mondiales en or et en cuivre se trouvent au contact des intrusions sous-jacentes aux grands volcans andésitiques, notamment dans les Andes <strong><span style="color: #800000;">38</span></strong>, aux Philippines <strong><span style="color: #800000;">39</span></strong> et en Indonésie. Elles dérivent de la dissolution de l’or, du cuivre et de bien d’autres métaux des laves des arcs volcaniques par les fluides chauds émanant des intrusions en cours de refroidissement. En raison du prix élevé atteint par l’or (souvent associé à du cuivre en tant que « métal de base »), ces gisements comptent actuellement parmi les exploitations minières les plus rentables.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Géothermie et thermalisme</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/40.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7877" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/40.jpg" alt="40" width="244" height="201" /></a><span style="color: #800000;"><strong>40</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/41.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7878" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/41-300x206.jpg" alt="41" width="300" height="206" /></a><span style="color: #800000;"><strong>41</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/42.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7879" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/42-300x187.jpg" alt="42" width="300" height="187" /></a><span style="color: #800000;"><strong>42</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/43.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7880" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/43-241x300.jpg" alt="43" width="241" height="300" /></a><span style="color: #800000;"><strong>43</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/44.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7881" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/44.jpg" alt="44" width="270" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>44</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/45.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7882" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/45.jpg" alt="45" width="296" height="204" /></a><span style="color: #800000;"><strong>45</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/46.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7883" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/46.jpg" alt="46" width="239" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>46</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/47.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7884" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/47.jpg" alt="47" width="242" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>47</strong></span></p>
<p>La géothermie de haute température est la plus récemment développée des grandes ressources énergétiques de la planète. Le principe en est simple : un forage effectué dans la région d’un volcan actif <strong><span style="color: #800000;">40</span> </strong>ou récent permet de récupérer de la vapeur d’eau sous pression alimentant des turbines électriques, ainsi que de l’eau chaude utilisable pour le chauffage industriel et domestique <strong><span style="color: #800000;">41</span></strong>. Elle nécessite cependant une technologie complexe, très au point en Islande <strong><span style="color: #800000;">42</span></strong>, pour réinjecter les eaux chaudes à la fin du processus d’extraction et pour éliminer les substances polluantes qu’elles déposent. Toutes les nations possédant des zones volcaniques actives développent la géothermie, productrice d’énergie renouvelable bon marché, par exemple aux Açores <strong><span style="color: #800000;">43</span></strong>, en Turquie <strong><span style="color: #800000;">44</span> </strong>et au Nicaragua <strong><span style="color: #800000;">45</span></strong>. Elle induit également des ressources financières dérivées, qu’il s’agisse de cures thermales <strong><span style="color: #800000;">46</span> </strong>ou bien d’attractions touristiques telles que la célèbre piscine géothermique du « Blue Lagoon » <strong><span style="color: #800000;">47</span> </strong>en Islande. L’économie de ce dernier pays est ainsi très largement tributaire du volcanisme, tant pour la production énergétique <strong><span style="color: #800000;">41</span> </strong>que le chauffage <strong><span style="color: #800000;">42</span></strong>, la production alimentaire 6 et les revenus liés au tourisme.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Paysages volcaniques et tourisme</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/48.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7885" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/48.jpg" alt="48" width="260" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>48</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/49.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7886" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/49.jpg" alt="49" width="177" height="266" /></a><span style="color: #800000;"><strong>49</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/50.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7887" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/50.jpg" alt="50" width="177" height="272" /></a><span style="color: #800000;"><strong>50</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/51.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7888" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/51.jpg" alt="51" width="252" height="206" /></a><span style="color: #800000;"><strong>51</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/52.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7889" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/52.jpg" alt="52" width="283" height="167" /></a><span style="color: #800000;"><strong>52</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/53.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7890" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/53-300x218.jpg" alt="53" width="300" height="218" /></a><span style="color: #800000;"><strong>53</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/54.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7891" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/54.jpg" alt="54" width="266" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>54</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/55.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7892" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/55.jpg" alt="55" width="281" height="193" /></a><span style="color: #800000;"><strong>55</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/56.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7893" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/56.jpg" alt="56" width="225" height="191" /></a><span style="color: #800000;"><strong>56</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/57.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7894" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/57-300x209.jpg" alt="57" width="300" height="209" /></a><span style="color: #800000;"><strong>57</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/58.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7895" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/58.jpg" alt="58" width="230" height="193" /></a><span style="color: #800000;"><strong>58</strong></span></p>
<p>Le volcanisme crée de magnifiques paysages, dont l’intérêt touristique et sportif est connu depuis longtemps, notamment dans le cas de l’Auvergne <strong><span style="color: #800000;">48</span></strong>, <strong><span style="color: #800000;">49</span> </strong>et de nombreux sites des Etats-Unis, tels que « Devil’s Tower » au Wyoming <strong><span style="color: #800000;">50</span></strong>. Dans ce même Etat, le parc national du Yellowstone constitue un site absolument exceptionnel, tant pour l’observation des phénomènes associés au volcanisme comme les solfatares, les geysers tels que le « Vieux Fidèle » <strong><span style="color: #800000;">51</span> </strong>et les sources chaudes que pour celle de la faune sauvage <span style="color: #800000;"><strong>52</strong> </span>qui y vit paisiblement. Dans le monde entier, les volcans actifs sont souvent choisis pour installer des parcs nationaux comme celui du Mont Rainier <strong><span style="color: #800000;">53</span> </strong>dans les Montagnes Rocheuses, du volcan Villarrica au Chili <strong><span style="color: #800000;">54</span> </strong>ou du Mont Egmont <strong><span style="color: #800000;">55</span> </strong>en Nouvelle-Zélande, qui permettent de combiner activités sportives et visite de sites naturels remarquables. Chaque année, le Stromboli <strong><span style="color: #800000;">56</span> </strong>et l’Etna <strong><span style="color: #800000;">57</span> </strong>attirent de nombreux touristes désireux d’assister à une éruption. Si le Vésuve est quant à lui en sommeil depuis 1944, les villes romaines d’Herculanum et de Pompéi <strong><span style="color: #800000;">58</span> </strong>qu’il a enfouies sous ses cendres représentent des éléments majeurs du patrimoine historique de l’Europe occidentale.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/59.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7896" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/59.jpg" alt="59" width="226" height="177" /></a><span style="color: #800000;"><strong>59</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/60.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7897" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/05/60.jpg" alt="60" width="232" height="182" /></a><span style="color: #800000;"><strong>60</strong></span></p>
<p>Enfin, ni la visite touristique, ni l’exploitation des dépôts de cuivre, plomb et or des sources hydrothermales de l’axe des dorsales océaniques <strong><span style="color: #800000;">59</span> </strong>ne sont d’actualité. Elles ne sont pas pour autant inutiles, car de nombreuses espèces de bactéries thermophiles, pour la plupart inconnues il y a vingt ans, sont associées à leurs riches faunes hydrothermales <span style="color: #800000;"><strong>60</strong></span>, et leur culture est en cours de mise au point. Certaines de ces bactéries sont dès à présent utilisées en recherche génétique, et d’autres pourront peut-être un jour servir à dépolluer des sites industriels.</p>
<p>René Maury,<br />
Professeur émérite à l’Université de Bretagne occidentale,<br />
Laboratoire Domaines océaniques<br />
Membre de la Société philatélique de Rennes</p>
<p>Sylvain Blais,<br />
Maître de conférences à l’Université Rennes-I,<br />
Géosciences Rennes,<br />
Membre de la Société philatélique de Rennes</p>
<p>Jacques-Marie Bardintzeff,<br />
Professeur, Laboratoire de Pétrographie &#8211; Volcanologie,<br />
Université Paris-Sud-Orsay et Université de Cergy-Pontoise.</p>

<div class="ratings " data-post="7835">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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		<title>Les lettres du Père Noël</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2016 08:55:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Fournier]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Thématiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Les administrations postales étrangères répondent avec plus ou moins de réussite au courrier de Noël En principe, le Père Noël répond à ses nombreux correspondants jusqu&#8217;à la veille de la Nativité. Cependant, certaines postes, comme celles du Canada ou de Grande-Bretagne, outre la réponse normale, acheminent une lettre pour les retardataires. Ainsi en 1988, ce<p class="moretag"><a href="https://timbresmag.fr/2016/04/29/les-lettres-du-pere-noel/"> Lire plus</a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Les administrations postales étrangères répondent avec plus ou moins de réussite au courrier de Noël</h4>
<p>En principe, le Père Noël répond à ses nombreux correspondants jusqu&rsquo;à la veille de la Nativité.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/01-021.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7785" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/01-021-194x300.jpg" alt="01-02" width="194" height="300" /></a>Cependant, certaines postes, comme celles du Canada ou de Grande-Bretagne, outre la réponse normale, acheminent une lettre pour les retardataires. Ainsi en 1988, ce message de Santa Claus (<strong>1</strong>) dans sa version normale dite «on time» et la réponse pour retardataires (<strong>2</strong>) dite en «late version».</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/03-044.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7786" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/03-044-203x300.jpg" alt="03-04" width="203" height="300" /></a>Minimaliste, la poste italienne, en 1992, n&rsquo;a adressé que cette simple lettre (<strong>3</strong>) mise dans une enveloppe (<strong>4</strong>) où se distingue, on ne peut plus discrètement, une marque postale.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0714.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7787" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/05-064-133x300.jpg" alt="05-06" width="133" height="300" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-7788" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0714-300x213.jpg" alt="07" width="300" height="213" /></a>Plus originale, la Nouvelle-Zélande, en 1997, a réalisé une carte-réponse (<strong>5 et 6</strong>). En 1994, en Finlande, Santa­Claus envoie cette très belle enveloppe (<strong>7</strong>), bien au-delà de Noël, comme l&rsquo;indique l&rsquo;oblitération du 26 janvier 1994. A signaler que la lettre du Père Noël finlandais destinée à un Français est écrite en français.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0811.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7789" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0811-217x300.jpg" alt="08" width="217" height="300" /></a>L&rsquo;empire du Soleil levant a également rejoint cette tradition occidentale, comme le révèle cette très belle enveloppe pour la Noël 1997 (<strong>8</strong>). La ville de Hiroo, au Japon, où réside l&rsquo;Oncle (<em>sic</em>) Santa expédie ses vœux en anglais et en japonais.</p>
<p><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0911.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7790" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/0911-300x228.jpg" alt="09" width="300" height="228" /></a><a href="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/109.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7791" src="http://timbresmag.fr/wp-content/uploads/2016/04/109-300x226.jpg" alt="10" width="300" height="226" /></a>En Suède, le Père Noël utilise des cartes postales (<strong>9</strong>) qu&rsquo;il envoie directement de sa maison du Tomteland avec un affranchissement économique. Le Père Noël norvégien est également adepte de la carte postale (<strong>10</strong>).</p>
<p><span style="color: #800000;">Paru dans <em>Le Monde des Philatélistes</em> n° 546 &#8211; Décembre 1999</span></p>

<div class="ratings " data-post="7784">  
  <ul   style="width:60px" title="5.00 / 5">    <li class="rating" style="width:60px">      <span class="average">        5.00 / 5      </span>      <span class="best">        5      </span>    </li>
    
      
        
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